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14 août 2018 – Snognefjellet – Fjaerland

La nuit a été plutôt calme. Il y a eu très peu de passage, mais un ou deux camions le matin, puis le ballet des camping-cars, et voitures de touristes sur ce lieu très fréquenté.

Mais ça ne nous a pas empêché de passer une bonne nuit à contempler le glacier.

La vue depuis notre fenêtre.

Ce matin on a mis un p’tit coup de chauffage pour faire remonter la température dans le camion.

Après le p’tit déjeuner, on fait un p’tit check rapide de Züüd :

  • Pneus : OK
  • Huile : on refait le plein (on était un peu bas)
  • vis meubles : resserrées

Puis on décide d’aller marcher un peu dans le coin pour voir à quoi ressemble le glacier d’un peu plus près.

Allez, c’est parti !

Quelques passages un peu compliqués pour Eden 🙂

Puis d’un coup elle s’écrie : Regardez… des Edenweiss ! 😀

Le refuge situé à quelques centaines de mètres de là on on s’est arrêtés.

Il y a 3 ans quand on est passés ici, il y avait plus de neige (et aussi de brouillard!)

Le glacier de près

Terrain accidenté

Des moutons nous accompagnent dans notre périple

ça va, la vie est dure ?

Quoi, mais qu’est ce qu’il y a ? il y a pas de mêêêêê

Bon, OK.

L’arrivée des championnes

sur le chemin du retour

Quand on a réussi à nous approcher des Edenweiss, on s’est aperçu que c’était en fait des espèces de pissenlits norvégiens, un peu plus touffus et tout bouzibouzi

On arrive presque au camion

 

Il est 11h environ. On continue la superbe route 55. On s’arrête tous les quelques mètres pour prendre des photos. Les paysages sont à couper le souffle. On se souvient qu’on est passé ici en 2015 mais dans l’autre sens (voir ici : http://aplccorp.com/voyages/?p=3539). Il y avait beaucoup plus de neige (normal, c’était le début de l’été), mais aussi beaucoup plus de brouillard. Du coup on n’avait pas pu nous arrêter partout – enfin, si on avait pu, mais ça ne servait à rien).

Un autre glacier à proximité de la route.Avec une série de lacs à ses pieds

On s’est arrêté ici en 2015

Le même glacier à travers une « fenêtre » posée là

il parait que ce cairn est ancien. il y a un panneau qui indique qu’il ne faut pas le toucher (et ne pas en construire d’autres).

On entame la descente. là un barrage

on trouve parfois des endroits un peu bissextiles pour nous arrêter…

toujours des moutons au bord de la route (ils n’ont peur de rien! on en a vu qui dormaient carrément sur la route, en plein milieu!)

la route qu’on vient de prendre

et celle qui nous attend, tout au loin

On peut voir à plusieurs kilomètres. l’air est frais et sec, super luminosité

petite pause avant la grande descente

On entame la descente. ça sent fort le ferodo. On utilise le frein moteur, mais ça ne suffit pas (pente à 10% par sur une grande distance).

On fait ainsi 1400m de dénivelé négatif, passant de 1400m à zéro (au bord du fjord).

On fait le plein à la première station qu’on trouve en bas (tarif étonnamment peu cher).

On retrouve au bord du fjord une sculpture qu’on n’avait déjà pas comprise en 2015 😀

 

Plus tard, on arrive devant un tunnel. 2-3 véhicules sont arrêtés devant nous. Un gars en combinaison fluo vient nous expliquer qu’ils font des travaux dans le tunnel, et qu’il va devoir nous arrêter ici jusqu’à 14h (il est 13h05). En gros, il y a un passage par heure dans chaque sens, escortés par une voiture pilote.

Pas de souci pour nous, c’est l’heure du déjeuner, on va se préparer à manger.

Notre emplacement n’est pas si mal que ça

puisqu’on a cette vue pour le picnic

Après déjeuner, c’est l’heure du départ. On découvre le panneau qui était caché auparavant par le camion. On le traduit par « Stop, n’avancez pas les débiles ».

Sur la voiture pilote on déchiffre un autre panneau : « Les débiles, suivez-moi »

Bon, on n’est pas surs à 100% de la traduction, mais ça doit pas être loin !

On s’arrête sur une petite aire au bord de l’eau

On décide d’aller jusqu’au village de Fjaerland. Il parait que d’ici on peut voir deux langues du glacier Jostedalsbreen, le plus grand d’europe continentale. On se rend d’abord au « Norwegian Glacier Museum » pour prendre quelques renseignements. On obtient une carte détaillée des endroits où on peut voir le glacier de près.

A la sortie du musée on rencontre un couple de Suisses (des Lausannois !) et leurs trois enfants qui font un tour du monde occidental (Europe et Scandinavie, Australie et Nouvelle Zélande, USA et Canada) en camping car. Ils partent pendant un an. la classe !

On se rend à la première adresse indiquée. Il y a un parking situé au bord de la route. De là, une marche de quelques centaines de mètres permet d’admirer la « Boyabreen »

Au dessus de nos têtes, une masse impressionnante de glace

On s’en approche et on commence à avoir une vue d’ensemble.

magnifique. Le glacier en haut, puis une partie en bas, et un lac alimenté par une cascade et par le glacier lui même.

la partie du bas. l’eau qui s’écoule par le trou fait beaucoup de bruit.

En repartant on retrouve nous amis Suisses qui viennent aussi admirer ce spectacle.

On retourne au musée. Je dépose Poupoussy et Eden qui vont voir le musée, et je me rend au 2ème spot où on peut admirer une autre partie du glacier. La route amène à un cul de sac d’où une très courte marche permet d’arriver en bas de la langue du glacier appelée Supphellebreen.

En arrivant sur place, un panneau assez explicite indique la zone à ne pas dépasser. ils exagèrent un peu on dirait…

voilà le glacier. Impressionnant. On dirait qu’un bout va se détacher d’un instant à l’autre.

Sur le bas du glacier, deux trous laissent passer de l’eau. on dirait un peu le haut d’un crâne…

De l’autre côté de la vallée.

 

Quand soudain, un énorme bloc de glace se détache du glacier avec un gros boum ! Le temps que je change d’objectif il ne reste plus que de la poussière de glace

Impressionnant. OK, je comprends mieux le panneau.

Voilà ce qu’il reste.

Je retourne récupérer Eden et Poupoussy à la sortie du musée. Il parait que c’était chouette. Des présentations interactives qui permettent d’apprendre comment les flords se sont formés, une vidéo qui présente le Jostedalbreen en mode cinéma 180° immersif (apparemment Eden a dit « Mama, je vole »), elles se sont aussi frayées un chemin dans un tunnel de glace artificiel et vu la défense d’un mammouth sibérien pris dans la glace il y a 30’000 ans, visité une section dédiée à la dépouille de « l’homme  de glace », vieille de 5’000 ans et découverte à la frontière austro-italienne (du coup, qu’est ce qu’elle fait là !?), suivi une présentation multimédia intitulée « our fragile climate » accompagnée de bruits, fumée, tremblements (Eden a eu un peu peur) et qui montre un scénario climatique pour les années 2040. Bref, manifestement c’était bien.

 

On décide de faire quelques kilomètres supplémentaires et nous arrêter au bord du lac Jolstravatnet. On trouve un emplacement les pieds dans l’eau. Depuis notre spot on voit : le lac, une cascade, un bout de glacier… que demander de plus ?

Eden s’amuse au bord de l’eau

Notre spot

Une rivière qui alimente le lac

la fameuse cascade

le bout du glacier

Bonne nuit.

13 août 2018 – Peer Gynt Vegen – Snognefjellet

Toujours des bons spots en ce moment. Celui de cette nuit ne déroge pas à la règle. On se fait réveiller par la lumière du jour. On avait laissé le volet occultant ouvert pour profiter de ce spectacle au réveil:

ça en valait la peine.

Ce réveil en douceur ne masque pas le fait qu’il fait bien froid ce matin (9° dans Züüd). On teste donc toutes les commodités : chauffage (ça fonctionne bien !), douche chaude (quel pied !) et p’tit dej (café chaud pour les amateurs, beurre et fromage au frais…) tout ce qu’il faut ! Franchement, il assure Züüd en ce moment !

On continue donc la Peer Gynt Vegen. Les paysages sont magnifiques. Toujours ces étendues qui ressemblent à des steppes, avec des vaches qui paissent et des moutons sur la route.



Le péage au milieu de la pampa surprend un peu.

Une fois la Peer Gynt Vegen terminée (Poupoussy souffle enfin : elle en avait marre que tout tremble dans le camion), on emprunte une autre route touristique : la Jotunheimvegen. Aussi connue par le nom de « route du lait », elle aurait été créée assez récemment, suite à la construction d’un barrage qui a innondé plusieurs fermes et la route qui était présente à cet endroit avant. Les fermiers ont exigé en échange que soit construite une route qui leur permettrait d’acheminer leur lait à la coopérative. C’est cette route qui a été construite.

C’est toujours une piste, mais en meilleur état que la Peer Gynt Vegen. On peut rouler facilement à 50-60km/h.


Toujours plein de lacs à proximité


On aperçoit même des glaciers au loin


La piste serpente à travers la pampa

Il y a moult campings au bord de la route. A un moment on en choisit un pour faire une vidange. A l’accueil, un p’tit mot du propriétaire indique qu’il a dû s’absenter jusqu’à 15h et que les éventuels arrivants peuvent s’installer où ils veulent. Sympa. Bon, nous, on veut juste faire une vidange, alors on trouve l’emplacement pour le faire et on fait nos p’tites affaires.

En repartant, on met quelques sous dans une enveloppe improvisée et on laisse un p’tit mot de remerciement.


Super ce camping : au calme, au bord du lac…


y’a pire !


Eden se plait bien aussi

On continue notre route sur la Jotunheimvegen

Il commence à se faire tard, et on ne trouve rien à manger sur la route. En plus on a besoin de charger le PC pour envoyer l’article de la veille. On s’arrête une ou deux fois sur des spots qui nous semblent jolis en se disant qu’on va se finir avec un plat de pâtes maisons, mais finalement on continue encore un peu et vers 14h30 on arrive à une auberge située au bord d’un lac. La cuisine semble toujours ouverte, alors on s’y installe.

On discute un peu avec la propriétaire, super sympa. Elle nous explique que l’auberge n’est ouverte que l’été. L’hiver c’est difficilement accessible ici, et il y a peu de passage. Elle fait de la cuisine avec des ingrédients locaux : du poisson de la région, de la viande d’ici, etc.

Au menu, peu de plats, mais que du local.

Poupoussy prendra une truite du lac. Moi un espèce d’hamburger amélioré. Et Eden une sorte de Pooridge avec de la crème acidulée du coin.

un régal.

 


L’endroit est super cosy à l’intérieur


de l’extérieur on dirait un chalet de montagne


On continue notre route


On se rapproche de plus en plus de la neige

On termine la Jotunheimvegen et on rejoint la route 51 qui domine la vallée qu’on vient de prendre.


Voilà la route qu’on vient d’emprunter

La route 51 est également une route touristique. Elle passe tout près du glacier

Il y a aussi des petites randonnées sympa à faire de part et d’autre permettant d’accéder à des curiosités locales. Ici une toute petite marche permet d’accéder à cette belle cascade

il y a du débit !

Nous arrivons enfin à Lom, ville où nous nous étions arrêtés en 2015 (on y avait même dormis sous la flotte). On ne s’arrête que pour faire quelques courses au supermarché.


Marrant, ils vendent des patates directement emballées dans du papier alu pour les foutre au feu !

Puis nous quittons Lom et nous empruntons la fameuse route 55, aussi appelée Route de Sognefjell. C’est également une route que nous avions empruntée en 2015, mais dans l’autre sens.

Il commence à se faire tard, et on hésite à nous arrêter dans la montée ou d’aller jusqu’au col.


de belles montagnes par ici


et des cascades magnifiques

Finalement, on monte jusqu’au col et on trouve un emplacement juste en face des glaciers.


On va être bien là !


avec ce magnifique lac


et ces glaciers

Après un repas (chaud), on contemple le coucher du soleil sur le glacier…

 

12 août 2018 – Ringebu – Peer Gynt Vegen

Emplacement sympathique cette nuit, sans être exceptionnel non plus. La vue est sympa, la route pas trop passante, mais je pense qu’on peut faire mieux.

Vue depuis la fenêtre.

Et le p’tit banc où on aurait pu prendre le p’tit dej s’il ne faisait pas froid.

On se lève vers 8h30, et on lève le camp vers 10h. On passe rapidement à l’église en bois debout de Ringebu (déjà prise en photo hier) pour que Poupoussy et Eden puissent la voir aussi (hier j’étais tout seul à la prendre en photo), puis on se dirige vers Hunderfossen où on trouve (notamment) un musée de la construction des routes en Norvège. Comme les routes ici c’est quelque chose d’assez exceptionnel, on se dit que le musée doit être très instructif.

Et c’est bien le cas !

Déjà, première surprise : il est gratuit. C’était pas précisé sur le Lonely, et on était prêts à payer l’entrée, mais la dame de l’accueil n’a rien voulu savoir 😀

Autre surprise : c’est aujourd’hui le « family day », et il y a quelques manifestations supplémentaires organisées, notamment une rencontre de « moped » (nom local pour la mobylette), des démonstrations d’engins divers, etc.

On commence par l’exposition permanente qui est de super qualité. On y trouve des explications chronologiques sur la construction des routes en Norvège. C’est génial, parce que c’est adapté à tous les âges : pour Eden il y a des écrans interactifs avec des jeux éducatifs (genre comment étaient construites les routes à différentes époques, et quels engins pouvaient rouler dessus). Pour les plus grands, c’est également de très bon niveau avec des explications en anglais qui permettent de remonter hyper loin dans le temps. On y apprend par exemple que dans les temps anciens, une fois la dernière glaciation révolue, les animaux avaient l’habitude de migrer du nord (encore gelé) au sud. Les hommes, chasseurs, avaient pris l’habitude de suivre leurs migration. C’est ainsi que sont nées les première « routes » qui n’en étaient pas vraiment à l’époque. Ce sont donc les animaux qui en sont à l’origine, ou plutôt, leurs migrations. (Beaucoup) plus tard, le relief de la Norvège étant ce qu’il est, c’est par la mer que les vikings avaient pris l’habitude de se déplacer. Les premiers lieux d’habitation permanents étaient donc les ports où séjournaient des commerçants et des marchands. Les routes terrestres servaient donc à relier les ports aux points d’approvisionnement (matières premières ou lieux de consommation). Les explications continuent ensuite dans des temps plus récents, avec les premières règlementations sur les routes norvégiennes au 17ème siècle (le roi avait exigé que les routes fassent 4m de large. Des contrôleurs étaient chargés de vérifier cela en parcourant les routes à cheval avec une lance de 4m de longueur. Si des branches s’accrochaient à la lance, les responsables de la route étaient punis…), puis la construction des routes et des tunnels au 19ème et 20ème siècle.
Passionnant.

Il y a aussi quelques véhicules qui sont là pour illustrer certaines explications.

Une vielle « troll ». Ca ne s’invente pas ! (plus d’infos ici)

Une volvo « sport » !

une des premières machines servant à évacuer les cailloux / graviers dégagés lors de la construction des routes. Avant ça, tout se faisait à la main avec des brouettes…

Mouziii bouziii

Eden dans une « petite » américaine.

Ohhh qu’elle est mignonne !

On continue le reste de la visite à l’extérieur.

D’abord cette curiosité : des bois d’élan peints… OK, pourquoi pas.

Mais surtout, c’était sympa cette rencontre de Moped.

Il y en avait pour tous les goûts.

Même un moped barbecue…

Remarquez que les conducteurs de moped ont soit des cheveux gris, soit plus de cheveux du tout… ça doit vouloir dire quelque chose…

carrosseries étincelantes.

Belle dégaine!

Il y avait aussi quelques voitures anciennes qui se sont incrustées à la rencontre.

Dont cette vieille opel Kadett (identique à celle qu’avait mon grand père !)

Dans la volvo bleu ciel, l’ancêtre du siège bébé 😀

On continue la découverte du musée avec une partie qui permet de découvrir l’évolution du creusement des tunnels en Norvège. Au début, c’était à la pioche, et on finit par les tunneliers géants.

Le musée est lui même dans un tunnel creusé pour l’occasion.

Avec de belles photos d’époque bien mises en valeur.

Et un vrai tunnelier pour finir.

A l’extérieur, il y avait une exposition d’engins de chantier et de travail dans les tunnels. Certains sont vraiment gigantesques !

Celui là est de taille normale.

Mais la pelleteuse est vraiment hors norme.

et le camion est monstrueux !

la roue doit faire presque 4m de haut !

On allait quitter les lieux quand soudain on a vu un gars monter à bord de la pelleteuse géante, et au bout de quelques minutes, la démarrer puis faire une démonstration de l’engin.

Alors oui, ça tousse un peu quand ça démarre… PS : regardez la taille du gars dans sa cabine par rapport à l’engin !

impressionnant quand ça se soulève !

En sortant de l’enceinte du musée, on tombe sur un parc pour les enfants. Eden a un nouveau hobbie : il faut que je la prenne en photo avec tous les engins roulants sur lesquels elle tombe. Bon, c’est plutôt fun 😀

On hésite à manger un morceau sur place, mais le café est bondé (cf. Family day), et on ne comprend rien à la carte.

Du coup malgré l’heure (14h), on se dirige vers notre prochaine destination (Lillehammer) en nous disant qu’on trouvera bien quelque chose là bas.

On s’arrête à proximité de l’artère piétonne principale de la ville et on trouve un petit resto/snack Norvégo-Turc qui fait des pizzas italiennes au kebab et de la soupe au poulet. On prendra ces deux plats qu’on partagera tous les trois. Pour les pizzas, la prochaine fois on cherchera plutôt un italien… 😀

On se balade dans l’artère principale de Lillehammer. On remarque que la ville surfe beaucoup sur les JO d’hiver organisés en 1994.

Une « sculpture » à base de vieux skis de fond et télémark

les couvercles des regards (j’espère que c’est le bon terme technique, sinon je vais me faire trucider par Poupoussy)

la rue piétonne – c’est calme ce dimanche.

Eden a trouvé le cul d’un élan et a décidé qu’il fallait se mettre en dessous… On n’est pas rentrés dans le bar d’à côté, mais je suis presque certain qu’il y avait la tête de l’autre côté 😀

Une fois la balade terminée, on reprend le camion et on se dirige vers le Olympieparken, le parc olympique. Contrairement à d’autres villes qui ont accueilli les JO, Lillehammer a gardé et maintenu la plupart des infrastructures qui ont été construites à l’époque. C’est notamment le cas de la piste de saut à ski qui est toujours opérationnelle et est ouverte au public pour la visiter.

Voilà ce qu’on voit depuis le parking.

Et juste en bas de la piste. Impressionnant.

On fait deux groupes : Poupoussy décide de monter par les escaliers (1000 marches !), donc je me dévoue pour prendre le télésiège avec Eden.

Voilà Poupoussy au début de l’ascension.

Il y a d’autres norvégiennes qui montent également à pieds (spéciale dédicace à Lazer 😉 )

Mais nous on monte tranquillou avec le télésiège.

ça grimpe !

au moment de sauter, ça doit être flippant !

Une fois arrivés en haut, il faut prendre un premier petit escalier pour descendre jusqu’au point de départ du saut à ski

Pour l’anecdote, c’est ici qu’a eu lieu la cérémonie d’ouverture des JO. Le flambeau est toujours là.

Voir à partir de 2:40 environ.

Eden avait besoin d’aller au toilettes. J’y ai trouvé ce panneau fort instructif. Merci pour les explications les gars, je n’y avais pas pensé !

On peut entrer dans l’endroit d’où s’élancent les skieurs. c’est très impressionnant.

la vue depuis là-haut.

Züüd est tout petit. on dirait une majorette.

Hehehe

On entame la descente. Au début Eden est motivée.

Un p’tit selfie à mi-chemin

la piste d’atterrissage

Puis tout d’un coup, on voit une fille qui s’élance !

superbe ! juste à notre niveau !

Eden fait les 200 dernières marches sur le dos de Poupoussy

D’en bas, on voit encore une fois la fille sauter :

Allez, c’est fini.

On quitte Lillehammer et on prend la direction de la Peer Gynt Vegen. Il s’agit d’une autre route de montagne connue. Elle n’est pas classée « route nationale touristique », mais elle pourrait l’être tant les paysages sont magnifiques.

Une vache nous barrait la route au moment de démarrer.

on passe à côté de lacs magnifiques

La piste est en état moyen…

Des p’tites maisons complètement isolées

Vers 19h30 on s’arrête, et on trouve un spot de malade. En haut d’une petite colline, à l’écart de la piste, et avec un départ pour une petite randonnée.

La vue depuis le camion.

le départ de la randonnée.

Pendant que les filles s’occupent dans le camion, je pars faire un tour de reconnaissance.

Un cairn (huhu)

plein de p’tits lacs partout…

le camion au loin

Vraiment loin.

Je reviens après 45 minutes de marche.

Le soleil descend (doucement) et est vraiment magnifique. On décide de sortir le trépied pour faire quelques selfies un peu plus élaborés 🙂

Dans la pampa norvégienne

En mode Men in black

Yeah

Avec Züüd

Merci de nous avoir emmenés jusque là…

C’est l’histoire de la viiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiie

On rentre, il commence à faire frais.

Puis une dernière sortie un peu plus tard, quand le soleil se couche vraiment :

Les derniers rayons avant la nuit

Voilà, il est parti.

Lumière du soir.

Ce soir on mange de la soupe de poireaux maison. Ca réchauffe bien, parce que la nuit promet d’être fraiche par ici (on est à 1050m d’altitude.

L’article en cours d’écriture n’apparaitra pas ce soir (batterie du PC à plat)

11 août 2018 – Røros – Ringebu

L’emplacement de cette nuit était sympa. On n’entendait presque pas les voitures qui passaient sur la route. Il y a simplement eu deux camions qui sont passés tout près assez tôt, mais ça ne nous a pas empêché de lézarder jusqu’à 8h et quelques. Et le réveil avec la vue sur le mini lac et Røros en arrière plan, ça n’a pas de prix !

Il a fait frais cette nuit. On met un peu de chauffage ce matin pour faire monter la température à l’intérieur (14° au réveil, ça calme). On en profite pour faire sécher les dernières fringues récalcitrantes. Finie la famille manouche !

Petit échange entre Eden et Poupoussy ce matin :

Eden : j’ai de la chance

Poupoussy: oui, parce que tu voyages et que tu vois plein de pays ?

Eden : non, parce que j’ai pris un ballon au supermarché.

Sans déconner, le sens des priorités 😀 … Faites des enfants, j’vous le dis !

Après le traditionnel p’tit dej, les rangements et un peu de nettoyage, on retourne à Røros et on se gare à côté du musée de la mine (pas la mine qui se trouve à 12 ou 18km de Røros et qu’on a visité hier, mais bien le musée qui se trouve à proximité directe de la ville).

De là on peut monter sur des terrils et admirer la ville.

On traverse d’abord le pont qui passe au dessus de la rivière

De là on a une belle vue sur les maisons avec les toits en gazon

mais aussi sur toute la ville

Ces maisons sont vraiment sympa. Surtout au moment où le soleil fait une rapide apparition.

Poupoussy et Eden sur le terril

une fois arrivées au sommet

un p’tit selfie de là-haut

Et puis on redescend…

Une fois cette balade terminée, on passe rapidement dans un magasin de fringues norvégiennes en solde pour que Poupoussy & Eden s’achètent un pantalon pour faire de la rando, puis on quitte Røros après avoir fait le plein. On emprunte une route qui part vers le sud en direction de Folldal. Cette ville est le point de départ de la route nationale touristique de Rondane.
En chemin on s’arrête à plusieurs reprises quand quelque chose nous intéresse au bord de la route.

Il y a d’abord ce pont à l’architecture particulière qui a attiré notre attention.

Il passe au dessus de deux rivières qui se rejoignent

De l’autre côté on trouve ce troll sympathique. Il s’agit bien entendu de Hummelfjellgubben (comme chacun l’aura reconnu), le « roi argent ». Il y a toute une légende autour de la montagne qui nous entoure (la Hummelfjellet) et renfermerait de grands filons d’argent. Sauf que cet argent appartient au Hummelfjellgubben qui le garderait jalousement.

Il y a eu ensuite un panneau indiquant un monument au bord de la route. On n’était pas sûrs de ce que c’était, mais apparemment c’est un autre pont.

a priroi c’est ce pont.

ça nous aura au moins permis de nous approcher de ces belles plantes roses qu’on trouve par milliards au bord des routes norvégiennes

elles sont plutôt jolies

à part qu’elles développent des quantités phénoménales de pollen. Quand on roule on a parfois l’impression d’être dans une tempête de neige (véridique)

On a aussi vu ces tremplins (spéciale dédicace à Mélyne – Il faut que tu dises à ton père de t’emmener ici 🙂 )

Une fois arrivés à Folldal, il est déjà 14h (on a un peu traîné aux différents arrêts). On cherche un truc à manger, et le premier café ouvert qu’on voit c’est celui de la mine (oui, il y a également une mine à Folldal).

Devant le rond point qui mène à la mine – on ne peut pas se tromper !

La dame qui fait le service, la caisse, et la cuisine (maison) nous explique les différents plats qu’elle propose. On lui demande s’il y en a sans viande d’élan :D. Et elle nous amène directement la cocotte pour qu’on voit à quoi ressemble le plat sans élan.

Bon, alors niveau présentation, on a déjà vu mieux, mais c’était super bon. C’était un espèce de schmurz avec de la viande hachée de bœuf, des pommes de terres et des carottes. ça tient bien au corps en tout cas 😀

On en profite pour regarder autour des bâtiments de la mine.

vue d’ensemble

le bâtiment caractéristique de cette mine

un vieux Defender qui trainait par là

Eden a décidé de repartir en tracteur

Quelques expositions à l’intérieur aussi. On a juste jeté un œil, c’est payant apparemment

de vieux téléphones

Et ce qui a plû à Eden : le train de la mine. Ils font des visites guidées avec ces trains. Bon, nous comme on a déjà visité une mine hier, on n’a pas souhaité renouveler l’opération dès aujourd’hui. On est donc reparti.

Au départ de la route nationale touristique de Rondane

Allez, c’est parti.

La route serpente au début au milieu de collines boisées, puis longe un cours d’eau. On croise pas mal de moutons en liberté.

Mais rapidement c’est la quantité d’eau qui nous interpelle. On dirait presque une mini inondation.

Par endroits, la route semble flotter au dessus de l’eau, située à quelques centimètres de part et d’autre.

 

 

On s’arrête à plusieurs reprises pour prendre des photos.

Là on commence à voir le paysage lunaire du parc de Rondane. Au delà de 1000m environ, les arbres ne poussent plus.

On croit apercevoir un peu de neige près du sommet.

A cet arrêt il y avait un pont qui permettait de traverser la rivière pour partir faire une randonnée dans le parc.

Sauf qu’une fois arrivé à l’autre bout du pont, impossible d’avancer : c’est l’inondation !

Une autre vue du pont pour comprendre ce que ça donne.

Et en vidéo :

Même le parking ressemble à un étang.

L’arrêt suivant est plus en hauteur, et permet d’admirer la vallée et ce qui ressemble à un petit fjord (on en a vu de plus impressionnants).

Il commence à pleuvoir. Heureusement ça n’a pas duré.

On fait ensuite un détour de quelques kilomètres pour voir une église qui vaudrait le coup d’après notre guide. Elle était malheureusement fermée, mais l’extérieur est également sympa.

On continue notre route et on monte en altitude. Au delà de 1000m les arbres se font de plus en plus rares.

mais nos amis les moutons sont toujours là

Notre vaillant Züüd monte (à sa vitesse)

Tandis que la route serpente dans la montagne

elle est magnifique ici

deux maisons au bord de la route.

Quand soudain, nous arrivons sur un immense plateau sans arbres, avec des lacs et des falaises au bout. On s’arrête pour prendre quelques photos, mais le paysage est magnétique, presque envoutant. On décide d’aller marcher un peu pour voir ça de plus près.

la vue depuis Züüd

Au bord de l’eau

Rahh ces reflets (Matthieu, si tu nous lis, spéciale dédicace 😀 )

Il faut absolument qu’on aille voir ça de plus près.

C’est parti !

Toujours les moutons qui nous tiennent compagnie…

Pas mal de gens en camping-cars, caravanes ou même juste des tentes qui s’installent ici.

Au fond, en petit, sous la montagne, on devrait voir Züüd.

On arrive au bord des falaises

Victoire !

Allez, on repart

Toujours nos chers moutons

Bon, celui là en a eu marre de nous, et nous a montré son derrière

Adieu

De retour au camion.

Il commence à se faire tard, et on a un programme chargé pour ce soir (soirée « movie » avec Eden). On hésite à rester dans le coin ou à continuer encore un peu. Finalement on décide de continuer jusqu’à Ringebu où on trouve une belle église en bois debout. On se dit qu’on pourra probablement se garer sur le parking de l’église.

La route jusqu’à Ringebu est magnifique. On traverse d’abord des paysages à couper le souffle.

Comme ceux qu’on venait de traverser à pieds.

Puis la route descend (sec : entre 8 et 11%). On passe ainsi de 1100 m à 300m d’altitude environ. A ringebu on fait un arrêt express au supermaché, puis on cherche l’église en bois debout. On la trouve à l’extérieur de la ville.

Malheureusement un panneau indique qu’il est interdit de camper sur la parking. On fait quelques centaines de mètres sur une route secondaire, et on trouve un emplacement au bord de la route avec une vue de malade sur toute la vallée.

Je ferai une meilleure photo demain, là on était en contre-jour.

Ce soir, on mange une salade et des sardines norvégiennes !

pour ceux qui se souviennent, c’est ici : http://aplccorp.com/voyages/?p=3273

10 août 2018 – Idre – Røros

La nuit fut calme dans le camping d’Idre. Les emplacements sont suffisamment éloignés alors on n’a pas entendu les ronflements des voisins. D’ailleurs, à part la pluie qui est tombée dès le milieu de la nuit et qui n’a pas cessé depuis, on n’a pas entendu grand chose.

Ce matin, donc, on se réveille un peu plus tard que d’habitude (8h15 pour Eden – mais qu’est ce qu’il est arrivé à ton horloge biologique ?!). On attaque la journée avec le p’tit dej et douches pour les filles (moi j’en avais déjà profité hier soir).

Hier au supermarché, on a acheté un peu de fromage suédois. Il a l’avantage d’être bon, et de pouvoir servir d’arme en cas d’attaque (il pèse un bon kg le bestiau !).

Poupoussy part récupérer le linge qu’on a lavé hier. On a fait deux machines qui sont rentrées toutes les deux dans une armoire de séchage (espèce de penderie avec de l’air chaud soufflé). Hier soir on avait déjà lancé un cycle de séchage mais le linge était encore humide. Alors avant de se coucher on en a lancé un second. Ce matin, en allant vérifier, on s’est rendu compte que c’était toujours humide, alors on en a lancé un 3ème. Et avant de partir du camping on a récupéré nos affaires, et c’était toujours humide !

Le problème avec le linge humide, c’est que si tu le ranges comme ça, ça pue le rat mort.

Pas le choix, il faut qu’on l’accroche pour l’aérer au maximum.

Voilà donc la famille manouche en vacances 🙂

y’a même mon jean qui se réchauffe sur le tableau de bord 😀

Les gens qui nous voient passer doivent nous prendre pour des dingues… haha

Nous quittons notre camping vers 11h, sous la pluie. Au bout d’une petite heure nous arrivons à la frontière entre la Suède et la Norvège.

Adieu la Suède…

Bonjour la Norvège !

La route est un peu moins monotone que la veille, même si ça reste quand même très « forêt ».

Nous arrivons à Røros vers 14h, après avoir bien roulé. On trouve rapidement de quoi manger un morceau dans une cafétéria d’un centre commercial. Rien de très excitant (des sandwich), par contre le prix n’est effectivement plus le même qu’en Suède…

Il est un peu plus de 15h. On décide d’aller visiter la mine d’Olav. Elle se trouve à 12km au nord-est de Røros. On prend la bonne direction, mais en quittant Røros, il nous semble apercevoir un panneau qui indique que la route vers la mine est fermée, et qu’il y a une déviation. On continue car on se dit que la déviation va être indiquée. Une fois arrivés à l’endroit où on doit sortir de la route principale et tourner vers la route de la mine, on s’aperçoit que la route est fermée. On retrouve le même panneau, mais à la vitesse où on passe, on arrive juste à lire « follow the signs », donc on continue sur la route principale. Au bout d’une dizaine de km, ne voyant toujours aucun panneau, on fait machine arrière. Au niveau de la route qui partait vers la mine, on s’arrête cette fois, et on lit tout le panneau. En fait il est expliqué que la route est fermée, et qu’il faut passer par l’autre côté de Røros. On comprend qu’on vient de faire 20km pour rien, qu’il nous faut retourner à Røros (encore une dizaine de km), puis prendre l’autre route qui mène à la mine (18km). Tout va bien. Heureusement, la route est belle, et même sous la pluie, les paysages en valent la peine.

Nous arrivons à 16h30, et on se demande si ce ne sera pas fermé. Heureusement, la dernière visite guidée démarre à 17h, donc on est tout bon.

Il parait que dans la mine il fait 5°C. On s’habille donc en conséquence. Là Eden n’avait que son pantalon, et pas encore la veste 🙂

Le café qui jouxte l’entrée de la mine.

Nous pouvons voir l’exposition permanente en attendant 17h et le démarrage de la visite guidée.

Puis à 17h, notre guide nous réunit, nous équipe de casques de chantier, et c’est parti.

Alors quelques explications sur cette mine avant de démarrer:

  • Il y a en fait deux mines qui ont été exploitées ici : une première qui a été exploitée dans les années 1600 et quelques, pendant plusieurs décennies. Et puis une autre qui a été exploitée entre les années 30 et les années 70. Pour expliquer les 200 et quelques années d’arrêt de l’exploitation, en fait ce qui s’est passé, c’est que le filon de cuivre s’est brusquement arrêté, et les mineurs de l’époque n’avaient pas de technique pour retrouver. Alors ils ont fermé la mine. Puis dans les années 1930, avec de nouvelles techniques, ils l’ont retrouvé (15m plus bas que là où s’était arrêtée l’ancienne mine – dû à un affaissement du sol quelques millions d’années auparavant), et on repris l’exploitation.
  • La légende attribue la découverte de la mine (la première) à un malheureux renne poursuivi par un chasseur au nom d’Olssen (encore lui !). Grattant le sol avec fureur, c’est lui qui aurait découvert le filon. L’usine de cuivre de Røros ouvrait 2 ans plus tard, en 1644, et un décret royal lui assura le monopole de toute l’exploitation minière sur 40km².
  • Au top de l’exploitation (vers les années 1700 et quelques), la ville de Røros était plus développée qu’Oslo !
  • Les hommes travaillant à la mine descendaient dans la mine le lundi matin avec leur nourriture de la semaine pour ne remonter que le vendredi en début d’après-midi. Ils rentraient ensuite à pied au village pour aller rejoindre leurs femmes et enfants à la ferme. Le dimanche ils étaient OBLIGES d’aller à l’église. S’ils n’y allaient pas, leur nom était noté sur un carnet et ils étaient renvoyés !
  • En Norvège, le travail des enfants était illégal sauf pour trois régions dont celle de Røros. C’est notamment des garçons de 7 ans ou plus qui travaillaient ici pour séparer le cuivre des cailloux en surface. Les filles du même âge travaillaient à la ferme.
  • Pour extraire le cuivre dans la V1 de la mine, ils faisaient des feux au pied des parois afin de fragiliser la roche – elle devenait poreuse et ainsi plus facile à briser – et donc d’avancer plus rapidement (enfin, restons calmes : entre 0,5 et 1m par semaine). Cette technique, assez efficace en son temps, avait cependant un gros inconvénient : elle nécessitait des quantités incroyables de bois pour le feu. Ils ont dû arrêter de procéder ainsi car à un moment donné, il n’y avait plus un arbre dans un cercle de 40km autour de Røros.
  • Dans la V2 de la mine, ils utilisaient des explosifs.
  • L’exploitation du cuivre a cessé suite à la découverte du pétrole ainsi qu’à la décote de ce minéral. Le Roi de Norvège ne trouvait plus cela pertinent d’investir dans les mines de cuivre étant donné le potentiel lié au pétrole. La mine est ainsi devenue un musée, inauguré par le Roi en personne en 1979. Il faut néanmoins souligner que la mine a été laissée comme après une fin de journée habituelle. En effet, les mineurs étaient convaincus que le cours du cuivre allait remonter, et qu’ils pourraient reprendre le travail. Le musée est donc très fier de montrer une mine dans l’état exacte dans lequel elle a été laissée. rien n’a été modifié (sauf les aménagement de sécurité.
  • A l’apogée de l’usine de cuivre, plus de 3000 personnes travaillaient ici, donc environ 600 mineurs. A la fermeture de la mine V2, ce sont 70 personnes qui ont cessé leur travail.

On descend donc dans la mine V1.La couleur de la roche est très caractéristique.

La particularité ici c’est que même 300 ans après, si on met la main sur la paroi elle reste noire (cf. méthode utilisée avec le feu)

Par endroit le cuivre oxydé crée de véritables tableaux.

Puis on descend 15m plus bas, et là c’est la mine V2 avec ses rails, et ses machines.

Le réseau de transport était un étage en dessous du filon de cuivre. Il y avait des trappes par lesquelles le minerai extrait était jeté et il tombait directement dans des wagons qui étaient ensuite acheminés à la surface par des rails (en mode Indiana Jones)

Un vieux calendrier Pirelli dans la salle de repos des mineurs :D. Quand inauguré le musée, il parait que la salle de repos en était tapissée. Mais comme il y avait la visite du rois, ils ont été obligés d’en enleve

Une des salles où l’exploitation a été arrêtée. On voit encore l’échelle prête à servir en cas de reprise de l’activité

Très belle visite, explications claires et intéressantes. On recommande !

Nous quittons la mine vers 18h30 et faisons le chemin retour vers Røros.

Les derniers kilomètres sont en fait une piste (plutôt en bon état d’ailleurs).

Avant d’arriver à Røros on croise notre deuxième groupe de rennes 🙂

On arrive à Røros, on se gare tout près du centre et on entame une visite de la ville (restons calmes : de la localité).

Røros est l’une des villes toutes en bois les plus anciennes d’Europe. Elle a été fondée en 1644, avec la découverte de  mine de cuivre. Au fil du temps, Røros est devenue l’une des principales villes minières de Norvège.

Røros a conservé une grande partie de son caractère. Le plan des rues et les propriétés agricoles dans le centre de la ville sont restés comme dans les années 1600. En raison de son architecture en bois authentique et de son caractère unique de ville minière ancienne, Røros a été classée au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1980.

Aujourd’hui, la petite ville de Røros est comme un musée vivant. Tout le centre-ville, avec son architecture en bois authentique, est classé.

Une des deux rues principales de Røros. De magnifiques maisons colorées restées intactes.

pas mal de boutiques sont déjà fermées à cette heure ci. ça n’empêche pas Eden de vérifier ce qu’il y a sous la pancarte « soldes » de ces messieurs…

La balade est très sympa.

pas mal de galeries d’art ou d’artisans… Petite dédicace à Annick 🙂

un peu d’inspiration ? 🙂

L’église de Røros

Les maisons traditionnelles ont encore des toits en gazon (ça doit pas être pratique pour passer la tondeuse – à moins qu’ils envoient aussi le robot husqvarna). Il faudra qu’on revienne demain (Eden était un peu fatiguée), mais il semblerait qu’on puisse monter quelque part pour les voir d’en haut.

Encore un renne… décidément on est chanceux aujourd’hui !

juste à proximité des deux rues principales se trouve le musée de la mine de Røros. Il est composé de plusieurs bâtiments qui donnent l’impression d’être dans le far-west américain.

Nous retournons à la voiture vers 20h30, et on se met à chercher un emplacement pour la nuit. Park4night nous sera d’une grande aide puisque la première proposition sera la bonne. On s’arrête donc juste en face de la ville, au bord d’un minuscule lac, et à distance raisonnable de la route principale.

Il a plu presque toute la journée d’aujourd’hui (sauf au moment où on a visité Røros – ouf) . Les fringues ne sont pas toutes sèches et ça continue à ramouker un peu dans le camion (odeur de moisi). La température a bien chuté aussi (il fait environ 10°, et ça va tomber à 7° cette nuit). On se fait une p’tite soupe aux champignons pour nous réchauffer.

J’espère qu’il arrêtera de pleuvoir demain.

9 août 2018 – Rättvik – Idre

Quel spot hier soir ! Le coucher de soleil magnifique, accompagné d’une petit apéro des familles au son d’Eric Clapton (grâce à l’enceinte connectée – probablement le meilleur achat de ces vacances). ça va être difficile de faire mieux (mais on va essayer).

On prend le temps de préparer nos affaires ce matin, de prendre le p’tit dej, et de lire le Lonely de Suède (la fin) et Norvège pour préparer la suite du voyage.

On décolle un peu après 10h. Direction une station service pour faire le plein d’eau et vérifier la pression des pneus (et nettoyer un peu le pare brise qui est bien attaqué par les moucherons écrasés…).

Une fois cette étape terminée, on cherche l’église de Rättvik. Il parait qu’elle est plutôt sympa, et entourée de 83 écuries, l’ancêtre des parkings modernes). On trouve facilement l’église qu’on visite.

L’église est entourée par un grand cimetière.

ici ça allait encore, mais par endroits les tombes étaient complètement de travers, probablement déplacées par les racines d’arbres (qui ont depuis été coupés – à raison). Cela donne parfois des airs du clip de Thriller de Michael Jackson 😀

A l’intérieur finalement rien d’exceptionnel.

mais c’est plus intéressant de comprendre comment l’église a évolué depuis le 12ème siècle.

il y a quand même ces dessins au plafond qui sont sympa.

Au début on n’a pas trouvé les écuries. On pensait même qu’elles avaient été remplacées par le cimetière. Mais finalement on les a trouvées de l’autre côté de l’église. Mais on se demande quand même comment c’était utilisé. Les portes nous semblent vraiment petites pour faire rentrer un cheval (même si Eden a sa théorie sur ça – démonstration de baissage de tête à l’appui).

On profite pour faire une petite balade dans le coin, le long du lac. Il fait super beau et agréable.

Une fois la visite terminée, on met le cap en direction de Nusnäs (oui, moi aussi le nom me fait rire… on dirait pas le nom d’un tapis de salle de bains chez IKEA ? ou sinon d’une lampe de chevet. Je me vois tout à fait dire « Oui, j’ai pris une Nusnäs pour la chambre à coucher » 😀 ).

Enfin, tout ça pour dire qu’on se rend à Nusnäs, donc, non pas pour nous équiper en meubles design et bon marché, mais pour voir un des symboles de la Suède : le cheval de Dalécarlie (la région où on se trouve).

Instant culture : Le cheval de Dalécarlie est une figurine en bois traditionnelle de la région ayant la forme d’un cheval (jusqu’ici vous me suivez), généralement peinte de couleur rouge. L’invention de cette figurine remonte au XVIIIe siècle. Les bûcherons de la région de Dalécarlie s’amusaient à sculpter des jouets pour leurs enfants dans du bois afin de passer le temps pendant les longues soirées d’hiver. Il s’agissait de chevaux le plus souvent, car cet animal avait une grande importance à l’époque pour les travaux de la ferme, comme animal de bât et de selle. Le cheval était donc un bien précieux.
Une autre version de l’origine du cheval raconte que le roi Charles XII de Suède livrait une guerre en Europe. Au cours de l’hiver 1716, de nombreux soldats logèrent chez des habitants aux environs de la ville de Mora, au bord du lac Siljan. La nourriture se faisait rare, comme souvent en temps de guerre, et l’hiver fut très rude. Selon la légende, un soldat s’amusa à sculpter un cheval dans un morceau de bois, à le peindre en rouge et à l’offrir à l’enfant de la famille qui le logeait. La mère de l’enfant offrit un bol de soupe au soldat en remerciement. Le soldat sculpta alors un autre cheval, et reçut un deuxième bol de soupe. La nouvelle se répandit rapidement chez ses camarades soldats, qui se mirent eux aussi à sculpter et à peindre des chevaux en bois en échange de nourriture.

Et il se trouve que les deux principaux fabricants de cette figurine se trouvent… oui, dans le mille : à Nusnäs.

L’un s’appelle Nils Olsson, et l’autre s’appelle Grannas A. Olsonns (c’est pas une blague 😀 ).

On s’arrête chez Olsonns (c’était le premier avec un parking à dispo). Les mecs ils ont tout compris au business : l’atelier est complètement ouvert, et on peut voir la fabrication du p’tit cheval de A à Z. Il y a des grands chevaux sur lesquels on peut monter pour faire des photos souvenir, évidemment une boutique bien fournie avec des chevaux de toutes tailles, et en plus, la possibilité de dessiner ses propres chevaux sur des chutes de bois qu’ils ont découpé en forme de cheval.

La découpe des p’tits chevaux

Les finitions se font à la main (là le gars venait de se lever)

Il y a l’atelier de peinture rouge

Puis le dessin à la main de chaque cheval.

Magnifique travail d’artiste !

Il y a une exposition avec des chevaux farfelus qu’ils ont fabriqué

les records du monde de petit cheval (3,5mm) et grand cheval (13m de haut quand même le bestiau !)

et puis l’atelier de peinture mis à disposition gratuitement pour les petits enfants et les grands enfants…

Du coup on s’y est mis aussi.

en cours de séchage.

et une fois terminé 🙂

Bon, en vrai ça ressemble plutôt à ça

où ça pour le plus grand qu’on ait vu

allez avance !

avec Eden derrière

La boutique regorge de chevaux de toutes tailles, toutes les couleurs, à tous les prix. Il y a également des goodies de la suède pour tout bon touriste qui se respecte. Bon, nous on n’est pas très « bibelots » de voyage. On se fait des kiff avec les magnets des pays qu’on traverse (mais on a déjà celui de la Suède – acheté en 2006), et les bouteilles de fanta du monde entier… donc pas de cheval pour nous (à part ceux qu’on a dessiné nous-mêmes – ceux-là sont collectors).

On repart de chez Olssons et on le remercie pour son accueil (et on s’excuse auprès d’Olsson de ne pas être passés chez lui), puis on se dirige vers Mora, dernière « grande » ville avant la frontière avec la Norvège. On repère sur internet un restaurant qui fait du « lunch buffé », apparemment la spécialité en Suède. Il fallait qu’on essaie ça (on avait fait celui de la chaine « eat », mais c’était vraiment bof). On le trouve au centre de Mora, mais pour arriver jusque là, il faut traverser un pont au dessus de la rivière, et il semblerait que ce soit le seul pont à des dizaines de kilomètres à la ronde, donc on a droit à des bouchons pour la première fois depuis longtemps.

Le resto est super sympa : au bord de l’eau, ambiance décontractée, possibilité de recharger le PC portable, et le buffet est bien garni (beaucoup de crudités et quelques salades en entrée, plusieurs plats de viande ou poisson, et en dessert, des espèces de crêpes avec crème acidulée et confiture de fraise locale) et très bon. Avec boissons et café à discrétion, le tout pour 125 SEK (12€), c’est plutôt imbattable. Vive la Suède).

En repartant du resto, on décide de profiter des prix bas de la Suède pour faire quelques courses, et faire le plein de Züüd. Pour cela on doit traverser le pont dans l’autre sens pour rejoindre la zone commerciale.

Sur le parking du supermarché, avec une magnifique voiture américaine des années 60.

Alors, cette photo mérite un petit teasing : on a remarqué depuis notre arrivée en Suède qu’il y avait un grand nombre de voitures anciennes, dont énormément de vieilles américaines en super état de conservation. On a d’abord crû à une coïncidence. On a même lancé un petit concours entre nous : chacun a choisi une couleur (Eden : orange, Poupoussy : bleu, Ohad : jaune), et chaque fois qu’on voit une vieille voiture de la bonne couleur, on gagne un point). Bon, à vrai dire, on ne compte pas vraiment les points, mais qu’importe, ça occupe bien Eden 🙂 . Mais ce soir (après une rapide recherche sur internet), on a compris que ce n’était pas une coïncidence, et on a compris la raison.

Nous quittons donc Mora avec le caddie rempli (restons calmes – on a un tout petit frigo et peu de rangements) de soupes lyophilisées suédoises (oui, c’est un autre de nos fétichismes de voyage : on aime bien goûter les soupes locales 😀 – décidément vous saurez tout aujourd’hui !), de bières (moins chères en suède), de fruits et légumes, de confiture de baies polaires, etc.

Nous prenons la direction nord ouest, pour nous rapprocher de la frontière avec la Norvège. Environ 160km nous séparent de Idre, dernière « petite » localité avant la frontière (bien plus petit que Mora).

La route est plutôt monotone, et nous rappelle des souvenirs de la traversée de la Finlande. C’est beaucoup de forêts de part et d’autre de la route.

Heureusement qu’il y a quand même des trucs intéressants qui se passent de temps en temps, par exemple :

Ce joli pont qu’on n’a pas traversé

Cette halte au bord d’un lac artificiel (on voit le barrage au bout)

ça aurait pu faire un beau spot pour cette nuit si on n’avait pas prévu de rouler un peu plus longtemps…

Plus sérieusement, la route est quand même plaisante et plus variée qu’en Finlande.

A un moment, on voit un panneau « attention rennes ». 10 secondes plus tard, Poupoussy m’indique qu’elle a vu un renne sur le bord de la route. Frein à main, demi-tour en dérapage, je reviens sur l’endroit indiqué, et effectivement, il était là :

Notre premier renne 2018. Trop cool !

On continue notre route, et on tombe sur deux vieilles voitures américaines qui nous précèdent

On les dépasse, puis en arrivant dans une petite localité, on en voit deux autres

et on sent bien qu’il se passe quelque chose ici. Toute la ville est dehors, des drapeaux américains partout, des vieilles caisses dans tous les sens…

On se croirait dans l’amérique profonde

Oui, j’ai gagné des points avec les jaunes !

On repart contents de ce spectacle, sans vraiment comprendre ce qui s’est passé…

Nous arrivons finalement à Idre vers 19h. On décide de dormir au camping de la ville pour faire une machine (et en profiter des services : chargement batteries, douches…).

Le camping est situé juste à côté du lac, très sympa.

Après une bonne douche, et le repas du soir, je me lance dans l’écriture du présent article. Quelques recherches sur internet m’ont permis de mieux comprendre le phénomène des voitures américaines en Suède.

Plutôt que de paraphraser les articles, je vous donne les liens. C’est intéressant :

Celui là est en Français : https://www.7h09.fr/blog/suede-le-raggare-un-phenomene-unique

L’autre en anglais :

The Swedish Subculture Hoarding More 1950s American Cars than the USA

 

8 août 2018 – Falun – Rättvik

Notre emplacement était des plus calmes cette nuit. Par contre on commence à s’inquiéter un peu : on n’a croisé aucun élan jusqu’à présent. Pourtant on est entourés de panneaux « attention élan ».

J’espère qu’ils vont venir à notre rencontre d’ici la fin du voyage, sinon il faudra aller les chercher !

On se prépare en accéléré ce matin : 55 minutes entre le réveil et le départ effectif. Une belle réussite.

On arrive au garage Mercedes de Falun à 9h pétantes, juste pour l’ouverture. Le gars a bien reçu le message du Garage d’Örebro, mais le colis avec la pièce n’est toujours pas arrivé. Il nous indique de repasser après midi, heure à laquelle les colis arrivent habituellement.

On décide de passer la matinée à Borlänge, ville sans charme particulier située à une quinzaine de kilomètres de Falun, mais qui possède l’énorme avantage d’héberger un magnifique centre aquatique qui fait très envie à Eden.

On y arrive pour l’ouverture (vers 10h), et on est presque tous seuls à profiter de la piscine à vagues, de la rivière rapide à l’intérieur et à l’extérieur, des toboggans, du jacuzzi, de la pataugeoire pirates…

Pour l’anecdote :

– Il est obligatoire de se doucher avant d’entrer dans la piscine (jusque là rien d’anormal). Mais ce qui l’est plus c’est que c’est clairement indiqué qu’il faut être « naked » pour prendre sa douche, avec même un dessin très explicite qui décrit les zones qui doivent être propres (sous les bras, le pubis, les pieds). Eden étant venue avec moi chez les garçons, elle a été un peu étonnée de voir tout le monde se trimballer à poil 😀

– J’ai fait la rivière rapide avec Eden. J’étais plus préoccupé de lui maintenir la tête hors de l’eau qu’autre chose. Du coup, j’en ai perdu mes lunettes… Misère, sans elles je n’ai plus que les lunettes de soleil qui sont adaptées à ma vue, et ça risque d’être compliqué jusqu’au bout du voyage ! Heureusement, que les maîtres nageurs m’ont aidé en me prêtant un masque de plongée. J’ai pu refaire le parcours et les retrouver au bout d’une demi-heure !

Au bout de plus de 2h, on décide qu’on en a assez vu et on ressort de ce magnifique complexe.

Pour le repas du midi, on cherche quelque chose de rapide et efficace car on veut retourner au garage au plus tôt. On trouve un « Max » : c’est la chaine de fast-food burgeresque locale. Comme dit un vieux dicton chinois : « il ne faut pas mourir bête ». Alors on décide de tester tout ça.

Résultat : c’est pas trop mal. Le burger est copieux, peut être un peu trop de sauce. Les frites sont plutôt réussies. Et il y a une petite ambiance « années 60 » qui rappelle un peu les dinners américains et qui n’est pas désagréable.

On repart de là en direction de notre garage mercedes préféré à Falun.

Le gars nous reçoit et…. IL A BIEN REÇU NOTRE PIÈCE !!!

C’est pas beau ça  ?

Bon, par contre il est désolé, mais n’a absolument pas le temps de la monter pour nous. Il nous indique le nom du garage Ford situé à quelques pas et qui pourrait peut être avoir de la place pour nous.

On s’y rend. Le gars nous dit qu’il est désolé, mais il n’a absolument pas le temps de monter la pièce pour nous. Il nous indique le nom du garage Kia situé à quelques pas et qui pourrait peut être avoir de la place pour nous.

On s’y rend. Le gars nous dit qu’il est désolé, mais il n’a absolument pas le temps de monter la pièce pour nous. Il nous indique le nom du garage Opel situé à quelques pas et qui pourrait peut être avoir de la place pour nous.

On s’y rend. Le gars nous dit qu’il est désolé, mais il n’a absolument pas le temps de monter la pièce pour nous. Il nous indique le nom d’un garage qui fait toutes les marques et qui est situé à quelques pas et qui pourrait peut être avoir de la place pour nous.

On s’y rend. Le gars nous dit qu’il est désolé, mais il n’a absolument pas le temps de monter la pièce pour nous. Finalement, il va à l’arrière boutique et revient avec un jeune mécano (appelons le Jésus – référence à son look) qui accepte de jeter un coup d’œil rapide.

Je lui montre où se trouve la pièce à changer. Il part et revient avec quelques outils et un skatebord pour s’allonger dessus. Jésus parle un anglais moyen, mais on arrive à se comprendre. On a l’impression qu’il commence à essayer de démonter l’arbre pour retirer l’ancien soufflet.

Au bout d’un moment (assez long quand même), après avoir détaché l’arbre de transmission, ainsi que déposé le pot d’échappement qui empêchait l’arbre de descendre, il arrive à faire sortir le soufflet abimé !

Voilà le coupable.

Il ne reste plus qu’à tout remonter. Bref, l’opération a duré un peu plus d’une heure trente. On remercie chaleureusement Jésus et son équipe.
Et tant qu’on y est un peu de pub : si vous passez par Falun, n’hésitez pas à venir chez AutoExperten – Totalbil: c’est les meilleurs de la région !

Ca y’est, c’est réparé.

On décide de continuer notre route en direction du lac Siljan. Il s’agirait d’une zone très jolie mais aussi très touristique puisque tous les Stockholmois et Stockholmoises y viendraient en vacances dès qu’ils le peuvent.

Notre premier arrêt se situe dans la ville de Leksand. On avait repéré un « jardin japonais » qui semblait très joli. Quelques minutes avant d’arriver, Poupoussy dit qu’il va pleuvoir. Évidemment, ça ne manque pas (j’ai un oiseau de mauvaise augure qui voyage avec moi 😮 ). Dès qu’on arrive devant l’entrée du jardin, la pluie tombe abondamment. On reste dans la voiture quelques minutes le temps que ça se calme. Au moment où ça semble s’arrêter, et où l’on était prêts à bondir à l’extérieur pour voir ce beau jardin, une dame vient et ferme le portail à clefs. 17h30, tout ferme ici.

Tant pis pour nous et pour le jardin japonais. On se rabat sur Tällberg, autre village au bord du lac qui semble tout aussi charmant.

Sur la route, en arrivant à Tällberg. On voit que le ciel est encore très chargé…

Tällberg était recommandée par le Lonely pour ses belles maisons en « pain d’épice ». Alors effectivement, c’est très charmant. Par contre, dommage que tout ait été racheté par des hôtels…

particulier ces poupées sur le gazon.

Un des complexes hôteliers du village.

un autre

Un troisième (oui, c’est une ancienne grange reconvertie en chambre d’hôtel

On est toujours fascinés par cette construction d’époque sans clous.

On se balade à Tällberg jusqu’à ce qu’il se remette à pleuvoir (oui, Poupoussy l’avait à nouveau ouverte 😀 ).

On continue notre route en direction de Rättvik.

En chemin on s’arrête au bord de l’a route pour prendre en photo cette curiosité : plein de rochers émergent du lac.

On s’arrête aussi au bord de la route pour acheter des pommes de terre.
Alors pour les Suisses qui sont parmi les lecteurs, cela n’aura rien de spécial, mais pour les autres, sachez qu’ici au bord des routes, devant les maisons, il y a très souvent des petites étagères ou coffres ou chariots qui proposent des produits en libre service. Il y a une petite caisse, et chacun met le prix qui est indiqué pour les produits qu’il emporte. C’est hyper pratique, et on adore le concept de se faire confiance mutuellement !

En arrivant à Rättvik le soleil revient. On décide de nous aventurer sur le ponton de Rättvik, le plus long de scandinavie avec ses plus de 600m de long !

Une fontaine en face de la gare.

Alors là, c’est beau !

Le début du ponton

Une belle plage de ce côté, avec la ville en fond

et de l’autre côté, le soleil qui réapparait

Eden a dû faire 2km avec ses allers-retours

C’est vraiment long

Rättvik est aussi une station de ski !

Le banc des amoureux au bout du ponton

Retour au camion. Il commence à se faire tard, et on doit trouver un emplacement pour cette nuit.

D’après Park4night, on aurait le choix entre un petit parking en plein centre-ville, derrière l’office du tourisme (ça doit être bruyant à mort le soir et le matin), un énorme camping situé à deux pas du centre.

On l’avait vu à partir du ponton, c’était ça :

Ouais, mais non. ça va pas être possible de s’entasser au même endroit que tout le monde…

Et troisième alternative : un emplacement situé en haut de la station de ski, dans une clairière, à l’écart de la ville. On choisit cette dernière option (évidemment). La montée est hyper raide. On se fait un p’tit teasing des montées Norvégiennes où on grimpait à max 25-30 km/h. Mais on y arrive finalement sans trop de difficultés.

Le spectacle en haut est juste incroyable : on a une vue sur le lac et sur toute la ville. C’est juste magique. Je déclare ce spot « best spot ever du voyage Scandinavie 2018 – jusqu’à présent).

Le soleil est encore assez haut quand on arrive. Voici le fameux ponton qu’on a emprunté.

et la vue d’ensemble de la ville de Rättvik

Notre camion avec les relfets du soleil couchant.

Quand il descend encore, ça devient encore plus beau.

On termine la journée avec ces magnifiques images dans la tête.

7 août 2018 – Olberga – Falun

La nuit au bord de la rivière a été des plus calmes. Presque pas de passage, et manifestement on n’a dérangé personne.

Le matin, après le p’tit dej et les rangements, on s’installe quelques minutes pour profiter de l’air frais sur le ponton.

 

Puis on prend la route en direction de Västeras. On a repéré un musée en plein air qui nous semblait intéressant. On y arrive après 30 minutes de route.

Le musée propose une reconstitution d’un village typique de la région, avec des vraies maisons du 17ème et 18ème siècle qui ont été démontées pierre par pierre et reconstruites ici.

Dans la plupart des maisons il y a des gens avec les habits d’époque qui pratiquent leurs activités respectives (en fonction du type de maison).

Il y a des activités pour les enfants qui sont proposées à quelques endroits. Et des animaux aussi (lapins, chèvres, chevaux de trait…)

le centre du village.

On est entrés dans une des maisons un peu à l’écart du village. Il s’agit d’un manoir construit dans un village pas très loin d’ici en 1638. En entrant dans la maison une jeune fille en costume d’époque nous a abordé et nous a proposé une visite guidée très intéressante. Ici, c’est le salon des invités. Il n’était utilisé que lorsque la famille recevait. Les tapisseries et le plafond peint sont d’époque.

Ainsi que les meubles.

là c’est la « pink room ». C’est là que la dame de la maison recevait ses amies.

et là le salon où le monsieur recevait et parlait politique et affaires…

le bureau de Monsieur.

et la chambre de Monsieur. Il dormait séparé de sa femme, parce que « elle le dérangeait »… il n’a rien compris celui là 😀

j’ai pas pris en photo car en contre-jour, mais le lit de Madame est beaucoup plus petit que le lit de monsieur. Et les portes pour les pièces de Madame sont également plus petites…

On est entré ensuite dans d’autres bâtiments, dont un corps de ferme de la même époque.

là il n’y avait que 2 pièces : une cuisine et pièce à vivre + une grande salle à manger.

là c’est la grande salle à manger

et la cuisine / pièce à vivre. la dame préparait du « oat » (de l’avoine).

Je lui ai demandé combien de personnes vivaient dans cette maison. Elle m’a répondu qu’il fallait compter le nombre de cuillères :

ça en fait du monde !

voilà la ferme de l’extérieur

 

On a aussi visité un ancien magasin.

même le vendeur est d’époque

Ils vendent des bonbons « viol » 0_o

Eden laisse des commentaires en suédois sur leur borne. Elle avait l’air satisfaite 🙂

 

On quitte Västeras en passant rapidement au supermarché pour faire quelques courses, et on va pique-niquer à Anundshog. Il s’agit de l’ère pré-chrétienne, un des plus grands tumulus de Suède. On ne sait pas qui y est enterré, mais probablement quelqu’un d’important. Peut-être plusieurs rois. Le plus haut tertre mesure 9m de haut et remonte à 500-900 après notre ère. Il est pratique parce que depuis là haut on peut admirer le site en entier.

Des manuscrits du moyen age relatent que la justice se tenait sur les tertres. Les gens de la région s’y rencontraient pour régler leurs différends juridiques. Ainsi un tribunal de première instance se serait tenu ici au moyen age. Les litiges tranchés avaient trait à l’attribution de terres et de biens.

On quitte Anundshog rassasiés et contents de notre visite, et on se dirige vers le nord-ouest.

Nous arrivons vers 16h30 à Angelsberg. Il s’agit d’une ancienne friche industrielle reconvertie en magnifique village. Ce site inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco fut l’un des plus importantes forges préindustrielles de toute l’Europe. Aux 17ème et 18ème siècles, le haut-fourneau avec revêtement en bois et la forge (toujours en état de marche) étaient à la pointe de la technologie, au point qu’une ville entière fut construite autour.

Bon, malheureusement pour nous, le bâtiment symbolique (la forge) est en travaux.

mais on peut quand même admirer les autres bâtiments du complexe : ici un des bâtiments administratifs

On a découvert le truc des Suédois pour toujours avoir un gazon impeccable : un robot dans chaque jardin.

un entrepôt

tous les bâtiments sont d’époque (17ème pour la plupart – certains du 16ème siècle)

Une fois notre balade terminée, on file en direction de Falun où on souhaite rencontrer le garagiste qui a dû réceptionner notre soufflet de cardan.

Sur la route, ce dernier se détache encore une fois. On s’arrête et Poupoussy fait une ultime réparation (qui ne tiendra pas très bien finalement – ça continue à faire du bruit). Il nous reste encore 40 km à faire jusqu’au garage, on terminera comme ça.

Pendant que Poupoussy finalise sa réparation, Eden ramasse du blé

On arrive à Falun et on repère (difficilement) le garage. Il est déjà fermé, et n’ouvrira que demain à 9h. On y sera.

Pour ce soir, on repère un spot dans la forêt, au bout d’une impasse.

On devrait être tranquilles ici.

6 août 2018 – Parc national de Tieveden – Olberga

La nuit fut une des plus calmes qu’on ait eue. On n’a pas entendu l’élan qui a brouté les pneus, ni l’ours qui a fini le pare-chocs…

Au réveil, voilà le spectacle qu’on a en ouvrant la porte de Züüd :

Dur.

D’ailleurs, en parlant de Züüd, il faut peut être qu’on vous fasse un petit bilan intermédiaire de son utilisation. Alors côté mécanique, à part le souci du soufflet de cardan, tout va pour le mieux. Ça roule impeccablement bien, monte bien en vitesse de point à plat (90 – 110km/h sans souci), toujours un peu à la traine en montée, mais ça c’est intrinsèque à notre belle monture. Côté aménagement aussi on est au top pour une fois : le frigo fonctionne à merveille (quel plaisir de sortir une bière fraiche du frigo le soir par temps chaud… ou un bon verre de lait frais le matin !), le boiler aussi fonctionne bien. On s’en sort plutôt bien au niveau des moustiquaires et des occultants, même si quelques moustiques ou moucherons kamikazes arrivent quand même à pénétrer à l’intérieur (ils ne font généralement pas long feu). Pas de souci de gaz, ni d’eau, si ce n’est le contacteur du pommeau de douche qui fait un peu des siennes : il ouvre bien le robinet mais n’actionne pas la pompe… du coup il faut qu’on actionne la pompe avec un des autres robinets (évier de la salle de bains ou de la cuisine). Bon, c’est pas dramatique mais on va s’en occuper. Niveau aménagement, depuis qu’Eden a grandi on a l’impression d’avoir beaucoup plus de place : on ne s’est pas privé de prendre des affaires et pourtant on a plein d’espace dans les placards. Probablement parce que lors des derniers grands voyages on avait encore des centaines de couches, des boites de lait en poudre, etc.

On refait les quelques centaines de mètres qui nous séparent de l’entrée du parc et on se gare à l’emplacement prévu pour les camping-cars (autorisés la journée). De là on fait 500m à pieds pour arriver au panneau d’informations.

L’aménagement du parc fait par les autorités locales est superbes : il existe de nombreuses possibilité de randonnée dans le parc, que ce soit à pieds, à cheval ou en vélo. Chaque itinéraire est décrit de manière précise sur les panneaux d’affichage, avec ses points remarquables, sa durée, le dénivelé, la difficulté, etc. On décide d’emprunter le circuit « blanc avec des p’tits points noirs à l’intérieur ». Il fait environ 3km de long et on se dit que c’est une bonne distance pour Eden après la randonnée un peu compliquée dans le canyon et les 20km de vélo d’hier (même si elle a été tractée par le Follow-me). Il y a des circuits de 1km jusqu’à une quinzaine. Et d’autres bien plus longs en vélo.

Le démarrage des randonnées se situe au bord de ce lac.

Il y a de belles plages ainsi que des tables de pique-nique.

Au départ de la balade

On quitte rapidement le lac qu’on voit encore derrière les arbres au départ.

Eden a décidé de prendre la tête de la marche

On commence à comprendre les reliefs que nous allons traverser : ils ont été façonnés par les glaces il y a bien longtemps…

Saurez-vous retrouver cet extrait d’un célèbre dessin animé de Disney ?

Plein de gros rochers comme ceux-là

Eden a développé une technique particulière bien à elle pour éviter de toucher les branches et arbustes avec les mains :

Elle lève les bras en l’air 🙂

Voilà un très gros rocher erratique (avec sa chérie et sa fille)

C’est lui qu’on était venu chercher. Il fait 15m de haut le gaillard.

J’ai posé un mètre étalon en bas à gauche de la photo

Sinon vu d’ici, on dirait effectivement un gars qui pleure.

Eden a récupéré un bâton de marche et l’a utilisé sur la fin du trajet.

Vers 12h nous voilà revenus au camion. On continue notre route en prenant la direction d’Örebro.

Un convoi exceptionnel qui transportait une hélice d’éolienne !

Spéciale dédicace à Tovo !

Avant d’arriver à Örebro, on fait un premier crochet par un garage Mercedes qu’on a aperçu au bord de l’autoroute. Le gars super sympa a appelé devant moi le seul garage de suède qui avait un exemplaire du soufflet de cardan en stock. Puis il lui a demandé de le faire livrer à Falun où nous seront d’ici quelques jours à un garage Mercedes qui pourrait nous aider à le monter. On approche !

Puis un second crochet par l’Ikea local. D’abord pour voir si leur Köttbullar (boulettes de viande) sont aussi bonnes que celles du musée (verdict : non), également pour charger le PC et la batterie du vélo électrique, mais aussi pour acheter quelques trucs qu’il nous manquait pour le camion.

On termine ensuite la route en arrivant à Örebro. On a décidé de ne pas trop nous attarder dans les grandes villes (et celle-ci en est une), mais il y a un parc à Örebro, le parc Stradsträgarden, qui nous semble intéressant à visiter.

En effet, il est vraiment magnifique.

Un fauteuil à l’entrée du parc

Des statues

Mais il y a surtout cette belle allée en courbe avec des milliers de fleurs de part et d’autre

Le jardiner doit kiffer sa race de bosser ici

Mais ils sont probablement plusieurs vu la qualité du jardin

Au milieu du parc on trouve une aire de jeux pour enfants où Eden s’est attardée quelques minutes. A l’extrémité du parc il y a aussi un espèce de musée en plein air avec des bâtissent qui datent du 17ème siècle et 18ème siècles. Certaines d’origine ici, d’autres ont été démontées pierre par pierre puis reconstruites dans l’enceinte du musée.

On s’abrite quelques minutes dans un café à cause de la pluie.

La boutique attenante est décorée comme à l’époque

Eden a décidé de continuer sa route de son côté…

Les maisons sont magnifiques

On entre dans une maison au hasard. Il se trouve qu’elle fait partie de celles à visiter absolument.

C’est la maison d’un ancien chef cuisinier (et ça se voit)

C’est aussi ce plafond peint qui fait le charge de la maison.

D’ailleurs, nous étions en train de contempler les recoins de la maison quand d’un coup la lumière s’éteint. On redescend au rez-de-chaussée rapidement, et on s’aperçoit que la gardienne des lieux était en train de fermer (tout le musée ferme à 17h). On a eu chaud, elle était vraiment en train de fermer la porte (avec un gros cadenas!)

On peut malgré tout continuer à déambuler parmi les différentes maisons.

Après cette visite, on s’arrête une dernière fois à Örebro pour admirer son château et ses douves.

On en fait le tour, mais impossible d’entrer (trop tard)

Dernière étape aujourd’hui : trouver un emplacement pour la nuit. Notre prochaine destination est Västeras, à une centaine de km d’Örebro. On a repéré un stationnement spécial camping car avec vidanges des eaux grises et noires et possibilité de remplir le réservoir d’eau. En chemin, on s’arrête quand même dans les différentes aires d’autoroute pour voir s’ils proposent le même service. Finalement on en trouvera une où on peut faire une partie de la vidange (eaux noires). L’autre partie de la vidange (eaux grises) se fera directement dans une grille d’évacuation des eaux d’un parking de supermarché (c’est une eau qui n’est pas sale – ça ne pose aucun problème).

Du coup, il ne nous restera plus qu’à trouver un robinet d’eau pour faire le plein, et on n’est pas obligés de nous « entasser » à Västeras avec les autres camping-caristes.

On sort donc de l’autoroute à une vingtaine de km de Västeras et on commence à chercher un emplacement dans la forêt.

Les premières tentatives ne sont pas fructueuses : emplacement trop au bord de la route, voie privée, trop près d’une habitation, interdiction de passer, etc.

Finalement on trouve une super place au bord de la rivière :

Juste derrière les arbres : la rivière

trop beau ce coucher de soleil !

5 août 2018 – Skurugata – Parc Naturel de Tieveden

Super emplacement cette nuit. Au calme, au bord du lac, pas un bruit…
Au réveil, petit déjeuner, rangements comme d’habitude, puis c’est parti pour une nouvelle journée.


Au réveil


La vue depuis le camion. Y’a pire…

On prend la direction de Rokstenen, la plus célèbre pierre runique de Suède.

La route que Juju nous fait prendre passe par de magnifiques forêts et tout petits villages aux maisons rouges.

Et au hasard des routes, une belle cascade où on s’arrête pour nous dégourdir les jambes et prendre quelques photos.

Il faut emprunter un escalier qui descend depuis la route pour arriver en bas de la cascade

la belle cascade

il y a tout un circuit aménagé

Puis il faut remonter de l’autre côté !

Nous voilà repartis en direction de Rokstenen. Cette curiosité locale se trouve au sud de la ville de Vadstena. Cette pierre monumentale (3m de haut) a été gravée au 9ème siècle par un père à la mémoire de son fils défunt. Elle arbore la plus longue inscription runique au monde. C’est un poème ancien et compliqué, si obscur que les universitaires ne s’entendent toujours pas sur l’interprétation à en donner. Avant d’arriver à la pierre il y une exposition avec des explications sur l’origine de la pierre, l’écriture runique, et les différentes interprétations.

L’explication sur l’écriture runique. si vous voulez déchiffrer la pierre…

voilà avec la traduction en suédois

et la fameuse Rokstenen. côté pile

Côté face.

OK, c’est pas très impressionnant comme ça, mais en vrai ça en jette pas mal. dire que ça a été posé là il y a plus de 1000 ans…

On reste une petite demi-heure sur place, puis on reprend la route en direction de Bergs Slussar.

Sur le chemin, on s’arrête pour manger au bord de l’autoroute. On avait le choix entre MacDo, BurgerKing, Max (chaine de burgers locale), mais on a été forts et on a mangé chez « Eat ». C’est (je pense) une chaine qui propose de la bouffe soit disant chinoise ou italienne (oui, les deux) en mode buffet à volonté. En gros, pour 150 SEK (15 €) vous avez droit à un buffet de crudités, sushis, plats chauds chinois, pâtes, pizzas, plateau de desserts, fontaine chocolat avec brochettes de fruits, glaces, boissons, et café. Bon, nous on avait l’impression que les autres clients venaient trop souvent ici ou qu’ils avaient fait de ce fast food leur cantine…

On arrive à Bergs Slussar vers 15h. On descend les vélos (on devient des pros – ça se fait super vite maintenant, et on part faire une belle balade le long du canal Göta qui relie les grands lacs suédois). La balade proposée par l’office du tourisme part de Berg Slussar et se termine 20km plus à l’ouest (puis le retour : idem). On n’en fera qu’une partie (une grosse moitié), mais on s’est bien régalés.

La particularité du canal Göta à Bergs Slussar c’est qu’il est composé de 7 écluses qui s’enchainent les unes après les autres formant un espèce d’escalier pour bateaux avec plus de 19m de dénivelé. C’est plutôt chouette à voir les bateaux qui descendent ou remontent doucement le canal.

on s’arrête pour les voir passer

Il y a aussi des plus gros modèles qui passent. Celui là est un bateau assez célèbre qui fait des croisières sur les lacs et le canal.

Nous voilà sur nos montures

Eden au bord du canal

De part et d’autre du canal : des champs à perte de vue

Et tout d’un coup, un immense bateau qui passe devant nous. On aurait dit le bateau qu’a emprunté Hercule Poirot quand il a remonté le nil… 😀

Pour moi il n’est pas du tout proportionné avec la taille du canal, mais bonh, apparemment ça passe.

Sur le chemin du retour.

On rentre au camion vers 18h30. Le temps de tout remonter et de décider de la suite il est déjà 19h.

On décide de prendre la route jusqu’à notre prochaine destination et de s’arrêter en cours de route s’il est trop tard.

La prochaine étape c’est la réserve naturelle de Tieveden. Il s’agit d’un parc qui a été aménagé en 2017 avec de nombreux sentiers de randonnée, de vélo, et des lacs pour faire du kayak ou d’autres activités.

100km nous séparent de cette réserve. On commence par de l’autoroute, puis de la voie rapide, puis de la route normale. Enfin, à 27km de l’arrivée on emprunte une petite route magnifique qui nous mène dans la foret, près de lacs splendides (en plus avec le soleil couchant la lumière est incroyable)

on ne croise qu’une ou deux voitures sur cette route. Les 5 derniers km sont sur de la piste en état moyen avec pas mal de tôle ondulée. Le camion tient bien le coup, mais il faudra vérifier toutes les vis demain que rien ne s’est détaché. On arrive sur place vers 20h30. Il y a un panneau qui interdit de camper sur le parking du parc (bien qu’on voit plusieurs camping-car et caravanes qui vont manifestement rester là toute la nuit). On décide de revenir quelques centaines de mètres en arrière. On avait repéré des chemins qui partent de part et d’autres de la piste. On emprunte le premier d’entre eux et on se retrouve dans une clairière à l’écart de la piste principale (et de toute vie humaine).

Si on n’écrit pas d’article demain c’est qu’un élan nous a brouté un pneu, ou qu’on a attiré un ours avec l’odeur du fromage fumé…

Adios 😀

4 août 2018 – Kalmar – Skurugata

La nuit au camping a été agréable. Vers 22h30 le chanteur du bar du camping qui reprenait les classiques du rock, de la folk et de la pop des années 60 à 90 s’est finalement tu. Son style était particulier : il arrivait à ajouter des improvisations en « beatbox » sur la plupart des chansons… étonnant, et un peu déroutant notamment sur du Brian Adams…

Bref, on profite des installations du camping jusqu’au bout : douche pour Eden avec lavage de cheveux et nouvelles tresses. On achète même du pain à la boulangerie… on ne se refuse rien.

Vers 10h30, après avoir laissé jouer Eden dans l’aire de jeux du camping, on lève le camp.

Ils aiment  bien ces trampolines géants… je me souviens qu’en 2006 on avait vu ça aussi dans une aire de jeux…

Bon, Eden s’envole encore parfois… surtout quand les grands sautent dessus…

Notre première étape du jour se nomme Kosta. Il s’agit d’une des installations de verre soufflé encore en activité dans la région. On trouve sur place une partie de l’usine que l’on peut visiter (et assister à démonstrations faites par des artisans en train de travailler), la possibilité de suivre des ateliers de soufflage de verre, voir une galerie d’art avec des objets fabriqués sur place et ailleurs, ainsi qu’un magasin qui vend des objets à tous les prix.

Nous avons commencé par la démonstration. On est arrivé un peu au milieu d’une démonstration, donc on a vu la fin de la création d’un verre, puis la création d’un OVNI (Objet en Verre Non Identifié) du début jusqu’à la fin.

L’usine Kosta

La fin de la première démonstration

Puis un nouvel objet depuis le début. Au départ, il n’y a qu’un petit morceau de verre en fusion

Le gars le travaille un peu sur cette table

Puis le met à chauffer toutes les quelques secondes et le retravaille encore

Il a différents outils pour lui donner la forme qu’il veut

Ici, une cuillère à soupe géante pour l’arrondir un peu

Le gars n’arrête pas de bouger et tourner sa tige avec le verre en fusion au bout pendant que la fille essaie de suivre avec sa tête et de souffler… Mais elle semble avoir l’habitude.

On obtient ce patatoïde qu’il commence à ciseler avec son compas géant

de jolies spirales

ça pendouille un peu, il va falloir redresser tout ça !

Il lui colle un autre morceau de verre en fusion

Puis il le casse et le retravaille au compas géant

Il fait une fleur au bout

Qui en fait ne sert à rien… ah si, c’est pour attraper la pièce pour l’étirer

de plus en plus long

et il finit encore au compas géant

Puis sa copine trouve que c’est sympa son patatoïde allongé et strié au compas géant, mais qu’il manque quand même quelque chose. Alors elle vient ajouter une autre couche de verre en fusion qu’il pose en forme de zigzag sur le patatoïde allongé et strié au compas géant

A ce moment là de la démonstration, on est plutôt admiratif du travail et de la technique, mais on reste un peu dubitatifs concernant la finalité de l’objet en cours de création.

Au bout d’un moment le gars aussi trouve que c’est trop sobre, alors il demande à la fille d’en remettre une couche par dessus

au bout du compte, il a un patatoïde allongé et strié au compas avec deux couches de verre en fusion zigzagué dont il ne sait que faire.

Nous non plus d’ailleurs. Voilà la résultat final. C’est sympa, mais on ne sait toujours pas à quoi ça sert… Si vous avez des idées, on est preneurs 😀

On sort de l’atelier de démonstration et on se rend dans la galerie d’exposition.

Plusieurs artistes locaux et internationaux exposent ici. Les œuvres sont absolument superbes. Il y en a pour tous les goûts : du plus sobre au plus travaillé, du verre transparent, blanc, lisse ou rugeux. Ces artisans sont de véritables artistes. Ils font vraiment tout ce qu’ils veulent avec cette matière particulière.

Quelques clichés qui ne rendent pas du tout grâce aux œuvres.

On a notamment rencontré très brièvement Bertil Vallien. Je vous encourage à regarder ce qu’il fait sur Google images… c’est assez bluffant.

Dernière étape de notre visite : le magasin d’usine. Ici, tout ce qui est à base de verre et produit dans le coin est vendu. Des verres, vases, objets de décoration, saladiers, carafes, etc. Il y en a pour tous les goûts et tous les prix (oui, ça monte assez haut).

On est repartis avec… rien : pas de besoins particuliers, même s’il y avait de belles choses.

Sur le parking en repartant : concours du plus beau sourire 🙂

 

Il est déjà 13h30, mais on décide quand même de continuer notre chemin. On a repéré par hasard un resto à Eksjö (prononcer Ex-reu avec le « r » de Marseille) qui propose un « barbecue mongol » qui nous tente bien. Oui, c’est assez improbable de trouver un barbecue mongol en suède, mais l’idée a excité notre curiosité. Nous faisons donc la route jusqu’à Eksjö qui est par ailleurs un endroit que nous voulions visiter. On arrive sur les coups de 15h et on se dit que si c’est comme en Suisse, c’est mort pour notre barbeuc mongol. Finalement, le restaurant est bien ouvert. Mais il ne sert le barbecue mongol que le soir, pas le midi (et encore moins l’après-midi).

On se rabat sur les autres plats proposés qui sont également excellents

 

Après ce bon repas on déambule dans la fille d’Eksjö. Cette ville a la particularité d’avoir un centre ville quasiment préservé. Des maisons du 17ème siècle en bois composent les deux tiers du centre ville. Le tiers restant est occupé par des maisons au style « néo-classique » qui ont été construites à la fin du 19ème à la suite d’un incendie qui a ravagé cette partie de la ville. Les maisons sont en bois, mais on a parfois l’impression qu’elles sont « en dur ».

Donc là on est encore côté « ancien »

la place centrale de la ville, avec ce qui semble être un hôtel d’un côté

et l’église de l’autre

et donc là c’est la partie « reconstruite » de la ville. beaucoup plus aérée

sur une des places de parking, une fausse voiture avec des emplacements pour vélo. Un petit panneau indique (traduction approximative) qu’à la place d’une voiture avec 1 ou 2 personnes on pouvait garer jusqu’à 10 vélos. Bref, à vos deux-roues…

retour dans les ruelles de la vielle ville

un hôtel dans une vieille maison en bois

j’adore ces vélos sur les façades colorées

la rue principale

une petite cour à l’écart

On termine la visite d’Eksjö vers 17h. On hésite sur la suite du programme, mais on se décide finalement à aller à Skurugata. Il s’agit d’une réserve naturelle située à une quinzaine de kilomètres d’Eksjö et qui propose une randonnée facile d’environ une heure.

On part dans l’idée de faire la randonnée et de continuer (ou dormir sur place selon l’heure). En arrivant à Skurugata on regarde vers le siège d’Eden et on se rend compte qu’elle vient tout juste de s’endormir (sieste un peu décalée). Bon, on ne va pas la réveiller, la pauvre.

Chacun vaque donc à ses occupations le temps qu’elle se réveille. Pour ma part je m’installe sur un banc au soleil et démarre l’article du jour.

L’emplacement où on pensait rester cette nuit. juste au départ de la randonnée.

elle est pas belle la vie ?

Au bout d’une heure trente, la princesse se réveille enfin 🙂

Il est déjà 19h, mais on décide d’y aller quand même : le soleil se couche tard ici.

la première partie de la balade est très facile et même accessible aux fauteuils roulants

L’humidité est très importante dans la région et favorise la mousse

un joli banc sculpté directement dans l’arbre

Eden fait l’équilibriste sur une installation faite pour

aidée par son papa quand même…

on ramasse quelques mûres. elles complèteront parfaitement bien la sala de de fruits de ce soir.

Le premier arrêt de la balade se situe à Skuruhatt. Il s’agit d’un point de vue sur toute la région. C’est là qu’on se rend compte que la Suède est quand même très proche de la Finlande en termes de paysages…

au « sommet » (restons calmes : 378m)

On aborde donc la suite de notre balade. Ici des gens se sont amusés à faire des tours avec des pierres

 

La suite de la balade est également très intéressante. Ce coin est célèbre pour la faille de 800m de long et de 7 à 50m de large qui est présente ici. Les scientifiques n’arrivent pas vraiment à l’expliquer, Du coup elle a fait l’objet des plus folles rumeurs (trolls, voleurs, etc.).

Un « gros » cailloux qu’on a trouvé dans la descente.

l’aventure commence. ici le passage au dessus d’un mini ruisseau

Eden a bien géré pendant toute la balade (qui aura finalement duré plus que prévu)

Voilà le canyon

le chemin n’est pas difficile en soi, mais c’est vrai que ça monte et ça descend assez sec, avec des gros cailloux à passer…

allez on pousse

On remonte

Un crapaud qu’on a rencontré en bas du canyon

Donc le principe de ce canyon, c’est qu’il faut en permanence descendre au fond du canyon, puis remonter sur un éboulement de pierres, puis redescendre, etc. il n’y a pas d’échappatoire….

Les parois sont impressionnantes

On remonte

On redescend…

Bref, finalement on mettra 2h avec Eden, mais franchement ça s’est bien passé.

Il est 21h30. On pensait pouvoir dormir ici, mais en revenant au camion on se rend compte qu’on avait raté au moins deux panneaux d’interdiction de faire du camping ici. On décide de bouger un peu pour trouver une place proche et à l’écart, dans la forêt. Au bout de 5 minutes de route on trouve un spot incroyable au bord d’un minuscule lac.

Il est déjà 21h45, et on avait promis à Eden qu’on reporterait à aujourd’hui notre « friday movie » (tradition familiale du film du vendredi soir) qu’on n’a pas pu faire hier. Il faut tenir parole. On démarre le film (un amour de coccinelle 🙂 ) pendant que Poupoussy prépare le repas du soir. On s’arrête au milieu pour manger, puis on reprend la fin après le dessert. On couche Eden assez tard (23h30) et on espère que son horloge biologique ne la fera pas se réveiller à 7h16 comme tous les matins 😀

3 août 2018 – Kalmar – Ile d’Öland – Kalmar

L’emplacement de cette nuit était plutôt pas mal. Pas de bruit pendant la nuit, presque aucun passage. Juste quelques moucherons qui ont réussi à s’introduire dans le camion malgré les moustiquaires… mais on leur a fait leur fête…

Il fait déjà chaud de bon matin. Quand on regarde l’heure au moment d’émerger on a l’impression qu’il est déjà 9h, en nous référant à la lumière à l’extérieur et à la chaleur dans le camion. Mais en fait il n’est que 7h45. C’est aussi ça la Scandinavie…

Au petit déjeuner on attaque fort avec du fromage fumé acheté l’avant veille. Sur des cracottes ou des biscottes, c’est un régal.

On replie nos affaires, on range tout, et c’est parti pour une belle journée.

On emprunte tout d’abord le pont qui relie Kalmar à l’île d’Öland.

L’ïle d’Öland est une longue île en forme de haricot vert qui longe la côte sud-est de la Suède. Elle fait dans les 140km de long et entre 4 et 15 km de large environ. Autant dire qu’il nous a fallu choisir la zone qu’on voulait explorer.

Aidés du Lonely et d’une carte qu’on a récupérée à l’office du tourisme situé juste en arrivant sur l’île, on a choisi de nous concentrer sur le sud de l’île. Cette partie est très riche en monuments historiques et archéologiques. Le nord est plutôt « longues plages de sable fin », ce qui peut être bien, mais qui n’est pas dans notre trip actuel.

On repère donc sur la partie sud de l’île tous les spots qui nous semblent intéressants et on démarre la visite.

Le premier arrêt est sur le site de Karlevistenen. On peut y admirer une des plus belles pierres runiques de suède.

Sur la pierre il y aurait écrit un poème écrit en Drottkvätt (ne me demandez pas ce que c’est) à la gloire d’un certain Sibbe « roi des mers, fort dans la guerre ».

On continue notre route et on s’arrête près d’un alignement de moulins à vent.

L’île d’Öland en compterait près de 400 sur les 2000 construites à l’origine ! Nous on en a compté une bonne cinquantaine.

On s’arrête ensuite sur le site de « Mysinge Hög ». Il s’agit d’une longue colline qui devait servir de site funéraire entre 500 avant notre ère et 1000 après (bien que certaines tombes dateraient de -4000).

Le site n’est pas très impressionnant en soi, mais c’est la taille du site qui étonne.

En continuant la route du sud on admire les champs de blé fraichement coupé.

 

On arrive ensuite au site de Gettlinge qui impressionne par les pierres viking disposées en forme de bateau.

Chacun de ces arrêts ne dure que quelques minutes mais est l’occasion d’en apprendre un peu plus sur l’histoire locale (sans compter qu’on se dégourdit les jambes et qu’on trouve ces monuments très chouettes.

On continue notre route vers le sud et on arrive à Södra Bruket.

L’endroit est impressionnant, mais on n’est pas certains d’avoir compris de quoi il s’agissait (on pense à une distillerie… quelqu’un peut confirmer ?)

il y a pas mal de monuments qui cohabitent sur des prairies où l’on trouve également des vaches ou des mouton. Du coup, pour y accéder, il faut passer par ces petits escaliers.

Ce serait le coeur de la distillerie…

La cheminée est vraiment grande. Pour s’en rendre compte, j’ai placé un (petit – 4 ans et demi) repère dans un des angles…

On poursuit notre route, mais cette fois on traverse l’île d’ouest en est. On passe par la réserve d’Alvaret. L’endroit nous fait penser à des paysages méditerranéens (Espagne ? Croatie) tant les routes sont dégagées et la végétation parait aride.

De l’autre côté de l’île, on commence à avoir faim (12h30). On hésite à chercher un supermarché pour un picnic ou une autre solution. Finalement, le destin voudra qu’on tombe nez à nez avec un panneau indiquant que les habitants d’un minuscule village de pêcheurs ont monté un p’tit stand de vente de poisson frais sous plusieurs formes.

Le village de pêcheurs. Oui, c’est tout.

ça va, ils ont bon goût niveau voitures.

Le p’tit stand d’Anni

On se laissera tenter par du fish & chips et une assiette de poisson délicatement fumé sur son lit de KartoffelnSalad 😀

Après ce super repas, c’est le moment de rebrousser chemin et de repartir vers le nord (après une turbo sieste pour certains).

On remonte toute l’île et on reprend le pont qui nous ramène à Kalmar.

Là on a repéré le château qui, d’après le lonely, vaut vraiment une visite.

On se gare dans un parking du centre-ville de Kalmar qui:

  1. accepte étonnement les camping-cars
  2. ne fait payer le parking que jusqu’à 15h. Autant dire qu’avec 2SEK (0,2€) on aurait pu dormir ici sur place…

Bon, déjà on est garés, il faut maintenant trouver le château. C’est pas tout ça, mais il est situé complètement à l’opposé, de l’autre côté de la ville. On met Eden sur son vélo et nous partons à pieds pour traverser la ville de Kalmar.

Toujours ces petites maisons colorées

L’arrivée au château de Kalmar.

Dans la cour intérieure du château il y a des activités organisées pour les enfants : combats de chevaliers vikings (un enfant en déguisé avec armure + épée contre un comédien déguisé en viking), des princesses viking de partout (OMG). Eden s’est juste essayé à retirer Excalibur du rocher.

Avec beaucoup de succès. Elle va accéder au trône d’Angleterre très prochainement…

Sinon, nous avons droit à une visite des appartements royaux avec un guide.  Les explications sont plutôt fun, la guide étant à la fois très pédagogue, mais complétant quelques unes des histories par des anecdotes personnelles ou pensées philosophiques (on en est arrivé à parler « fake news » avec elle…)

La chambre de la reine et son lit à baldaquin

Les salons de la reine

Le plafond de la chambre du roi

Eric, le roi, était hyper parano. Du coup il aurait fait construire une porte secrète (située juste à gauche de la cheminée) qui lui permettait de quitter cette pièce en cas de problème. Bon, c’est là qu’on a commencé à parler Fake News, notre guide nous ayant fait remarquer que l’histoire est écrite par les vainqueurs. Il se trouve que c’est le demi frère d’Eric qui a pris le pouvoir (de force) et a fait emprisonner Eric. Ce dernier serait mort empoisonné à l’arsenic (découverte récente) alors que la légende (ancrée dans la tête de tous les suédois) dit qu’il se serait tué avec un bol de soupe au pois…

la salle à manger.

le plafond (d’origine, non restauré) de la salle du trône

L’autre partie du château est consacrée à une exposition temporaire portant sur Léonard de Vinci. Pas sur ces peintures, mais sur ses inventions.

On trouve quelques (copies certainement de ses) manuscrits.

Ainsi que des maquettes en taille réelle, en modèle réduit ou agrandis de certaines de ses inventions. Certaines maquettes peuvent être manipulées et permettent ainsi de comprendre les mécanismes imaginés par ce génie du 15 et 16ème siècle, bien avant que ces mouvements aient été réalisés pour de vrai.

On termine notre visite vers 17h30.

Le château vu de l’extérieur

En repartant on s’arrête pour manger une glace au port.

Puis on traverse la ville pour rejoindre le camion.

Quelque chose se prépare ici car toutes les rues du centre sont fermées à la circulation.

On a demandé à une jeune qui s’occupait de la circulation. Il y aura ici une course de vélo dans toutes la ville. Les enfants à 18h30 et les adultes à 19h30.

On n’a pas vraiment le temps (ni l’envie) de voir ça, alors on trace notre route jusqu’au camion.

On décide de rester dans le coin cette nuit, mais de trouver exceptionnellement un camping pour faire une machine, les vidanges, et recharger les batteries (appareil photo, PC portable…).

Le camping de Kalmar nous semble répondre à nos critères. On s’arrête en chemin faire quelques courses puis on se rend sur place.

Il reste une seule place pour camping-car avec électricité. Elle sera pour nous. L’emplacement n’est pas terrible car en plein soleil, et juste à côté du portail d’entrée du camping, mais on va s’y faire.

On profite de toutes les installations du camping :

  • Vidanges des eaux et remplissage de la cuve
  • prise 220V pour recharger les appareils électriques
  • machine à laver et à sécher

et surtout, une bonne douche chaude avec plein d’eau. Ca fait du bien. Bon, pour l’anecdote, il faut une carte pour entrer dans la douche (individuelle). Ensuite, il y a deux loquets. J’avais fermé les deux. En voulant ressortir : plus moyen d’ouvrir la porte. j’étais condamné. Obligé d’appeler Poupoussy pour qu’elle vienne m’ouvrir avec l’autre carte qu’on avait reçu… Bon, le temps qu’elle arrive, une dame a eu pitié de moi et m’a ouvert la porte avec sa carte… 😀

 

PS : j’ajoute ceci pour les amateurs :

2 août 2018 – Ahus – Kalmar

L’article d’hier n’a pas été publié hier soir comme prévu. En fait l’auteur s’est écroulé de fatigue et n’a pas pu finir la rédaction. C’est donc ce matin que l’article a été terminé.

La nuit a été calme. Notre spot s’est avéré excellent, avec très peu de passage (normal, c’était dans une réserve naturelle, au dernier parking accessible…). D’ailleurs, c’est pas très clair si l’endroit est autorisé pour les camping-cars. Aucune interdiction sur la route qui mène à la réserve naturelle (contrairement à plein d’autres spots dans la région où nous avions vu de gros panneaux pas très sympa envers les camping-cars, caravanes et tentes…). A la fin de la route il y a deux parkings. Un qui est clairement interdit au CC, et l’autre où il n’y a aucune indication. A priori c’est autorisé / toléré. En tout cas, on n’a pas été embêtés…

Ce matin donc : petit déjeuner avec quelques produits locaux achetés la veille (Miam, le cottage cheese !), puis nous sommes partis en direction du centre d’Ahus (avec un h). C’est en effet d’ici que provient la plus célèbre des marques de vodka suédoise : Absolut!

D’après notre Lonely, un « Absolut Experience Center » est ouvert au public, et il propose aussi des visites guidées de l’usine à certaines heures de la journée. On s’est dit que si la visite se déroule comme celle du chocolat Cailler à Broc, près de Gruyère, eh ben le spectacle risque d’être drôle à la sortie (pour ceux qui ne nous auraient pas encore rendu visite : vous comprendrez lors de votre prochain passage – on vous y emmenera 🙂 )

En arrivant sur place on trouve porte close. On se renseigne à l’entrée de l’usine. En fait l’Experience Center n’ouvre qu’à midi. Et il n’y a pas de visites guidées aujourd’hui, mais seulement à partir de samedi.

Tant pis, on reviendra.

Devant l’entrée du bâtiment, sûrement un ancien distillateur


mais bien décoré

On décide au moins de faire le tour de l’usine.


des camions bien chargés partent d’ici

l’usine Absolut

ça sent l’alcool fort à plein nez tout autour de l’usine.

On fait un petit tour dans Ahus (avec un h). La rue principale est charmante

Plein de belles maisons dans Ahus

Il y a même une brasserie dans Ahus

Tant pis pour Absolut! On décide de tenter le tout pour le tout avec un autre monument de la culture suédoise : Ikea.
En effet, à quelques 90km d’Ahus se trouve la ville de Älmhult où Ingvar Kamprad, le fondateur de la célèbre marche jaune et bleue a ouvert son premier magasin en 1958.

On trace donc jusqu’à Älmhult, et en chemin ce qui devait arriver arriva : le soufflet s’est détaché.
En 5 minutes poupoussy est repassée sous le camion et a fait une réparation à la MacGuyver.
Bon, c’est de plus en plus grossier les réparations, mais ça a l’air de fonctionner.


C’est la période des moissons partout dans la région

En arrivant au musée IKEA il est déjà 12h30. On décide d’aller voir si les boulettes de viande sont aussi bonnes que chez nous.


Le musée se situe dans le premier magasin IKEA ouvert

Eh bien elles sont bien meilleures ici. Et en plus, on a le choix entre des boulettes de viande (de boeuf – enfin, c’est ce qui est indiqué sur le panneau), des boulettes végétariennes, des boulettes de poulet, des boulettes italiennes ou des boulettes de saumon… elle est pas belle la vie ?


Et elles sont bien servies en plus, pas avec des pauvres frites surgelées !

Une fois rassasiés, on entre dans le musée. Il y a plusieurs parties :
– l’exposition permanente qui présente l’histoire d’Ikea depuis sa création jusqu’à aujourd’hui
– une partie dédiée aux enfants (ou aux grands enfants) permettant à chacun de créer quelque chose à partir de matériaux bruts
– et enfin, une exposition temporaire sur les « ikea Hacking », ces détournements d’objets ikea…

On commence par cette dernière partie, et Poupoussy est tout de suite attirée par des machines à coudre qui permettent à chacun de fabriquer son propre sac en « jute plastique » ikea (mais si, les sacs jaune ou bleus…).
Elle se lance dans la confection d’un modèle spécial pour Eden :

Élaboration du patron et rebouclage avec le client

Réalisation d’un prototype


sous l’oeil mi-intéressé mi-distrait du client

Pendant ce temps, d’autres élaborent des robes traditionnelles à base de sac bleu et jaune


Le client semble satisfait de la première version

Mais en allant dans l’espace dédié à la création, des améliorations sont proposées.


D’abord cette version florale aux couleurs estivales


Le client est toujours content on dirait (enfin, difficile de deviner à quoi elle pense quand elle pose comme ça)


La version définitive verra l’ajout d’un pompon du plus bel effet.

Bravo Poupoussy !

De mon côté j’ai aussi commencé par l’exposition temporaire qui m’a beaucoup plû.


Avec par exemple cette lampe fabriquée avec les verres en plastique colorés


ou cette étagère Expedit (qui s’appelle Kallax maintenant sauf erreur) tranchée sur les côtés

pas mal de créations avec les cintres en bois

Et cet étonnant assemblage de chaises

On passe ensuite à l’exposition permanente elle aussi très intéressante pour qui aime bien cette marque (Mimi, si tu nous lis 🙂 )


le début de l’exposition : deux murs colorés avec des objets IKEA icôniques

On trouve de tout : des pièces d’époque reconstituées selon les premiers catalogues, des photos de familles et explications sur le fondateur, ses succès et ses échecs (à ce propos, rien n’est caché sous le tapis : ni ses années de sympathisant du mouvement nationaliste suédois, proche du parti Nazi pendant la seconde guerre mondiale, ni le fait qu’il ait déménagé au Danemark puis en Suisse – même si le motif fiscal n’est pas forcément mis en avant…), mais aussi la philosophie d’Ikea, l’ouverture aux designers du monde entier, l’évolution du catalogue etc. Le tout dans une scénographie que j’ai trouvé excellente.


exemple de pièce du catalogue des années 50 reconstituée


les matériaux utilisés aujourd’hui


Les catalogues sont traduits dans de nombreuses langues


même l’hébreu

D’ailleurs, un stand permet de se faire prendre en photo dans un décor IKEA proche de celui ci et d’y incruster des éléments de la couverture du catalogue. J’essaierai de vous montrer les résultats demain si j’y pense…


l’évolution du logo

La scénographie réussie… tout en sobriété

On finit enfin par la salle dédiée à la créativité. C’est là que Poupoussy a finalisé le sac d’Eden.


Moi je me suis amusé avec des perles

Tandis qu’Eden avait carte blanche…


Elle a mis beaucoup (trop?) de colle sur une feuille blanche.
On a décidé de faire don de son œuvre au musée IKEA.
Peut être qu’ils l’afficheront avec les autres créations…


oui, parce qu’il y en a qui se lâchent complètement…

Il est 17h30, on décide de partir en direction de l’est, vers Kalmar.
On prend les petites routes plutôt que l’autouroute ou les voies rapides. Ca nous permet de voir la « vraie » Suède, avec ses forêts, ses lacs, ses maisons rouges et jaunes bien entretenues, avec devant chacune une petite étagère avec les produits locaux (miel, eux, pommes de terres, courges…) en libre service.


la route est parfois très étroite

c’est aussi plus simple pour s’arrêter prendre des photos quand on en a envie

A un moment, on est attirés par une église avec une construction particulière à côté

En nous rapprochant pour voir de quoi il s’agit, on se rend compte qu’un troupeau de vaches a eu chaud et a décidé de se mettre à l’eau !

Etonnant !

Pour ce soir on se rapproche de Kalmar, mais on trouve un spot en dehors de la ville, au bord de l’eau.


enfin, plus précisément au bord de la forêt, à 100m de l’eau.

En arrivant on va faire un petit tour de reconnaissance.


Toujours ces pontons photogéniques

Des gens se baignent. Un groupe de filles fêtent (probablement) l’EVJF de l’une d’entre elles.

On termine la journée avec un p’tit apéro et une salade bien fraiche dans le camion. Oui, il fait encore chaud ici. On a vu du 37° sur le thermomètre dans le camion.
Et chez vous ça se calme un peu la canicule ou bien ?

1er août 2018 – Bjärred – Ahus

La nuit a été calme, même s’il fait toujours un peu chaud.
Ce matin on décide d’aller prendre le petit déjeuner à Lund, ville voisine qu’on voulait de toutes façons visiter. Ca nous permettra de charger le PC dans le café où on sera et de finir l’article de la veille.

Avant de quitter notre superbe emplacement, on se balade encore un peu sur le ponton.

On prend ensuite la direction de Lund qui n’est située qu’à une dizaine de kilomètres de là.

On trouve une place pour nous garer tout près du centre historique. Eden enfourche son vélo et c’est parti pour une balade dans la ville.

On trouve rapidement un café qui sert des p’tits déjeuners pour 40SEK (environ 4€), soit une boisson et une tartine.

Une fois le p’tit dej englouti et l’article envoyé, on parcours le centre ville.

On passe d’abord par la place de l’université où se trouve le bâtiment de l’administration ainsi que quelques facultés.

Bon, le bâtiment n’est pas très impressionnant, mais en vrai il est plutôt imposant.

Le drapeay « rainbow » devant l’université. ils sont open !

Dans les rues les vélos sont partout. OK, c’est quand même pas au niveau d’Amsterdam, mais quand même, il y a des parkings à vélo dans tous les recoins.

On entre ensuite dans la cathédrale de Lund et on admire la belle horloge astronomique qui date du 15ème siècle et qui fonctionne toujours !


2 fois par jour il y a toute une musique et des marionnettes qui bougent…

On continue ensuite la balade en passant devant l’hôtel de ville. Ils ont voulu copier Paris Plage, mais il manque juste la plage en fait…

On trouve un magasin de fringues et je me trouve enfin des short.


Eden aussi fait des emplettes


pas envie de manger dans ce resto japonais…

Il fait toujours aussi lourd (en fait le temps est orageux). D’ailleurs, on se prend la pluie chaude sur nous en déambulant dans les rues de Lund. Ca fait du bien même si ça colle un peu…

Avant de quitter la ville on visite Drotten Kyrkoruins, musée gratuit en sous-sol qui montre des vestiges d’une église et d’un cimetierre anciens qui ont été découverts lors de fouilles archéologiques réalisées dans les années 1970 – 1980. Il y a quelques squelettes bien conservés, ainsi que les fondations de l’église. Ce qui est fort, c’est qu’ils ont quand même construit l’immeuble qui était prévu au dessus des ruines, mais qu’ils ont gardé un accès aux sous-sol et en ont fait un musée ! Pas bête !

On prend ensuite la route en direction de l’est, jusqu’à Simrishamn.
Sur la route, on se prend un violent orage avec mélange de pluie et de grèle.

En arrivant à Simrishamn, on décide de tous faire du vélo pour visiter la ville.
On les descend (on commence à maîtriser maintenant… c’est relativement rapide). J’accroche le vélo d’Eden avec le mien avec le nouveau système qu’on a acheté avant de partir : le Follow-me.


Remarquez mon nouveau short !

Avec le Follow-me, le vélo d’Eden et le mien ne forment qu’un. C’est aussi rigide qu’un tandem. Pas de risque de bascule de part et d’autre. Eden adore.

On fait un premier tour de reconnaissance. On trouve un plan de la ville à l’office du tourisme, et du coup on se rend au supermarché pour acheter de quoi manger ce midi (il est déjà 14h00). Puis on se rend au port et on trouve un peu d’ombre sous un arbre, près de l’eau.

Après le repas, on reprend les vélos et va visiter le musée de l’automobile de Simrishamn. Il s’agit, parait-il, du plus grand musée automobile de scandinavie. Bon, j’avoue avoir été un peu déçu, surtout par la (non) mise en valeur des véhicules qu’il héberge.

On démarre par une pièce où il fait facile 35° avec des tas de jouets pour Eden.

Tout est à disposition des enfants (c’est aussi ça l’état d’esprit dans les pays scandinaves).

Il y a plusieurs pièces qui exposent tout d’abord des jouets pour enfants, des maquettes de voitures et d’autres véhicules, etc.

Les suédois ont semble-t-il une passion pour les mini planeurs.

Vient ensuite la partie la plus intéressante (pour moi), avec plusieurs centaines de véhicules anciens présentés au public. Le seul souci c’est qu’il n’y a pas vraiment d’ordre. Tout est mélangé. On trouve des voitures de différentes époques les unes à côté des autres, des mélanges de marques et de styles…

Bref, de belles voitures, mais présentées un peu n’importe comment, et avec d’horribles mannequins pour soit disant les mettre en valeur.

Un vieux camion de pompiers Volvo

Mais pourquoi ces mannequins assis dans le fauteuil ?

Un des plus vieux modèles exposé. Il ressemble à s’y méprendre à un chariot tiré par des chevaux, sauf qu’on a supprimé les chevaux et qu’on a ajouté un moteur.

Pourquoi ces mannequins ?

Belle couleur !

Le coin des américaines…

D’autres ici

Sympa l’ancien logo de Dodge

Petit modèle…

Il y avait aussi un coin pour les françaises…

J’ai demandé à Eden quelle était la voiture la plus jolie du musée. Elle m’a dit que c’était celle-là. Ma fille a vraiment des goûts de merde 😀

On dirait pas trop la voiture de Cruella dans les 101 dalmatiens ?

Même les mercedes n’étaient pas rangées dans l’ordre…

La voiture de Mickey

une « petite » mercedes

On sort du musée et on se prend en photo avec les véhicules qui sont stationnés devant :


Eden avec son hélicoptère


et moi avec une petite voiture facile à garer

On quitte le musée et on finit par une dernière balade en vélo dans la ville.


Le port


et les belles maisons colorées

Il est temps de quitter Simrishamn, mais juste avant, faisons le plein du « petit » frigo pour les prochaines jours.
Un passage dans un supermarché d’un pays étranger est toujours une expérience enrichissante.

En l’occurrence ici, on a appris que concombre se dit Gurka, et qu’il est facturé au poids et non à la pièce…

On a aussi fait le plein de légumes et on commence à acheter les produits locaux (notamment le poisson mariné… mmmm)

D’ailleurs dans les produits locaux, il y en a qui nous ont bien fait marrer.


Joyeux anniversaire avec des crevettes


Joyeux anniversaire avec du fromage et du bacon 😀

On quitte définitivement Simrishamn et on se dirige plein nord en direction de Ahus (avec un h).

On a une bonne cinquantaine de kilomètres à parcourir, et on décide d’essayer de trouver un emplacement sympa, si possible au bord de l’eau, quelque part entre les deux villes.

Un lièvre qu’on a croisé au bord de la route, dans un champ

On va finalement passer par pas mal d’endroits, mais ils sont soit pas très fun (genre un énorme parking en bitume en théorie pas très loin de la mer, mais sans aucun charme ni aucune vue), soit pas accessibles aux camping-car.

Lors de notre dernière tentative (avant d’aller dans une aire payante), on décide de tenter notre chance dans une réserve naturelle. Il y a deux parkings en bout de la route. L’un est clairement interdit aux camping-cars, mais sur l’autre rien n’est indiqué. Il y a dejà deux campings-cars ici, mais il y a de l’espace à gogo.

On décide de nous arrêter là.

Eden et moi partons faire un tour de reconnaissance, et on trempe les pieds dans l’eau.

On se rend compte qu’elle est presque chaude (comprendre : probablement au dessus de 25° sinon je ne serai pas rentré). Alors on revient, on enfile nos maillots de bain et nous voilà dans l’eau !

La suite est plus classique : repas du soir, préparation d’Eden pour le couchage, rédaction de l’article et dodo.

31 juillet 2018 – Mons Klint – Bjärred

Notre emplacement était parfait cette nuit. Nous étions idéalement placés sous un arbre, donc bien au frais, et finalement les corbeaux se sont calmés pendant la nuit.

On se lève tôt (bon, on n’a pas trop le choix avec Eden), vers 7h30.
Le soleil est déjà levé et ça commence déjà à chauffer.
On prend un petit déjeuner rapide et on s’équipe pour faire notre randonnée dans les falaises.
A 8h30 on démarre notre balade.

ça commence par une belle descente de 500 marches pour arriver tout en bas des falaises.


Les marches


tout frais pour la descente. Malheureusement j’ai oublié de prendre la même photo quand on a fini. on n’était pas complètement les mêmes 😀

Au bout d’environ 500 marches on arrive en bas des falaises de craie. le spectacle est grandiose.


Ninja !


C’est vertigineux


Bon, j’ai kiffé les paysages, alors vous allez en bouffer de la craie 😉

Il fait super chaud en bas, avec la réverbération de l’eau et de la craie. On souffre, on transpire. Eden se plaint un peu mais avance quand même bien.

On arrose Eden pour qu’elle ait moins chaud


Il parait que quand il pleut, des petits blocs de craie se détachent de la falaise… celui ci doit faire mal quand il arrive


Follow me

Au bout d’un peu plus d’un kilomètre à marcher dans les galets et dans la chaleur, enfin la délivrance


l’escalier pour remonter


un peu de fraicheur sous les arbres


mais ça grimpe sec les 500 marches.

Dans la foret, on trouve des framboisiers au bord du chemin


En arrivant tout en haut, on voit les gens qui marchent en bas. ils sont tout petits

je ne m’en lasse pas


Ohad s’est caché sur cette photo. sauras-tu le retrouver ?

On rentre au camion fatigués, mais heureux de cette belle boucle.

On comprend qu’on a bien fait de partir tôt parce qu’entre temps le parking s’est bien rempli !

On prend ensuite le camion en direction du nord. On fait quelques kilomètres le long de la falaise et on arrive à Liselund, un joli parc arboré aménagé en bordure de la falaise.

l’endroit est magnifiquement bien entretenu. On y trouve de belles pelouses avec des étangs et des canards qui gambadent…

Vue d’ensemble

La petite cabane au fond du jardin, j’y vais quand j’ai besoin… c’est un charmant petit trou, tout entouré de cailloux…

Le manoir

On repart de Liselund et on retourne en direction de l’ouest de l’île de Mon. Le Lonely conseille de visiter plusieurs églises dont les plafonds sont recouverts de peintures « primitives », dont le style pourrait être qualifié de naïf. Il s’agit en fait de peintures représentant des évènements de la bible réalisés au 15ème et 16ème siècle par des artistes locaux. Ils ont été ensuite recouverts de chaux blanches par les Luthériens qui y voyaient des représentations trop marquées du catholicisme. Ce n’est que bien plus tard qu’elles ont été redécouvertes (elles étaient du coup bien conservées – car protégées par la chaux blanche).

Il y a plusieurs églises dans la région. On a décidé d’en visiter une : celle de Keldby.

De l’extérieur le style est assez sobre. Il y a un cimetière qui entoure l’église avec des tombes portant des noms locaux : Rasmussen…)

Vue d’ensemble de l’intérieur

Mes cours bibliques sont assez lointains, mais je crois reconnaitre Eve qui sort de la côte d’Adam 😀

Et là probablement le serpent qui tente Eve avec une pomme… et du coup Adam et Eve qui se cachent le sexe avec un bout d’arbre…

Bref, c’est assez drôle.

On repart de Keldby et on retourne à Stege pour trouver à manger. La ville est en pleine effervescence : on dirait qu’il y a un marché ou un vide grenier. Toute le centre ville est coupé à la circulation et la ville n’est accessible qu’à pieds.

On se gare sur un des nombreux parkings disponibles autour de la ville. On trouve même une place sur le gazon et à l’ombre.

On part faire un tour en ville.

Les rues de Stege

Bel alignement de maisons

Han, ce contraste de couleurs !

On cherche un endroit pour manger et charger le portable pour pouvoir poster l’article de la veille. On tombe par hasard sur un excellent restaurant qui sert des burgers locaux. Il se trouve aussi que c’est le seul restaurant du Danemark qui ne dispose d’aucune prise électrique pour ses clients. On a demandé au serveur, mais c’est impossible de se brancher car c’est trop proche des appareils de la cuisine…

Bon, le burger était super bon, avec notamment des herbes qu’on ne connait pas par chez nous. Et les frites de patates douces <3

Le nom du resto si jamais vous passez dans le coin !

En revenant au camion (bien rassasiés), on décide tous de faire une petite sieste 🙂

On prend ensuite la direction du nord. On passe sur un premier pont qui relie l’île de Mon à l’île de Sjaelland (la plus grande du Danemark, et sur laquelle se trouve Copenhague.

On s’arrête sur un aire d’autoroute pour faire une vidange des eaux, refaire le plein, et envoyer (enfin) l’article de la veille.

L’emplacement du robinet d’eau est bizarre. il nous oblige à nous mettre sur le gazon sinon le tuyau est trop court.

On continue ensuite vers le nord et on passe le magnifique pont-tunnel d’Öresund qui relie le Danemark à la Suède.

4km de tunnel suivis de 7km de pont ! rien que ça.

En arrivant en Suède, on prend la direction du nord en contournant Malmö (on veut éviter les grandes villes). On cherche une place au bord de l’eau.

Après plusieurs tentatives on trouve un petit parking juste en face de la mer, avec vue sur un magnifique ponton et avec le pont d’Öresund au loin.

Pendant que Poupoussy fait quelques rangements Eden et moi partons faire un tour de reconnaissance sur le ponton.

Au départ sur le ponton

La plage de part et d’autre, mais c’est pas là que la plupart se baignent…

Vue depuis le ponton

Eden sur son vélo.

En fait au bout du ponton se trouve une zone circulaire avec des petits casiers en bois et un escalier qui descend dans l’eau. Les suédois viennent se baigner ici !

Les enfants ont pied ici, l’eau n’est vraiment pas profonde

Le pont d’Oresund en fond

Et Malmö également

Les plus téméraires sautent du ponton

On repart dans l’autre sens.

De l’orage dans l’air ?

sur le chemin du retour

On voit notre Züüd

On rentre au camion et on mange un repas (léger, mais chaud !)

Je m’installe ensuite sur un autre ponton pour écrire l’article du jour. Le coucher de soleil est incroyable.

Malheureusement, comme la veille, plus de jus dans le portable. Il faudra continuer demain.

 

30 juillet 2018 – Ahrensburg – Mons Klint

La nuit a été relativement courte : Ce spot n’est pas à recommander car la route à proximité est assez passante dès que le soleil se lève. On a donc été réveillés par le bruit des voitures et camions qui passaient par là.
Bon, puisqu’on est levés, autant en profiter pour nous préparer.
Après un petit déjeuner classique on range les affaires et nous voilà partis en direction du Danemark.

Au préalable, on avait repéré un garage Mercedes à Lübeck. On décide d’y faire un saut histoire de voir s’ils peuvent nous aider avec notre soufflet de cardan.

En prenant l’autoroute on voit sur le côté un autre garage Mercedes, mais comme on ciblait celui de Lübeck, on continue notre route sur une quinzaine de kilomètres.

En arrivant à Lübeck on se rend dans le garage qu’on avait repéré. A l’accueil on m’indique que pour les fourgons, camions et camping-cars il faut se rendre à un autre garage Mercedes, situé près de l’autoroute à une quinzaine de kilomètres de là… Tiens tient, ça me dit quelque chose 😮 .

Bon, la dame est sympa et scanne ma carte grise et prévient le garage de l’autoroute de notre arrivée.

On fait donc le chemin inverse sur 15 kilomètres et nous voilà arrivés à l’autre garage Mercedes. A l’accueil on m’indique qu’ils ont effectivement été prévenus de notre visite, mais qu’ils ne sont pas sûrs d’avoir notre pièce, et que même s’ils l’avaient, ils n’auraient pas le temps de la monter (trop de boulot). On nous fait quand même patienter un petit quart d’heure le temps que le responsable des réparations finisse sa pause café.

Il arrive au bout d’un moment et demande à regarder le problème. On installe Züüd sur une fosse et on passe ensemble sous le camion. Il tripote le soufflet dans tous les sens (arghhh, le super montage de Poupoussy !) et dit qu’il faut effectivement changer le soufflet et graisser le cardan. On se dirige vers le responsable du stock de pièces détachées qui confirme qu’ils n’ont pas la pièce. Il peuvent la commander mais ils ne la recevront que demain au mieux. Je demande si on peut la faire livrer directement au Danemark, mais c’est pas possible pour eux. Le gars me dit qu’on peut quand même rouler comme ça, que ce serait mieux de changer le soufflet mais qu’en l’état on ne craint rien.

Rassurés, on repart en direction du Danemark, et on se dit qu’on essaiera de voir à Copenhague ou directement en Suède.

On emprunte donc pour la 3ème fois le tronçon de 15 kilomètres entre le garage et Lübeck. Au bout de 2km sur l’autoroute, un bruit suspect vient de sous la voiture. Oui, oui, c’est bien notre soufflet qui s’est décroché. Le gars l’a trop touché et il n’était plus en place.

On s’arrête dans une zone commerciale près de l’autoroute. Je cherche (en vain) un short chez décathlon (il faut chaud!), pendant que Poupoussy répare le soufflet.

On repart et quelques minutes plus tard, le même bruit revient.

On s’arrête dans une station service et on procède à une ultime réparation (serflex + scotch américain… si avec ça il se défait encore le soufflet, ça va chier pour sa maman).

Cette réparation sera la bonne, et on peut maintenant rouler en direction de Puttgarden pour prendre le ferry.

Les autoroutes allemandes c’est quand même pas l’extase… hyper chargées, et avec ces fameuses dalles en béton qui font que tout tremble dans le camion.

Le pont qui permet d’arriver sur l’île où se situe Puttgarden.

En arrivant à Puttgarden vers 13h30 on se rend compte qu’on n’est manifestement pas les seuls à avoir eu l’idée de traverser la mer en direction du Danemark aujourd’hui :

On prend notre ticket (125€ quand même !!!) et on attend dans la file derrière de nombreux autres camping-cars.

Je pensais qu’on partirait rapidement, mais finalement on mettra presque 2h avant d’embarquer ! c’était long, et il faisait super chaud dans le camion en plein cagnard (36°).

Une fois à bord on se rend d’abord sur le pont supérieur pour admirer le départ.

Puis on se rend à l’intérieur à la recherche de nourriture (il est déjà 15h30 et l’estomac crie famine).

Ce sera pâtes bolo pour tous – de la haute gastronomie allemande 🙂

Une fois descendus du ferry, on peut dire qu’on démarre réellement les vacances ! Finies les autoroutes allemandes. A nous la scandinavie !

Première destination, Klekkende Hoj, un tumulus du Néolitique qui renferme une chambre funéraire parfaitement bien conservée, avec des objets et des crânes qui datent de plus de 5000 ans! la balade pour y aller et revenir est très agréable également.


Le parking pour accéder au tumulus.


on traverse les champs de blé fraichement coupés. On voit le tumulus tout au fond, c’est le petit monticule de terre…

La chambre funéraire. pour y accéder, il faut se faufiler dans un trou d’à peine 1m de haut !

En repartant, on prend la direction de Mons Klint. Il s’agit de la pointe est de l’île de Mon. Elle est caractérisée par de hautes falaises de craie qui plongent dans la mer.

On se gare sur le parking (payant) des falaises et je pars faire un petit tour de repérage avec Eden (l’idée est de faire une petite randonnée demain matin avant qu’il ne fasse trop chaud).

Il y a au départ un aménagement pour personnes à mobilité réduite pour qu’elles puissent également admirer les falaises.

bon, elles ne voient pas grand chose quand même, faut pas déconner.

mais ensuite, le chemin suit le bord de la falaise et ça devient plus intéressant :

Eden dans la forêt


beaucoup de feuilles mortes ici


Eden marque son territoire

On a même aperçu une biche sur le chemin du retour. Il y avait des bruissements devant nous. La biche était à 15m de nous. Je l’ai regardé, elle m’a regardé, j’ai regardé Eden pour lui dire de ne pas faire un bruit, et le temps que je dégaine mon appareil photo elle avait foutu le camp…

De retour au camion, on se prépare à passer la nuit ici. ça a l’air très calme à part les corbeaux qu’on entend beaucoup. j’espère qu’ils vont se calmer cette nuit 😀

Je m’installe sur un gros rocher pour écrire l’article du jour. Arrive le moment fatidique où le portable affiche « il ne vous reste plus que 10% de batterie, dépêchez-vous de finir votre article sinon ça va couper chérie ». Je pars faire un tour au café des falaises qui est déjà fermé, au musée géologique qui est déjà fermé, à la buvette qui est déjà fermée…
Bref, voilà qui explique pourquoi je n’ai pas pu envoyer l’article ce soir. Tant pis, ça attendra demain.

29 juillet 2018 – Neuburgweiser – Ahrensburg

Aujourd’hui est une journée « hardcore ».
Non pas parce que nous allons visionner des vidéos au contenu douteux, mais parce que nous avons plus de 700km à parcourir si on veut arriver jusqu’au Danemark.
C’est ambitieux, mais possible. A condition de partir tôt, de ne pas avoir de travaux sur la route, pas trop de bouchons, et pas de problèmes mécaniques ou d’autres surprises de ce type.

Pour le premier point, on démarre pas trop mal : Eden se réveille sur les coups de 7h et des poussières pour aller aux toilettes, et ne se rendormira pas. Bon, elle s’occupe seule dans le lit, mais on se dit que c’est un bon prétexte pour nous préparer et prendre la route.

Un bateau qui passe par là de bon matin.

On a ramassé quelques coquillages sur les bords du Rhin ce matin.

On décolle aux alentours de 9h. Pas trop mal pour un début.

Il n’y a pas trop de monde le matin, ça roule bien.
On passe à côté de Mannheim, Wienheim, Oppenheim, Bensheim, Hockenheim, Heppenheim, Seeheim, Jugenheim, Rödelheim, Bad Nauheim, Kirchheim et Northeim (véridique).

Plus sérieusement, on trace plein nord à travers l’Allemagne, puis on bifurque vers le nord est pour nous diriger vers Lübeck et Puttgarden où on peut prendre un ferry pour Rodby au Danemark.

A un moment donné, les astres s’alignent pour que je puisse battre un nouveau record de vitesse :
– Il y a 3 voies sur l’autoroute
– peu de monde
– et surtout une belle descente sur une grande distance.

J’appuie sur l’accélérateur et fait une pointe à 132km/h 🙂

La preuve 🙂

Quelques secondes après cette belle réussite qui marquera à jamais l’histoire des Hymer (je pense que le record peut être homologué), un bruit suspect fait son apparition. On se demande d’où ça vient, mais c’est bien le camion… on dirait que ça vient d’en dessous.

On s’arrête une première fois sur une petite aire d’autouroute et on regarde, mais on ne voit rien de particulier. On pensait au départ à quelque chose lié à la roue (comme on avait eu en Finlande où un des pneus avait commencé à se déchiqueter et qu’on avait mis longtemps à nous en apercevoir car c’était le pneu « interne » des roues jumelées à l’arrière), mais ils sont tous nickels.

On reprend la route pour voir si le bruit continue, et c’est bien le cas. On sort à la première sortie d’autoroute et on cherche une nouvelle fois l’origine du bruit.

PS : Pour la suite de l’histoire, les termes utilisés proviennent de mes souvenirs anciens de classe prépa et d’école d’ingénieurs – je demande votre indulgence :).

Finalement, c’est Poupoussy qui découvre de la graisse projetée au niveau du bas de caisse.
Juste en dessous se trouve le cardan qui transmet la rotation du moteur aux roues arrières. Et sur le cardan, un soufflet. Or ce dernier semble complètement éventré :

Poupoussy sous le camion.

Bref, voilà mon mécanicien préféré qui démarre une réparation à la MacGuyver : Elle me demande de lui chercher des Serflex, une pince et un cutter… Elle replace le soufflet sur l’arbre de transmission. On range tout et on redémarre. Jusqu’à 30 km/h plus un bruit, mais au delà, le bruit revient.

On s’arrête à nouveau et on regarde ce qui se passe.

pendant ce temps


Poupoussy en pleine séance – encore sous le camion.

En fait le trou étant assez large, l’air s’engouffre à l’intérieur et force sur le serflex ce qui a pour effet de le décaler. Le soufflet frappe alors contre le bas de caisse, ce qui provoque le bruit. On tente une nouvelle méthode : on entoure le soufflet avec des bouts de plastique (vous savez : ceux qui permettent de fermer les sachets de pain de mie) à deux ou trois endroits, un peu comme des points de souture. On ne serre pas trop pour que ça n’appuie pas sur l’arbre, mais suffisamment pour que ça le maintienne en place.

On redémarre et là : plus un bruit ! J’ai une mécanicienne Championne du monde dans le camion !

Bon, on est dimanche, donc impossible de trouver un garage ouvert aujourd’hui, mais on se dit qu’il faudra quand même aller en trouver un parce que du coup il ne doit plus rester beaucoup de graisse dans le cardan. Et ça ne doit pas être très bon…

M’enfin, ça nous permet de repartir avec un peu plus d’une heure 30 de perdue.

Tout ça pour la frime 😀

Les réparations ça creuse, alors on passe le temps avec quelques chips.

Lors d’une pause sur une aire d’autoroute on tombe sur un club de Traban

Vers 13h30 on s’arrête pour manger un morceau.
On voulait éviter de perdre du temps alors c’est une pause « station service ».
Ils n’ont pas grand chose comme choix, alors on prend ce qui nous parait le plus local :


Wurst und Kartoffeln salat ! 🙂

L’après-midi va être longue. Très longue.

D’abord parce qu’on a roulé quasiment non stop toute la journée.
Ensuite parce que les autoroutes allemandes ont ceci de particulier qu’il y a plus de zones en travaux que de zones où tout va bien. Et que du coup, quand on décide de partir le weekend où les juillettistes rentrent à la maison et où les aoûtiens partent, eh ben ça fait des kilomètres et des kilomètres de bouchons.

Alors Waze a été capable d’en éviter certains, mais pas tous.

On était chauds bouillants pour rejoindre le Danemark aujourd’hui, mais il faut rester raisonnable. On s’arrête finalement à 1h30 environ du ferry pour le Danemark. On se trouve une place pour la nuit dans une forêt. C’est un parking pour les gens qui démarrent leur randonnée ici. On est tous seuls. Il y a une route à côté, elle n’est pas très passante, mais il y a quand même des voitures de temps en temps. On va voir comment ça se passe cette nuit.

En tout cas, merci Züüd !

28 juillet 2018 – Cheseaux-sur-Lausanne – Neuburgweiser

Nous avions prévu de faire une grasse mat’ aujourd’hui. Après tout, c’est le premier jour des vacances.

C’était sans compter sur Eden. A 5h15 elle est venue dans notre chambre pour nous dire qu’elle avait mal à l’orteil.

Petit aparté : Eden a énormément de qualités (et je dis ça de manière complètement objective : je suis son père 😀 ). Par contre, il y a un truc qu’elle ne maîtrise pas encore, c’est la gestion de la douleur / des démangeaisons. La moindre piqûre d’insecte et il faut absolument mettre du « bish bish » (spray – spéciale dédicace à Nounou Sophie) pour la calmer – ça marche avec n’importe quel spray d’ailleurs : on a testé avec de l’eau d’Evian en spray et elle ne fait pas de différence, c’est hyper efficace. Quand elle tousse une fois elle dit qu’elle est malade, et réclame du sirop rose (Doliprane). C’est donc difficile à savoir exactement son niveau de « souffrance » quand elle vient se plaindre de quelque chose. Dans 99% des cas c’est vraiment minime.

Bref, tout ça pour dire que quand elle est venue nous voir en début de semaine en disant qu’elle avait mal à l’orteil, on a quand même regardé (on n’est pas des sauvages), mais il n’y avait vraiment pas grand chose. A peine une toute petite pointe de rien du tout. Alors on lui a mis du désinfectant au cas où. Et quand en milieu de semaine elle nous a dit que ça lui grattait au niveau de l’orteil, on a regardé et ça ressemblait à une piqûre de moustique… alors on lui a mis du spray (du vrai cette fois :o, je vous vois venir!). Mais pour que ça la réveille cette nuit, c’est que ça devait être plus sérieux.

On appelle donc notre assurance santé (oui, ça fonctionne comme ça en Suisse), qui nous conseille de l’amener aux urgences.

Il est 6h environ. Poupoussy va l’accompagner aux urgences pendant que je m’occupe des derniers préparatifs.

Au final, la pauvre avait un mix entre une piqûre de moustique au dessus de l’orteil et un reste d’écharde en dessous de l’orteil. Le médecin lui a enlevé tout ça (ça a été douloureux pour le coup 🙁 )

Pendant ce temps, à Cheseaux, je finalise les dernières affaires à prendre.

Quand Poupoussy et Eden reviennent, il est déjà 9h passé.

On prend un p’tit dej ensemble et on commence à charger les affaires sous la pluie !

On avait branché le frigo au gaz hier soir, donc il est bien frais ce matin.

On arrive même à installer les vélos et la bâche (sous la pluie) en quelques minutes seulement.

Une fois que tout est en place, on prend la direction d’un concessionnaire de Camping-car qui se trouve dans le village voisin et on remplit le réservoir d’eau.

Finalement tout est prêt, nous sommes sur les starting blocks, et c’est parti ! à nous la Scandinavie !

Bon, en réalité il est déjà 13h et on irait bien manger un morceau, mais Eden, à peine installée sur son fauteuil s’est endormie. Qu’à cela ne tienne, on prend la route, on mangera plus tard.

Une fois que la miss se réveille, on décide d’instaurer / perpétuer un rituel gastronomique de début de voyage :

Nous franchissons la frontière entre la Suisse et l’Allemagne au niveau de Bâle.

Une fois en Allemagne, on fait un petit crochet en France pour faire quelques courses et le plein de gasoil (note pour plus tard : c’était finalement moins cher en Allemagne).

Nous profitons des autoroutes allemandes pour faire des pointes de vitesse 😀

Le temps est extrêmement changeant. Alors que nous étions partis sous la flotte, il s’est mis à faire beau et super chaud dans l’après-midi, puis pluie à nouveau, et chaud, pluie, chaud… incompréhensible.

On décide de trouver un endroit pour la nuit. Park4night nous conseille un parking en bord de Rhin, à quelques kilomètres de l’autoroute. Il y a déjà quelques camping-caristes sur place, mais largement de quoi faire sans se mettre les uns sur les autres. On s’y installe et on profite de nos rampes de levage toutes fraiches pour nous mettre là où on veut, mais vraiment à l’horizontale.

Pendant que Poupoussy finalise les rangements dans le camion, je pars découvrir les environs avec Eden et fais quelques photos avec elle.

Y’a pire comme endroit !

Ce soir c’est salade (pour compenser avec le midi).

Je fais quelques tests avec la nouvelle carte SIM scandinave. Ça fonctionne du premier coup, mais pour le moment, ce n’est pas très rapide. On verra demain si ça se passe mieux.

Minuit, c’est l’heure de dormir !

J-2 Derniers préparatifs et trajet prévisionnel

Ces derniers jours ont été consacrés à la finalisation :

  • Dernier nettoyage intérieur du camion
  • Chargement et rangement

On a acheté les dernières éditions du Lonely Planet Danemark et Suède (la Norvège est encore d’actualité – 2015) et je passe mes soirées à étudier les points à voir.

Pour le moment, le parcours prévisionnel serait le suivant :

 

En gros :

  • On traverse rapidement la Suisse, l’Allemagne et le Danemark
  • On commence par le sud et l’est de la Suède
  • Puis on monte plus au nord (mais on n’a pas encore décidé jusqu’où… on improvisera)
  • Et ensuite on redescend par la Norvège (là aussi, le parcours n’est pas encore établi)
  • On repasse par la Suède (côte ouest)
  • Puis on s’occupe du Danemark (ce sera notre pays « marge de manœuvre ». On verra ce qu’il nous restera comme temps).
  • et on rentre à la maison (snif)

Bon, comme tout projet, celui-ci peut encore (grandement) évoluer 😀

Demain : dernier jour de boulot 🙂

Préparation du camion

« Il y a toujours quelque chose à bricoler dans un camping-car »

Cette phrase qu’un vieux roublard qui avait bien roulé sa bosse m’avait dit un jour prend tout son sens aujourd’hui.

Cela fait en effet depuis plusieurs semaines que nous sommes dans les préparatifs du camion. Enfin, je dis « nous », mais il faut comprendre « à 90% Poupoussy » (merci!!). Ci-dessous un résumé de tout ce qui a été entrepris :

  • Il a fallu passer en plaques d’immatriculation suisses. En effet, la loi Suisse exige que les véhicules importés dans le cadre d’un déménagement doivent disposer de plaques suisses au plus tard un an après leur arrivée sur le territoire. Nous on a déménagé ici en août 2017. On avait donc jusqu’à la semaine prochaine pour boucler ce dossier. C’est fait depuis 1 mois environ, même si ce n’était pas de tout repos. Il faut savoir que les autorités suisses sont plutôt strictes, et que l’expertise (le nom local du contrôle technique) est hyper pointilleuse. Ils vérifient tout. On s’est fait recaler la première fois, puis après avoir fait faire quelques ajustements par notre garage préféré, tout est rentré dans l’ordre. Maintenant on passe pour des locaux 😀
  • Après un hiver à l’extérieur, et sans beaucoup d’utilisation, il a fallu poutser tout ça… Grand nettoyage de printemps pour enlever toute la mousse sur la carrosserie et le toit.
  • Un peu de dégrippant sur toutes les fenêtres, les stores occultants, les moustiquaires…
  • Fabrication d’un petit coussinet maison pour bloquer le chauffage qui avait tendance à couiner un peu quand il y avait des bosses…
  • Installation d’une magnifique ventouse porte serviette sous l’évier
  • Installation d’un nouveau système maison pour étendre le linge dans la salle de bains à base de deux tubes en bois qui s’encastrent parfaitement dans des encoches qui, selon moi, étaient prévues pour ça à l’origine…
  • Installation d’un système pour fixer le balai dans le placard
  • Étanchéité du lanterneau principal : installation d’un nouveau joint
  • Installation d’un système pour tenir le tuyau de distribution de l’air chaud du chauffage. Il était en mode « freestyle » sous la banquette et avait tendance à être écrasé par les affaires qui étaient rangées à cet endroit…
  • Serrage de quelques vis qui étaient un peu trop desserrées
  • Un tube de SuperGlue 3 (efficace) pour coller le logo Mercedes à l’avant qui était tombé, le porte gobelet du lavabo, le couvercle du robinet, notre mascotte (le mouton)
  • Installation de « tapis anti-dérapant » dans tous les placards
  • Réparation et nettoyage du boiler (il refusait de démarrer depuis quelques mois – finalement c’était des saletés au niveau du brûleur…)
  • Installation d’un store occultant et d’une moustiquaire « maison » sur le lanterneau principal. Le mécanisme actuel est tombé en rade lors du dernier voyage, et le fabricant a arrêté de commercialiser cette dimension…
  • Installation d’un système maison pour bloquer les deux chaises dans l’armoire
  • Achat et installation d’une nouvelle bâche pour les vélos (la notre faisait la gueule depuis le dernier voyage)
  • Étanchéification du « rafraîchisseur » (un ancêtre de la climatisation que nous n’utilisions pas de toutes façons, mais qui avait tendance à faire passer quelques gouttes d’eau dans le camion quand il pleuvait…

Sinon, quelques achats récents pour agrémenter le voyage:

  • Pour la musique, après avoir bien galéré il y a 3 ans pour installer les enceintes supplémentaires à l’avant (et s’être rendu compte après coup que le son était quand même bien pourrave), on a opté pour une enceinte JBL en bluetooth. Le son est super, et un vieil iphone de secours rempli de MP3 fera parfaitement l’affaire en termes de lecteur
  • Une petite table légère pour Eden pour qu’elle puisse disposer ses jouets, sa gourde, et tout son bazar à proximité d’elle pendant les trajets (et ainsi éviter qu’on aie à se lever toutes les 5 minutes…)Malin !
  • Une carte sim qu’on a trouvé sur internet (pas encore reçue, mais j’espère qu’on l’aura rapidement) et qui permet de disposer de 30 Go de data pendant un mois, valable dans les pays scandinaves notamment…

Quelques photos pour illustrer tout ça :

Le jour de l’expertise

En pleine séance de lavage…

Installation de la nouvelle bâche pour les vélos. pas facile (c’est super haut)

Le super système maison pour bloquer les couinements du chauffage

le super système maison pour bloquer le balais

le super système maison pour bloquer les chaises dans l’armoire

la moustiquaire maison…

et le store (à moitié) occultant…

A suivre 🙂

On prend les mêmes et on recommence !

Chers amis, connaissances, potes, collègues, lecteurs, M. Le président (Oh pinaize, ça part en sucette dès la phrase d’introduction), bonjour !

Il y a environ 15 ans (été 2003 pour être précis), un collègue de travail (Tonio, si tu nous lit !) est parti en vacances pendant quelques semaines. Il avait rédigé un carnet de route et nous l’avait transmis à son retour. J’avais trouvé l’idée excellente. Ca m’avait permis de m’évader de mon quotidien de l’époque (réveil en sueur – oui, été 2003 pour ceux qui s’en rappellent, une douche froide, 15 minutes à pieds pour rejoindre le travail, profiter de la clim au boulot toute la journée, 15 minutes à pieds pour rentrer à la maison, une douche froide, transpirer alors que je sors de la douche, tourner dans tout le 17ème arrondissement de Paris pour trouver un ventilateur, laisser tomber car tous les magasins sont en rupture de stock, manger une glace, rentrer à la maison, prendre une douche froide, appeler la famille en Israël pour qu’elle m’envoie un ventilateur, prendre une douche froide, sortir boire une bière fraîche à 1h du mat car je n’arrivais pas à trouver le sommeil – tu m’étonnes, il faisait 39° dans l’appartement, rentrer et prendre une douche froide, m’allonger sur le matelas chaud et regarder le plafond, et rebelotte le lendemain…) en ayant l’impression de voyager alors que j’étais resté tout l’été à Paris (pour l’anecdote, j’avais finalement reçu le ventilateur, mais environ une semaine après la fin des grosses chaleurs, une fois que les 15’000 vieux étaient déjà morts).

Bref, tout ça pour dire que quelques mois plus tard, quand je suis parti à mon tour en vacances à Madagascar (octobre 2003), j’ai procédé de la même façon (le carnet de route hein, pas les douches froides… quoique…).

De fil en aiguille, cette pratique (du carnet de route, pas des bières à 1h du matin… quoique…) a été généralisée à tous les voyages (bon, OK, pour être précis, pas vraiment à tous… je vous épargne certains weekends de pâques en famille). Elle s’est un peu sophistiquée avec le temps, et est passée en mode « blog » dans lequel vous pouvez aussi réagir. Elle fait partie de la routine. Même si ça prend du temps, même si ça empiète parfois sur le moment présent (et j’en suis conscient), j’aime bien retranscrire nos journées, ce qu’on a fait, ce qu’on a aimé, les petits bonheurs, les grandes joies, les découvertes, mais aussi les p’tites et grosses galères (il y en a eu?).

A l’heure où j’écris ces quelques lignes, nous en sommes à J – une semaine environ du départ vers de nouvelles aventures. Nous avions pas mal hésité sur la destination. Au départ nous pensions faire un tour de Suisse, mais après réflexion, on s’est dit que c’est quelque chose que l’on peut faire sur une durée plus courte. On s’est ensuite dit qu’on pourrait faire un tour de France, éventuellement en prenant contact avec toutes nos connaissances pour leur rendre visite chez eux ou sur leur lieux de vacances s’ils partent dans le coin. Mais finalement, après réflexion, l’appel du Nord a été plus fort. On avait envie de grands espaces, de nature, de ces belles lumières du soir, de Klippfisk (ah non, pardon, pas ça !).

Bref, cet été, on retourne en Scandinavie !

Le parcours est en cours de finalisation, mais devrait selon les dernières tendances iclure du Danemark, de la Suède et de la Norvège.

On a hâte de partir et de partager ça avec vous.

A tout bientôt pour la suite.

Bilan

Le traditionnel bilan

  • Durée du voyage : 7 jours
  • Distance parcourue (hors avion) : environ 900km
  • Soit en moyenne : 130km par jour. pas mal pour une île qui fait entre 80 et 100km de diamètre.
  • Consommation moyenne : 4,6L/100… ça ne consomme rien une Seat Toledo !
  • Bilan financier :
    • Billets d’avion : 33€ / personne aller-retour depuis Genève
    • Location voiture : 84€ pour la semaine
    • Hébergements : environ 450€ pour 7 nuits
    • Total :  environ 630€ la semaine, soit 210€ / personne

Nos coups de cœur :

  • Toutes les parties encore « sauvages » de l’île : de la Serra de Tramuntana aux falaises qui tombent à pic dans la mer sur la côte est, jusqu’au cap du Formentor
  • L’ambiance décontractée partout où on a été. On a l’impression que les gens sont détendus ici…
  • La bouffe, les tapas, les tortillas…
  • Le Botanicactus de Ses Palines et ses cactus géants
  • les déambulations dans les vieux centres-villes fortifiés
  • les routes incroyables, notamment celle de Sa Calibra
  • venir ici hors saison est quand même super sympa !

27 février 2017 – Palma de Majorque – Thonon-les-Bains

Dernier jour de notre périple à Majorque. Le réveil sonne à 5h45. Derniers rangements, on vide le frigo, réveille la p’tite, rend la clef, et c’est parti en direction de l’aéroport.

On a calculé notre trajet pour être juste à l’heure, avec un minimum de marge. Il faut donc que tout se passe comme prévu, sans accrocs comme dirait Hannibal. Sur la route, pas de soucis particuliers à signaler. En arrivant à l’aéroport, on dépose la voiture au parking et on se rend au guichet de notre loueur low-cost. On fait la queue (bon, OK, une seule personne devant nous, mais chaque minute compte). Quand arrive notre tour, la dame de l’accueil nous explique qu’on doit en fait rendre la clef au parking. Damned. 10 minutes de perdues…

De retour, on monte au guichet d’enregistrement d’Easyjet. Une quinzaine de personnes devant nous, et le gars est tout seul. 15 minutes plus tard, les valises sont déposées. On doit encore déposer le siège bébé dans les bagages encombrants. Encore 5 minutes…

Il ne nous reste plus que la sécurité à passer.

Doudou sur le tapis…

Puis à traverser tout l’aéroport pour arriver à notre porte d’embarquement. Lorsqu’on arrive, l’embarquement a déjà démarré, mais ils nous font passer en priorité avec la p’tite (merci Eden :D).

Nous quittons Majorque avec de belles images dans la tête, le son des tambours du carnaval dans les oreilles, et de bons tapas dans le ventre…

26 février 2017 – Palma de Majorque

Pour notre dernier jour à Majorque (eh oui, déjà… snif ! le temps passe vite !), nous avons décidé de visiter la capitale : Palma. Mais quand on a planifié nos vacances, on a remarqué que cela coïncidait avec le carnaval de Palma. Super, on devrait pouvoir mixer les deux activités.

Après notre petit déjeuner on quitte l’hôtel en direction de Palma (30 minutes environ).

Vue depuis notre chambre. OK, faut pas se pencher tant que ça en fait…

On est tout en bas, derrière les buissons

Et la vue sur la piscine extérieure devant la mer.

En arrivant à Palma, on cherche une place pour nous garer près du centre, mais après quelques minutes à tourner, on finit par prendre une place dans un parking souterrain.

Il y a deux carnavals à Palma aujourd’hui:

  • Le « Sa Rueta », le carnaval des enfants, de 10h30 à 13h. Tous les enfants sont déguisés, et ils peuvent jouer à des jeux géants (et gratuits), se faire maquiller, etc.
  • et le « Sa Rua », le vrai carnaval pour tout le monde, avec défilé de chars et tout…

On commence donc la journée par le carnaval des enfants.

Des jeux géants installés sur les routes qui ont été bloquées à la circulation

Domino géants, marelle, etc.

Eden dessine Bob l’éponge

Quelques troupes passent de temps en temps, probablement qu’elles s’entrainent pour l’après-midi

Sinon, j’ai pris en photo quelques costumes que j’ai trouvé sympa. On fait un concours ? chacun vote pour son costume préféré 🙂 Celui du croco était posé sur le gars… il était immense et devait peser hyper lourd

La famille clown. On a remarqué que beaucoup de familles se déguisaient tous de la même façon

Mouzi bouzi le p’tit tigre…

Princesse… Cette année la reine des neige avait grave la côte !

Le camion des « bombers de palma »

Avec Eden & Poupoussy à son bord

Distribution de ballons !

Eden est aux anges. Bon, ce qui devait arriver arriva un peu plus tard. On a eu droit à « Mon balllooooooooooon », suivi de quelques minutes de pleurs… Le monde est cruel

Trop fort lui !

C’est Stitch ?

Spiderman

Sympa les échasses…

ça fait toujours son petit effet…

Captain America !

On a mis Eden sur un stand de maquillage…Marrant le dino

Et la famille pink !

Elle a choisi un papillon…

Costume avion

ça prend forme…

La reine des neiges ?

Ah je crois que je m’en suis mis un peu sur le doigt

Trop mignon 🙂

Des grands bonhommes…

La finition

Alors, c’est joli ?

Distribution gratuite de cotillons…

Famille légo

Pikachu !

Il est 13h, on quitte la foule et on cherche un endroit pour manger. Ce n’est pas ce qui manque à Palma, mais bizarrement, on atterrit dans un KFC. Tant pis pour le régime, dernier jour de vacances, on profite.

Après avoir fait le plein d’énergie de calories, il faut faire un peu de sport. On trouve l’office du tourisme juste en face de la place où on se trouvait. Il nous indique où on peut louer des vélos (à deux pas d’ici). On loue deux vélos dont un avec un siège bébé, et nous voilà partis pour découvrir quelques quartiers de Palma. Il y a deux pistes cyclables qui ont été aménagées à Palma. Une qui fait plus ou moins le tour de la ville (sur un mini périphérique, mais avec piste cyclable à part), et une autre qui longe la quasi-totalité de la baie de Palma (donc 35 km dans un sens et 15 dans l’autre d’après notre loueur). Ce dernier nous déconseille d’ailleurs de faire du vélo sur les axes routiers, les chauffeurs n’ayant d’après-lui pas vraiment l’habitude des cyclistes (ça m’étonne quand même, vu le nombre qu’on a vu pendant toute cette semaine… m’enfin).

On fait d’abord le tour du périf, puis on longe la baie de Palma en partant vers l’Est.

Nos beaux vélos

Rhooo elle est belle !

En arrivant sur le front de mer

La fameuse cathédrale de Palma

Quelques sculptures géantes sont également posées là

La cathédrale

est assez inspirante. Si j’avais su dessiner, probablement que je me serais installé ici…

ou là…

On continue de longer la plage sur quelques kilomètres.

Puis on fait demi-tour et on revient vers Palma…

On traverse la ville mais cette fois en passant par le centre et non plus par le « périf » et la piste de vélo officielle. On a un gros coup de bol car on repasse par les mêmes artères que le carnaval de ce matin et de ce soir, sauf que là tout est désert : pas de voitures (la circulation est bloquée par la police), pas de gamins (rentrés chez eux), et pas encore la foule amassée pour voir le carnaval des adultes. Du coup on a la route pour nous tous seuls…

Un sympathique tag

Vers 16h30 on rends les vélos, et on file prendre la poussette dans la voiture pour qu’Eden puisse faire sa sieste (elle avait commencé sur le vélo un peu plus tôt mais sans vraiment s’endormir…)

Malheureusement elle ne veut plus se coucher.

On s’installe sur la dernière ligne droite où le carnaval doit passer et on attend. Pendant ce temps, j’en profite pour faire encore quelques photos pour le concours de déguisements…

Les gens commencent à s’installer au bord de la route

Mon déguisement préféré… je sais, je ne suis pas objectif !

La famille M&Ms

La famille Batman / Superwoman

C’est quoi ça ???

Le guerrier de l’espace

Les « pink girls »

Le p’tit lapin !

Un autre capt’ain america

ouhhh

Trop fort E.T.

un p’tit lutin

Le carré noir

La famille patate…

curés et soeurs…

le p’tit squelette. Il savait à peine marcher, mais il était trop drôle.

Au bout d’une bonne heure d’attente, les premières troupes arrivent enfin à notre hauteur. Au début c’est plutôt des troupes avec des enfants (sûrement des écoles ou associations pour enfants)

Ici la troupe des chouettes

Derrière, c’était les « bailar con mama » (qui, d’après notre compréhension veut dire « danser avec maman »). En effet, toutes les danseuses avaient un p’tit porté en écharpe ou en mandouka !

Et derrière, les papas qui trainent les poussettes 😀

Les éboueurs / nettoyeurs de rue

la troupe des hiboux

hehehe

bonne dégaine les p’tits !

la troupe des oranges

Eux étaient trop forts. ils avaient pas l’air super vieux, genre ados de 13-15ans max, mais ils s’étaient déguisés en pack de bière. Et ils criaient un truc en espagnol où on pouvait comprendre viva la bière, viva alcool 😀 ça promet !

les soldats tristes 😀

c’était pas gai !

les fausses danseuses ballerines…

la troupe Tetris !

carrément le semi-remorque !

les flamands roses…

pas de bol le papa…

là il y avait manifestement un message politique contre les catalans. genre « Les baléares ne sont pas la catalogne »…

Trop cool !

Oh c’est beau

Magnifiques…

Bon, il se fait tard, la p’tite commence à fatiguer (pas de sieste – rappel), et on a un vol à prendre à la première heure demain. On décide de lever le camp avant la fin des festivités. On contourne la foule et on longe la ville par le sud. En nous approchant du parking on passe devant un énorme marché de Foodtrucks et de stands de bouffe spécial carnaval.

Les bâtiments à la tombée de la nuit, ça prend une autre dimension

On s’installe dans une espèce de cantine / gargote où ils servent des assiettes locales à base de patatas fritas, croquettas, socis et autres patatas con légumes… Que des bonnes choses 😀

On se prend une assiette de chaque histoire de finir la semaine en beauté, accompagnée d’une sangria maison.

Retour à la voiture, Eden fatigue beaucoup mais tient le coup. On s’arrête en chemin pour laver la voiture histoire de la rendre dans un état proche de celui auquel on l’a récupéré (les joies du LowCost – le service est facturé au prix fort sinon)

Demain, réveil à 5h30 !

25 février 2017 – Route de la Serra de Tramuntana

Notre programme de la journée est ambitieux. Nous souhaitons faire une grande partie de la route qui longe la côte ouest de Majorque, entre la Serra de Tramuntana (la chaine de montagne locale) et la mer.

Notre hôtel est idéalement situé à quelques kilomètres d’Anthrax d’Andratx, qui est justement le point de départ de cette belle balade recommandée par le Lonely.

Nous nous levons dès que le coq Eden a poussé son cri (soit vers 7h45) et après un p’tit déj dans notre appartement nous partons rejoindre Andratx. A la sortie d’Andratx nous voulons prendre la fameuse Ma10 qui longe la côte en direction du nord, mais nous nous heurtons à un panneau écrit en majorquin et à deux plots qui barrent la route. On se dit qu’il y a peut être des travaux sur quelques centaines de mètres. On regarde la carte. Il n’y a pas beaucoup d’alternatives :

  • Soit on tente de rejoindre la Ma10 en contournant le barrage par une petite route de montagne sur quelques kilomètres
  • Soit on fait carrément un énorme détour et on rate toute une partie de la route côtière en traversant dans la pampa Majorquine (merci Lazer!)

On tente l’option 1, ce serait dommage de faire l’impasse sur un bout du trajet. Nous voilà donc partis sur une minuscule route de montagne sur quelques kilomètres, puis on récupère la Ma10. Sur la route, très peu de voitures. On voit encore quelques panneaux avec la même indication : « Carretera tallada », mais cette fois pas de barrière. On se dit qu’il y a peut être eu un petit éboulement, mais que la route est passante à présent. On trace donc notre chemin, jusqu’à arriver à cet endroit.

Là on se dit que manifestement on n’aurait pas dû emprunter cette route. Elle est bloquée pour travaux sur le tunnel, impossible d’avancer…

Bien bien bien… C’est plus ou moins la seule route dans le coin pour aller au nord…

On fait demi-tour et on retourne à Andratx. On prend donc l’option 2 qui nous fait un gros détour à travers la montagne.

Bon, la route est sympa quand même.

Et on passe devant des châteaux et domaines forts sympathiques…

Nous rejoignons la Ma10 après un peu plus d’une heure de route. Notre première destination est Port Valldemossa. D’ailleurs on a remarqué que presque toutes les villes côtières étaient divisées en deux : un port, entouré de quelques maisons, mais souvent assez petit, et une ville en retrait, plus grande. Il en est ainsi d’Alcudia, Valldemossa, Soller qu’on visitera plus tard… D’après ce qu’on a compris, la ville était toujours construite à l’écart pour éviter les attaques de pirates à l’époque… Bon aujourd’hui, ça doit être un peu moins fréquent, mais ils ont gardé ce découpage.

Bref, nous descendons donc la route de Port Valldemossa, plutôt impressionnante. D’en haut on peut voir le petit village.

Il est tout en bas là

En arrivant, on découvre un minuscule hameau de quelques maisons accroché à la falaise

Le vent souffle assez fort, et il forme de belles vagues. On a vu quelques surfeurs s’équiper…

On se balade dans les ruelles du village

On quitte Port Valldemossa et on se dirige vers Valdemossa tout court. Il s’agit d’un village très touristique. L’été apparemment des dizaines de bus déversent les touristes ce qui fait que le village est blindé. Hors saison c’est un peu plus calme, même s’il y avait déjà pas mal de monde. Le village est effectivement plutôt sympa avec des ruelles pavées, de belles maisons et églises, et quelques curiosités intéressantes.

Une spécialité locale ? le saucisson en forme de b*** ?

Jardin devant une église

avec un clocher bleu

une des places centrales. Cela nous a beaucoup rappelé des petits villages provençaux…

même les cafés et terrasses…

Bon, on n’a toujours pas convergé sur cet arbre…

Vue du village de Valldemossa…

Vue d’ensemble…

On quitte Valldemossa et on poursuit notre route côtière. On passe le magnifique village de Deia sans nous arrêterLe village de Deia

On trace directement jusqu’au petit village de Fornalutx qui serait, d’après le Lonely, l’un des plus beaux villages de Majorque.

On s’arrête d’abord pour déjeuner dans un resto recommandé par le Lonely. Le cadre est magnifique, avec une terrasse au soleil et vue splendide sur les montagnes. La bouffe est moins réjouissante. On a voulu tenter une des spécialités du coin (Côtelettes d’agneau au thym), eh ben c’était un peu « réchauffé »…

la « place du village »

Et notre terrasse…

Le village est accroché à la colline, avec des ruelles pavées et en escalier…

la relève semble assurée !

Face nord du village. On va prendre la route des montagnes là bas au fond.

Partout, des orangers et citronniers !

Et la maison des cyclistes. D’ailleurs, on n’en a pas du tout parlé, mais c’est fou le nombre de personnes qui font du vélo sur l’île. C’est simple, on en voit partout, tout le temps. Ils sont super bien équipés, et font probablement des circuits de plusieurs dizaines de kilomètres (avec des cols à franchir et tout). J’ai l’impression par ailleurs que les infrastructures sont étudiées pour correspondre aux attentes des cyclistes. Restaurants en bord de route, hôtels adaptés, etc.

On quitte Fornalutx et on retour quelques km plus tôt sur la Ma10, vers la ville de Soller. On trouve une place pour nous arrêter près du centre et on déambule dans la ville. Eden en profite pour faire sa sieste. Soller est reliée à Palma par un vieux train électrique avec des wagons en bois d’époque. Il y a aussi un tram qui y circule parfois (apparemment les départs sont synchronisés avec l’arrivée du train)

La place centrale

Est traversée de part en part par les voies du tram. c’est assez étonnant !

les gens semble habitués

la banque centrale

cafés et terrasses

En arrivant à la gare, on voit un train sur le départ.

Dans les ateliers, de drôles d’engins. Ici une vieille camionnette Renault transformée en mini-locomotive…

et là du matériel de rechange

Les trams attendent également leurs passagers

En attendant le départ

Puis, un tram arrive, et quelques minutes plus tard, le train démarre en direction de Palma

Le tram repart alors dans l’autre sens, et traversant la place centrale

Puis s’échappe de l’autre côté de la ville…

La visite de Soller vaut carrément le coup.

On continue notre route en grimpant dans les montagnes. On s’arrête rapidement au belvédère de Ses Baraques, et on aperçoit le village de Port Soller en contrebas

Puis on continue vers le nord en grimpant toujours plus haut. On aperçoit deux lacs d’altitude fermés par des barrages, ainsi que le sommet le plus haut de Majorque (1400m environ), mais impossible d’y grimper (zone militaire).

 

L’étape ultime de notre périple d’aujourd’hui s’appelle Sa Calobra, ou plutôt la route qui y descend. Extrait de la description du Lonely : « Toute la route que vous avez fait jusqu’à présent n’était que le prélude envoûtant à la route de 12 km tout en lacets qui descend jusqu’à Sa Calobra. Que vous vous pâmiez devant les ravins vertigineux, frissonniez à la vue d’un autocar s’engouffrant dans une crevasse rocheuse étroite au possible, ou grimpiez jusqu’au sommet à vélo, cette route extraordinairement tortueuse, qui part au nord de la Ma10 est absolument spectaculaire. Creusée dans la roche et contournant d’étroites crêtes pour rejoindre la côte, elle est l’œuvre de l’ingénieur italien Antonio Paretti. Ces lacets et virages en épingle à cheveux auraient été inspirés, dit-on, par la façon dont on noue une cravate ».

La route est effectivement très impressionnante !

On arrive à Sa Calobra juste au moment où le soleil se couche. Je pars quelques minutes à l’embouchure du torrent el Parreis dont les photos illustrent souvent Majorque.

Pour y accéder, on longe d’abord la « calanque » de Sa Calobra, puis on traverse la montagne dans de minuscules tunnels creusés à même la roche et qui permettent de faire passer une personne dans chaque sens.

Sa Calobra

D’anciennes maisons de pêcheurs ?

Une fenêtre dans le tunnel

Et puis cette « plage » de galets. En fait, c’est probablement trop dangereux de se baigner ici, les vagues sont très fortes, et il y a un risque de s’écraser contre les falaises.

Mais le spectacle et la lumière sont magiques ici.

De l’autre côté, c’est l’arrivée du « torrent » plutôt un p’tit ruisseau pour le moment.

Je ne m’en lasse pas…

Deux biquettes accrochées sur les flancs de la falaise

et un « flottin » qui s’est perdu…

reflets

En repartant, un arbre au soleil couchant…

On se croirait dans la savane africaine…

On rebrousse chemin, et on parcourt les 12 km de montée jusqu’à la « route principale ». C’est presque plus facile à conduire de nuit, on voit tout de suite quand un autre véhicule va nous croiser.

Puis on revient à Soller et on trace directement en direction de Palma par la voie rapide (45 minutes contre plus de 3h à l’aller 🙂

On s’arrête quelques kilomètres avant notre hôtel dans un supermarché pour faire quelques courses. Ce soir, c’est sushi 🙂

24 février 2017 – Santa Margalida – Es camp del mar

Normalement nous avions prévu de prendre la route côtière de l’ouest aujourd’hui, mais le temps en a décidé autrement. En regardant la météo hier soir, on s’est aperçu qu’il allait pleuvoir aujourd’hui. Du coup, faire cette belle route sous la flotte ne nous emballait pas trop. On a donc décidé de revoir nos plans et de partir directement à Palma pour trouver une occupation en intérieur.

Après un p’tit déj dans notre charmante finca, nous quittons nos hôtes et traversons Majorque du nord au sud par les petites routes. L’île est en fait assez petite, et on la traverse en moins d’une heure. On profite ainsi de la campagne majorquine (majorquaine ? majorquaise ?) et de ses paysages bien différents de la côte.

De nombreux moulins sont encore présents sur l’île.

Nous arrivons à Palma juste à côté de l’aéroport où nous avons atterri lundi. On se dirige ce matin vers l’aquarium de Palma, réputé comme étant un des plus grands du pourtour méditerranéen…

On y passera y restera jusqu’en début d’après-midi, à contempler poissons, raies, méduses, requins et coraux…

quelques extraits ci-dessous…

ça bouge vite un hippocampe !

Devant le grand bassin

Les méduses sont hyper relaxantes.

On est restés longtemps à les admirer dans leur bassin

En plus ils ont installé des lumières qui changeaient tout le temps de couleur

C’est limite hypnotisant !

Ils ont bien fait d’installer des bancs juste en face du bassin

Qu’est ce qu’on est bien installés ici !

Je resterai bien encore un peu…

ça donne presque envie de s’acheter un bassin, de le remplir de méduses, et de l’installer dans le salon 🙂

Toujours le grand bassin !

Avec le grand requin. Quand je demande à Eden quel bruit il fait le requin, elle me répond « Pom pom pom pom pom » (cf. Les dents de la mer… :D)

Il n’a pas l’air commode !

Le bateau des pirates…

Tiens, un p’tit poisson mignon !

Les dents de la mer 2

Les dents de la mer le retour

Les dents de la mer le retour de la revanche

Hey, Némo !

avec son papa

Il cherche Dory… mais où est ce qu’elle a bien pu se fourrer encore celle-là ?

Bon laisse tomber, on va aller s’acheter une bière !

Chais pas c’que j’ai là, mais j’me ferais bien un p’tit somme…

salut les amis, ça gaze ?

Il y avait un bassin avec des raies manta. Une d’elle était un peu fofolle et voulait absolument sortir du bassin !

Nous quittons l’aquarium et recherchons un endroit où manger ce midi. On est en plein « Platja de Palma » (plage de palma), autrement dit, la zone de fête par excellence sur la baie de Palma. Ce n’est pas les restos qui manquent, par contre, niveau qualité faut bien choisir son camp.

Quelques minutes sur google nous permettent de tomber sur un resto fort sympathique qui fait de la cuisine fusion Majorquaine/quine/quaise mélangée à d’autres tendances.

On décide de faire couleur locale et de ne prendre que des entrées en forme de tapas.

Résultat : c’est délicieux !

Assiette de tapas locale

Assiette de légumes grillés

Assiette de poulet croustillant aux pétales de corn-flakes.

il y avait aussi le fameux pain toasté frotté à l’ail et tartiné avec de la purée de tomates, ainsi qu’une mini tortilla maison délicieuse !

Il est environ 15h quand on quitte le resto. Il pleut, la p’tite n’a pas encore fait sa sieste, je ne suis pas encore en grande forme (les acariens ont gagné pour le moment). On décide d’aller prendre nos quartiers à l’hôtel et de siester un coup.

Notre hôtel pour les trois derniers jours ici se trouve à Es camp del mar, une petite crique au sud ouest de majorque, à environ 30 minutes de Palma, où ont été construits des complexes hôteliers au bord de l’eau. Pas vraiment notre tasse de thé, mais nous n’avons rien trouvé de mieux sur cette période (beaucoup d’établissements sont fermés hors saison – celui là a ré-ouvert juste quelques jours avant notre arrivée).

Il s’agit en fait d’un appart-hotel. Chaque appartement est composé d’un salon / salle à manger / cuisine américaine, d’une chambre et d’une salle de bains. Le nôtre est au rez de chaussée, face à la mer (ou presque, en fait face à des arbres qui donnent sur la mer… Poupoussy me dit que si on se penche un peu à gauche, en regardant de travers, et en fermant l’œil droit, on voit la mer…).

On s’installe, on ferme les rideaux, et on sieste un coup jusqu’à 18h30. On se réveille en pleine forme et on décide d’aller tester la piscine (intérieure) de l’hôtel. On n’est pas tous seuls, mais c’est plutôt cosy et l’eau est bien chaude.

On y reste jusqu’à la fermeture (20h). Pour le soir, l’hôtel propose un resto mais qui nous a l’air un peu trop chicos avec la p’tite (en plus, on a déjà bien mangé ce midi). Il y a aussi une mini supérette face à l’accueil, mais vraiment très peu de choix. On décide de tenter notre chance à Port d’Andratx, situé à 2km à vol d’oiseau (et au moins 15km par la route tellement il y avait de virages) qui est un port de plaisance et une promenade où on trouvera sûrement notre bonheur. On finira par trouver un supermarché encore ouvert (20h45, il ferme à 21h) et on s’achète de quoi pique-niquer à l’hôtel ce soir.

Si la météo le permet, demain nous tenterons de faire la route de la côte ouest

23 février 2017 – Santa Margalida – Cap des Pinar – Pollenca – Cap des Formentor

Notre appartement est sympa mais il doit contenir quelque chose qui me rend allergique. Peut-être des acariens ? La nuit a été perturbée et ce matin je me réveille avec les yeux gonflés, la gorge qui pique et le nez qui coule…

La « Finca » de nos hôtes

Et notre maisonnette…

M’enfin, cela ne va pas nous empêcher de profiter de la journée. Poupoussy nous a encore concocté un programme d’enfer.

Après un p’tit dej boosté par rapport à la normale, nous partons en fin de matinée en direction du « va chercher les épinards » dixit Eden. En réalité il s’agit du « Cap des Pinar », un bras de mer qui s’avance depuis Alcudia vers le nord. On y trouve plusieurs sentiers de randonnée allant de 40 minutes à plus de 6h. Vous nous connaissez, on a pris le plus long.

C’est donc parti pour 40 minutes de grimpette dans la foret… 😀

La balade démarre après nous être arrêtés près d’un restaurant « Ermita victoria ». Là ce bâtiment n’a pas été identifié. il ne s’agit pas du restaurant qui était juste à côté…

Eden est super motivée sur les premiers mètres…

Le fameux bâtiment sans fenêtres…

Ouais, je cours comme une fofolle dans la montée…

Première pause avec ces trois croix plantées là…

Maman j’ai chaud. Enlève ton pull ma chérie…Vue sur le cap de formentor…

Quelques minutes plus tard : « Maman, je suis fatiguée »… Mmmm OK…

M’enfin, en même temps le sentier devient de plus en plus étroit au fur et à mesure qu’on grimpe.

A un moment donné, on avait le choix entre deux pistes. On en a choisi une et c’était probablement la mauvaise. Résultat, on commençait à descendre un peu trop à notre goût… Bref, on n’a jamais vu la tour de guet pour laquelle on a fait le déplacement. Mais c’est pas grave, le spectacle et le paysage en valaient largement la peine :

Vue sur le cap des formentor

La ville de Port Pollença

On redescend par le même chemin jusqu’à la voiture…

Ensuite, on a emprunté une route qui devait nous amener au plus près du phare du cap des Pinar. Malheureusement, comme indiqué sur le Lonely, on y arrive presque, mais la zone du phare est une zone militaire, impossible d’y accéder.

On n’ira pas plus loin…

Mais c’est sympa. il y a de petites criques en contrebas…

Le phare est juste là bas…

Vers 13h30 on met le cap vers Pollença, petite ville pleine de charme avec des petites places sympathiques, des cafés et des galeries d’art.

On se trouve un resto recommandé par le Lonely pour ses tapas qui seraient exquis. On ne trouve pas de tapas (c’est peut être pas la bonne heure ?), mais un plat du jour (boulettes de viande sauce tomate) pour la p’tite et Burgers maisons pour nous.

ça a de la gueule !

Eden avant…

Eden après… « Ben quoi ? qu’est ce qu’il y a ? qu’est ce que j’ai fait encore ? »

Après le déjeuner, on se balade un peu dans les ruelles de Pollença.

Le « Calvaire », escalier qui mène à une chapelle du 18ème siècle est gravi par certains pèlerins à genoux…

Les ruelles animées de Pollença

Ces gens attendaient quelque chose, mais on n’a pas su ce que c’était. peut être le carnaval (certains enfants étaient déguisés…)

Les rues de la vieille ville sont très étroites, mais les habitants s’y garent quand même.

Du coup, toutes les voitures (sans exception) sont rayées du côté droit 😀

Alors on n’a pas tout compris du menu, par contre, ce qui nous étonne c’est que si on prend une socis, ça fait 8€, et si on n’en veut pas (No Socis), eh ben c’est 10€… c’est pas très logique tout ça !

Avant de quitter Pollença, Poupoussy me lit un passage du Lonely : « Au sud Pollença, la MA2200, l’une des routes les plus sinueuses de Majorque, vous mène après 1,5km au « Santuari de la mare de déu des puig », couvent du 14ème siècle juché sur la colline de Puig de Maria. Vous ne trouverez aucun chauffeur de taxi assez téméraire pour se lancer dans l’aventure – ce qui en dit long sur sa dangerosité. Si vous souhaitez malgré tout tenter votre chance au volant, restez en première et progressez lentement ».

Tient donc, voilà qui excite ma curiosité !

Nous voilà donc sur cette fameuse route du couvent. Bon, c’est vrai qu’elle est étroite et sinueuse. A chaque virage tu pries pour qu’il n’y ait personne qui vienne en face. Et dans chaque ligne droite tu te demandes comment tu fais si jamais un autre véhicule arrive dans l’autre sens…

Mais finalement ça se fait très bien (bon, OK, conducteurs aguerris requis).

En haut, la vue sur Pollença est splendide.

 

On reprend la route de l’impossible dans l’autre sens. Elle se fait bien en descente aussi. Il faut juste s’y reprendre à deux fois à chaque virage…

On se dirige ensuite vers Cala Saint Vincenç, petite plage sympathique qui se trouve sur le flanc est du cap du formentor.

Plusieurs criques naturelles avec des plages qui doivent être bondées en été. là c’était plutôt serein

Probablement un restaurant au bord de l’eau, ou une boite de nuit

En descendant au bord de l’eau

Marrant ce radeau

Vue sur les falaises du cap du Formentor

Il est temps de partir à l’assaut du Cap du Formentor. Le Lonely conseille de s’y rendre au coucher du soleil pour avoir une belle lumière. C’est ce qu’on fait, mais malheureusement il n’y aura pas de belle lumière aujourd’hui. Plutôt des nuages bas et un ciel laiteux. Tant pis, une autre fois peut être pour les photos de type « carte postale ». Pendant le trajet Eden s’endort pour la sieste. Du coup Poupoussy reste pour la garder au premier « spot » de point de vue pendant que je pars immortaliser le paysage.

Une rampe d’accès a été aménagée sur la falaise qui tombe à pic dans la mer

La rampe longe la falaise, c’est assez impressionnant !

En face, le paysage est magnifique

de part et d’autre de la rampe d’accès…

La route qui continue vers le cap

On est vraiment tous seuls…

On emprunte ensuite une petite route encore plus étroite qui nous amène à une tour de guet qui surplombe la falaise où on était à l’instant

On était garés à gauche de la photo, au milieu, et on a emprunté la rampe d’accès qui nous mène jusqu’à la pointe blanche… c’est fou !

la route qu’on vient d’emprunter

L’hôtel de formentor. ça doit être sympa en été avec l’eau turquoise…

On redescend vers la voiture (Eden était réveillée lors de cet arrêt)

On continue sur la route qui mène à la pointe du cap de Formentor. La lumière devient de plus en plus faible. On n’a pas réellement de coucher de soleil (caché par les nuages), mais la nuit devrait être bientôt là.

On s’arrête encore une ou deux fois au bord de la route pour admirer le paysage

Oh pinaise ! là c’est vraiment au bord de la falaise, sans aucune protection. Cardiaque / sujets au vertige s’abstenir !

Notre fier destrier !

Puis après une vingtaine de minutes, nous arrivons enfin au Cap des Formentor, point le plus septentrional de Majorque (cette fois, c’est vrai !)

Le phare fonctionne pour de bon. Eden est ravie !

La route qu’on vient d’emprunter

Voilà, il fait déjà presque nuit. On repart dans l’autre sens contents de notre journée. Au retour, on fait une petite pause au supermarché local pour nous approvisionner pour ce soir et demain matin. Repas léger après le burger de ce midi (salade).

Pour Eden, on y ajoute une petite touche locale : « La vaca que rie »

Eden est KO et s’endort en quelques minutes.

 

22 février 2017 – Cala Millor – Santa Margalida

La nuit fut un peu plus longue que la précédente, Eden nous ayant laissé une grasse mat’ jusqu’à 7h45. Au réveil, je termine l’article de la veille puis on redescend prendre le p’tit dej au restaurant de l’hôtel. On pensait que tous les jours c’est le même buffet, mais en fait il y a des p’tites variantes qui font que ça reste intéressant. Genre ce matin en plus des omelettes, oeufs brouillés, oeufs au plat, bacon, saucisses, beans, charcuteries, fromages, pains, céréales, boissons, mikshakes, poissons, crèpes, confitures… il y avait aussi diverses tortillas espagnoles, avec poivrons grillés, herbes, ou oignons… De quoi démarrer la journée avec un peu d’énergie.

Mais de l’énergie, il nous en faut vu le programme sportif imposé proposé par Poupoussy.

Après avoir rangé nos affaires et rendu les clefs, nous partons en direction de Alcudia.

Vue depuis la terrasse de notre chambre.

Un peu avant Alcudia on s’arrête à la réserve naturelle de S’Albufera.

La réserve se situe à quelques mètres de la plage.

Il s’agit, d’après le Lonely, d’un territoire privilégié pour l’observation des oiseaux, puisque pas moins de 303 espèces y ont été recensées, soit plus de 80% des espèces répertoriées dans les Baléares. Plusieurs sentiers ont étés aménagés dans le parc, dont certains peuvent être empruntés en vélos. Cool, ça faisait au moins une semaine qu’on n’en avait pas fait (notre dernier exploit c’était samedi dernier : le tour du lac d’Annecy – 35 km !)

On loue donc deux vélos à l’entrée du parc, et nous voilà partis sur les chemins.

Le chemin qui mène au « centre d’information », passage obligé pour recevoir un « droit de visite » gratuit.

Le long du canal, premières rencontres avec des poules d’eau.

Puis des coin-coin

On décide de faire d’abord deux kilomètres jusqu’à un premier point d’observation. Il se situe tout au bout là bas…

Traversée du grand canal qui coupe la réserve en deux

Sur la route, ce qui ressemble de loin à une aigrette…

Les derniers mètres doivent se faire à pieds au dessus d’une zone humide

Puis on entre dans un petit cabanon en bois et on ouvre de petites fenêtres qui nous permettent d’observer les oiseaux. Là des cormorans a priori

et d’autres coincoins…

d’après le panneau à disposition à l’intérieur du cabanon, on a dû observer a minima des cormorans, des grèbes, des colverts, une aigrette, des canards souchets, des poules d’eau, un busard des roseaux, des hirondelles des mers et des mouettes rieuses.

Eden en pleine action

Le site est sympa. situé à quelques pas d’une station d’épuration / usine de recyclage…

On rebrousse chemin, puis on attaque une boucle d’une douzaine de kilomètres autour du parc. On passe sur des ponts, on traverse quelques chemins, et on croise la route de plusieurs animaux en semi-liberté.

Je crois que tous les animaux rencontrés pendant ce voyage me montrent leurs fesses !

Ces chevaux n’ont pas dérogé à la règle

Après la moitié du périple

Tient une vache dans les roseaux…

Elle me montre ses fesses aussi ou je rêve ?

Le fameux busard…

Lors d’un de nos arrêts sur les postes d’observation

Mais… que vois-je !?

Sur les derniers kilomètres Eden ne chante plus, ne parle plus… que se passe-t-il ??

un regard vers l’arrière m’éclaire rapidement :

Bon, on va faire les derniers kilomètres doucement pour ne pas la réveiller.

On ramène les vélos vers 15h30, puis on continue vers le nord ouest en direction d’Alcudià.

On traverse des « villes » qui longent la mer, avec des hôtels, restaurants, boites de nuit de partout…

En arrivant à Alcudià on s’arrête et on visite le centre historique à pieds. Alcudià possède en effet des remparts datant du moyen âge, ainsi que quelques bâtiments historiques tout à fait charmants. Les ruelles du centre-ville se prêtent bien à une petite balade à pieds.

Les remparts vus de l’extérieur

Les ruelles du centre historique

La place centrale

l’hôtel de ville

Très sympa ces ruelles

Et les vieilles maisons de pierre

La porte de l’autre côté de la ville

Mais que font ces paires de chaussures sur ce câble électrique ?!

Un terrain de basket construit sur des remparts datant du 15ème siècle…

Une autre porte…

Avec ses palmiers…

Allez, après tous ces efforts, on s’offre une petite glace en terrasse sur la place centrale.

En repartant, Eden insiste pour balader Doudou dans la poussette, toute seule…

ça manque encore un peu de coordination et de sens de l’orientation, mais l’intention y est !

On retourne à la voiture, puis on se dirige vers notre spot de ce soir. Il s’agit d’une « finca » (ferme) dénichée sur AirBNB. les propriétaires possèdent une annexe qu’ils louent aux voyageurs de passage pour un prix à la journée tout à fait intéressant.

En arrivant sur place, à Santa Margalida, on sonne au portail. Un homme vient nous demande ce qu’on vient faire ici. Il ne parle pas anglais. On lui explique qu’on est les locataires AirBNB. Il nous ouvre, mais semble surpris de nous voir. Il va chercher sa femme qui se débrouille mieux que lui. En arrivant, elle nous demande si nous sommes les locataires de vendredi. On lui explique qu’on est les locataires d’aujourd’hui. Elle semble encore plus surprise que son mari. Elle nous fait douter. On regarde le mail de confirmation, mais c’est bien du 22 au 24 février. Elle regarde son mail, et c’est indiqué (avec notre nom) une réservation du 24 au 26 février. Bref, il y a eu un court circuit entre nous, AirBNB, l’agence qui s’occupe de ses locations et elle. Elle nous demande de revenir d’ici une heure, le temps qu’elle finisse de ranger. Pas de souci, on a de quoi faire dans le coin.

On décide d’aller faire un tour près de la plage, puis de faire quelques courses.

On rebrousse donc chemin et on se gare près de l’eau à Can Picafort. Puis on entame une petite balade le long de la plage.

On imagine que ça doit être bien blindé l’été, mais hors saison, le spectacle est assez déroutant. les restaurants sont fermés, les hôtels pour la plupart en travaux, et très peu de monde sur la promenade.

Fermé

Fermé

Le soleil est bientôt couché

Eden a encore la patate…

et court dans tous les sens…

Vue d’ensemble de la promenade

Et p’tite photo de famille…

Les allées perpendiculaires à la plage…

Avec deux parapentistes à moteur qui faisaient des figures

Assez impressionnantes…

Hôtel en travaux

Petits clin d’oeil aux Malgaches…

Tient, une cabine téléphonique ! ça fait des années que je n’en ai pas vu…

On quitte la plage, on s’arrête au supermarché pour quelques provisions pour le soir et le lendemain puis on retourne chez nos hôtes. Ils nous expliquent qu’on a eu de la chance qu’ils soient là quand on est arrivés, car à la base ils avaient prévu d’aller au ciné mais ils ont changé au dernier moment…

L’appartement est vraiment charmant. Un grand studio très fonctionnel + douche et WC séparés. On a aussi une terrasse, un coin barbecue, et tous le nécessaire pour dormir et faire à manger. Le pied !

On se fait un p’tit repas du soir avec nos provisions, puis on couche le fauve et nous ensuite.

21 février 2017 – Cala Millor – Porto Cristo – Arta – Capdepera – Cala Millor

Hier soir on avait briefé Eden pour qu’elle règle son horloge biologique sur 8h30 au lieu de 7h du matin. Cela ne devait être qu’une formalité vu qu’on l’avait réveillée à 3h30 du matin la veille…

En toute logique, ce matin, à 7h tapantes, on a entendu un petit « Maman d’amouuuuur, je suis réveilléeeeee »

Bon, OK… le coup de l’horloge biologique n’est pas encore complètement acquis.

Je termine l’article de la veille puis on descend prendre le p’tit déjeuner à l’hôtel. On a droit à un buffet gargantuesque, avec à peu près tout ce qu’on peut imaginer manger lors d’un p’tit déjeuner… (ainsi que ce que peuvent imaginer manger lors d’un p’tit déjeuner des allemands, britanniques, et espagnols : beans sauce tomate, bacon, poisson fumé, kartoffeln à l’huile, etc.)

On décide de se faire plaisir ce matin et de se remplir l’estomac histoire de tenir jusqu’à l’après-midi ou le soir.

Vers 10h nous voilà partis pour notre première destination. Il s’agit des Grottes du Dragon (Coves del Drac) situées à quelques minutes seulement de notre hôtel. La visite se fait de manière semi-libre : il y a un circuit qu’on ne peut emprunter que dans un sens, et qui n’est accessible qu’à heures fixes. Nous démarrons vers 10h45. Ce qui frappe dès l’entrée c’est la chaleur (près de 20°C) et l’humidité (environ 95%), alors qu’on avait prévu de gros pulls pour éviter le froid habituel dans ces lieux.

Mais le spectacle vaut largement le déplacement. D’immenses salles superbement éclairées s’offrent à nos yeux, avec des stalagmites et stalactites de toutes formes et couleurs. Quelques extraits :

A la fin de la visite on nous fait asseoir sur des bancs, dans le noir, dans une immense salle qui pourrait largement accueillir une cathédrale, et face à un lac souterrain. Puis (après un message en 6 langues : espagnol, allemand, anglais, français, italien, portugais – indiquant qu’il est interdit d’utiliser n’importe quel appareil d’enregistrement) démarre un concert de musique classique joué par 4 musiciens (2 violons, un violoncelle et un sur un clavier qui n’est pas exactement un piano – plus petit) qui traversent le lac sur une barque. Plus kitch tu meurs. Cela dit, l’effet est sympa. La musique n’est pas amplifiée (autrement dit, quand tu as une sortie de classe de 60 petits de 6-8 ans qui semblent tous atteints d’une mutation entre la Bronchiolite et l’anthrax et qui n’arrêtent pas de tousser, tu n’entends pas grand chose, à part les adultes encadrants qui essaient de calmer le jeu avec quelques « ssshhhhhhht » bien placés) ce qui permet de sentir les vibrations des instruments…

On quitte la grotte et on se dirige quelques kilomètres plus loin, au Safari / Zoo de Porto-Cristo (oui, c’est Poupoussy qui nous a concocté le programme. J’ai l’impression qu’elle veut nous prouver qu’il n’est pas ambitieux alors qu’en fait si !).

Après nous être acquittés des billets d’entrée (pas donnés), nous sommes autorisés à pénétrer avec notre véhicule dans le safari. Les animaux sont en semi-liberté. Ils ont un immense terrain où ils peuvent se déplacer où bon leur semble. Ce sont les voitures qui doivent suivre un circuit bien défini et s’arrêter quand des animaux sont juste à côté.

On a ainsi pu voir des très près un rhinocéros, des antilopes, des gnous, des zèbres, girafes, des autruches, et d’autres espèces dont on a déjà oublié le nom.

Le fameux rhinocéros de profil…

et son toussik !

Puis on voit un mouvement de foule… mais que se passe-t-il ?

Ah, c’est l’arrivée des babouins chamboule tout ce p’tit monde !

C’est clairement eux qui mettent l’ambiance ici. Ils n’hésitent d’ailleurs pas à grimper sur les voitures :

 

Sauf les zèbres et les girafes qui restent imperturbables…

En sortant du safari, il y a un p’tit zoo où l’on peut voir de près d’autres animaux. On sent bien que les animaux sont un peu moins bien que dans la partie Safari…

Ce qui n’empêche pas Eden de s’approcher de certains d’entre-eux.

Salut le poney !

Salut la biquette !

Salut Simba !

Crinière contre crinière 🙂

Un caiman de Chine

Daisy l’éléphant

et Nala qui manifestement était un peu fatiguée…

Il y a une aire de jeux pour les enfants à la fin du zoo. Eden en profite pour tester toutes les installations

Le parcours du combattant

Un toboggan

Et puis surtout cet éléphant qui a l’air tout à fait inoffensif vu face…

Sauf que quand on le voit de profil…

Puis de derrière, on se rend compte de l’immense faute de goût des concepteurs 😀

Allez, il est temps de quitter notre safari et de continuer vers le nord-est de l’île. On se rend à Capdepera où se trouve le phare le plus septentrional oriental (private joke) de Majorque. On y accède par une petite route qui traverse une sympathique pinède.

En redescendant, on voit une falaise qui se situe juste au sud du phare et qui, de par son positionnement, permettrait de le prendre en photo sans contre-jour. On décide de s’y rendre. Après quelques cul-de-sacs on trouve un parking qui permet d’y accéder relativement facilement. 5 minutes de grimpette et me voilà en haut de la falaise, avec une belle vue sur le phare.

On aperçoit le phare au bout

Sur le chemin

les falaises

Eh ben voilà !

On repart de Capdepera et on se dirige vers Cala Ratjada. D’après notre guide, on y trouve un château qui mérite une photo, au moins de loin. Malheureusement, impossible de trouver un point de vue intéressant, on a fait toutes les routes aux alentours, et à chaque fois qu’on avait un point de vue il était interdit de nous arrêter. Puis quand on pouvait s’arrêter, le château n’était plus visible…

Tant pis, on trace notre route jusqu’à Arta où la vieille ville est semble-t-il de toute beauté.

Eden vient d’entamer une sieste (alors qu’elle clamait haut et fort qu’elle n’était pas fatiguée et qu’elle n’en avait pas besoin). On la place dans sa poussette et on se balade dans la vieille ville.

La place centrale, où se tient le marché toutes les semaines.

Un photographe s’est caché dans cette photo, sauras-tu le retrouver ?

De jolis pots de flowers

Celui-là est pas mal aussi, avec sa choucroute sur la tête

On décide de grimper en haut de la colline qui abrite une église (malheureusement en travaux)

Et une vue sur les toits de la ville

La place de l’église

Eden profite de la balade à sa manière…

On grimpe encore pour arriver jusqu’au chateau (Santuari de Sant Salvador). Sur le chemin on voit des arbres en fleurs. On lance les paris. J’ai l’impression de voir des amandiers, et Poupoussy des pêchers… qui pourra nous départager ?

Depuis là haut on a une vue sur la campagne environnante

Le château fort depuis l’extérieur

et dans l’enceinte

Une autre église là haut

Les demeures du coin ne sont pas mal

On peut faire le tour des remparts

On redescend et on s’achète une glace pendant que le bébé dort encore (parents indignes :D)

On repart en direction de l’hôtel (10 minutes de voiture) pour profiter de la piscine. Certains horaires sont autorisés pour les enfants.

On barbote avec Eden dans la piscine de l’hôtel jusqu’à 18h.

Après une p’tite douche on repart au centre de Cala Millor à la recherche d’un endroit pour manger. On trouve un restaurant italien qu’on avait repéré auparavant sur TripAdvisor qui semble bien noté. En effet, on est super bien reçus, la bouffe est entièrement faite maison (on sent que même les pâtes sont faites maison), et les tarifs carrément abordables, même le soir. Si vous êtes dans le coin, on vous recommande le « Osteria Pane & Olio ».

Retour à l’hôtel, rédaction de l’article et dodo.

20 février 2017 – Thonon-les-Bains – Cala Millor

Tout a commencé par le réveil qui s’est mis a sonner en plein milieu de la nuit, à 2h45 pour être plus précis. Un jour il faudra que Poupoussy m’explique l’intérêt de faire sonner le réveil 15 minutes plus tôt que l’heure à laquelle on doit réellement se lever. Autant en semaine, quand il faut se préparer pour aller bosser, je peux comprendre (OK : ça permet de l’éteindre de manière brutale en appuyant sur « Snooze », et d’attendre la prochaine sonnerie avec délectation en se disant qu’on vient de gagner 9 minutes de sommeil… joie), autant quand tu t’es couché vers 23h30, pour partir en vacances le lendemain, c’est juste pas humain. Bref, après un p’tit coup de snooze et 15 minutes plus tard, nous voilà réveillés et en pleine forme. Tout ou presque est déjà prêt : deux petites valises « qui passent dans la cage à lapin d’Easyjet », le sac photo, la poussette et le siège bébé d’Eden.

A 3h30 du matin nous sommes déjà sortis de la maison. Bizarrement on est seuls sur la route à cette heure-ci. Le trajet jusqu’à l’aéroport de Genève se fait en moins d’une heure !

A l’aéroport, le parking 51 (longue durée) nous attends patiemment. On nous avait dit qu’il fallait réserver sa place, mais finalement il en reste encore plein. Quelques minutes de marche dans le froid glacial de Genève la nuit (1° tout au plus – alors qu’on est fringués plutôt en mode « mi-saison » pour nous préparer psychologiquement au temps ensoleillé de Majorque) et nous voilà dans le terminal.

Le guichet Easyjet avance bien pour une fois. En même pas 5′ les affaires d’Eden sont enregistrées (ainsi que nos deux valises qui finalement voyageront en soute toutes seules comme des grandes – ça aussi un jour j’essaierai de percer le mystère des bagages à main d’EasyJet qu’on ne te fait pas payer parce que tu les prends avec toi en cabine que du coup tout le monde fait ça parce que les bagages en soute coûtent souvent plus cher que le billet d’avion mais que du coup il n’y a plus de place en cabine et qu’on te propose de mettre ton bagage cabine en soute gratuitement parce que ça les arrange bien et toi aussi – sauf que si tu avais su tu aurais pris une valise plus grosse et une veste pour ne pas te les cailler en sortie de parking à l’aéroport…). M’enfin.

A la sécurité Eden commence à raconter sa life à la dame en charge de faire passer le scanner : « Et mon doudou il s’appelle Miko comme le lapin de Salomé, et il mange de la paille, et moi je vais dans une autre maison à Majeuuuurque… ». Je pense qu’on pourrait s’en servir comme mule pour transporter de la drogue ou des armes… avec son numéro de charme ça passerait comme une lettre à la poste – alors que moi j’ai dû enlever ma ceinture, mes chaussures, et limite mes plombages pour passer…

On se retrouve au fin fond du terminal D à attendre pas très longtemps finalement avant d’embarquer.

Le vol se passe très bien, c’est même plus court que ce qu’on pensait (1h10 tout compris). A peine le temps d’emmener Eden 2 fois aux toilettes et d’y retourner une troisième fois pour nettoyer le gobelet de lait qu’elle s’est renversé dessus…

En arrivant sur place, on traverse l’aéroport de Palma de Majorque sur d’immenses tapis roulants qui font le bonheur d’Eden. On récupère nos bagages puis direction le loueur de voitures. Pour ceux qui ne sauraient pas, depuis quelques temps, à côté des loueurs classiques (Avis, Budget, National citer, Europcar, Sixt, etc.) sont apparus plusieurs loueurs low-cost qui cassent les prix. On a fait appel à l’un d’eux pour notre semaine. Pour un prix défiant toute concurrence (une dizaine d’euros) on peut avoir un véhicule pour la semaine. Histoire de ne pas se retrouver dans une smart avec les deux valises + la poussette, on a pris un modèle un peu plus grand et plus cher (allez, compter 30 euros). Sauf qu’à ce tarif là, c’est service minimum. Bref, il faut bien lire les p’tits caractères au moment de la commande pour se rendre compte que si tu ne fais pas gaffe, ils te livrent la voiture avec un plein et tu dois la rendre vide et qu’ensuite ils te facturent le plein « plein pot ». N’étant pas n00b à ce point, je prend l’option « premium » qui te permet de ne pas avoir affaire à ce genre d’arnaque. L’option te donne aussi quelques p’tits plus, notamment :

  • Une file d’attente « exclusive » histoire de ne pas faire la queue comme tout le monde
  • le choix du véhicule parmi ceux disponibles dans la catégorie

Bon, au moment d’arriver au stand il y avait bien un panneau « exclusive lane », mais personne pour y accueillir les clients.

Et quand j’ai demandé quels véhicules on pouvait avoir sur cette catégorie on m’a répondu « Seat Toldedo ».

« and what else » ?

« Seat Toledo »

Mmmm, OK… merci l’option premium…

Après une rapide inspection du véhicule, à part le fait qu’il a déjà pas mal de pétouilles (déjà bien répertoriées dans l’état des lieux du véhicule), qu’il sent la clope froide, qu’il n’y a plus d’antenne radio, que l’accoudoir central à l’avant est cassé, et que les pneus arrières ont l’air un peu lisses, tout a l’air fonctionnel.

Nous prenons la route qui s’éloigne de Palma en direction du Sud-Est. Nous traversons d’abord quelques cités balnéaires sans grand charme, mais nous arrêtons dans une boulangerie pour trouver quelque chose de light à manger pour le p’tit dej.

Le plus light qu’on aura trouvé est ce « petit » pain au chocolat :

Voilà qui ne vas pas arranger nos affaires caloriques.

On poursuit notre route en longeant la partie Est de la baie de Palma. On se plante à plusieurs reprises car on ne se fie qu’aux cartes peu détaillées du Lonely Planet (pas de GPS dans la voiture). Finalement on trouve notre route et on fait un petit détour pour aller admirer le Cap Blanc.

A cet endroit on trouve un phare qui a été inauguré en 1861 et qui, après de multiples rénovations (huile d’olive -> paraffine -> Gaz -> électricité -> LED) semble toujours fonctionnel. On ne peut pas accéder au phare mais le contourner par un chemin caillouteux

Ce qui fait le charme de cet endroit, c’est la magnifique vue sur les falaises abruptes qui surplombent la méditerranée :

Très impressionnant

Surtout que c’est sans filet. Il n’y a aucune protection, aucune barrière…

Le phare en contre-jour…

Ce rocher dépassait de tous les autres, par dessus le vide !

Voilà ce qu’on voit quand on baisse la tête au bord de la falaise !

Sur le chemin du retour.

L’étape suivante de notre périple est le village de Capocorb Vell. Il s’agit d’un village Talayotique remarquablement préservé. Alors, oui, je sais, vous aussi vous vous demandez ce que c’est qu’un village Talayotique. Eh bien je me suis posé la même question. Et figurez-vous que le Lonely donne la réponse : « Les îles Baléares se sont séparées du continent il y a environ 8 Millions d’années. Elles étaient peuplées d’une faune variée qui évoluait dans une nature intacte, loin de toute civilisation. Il y a environ 9000 – 10000 ans, des groupes de populations épipaléolithique (dernière période de la préhistoire) quittèrent la côte Espagnole à bord de navires rudimentaires et croisèrent l’île de Majorque. Ce furent les premiers hommes à poser le pied sur cette terre. […] Vers 1200 av. J-C, des tribus guerrières venues probablement d’Asie Mineure débarquèrent à Majorque & Minorque. Elles s’imposèrent à la population locale. Aujourd’hui on parle de la civilisation Talayotique, en raison des bâtiments qu’ils laissèrent derrière eux : les Talayots (tours de guet en pierre). »

Bref, les Talayots ne sont pas que de vulgaires cailloux éparpillés de manière nonchalante sur le sol. il s’agit de véritables constructions très anciennes et dont la fonction n’a pas encore été élucidée complètement. Certains pensent qu’elles symbolisaient le pouvoir des chefs locaux, d’autres qu’elles leurs servaient de monuments funéraires, d’autres encore qu’elles étaient destinées au stockage ou à la défense…

La première talayot à l’entrée du village n’est pas très impressionnante

Mais quand on approche des suivantes, on se rend compte que cette civilisation devait être quand même assez évoluée…

Nous quittons les talayots et on se dirige vers Colonia de Saint Jordi où nous avons repéré un bâtiment / musée assez hors norme (ce n’est pas tant le contenu du bâtiment qui nous intéresse, mais bien son architecture).

En effet, ce bâtiment en verre et pierres est du plus bel effet.

Il abrite en son sein un aquarium en sous-sol (nous n’y sommes pas entrés, il en existe un autre près de Palma qui nous semble mieux), mais surtout une immense fresque de Miguel Mansanet accessible depuis une rampe de sécurisation qui tourne sur 3 étages de haut. Impressionnant.

Au magasin de ce « centres de visiteurs » on achète une carte de l’île qui devrait nous être d’une grande aide pour la suite.

Après cette visite rapide, il nous faut trouver un endroit pour déjeuner. On décide de tirer jusqu’à Ses Salines où l’on a déniché 2-3 restos bien notés. A notre arrivée, on ne trouve que des restaurants fermés. Décidément c’est le risque de partir hors saison…

On se rabat sur le seul resto ouvert dans toute la ville. Il ne paye pas de mine, au premier abord.

Dans les ruelles de la ville

En attendant le repas

Alors, il est où ce repas ?

Eden a droit à une magnifique trotilla maison avec oignons et légumes, tandis que nous on se régale avec un poulet sauce aux amendes et une daurade entière pour Poupoussy.

Après ce repas bien mérité nous nous dirigeons vers la sortie de la ville pour visiter le Botanicactus : l’autoproclamé « plus grand jardin botanique d’Europe dédié aux cactus ».

L’endroit est vraiment beau avec une grande variété de cactus, plantes grasses, palmiers, etc.

Des Aloe Vera

D’immenses cactus bien poilus

D’autres avec des pics

Oh ils sont mignons ces p’tits cactus !

Ah, mais ils sont énormes en fait !

Une asperge géante !

La « Cactus hill »

Eden dans les allées entre les cactus

La foret de palmiers

il y a même un p’tit lac…

La tête de cousin machin

Ils sont vraiment grands ces cactus. Regardez, il y en a un qui essaie de pousser Poupoussy !

Des sortes de figues de barbarie

Celui là a vraiment de grosses épines !

Vue d’ensemble

Petit petit petit…

 

Nous quittons le Botanicactus et prenons la direction de notre hôtel de ce soir, à Cala Millor. Nous faisons une halte en route à Cala Figuera, un petit village de pêcheurs en bord de falaise. Au moment où on se gare, on voit des bâteaux de pêcheurs rentrer au port.

On descend rapidement pour les voir décharger leur cargaison…

L’entrée du port

Les marins s’affairent pour sortir les poissons des cales du bateau. Ils sont déjà rangés par catégorie. La pêche a été très bonne, il y a plusieurs chariots de ce type qui sont déchargés.

On flâne ensuite dans le port, puis au dessus, vers le village. Le coin a l’air paisible avec ses maisons au bord de l’eau…

Le bout du port

Sur le chemin du retour on croise des chenilles qui marchent en file indienne 🙂

Retour à la voiture. On termine les quelques 30 km qui nous séparent de Cala Millor. En arrivant on fait quelques courses dans le supermarché local, puis on emménage dans notre super hôtel déniché par Poupoussy. Il s’agit d’un immense complexe hôtelier en bord de mer. C’est pas notre tasse de thé d’habitude, mais c’est ce qu’on a trouvé dans le coin, et en hors saison c’est plutôt agréable. En pleine saison on imagine la folie que ça doit être dans le coin.

La chambre est immense (c’est en fait un « deux pièces » avec une chambre pour les parents et une pour les enfants). On se fait un picnic dans la chambre histoire de garder la ligne 🙂

Galettes, fromage, concombres, et yaourt 🙂

Eden sombre rapidement, et nous pas loin après.

Bilan

Après chaque périple, un rapide bilan s’impose :

  • Durée du voyage : 18 jours
  • Distance parcourue : environ 1’900km
  • Soit en moyenne : 105km par jour. Mais en réalité, si on enlève les 500km faits sur autoroute en 2 demi-journées à l’aller, et l’autoroute entre Aix-en-Provence et Nice, cela fait environ 45km par jour, ce qui est plus que raisonnable.
  • Col le plus haut : Col de l’Iseran à 2’770m
  • Dénivelé total : Probablement autour de 18’000m de dénivelé positif, et autant en négatif
  • Consommation moyenne : 14,3L/100 (soit 1L/100 de plus que pour la Scandinavie l’été dernier. Sans doute lié au dénivelé qui n’a pas été de tout repos pour le camion)
  • Les carnages :
    • Le vol du vélo qui a été un coup dur dès le 2ème jour !
    • Les problèmes électriques qui nous ont rendu la vie plus compliquée (bon, c’était pas la mort non plus, mais on s’est un peu rationnés (pas de télé, économie de lampes…), et on a été obligés de s’arrêter dans des campings pour recharger)
    • le tchi-tchou du réservoir d’eaux propres qu’on a cassé en arrivant…

Pour finir, quelques expressions qu’Eden a prononcé pendant le voyage :

  • Tous les matins au réveil : « on va où aujourd’hui ? » 😀
  • Au restaurant, elle demande au serveur : « Est ce qu’on peut avoir une caravane d’eau ? » (au lieu de carafe d’eau) 😀
  • Chaque jour, pendant qu’on roulait : « Aba (papa), je vais te chanter une chanson » et là ça partait sur une invention qui durait 10 bonnes minutes, sans queue ni tête
  • « Je ne suis pas fatiguée » (2′ avant de sombrer dans une sieste de 2h)
  • « Il faut réveiller pour dormir ? »
  • « J’ai mal aux gorgées » (au lieu de gorge)
  • Sinon elle est en plein apprentissage de la (non) concordance des temps, et c’est pas encore gagné :
    • « Tu te souviens ? on a fait du cheval demain ! »
    • Si on repasse à un même endroit deux fois : « Tu te souviens, on était là hier » (alors que c’était il y a 5′)
    • On va à la piscine hier ?
    • Je veux mettre de l’antiseptique tout à l’heure demain.
  • Sans oublier les fameux « pourquoi » (cf. un précédent post…). Avec parfois des séries qui n’en finissent pas :
    • « Pourquoi il y a un camion ? » (réponse : parce qu’il y a des travaux)
    • « Pourquoi il y a des travaux ? » (réponse : parce qu’il faut réparer la route)
    • « Pourquoi il faut réparer la route ? » (réponse : parce que la route est cassée)
    • « Pourquoi la route est cassée ? » (réponse : euh… Oh, regarde, une grue)
    • « Pourquoi il y a une grue ? » (réponse : ……..)

 

3 septembre 2016 – Le Grand Bornand – Thonon-les-Bains

On ne s’est pas fait dégager du parking du Grand Bornand (malgré le panneau on ne peut plus explicite : interdit aux Camping-cars). En même temps, personnellement, je suis plus attaché à l’enjeu d’une interdiction qu’à l’interdiction elle-même. Le parking est super bien placé, juste à côté du centre du village. Donc s’il était squatté par plein de camping-cars à longueur d’année, ça n’irait pas du tout. Mais là il était complètement vide (probablement hors saison, ni milieu de l’été, ni saison de ski), donc notre présence n’était pas du tout gênante…

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On ne peut pas dire qu’on dérange, là

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Bref, il nous reste encore une petite centaine de kilomètres à parcourir pour arriver à la maison, et au moins 2 cols. D’ailleurs, on démarre tout de suite par le col de la Colombière qui culmine tout de même à 1613m d’altitude. On est encore une fois pas tous seuls, puisque la course cycliste d’hier continue de nous poursuivre. Cette fois on a droit à la voiture balai et aux concurrents qui sont un peu à la peine.

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Dans la montée
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Au col
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On n’est pas seuls du coup, il y a un point de ravitaillement, et le départ de nombreuses randonnées

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Une fois le col franchi, on descend dans la vallée du reposoir, et on s’arrête dans le village du même nom pour une dernière vidange.

On prend ensuite la direction de Cluzes, mais par la « route touristique » telle qu’indiquée par le panneau « Route des Grandes Alpes » (jusqu’au bout!).

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Vue de la vallée de l’Arve depuis là haut
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A Nancy sur Cluzes, on a droit à un magnifique panorama des montagnes environnantes

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Avec le panneau explicatif, on comprend qu’on voit les montagnes qui sont juste à côté de chez nous

On redescend à Cluzes par une route très étroite (digne des premiers cols qu’on a passé), puis on traverse Cluzes et on remonte en direction de Taninges.

En arrivant aux Gets, on trouve le panneau du col (alors qu’on est passé devant des dizaines de fois sans le voir… comme quoi, quand on cherche… 😀

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On décide de prolonger encore un peu les vacances en s’accordant un pique-nique au bord du lac de Montriond.

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Il fait beau, il fait chaud, on est bien.
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Je tente même une mini sieste avant de rentrer, mais quelqu’un en a décidé autrement…

Voilà, il nous reste une vingtaine de kilomètres avant Thonon. On emprunte la route qu’on connait bien. En y regardant de plus près, elle est quand même assez impressionnante, avec ses gorges, falaises, virages, tunnels.

C’est vrai que quand on habite quelque part, on a tendance à oublier que le coin est sympa, et qu’il y a des choses à voir. C’est peut être aussi vrai à plus grande échelle. On s’en est rendu compte lors de ce voyage : il y a tellement de coins merveilleux en France qu’on se dit qu’on n’a pas forcément besoin de partir très loin pour être dépaysés… Avis aux amateurs de coins perdus, lisez ce blog et vous aurez quelques idées d’endroits à visiter absolument.

En arrivant à Thonon, on fait une dernière vidange (on en profite pour niquer le joint d’étanchéité du réservoir d’eau propre. Ça, c’est fait!), on vide les affaires à la maison, on va garer le camion à son endroit habituel.

Puis on fait une petite balade devant la mairie pour trouver ça :

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Eh oui, le kilomètre zéro de la Route des Grandes Alpes est bien à Thonon-les-Bains, juste devant la mairie

Et c’est à Eden que revient l’honneur de clôturer ce voyage, avec une photo très originale :

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2 septembre 2016 – Arèches – Le Grand Bornand

Le parking d’Arèches était calme et les animaux se sont bien tenus pendant la nuit (en tout cas on ne les a pas entendus. « Well done » les bêtes, qui, pour nos amis qui ne sont pas à l’aise avec la langue de Shakespeare, veut dire « bien joué », et non « bien cuit » qui serait quelque peu malvenu dans ce contexte). Après le p’tit déj on lève le camp et on se dirige vers le village de Beaufort. On s’est dit que le meilleur endroit pour visiter la coopérative et voir comment est fabriqué ce fromage était dans le village qui porte son nom (pour info, la coopérative est implantée dans plusieurs autres villes / villages – notamment à Bourg-Saint-Maurice – et on aurait pu faire la visite là-bas, mais on a préféré « l’original » à la copie).

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En descendant vers Beaufort
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Je croyais qu’on avait un deal !
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Le camion de la coopérative
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à l’extérieur du bâtiment. Remarquez que c’est n’importe quoi ces dessins : les deux gars n’ont pas de chaussures de sécurité !

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Alors ça c’est top : si en pleine nuit vous avez une soudaine et irrésistible envie de Beaufort, pas de souci, l’automate à Beaufort est disponible 24/24, 7/7, toute l’année.

La visite est très intéressante. Elle commence au 2ème étage du bâtiment, avec quelques explications sur l’origine et les caractéristiques du territoire, les vaches, le lait, la fabrication, etc.

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Noa : tu avais raison, on était déjà dans la zone AOP du Beaufort dès qu’on avait passé le col du Galibier

Puis continue par une baie vitrée où l’on peut voir les collaborateurs de la coopérative en train de fabriquer le fromage dans de grandes cuves en inox. Il y avait au 4 ou 5 cuves en cours d’exploitation au moment où on était là. On a pu assister à plusieurs étapes de fabrication.

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Il y a pas mal d’étapes manuelles dans la fabrication du Beaufort

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Ils sont plusieurs à manipuler les machines et à tester les fromages au fur et à mesure

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Puis on termine la visite par le 1er étage où se trouve le…… magasin. On n’a pas pu s’empêcher de prendre du Beaufort pour nous et quelques proches amis (autrement dit, si dans les prochains jours vous ne recevez pas de Beaufort de notre part, c’est que vous n’êtes pas suffisamment proches… Rhooo, je plaisante, on en a juste pris pour nous: ça ne se conserve pas très bien le fromage :D)

On quitte Beaufort avec du fromage plein les narines (et le frigo), et on se dirige vers le Massif des Aravis en passant par le Col des Saisies.

Sur la route, on aperçoit une montagne qui nous semble un peu plus haute que les autres. Après vérification, il s’agit bien du Mont-Blanc. On a un peu hésité parce qu’on a l’habitude de le voir par la face nord, et il est vraiment tout blanc, alors que sur la face sud il nous semblait un peu dégarni, mais c’est bien lui !)

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Majestueux

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On peut aussi admirer la Pierra Menta (massif du Beaufortain)
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Ainsi que d’autres pics du coin

Au Col des Saisies, se trouve le village / station des Saisies. Du coup, on n’a pas vu le panneau du col. Tant pis.

On redescend jusqu’à Praz-Sur-Arly. Sur la descente se déroule une course de vélo. On se met de côté quand le leader arrive accompagné par deux motos de la gendarmerie nationale. Puis arrivent les poursuivants (on n’a pas vu de peleton) et il faut également les laisser passer. C’est un peu flippant parce qu’avec notre camion il faut déjà avoir le compas dans l’oeil pour ne pas frotter les parois sur les petites routes de montagne, alors s’il faut en plus vérifier qu’il n’y a pas un vélo qui te colle au c** et profite de l’aspiration avant de tenter un dépassement dans un virage quand toi tu galères pour ne pas mordre sur la ligne ou le trottoir, on n’est pas sorti de l’auberge.

A Praz-sur-Arly on fait le plein (le dernier des vacances ?), puis on reprend la route en direction du Col des Aravis.

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Rencontre sur la route

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La route est magnifique et on se régale à chaque virage.

On arrive enfin au Col des Aravis un peu avant 13h. A la différence de la plupart des autres cols qu’on a passé qui étaient un peu plus « sauvages », le Col des Aravis est un peu le Disneyland des cols. 3 restaurants, 5-6 boutiques de souvenirs, deux bassins avec des truites (pour les restaurants ?), des vaches en train de brouter… ça fait très « carte postale ».

On s’installe dans une terrasse avec vue sur le (maintenant qu’on le sait) Mont-Blanc, et on profite.

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Vue depuis notre parking
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Elle est pas belle cette carte postale ?
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Terrasse avec vue sur le Mont-Blanc

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Hey !

Après le repas, les filles partent se reposer pendant que je me ballade aux alentours.

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Je ne m’en lasse pas
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Avec une vache
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Ou plusieurs

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Reflets dans le bassin de pisciculture
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On a même droit au déplacement du troupeau juste à côté du camion
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Allez, hu!
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Toutes à la traite !

On quitte Disneyland le Col des Aravis vers 16h environ, et on se dirige das un premier temps vers La Clusaz.

On y a repéré une balade sympathique autour du lac des Confins.
Malheureusement, en arrivant, on constate que le lac n’est plus qu’une grosse flaque d’eau, et ça nous coupe l’envie de marcher autour.

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La flaque des confins
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Bon, cela dit, le paysage aux alentours est magnifique

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On décide de continuer la route pour voir s’il est possible de passer directement au Grand Bornand, mais la route devient piste, et après mon passage en force d’hier au Col de Pré, je sens des regards insistants sur moi provenant du siège passager qui veulent dire « n’y pense même pas » et qui me dissuadent de continuer.

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Si on continue, c’est de la piste à partir d’ici
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ça me semblait largement jouable…
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M’enfin…

On rebrousse chemin et on retour à La Clusaz. On décide d’y faire un stop et de faire plaisir à Eden (et à son père) en faisant deux descentes sur la piste de luge d’été.

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Il faut d’abord emprunter les télécabines

Puis on nous donne une luge où on s’installe à deux avec Eden, et c’est parti pour quelques minutes de glisse. La première descende se fait de manière prudente. Même si je connaissais déjà la piste, je voulais voir comment Eden réagissait. Mais comme elle semble prendre son pied, la deuxième on y va franco, et elle a adoré !

Après cette montée d’adrénaline, on se dirige (par la route) au Grand Bornand. On s’arrête près de l’aire de jeux et on laisse Eden dépenser ses dernières forces de la journée.

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Sympa la vue sur le massif depuis le parc

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On retourne au camion. Pendant que Poupoussy fait prendre une douche à Eden, je pars « en ville » (au centre village quoi) à la recherche d’une pizza pour fêter le dernier jour des vacances (eh oui, déjà).

J’en trouve une (qui s’avèrera être pas mauvaise du tout) juste à côté de la gare routière.

On se finit donc à la pizza et au Monbazillac pour cette dernière soirée.

Dernière photo de la journée : l’espace de travail de votre serviteur avec ce p’tit verre de vin (ici en plastique – sacrilège) me fait penser aux écrivains en manque d’inspiration avec leur verre de whisky on the rocks (mais sans glaçons) devant leur feuille blanche… 😀

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1er septembre 2016 – Aime – Arèches

Nuit très calme au camping « Le Bioley ». Si vous êtes près de Bourg-Saint-Maurice, on vous le recommande. Au matin, la batterie est chargée (on espère qu’elle tiendra jusqu’à Thonon cette fois). P’tit déj (avec croissants et pain au chocolat – possibilité de réserver le soir !) et vidange, et nous voilà prêts à partir. Ah non, faut quand même tester cette piscine chauffée avec vue sur les montagnes !

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Piscine rien que pour nous (à cette heure-ci, personne ne songe à se baigner)
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Pourtant elle est bonne !

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Un peu de bronzette après tant d’efforts
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Qu’est ce qu’on est bien !
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Notre emplacement face aux montagnes
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Bon, cette fois on est prêts pour le départ

On quitte notre sympathique camping et on prend la direction du Cormet de Roselend qui, comme son nom ne l’indique pas du tout, est en fait un col (on en apprend tous les jours sur ce blog !) situé à près de 2000m d’altitude.

Pour cela on est obligés de redescendre à Bourg-Saint-Maurice (850m d’altitude, alors qu’on on était déjà à 1’350m d’altitude au camping), puis de remonter jusqu’au cormet. Du coup, la remontée dure assez longtemps (presque 20km de montée). Mais les paysages sont fabuleux.

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Pendant la redescente vers Bourg-Saint-Maurice
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La station des Arcs
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Un tracteur de marque « Powershit », au bord de la route. Non, je ne veux pas en savoir plus…
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Pendant la remontée
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Une belle vallée
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La route est large

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L’aiguille des glaciers
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Magnifique !

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On arrive enfin au Cormet de Roselend. Il y a un petit parking avec quelques voitures, motos et un camping-car. Un gars s’est installé et vend des produits locaux (saucissons, jambon, fromages, sandwich au saucisson, sandwich au jambon, sandwich au au fromage :D). On prend quelques provisions et on se fait un picnic dans le camion.

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La photo du cormet

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Pendant la sieste d’Eden, je fais un p’tit tour de repérage des alentours.

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Un immense troupeau de vaches

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Les parapentistes se régalent ici
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Autour du cormet
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La route par laquelle nous sommes arrivés

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Vers 15h30 on commence la redescente.

On passe tout d’abord au « Plan de la laie » où on trouve, outre le refuge du même nom, une vallée très photogénique.

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Des rochers probablement laissés là par d’anciens glaciers
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De beaux chemins de randonnée

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En redescendant on arrive bientôt au lac de Roselend avec son barrage.

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Pendant la redescente vers le lac
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Le voilà !
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Très beau
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Petite chapelle au bord du lac
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La descente
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Au bord de l’eau

On arrive finalement au barrage. Un parking a été aménagé en amont du barrage, en hauteur. Il permet de l’apprécier dans son immensité.

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Et de profiter d’une vue dégagée sur le lac et les montagnes environnantes

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La route que nous avons prise

En quittant le barrage on prend une petite route qui doit nous amener au col du pré, puis à Arèches. On aperçoit rapidement un panneau avec interdiction au camping-car à partir du col, mais on se dit qu’on a mal vu.

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Pendant la remontée vers le col du pré
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Vue d’en haut : barrage + lac

On arrive au col du pré et on s’arrête pour la traditionnelle photo

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On trouve maintenant un autre panneau on ne peut plus explicite :

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Hmmm, on est déjà ici. Faire demi-tour alors qu’on est si près du but… Après rapide concertation (elle : « on fait demi-tour », moi : « hors de question », consensus : « OK on y va mais si on se fait arrêter c’est toi qui paie l’amende et qui ira en prison »), on je décide d’y aller. La route est vraiment très étroite. On comprend pourquoi ils l’ont interdit au camping-car : s’il y en a plusieurs qui la prennent, c’est mort (impossible de se croiser). A la première voiture qu’on croise, on entend un « tu sais pas lire les panneaux ? » par la fenêtre. les autres seront plus courtois. Bref, on s’en sort bien (et la route était vraiment belle!).

En arrivant de l’autre côté, on se dirige vers le barrage de Saint-Guérin. Là on démarre une sympathique balade autour du lac qui nous amènera jusqu’au « pont himalayen ».

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Le lac de Saint-Guérin
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On ne passe pas
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le chemin

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Un 4×4 qui a coulé. Non en fait c’est le 4×4 des exploitants d’EDF qui ont mis à l’eau un bateau pour faire des mesures
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la prairie de la petite maison de la prairie

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Vue depuis le fameux pont himalayen
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Qui n’a pas du tout impressionné Eden

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Ah ben la voilà la p’tite maison dans la prairie !

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Sauterelle rencontrée en chemin

Eden a très bien marché (près de 3 km sans aide). Au retour au camion, on décide d’aller dormir à Arèches, ce qui nous rapprochera de Beaufort qu’on veut visiter demain matin.

On trouve un parking près du démarrage du télésiège (oui, Arèches est une petite station de ski). Il y a des emplacements réservés au camping-car (on en a deux autres qui se sont installés), mais ça va, on ne se marche pas dessus.

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Notre emplacement

Un rapide tour d’horizon et on constate qu’on est entourés d’animaux.

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Des vaches dont on entend très distinctement les cloches
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Des chèvres. OK, pourquoi pas
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Et des lamas. Bon, maintenant qu’on sait qu’ils font de très bons animaux de compagnie, on ne s’étonne plus de rien…

 

 

31 août 2016 – Val d’Isère – Aime

Quelle emplacement magnifique cette nuit ! Aucune voiture n’est passée jusqu’à ce matin, et les seuls bruits qu’on a entendus étaient ceux des sifflements des marmottes !

Et au réveil, ouvrir les rideaux et avoir toute le lac et toute la vallée devant les yeux, quel plaisir !

Après le p’tit déj, on décide de monter au barrage juste au dessus de nous pour voir à quoi ça ressemble, et tenter d’attraper une marmotte pour le repas de midi (rhooo ça va…)

Il y a moult possibilités de randos dans le coin, mais il fait un peu frais, alors on se contente d’une rapide balade de 45 minutes.

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Le chemin que nous avons emprunté
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Vue depuis la vallée
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Reflets
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Quelques marmottes qu’on a rencontré. Elles sifflent super fort, mais pas facile de les repérer. Et dès qu’on s’approche, elles se terrent
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Les maisons abandonnées près du camion
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Sur le chemin retour
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Début de la cascade

On rentre au camion, puis on redescend la petite route jusqu’au lac. On prend ensuite la direction de Tignes qu’on visite rapidement en camion. On voulait à l’origine monter jusqu’au glacier avec le funiculaire, mais on est arrivés 2 jours trop tard : toutes les remontées ouvertes l’été ont fini de fonctionner le 28 août.

On se promène quand même dans cette station, mais on se dit que ça a moins de charme que Val d’Isère.

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Bon, le golf, les p’tit lac et les reflets des chalets ça a quand même de la gueule

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Mais ça fait quand même « usine »

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On redescend depuis Tignes vers le barrage. Sur la route on aperçoit le coin où on était posés hier soir et ce matin

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Juste au milieu de la photo, en haut du pierrier
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Une belle cascade au bord de la route

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On prend ensuite la direction de Bourg-Saint-Maurice. Une longue descente qui nous fait passer sous la barre des 1’000m au dessus du niveau de la mer. Cela faisait longtemps que ça ne nous était pas arrivés, et on se sent tout bizarre 😀
On visite le centre-ville historique de Bourg-Saint-Maurice, et on s’envoie un p’tit traiteur libanais fort sympathique.

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Rapide sieste pour Eden, puis on loue un vélo avec chaise bébé à côté de la gare. On avait repéré une balade « familiale » sur une piste cyclable à l’écart de la route. La piste relie Bourg-Saint-Maurice à Aime. Je me renseigne quand même auprès du loueur de vélos. Il m’indique que c’est une piste facile qui longe la rivière entre les deux bourgs. C’est du « faux-plat descendant » à l’aller (entre Bourg-Saint-Maurice et Aime), puis du « faux-plat montant » au retour. Et 15 km dans chaque sens. On en a vu d’autres !

On installe le bébé dans sa chaise et on démarre. Sauf que le faux-plat descendant se transforme rapidement en « descentes tout court ». Sur 15 kilomètres, on n’a pas eu beaucoup à pédaler. Plus on avance, plus on commence à stresser en pensant à la remontée. Si bien qu’en cours de route, on se pose réellement la question d’aller jusqu’au bout ou de rebrousser chemin. Finalement, après un rapide coup d’oeil sur Google Maps, on repère une gare à Aime. Un deuxième coup d’œil sur Voyages-Sncf nous apprend qu’il y a des bus et des trains dans l’autre sens. OK, au pire il y a cette solution.

On continue la descente jusqu’à Aime et on se convainc qu’on ne sera pas capables de faire la remontée :

  • parce qu’il faut rendre le vélo à 19h et qu’on risque de mettre trop de temps
  • parce qu’on a vu un p’tit nuage qui donnait de la pluie et qu’on craint de se faire arroser au retour
  • parce qu’on manque sérieusement d’entrainement, et que 15km de montée, ça va pas le faire

(rayer les deux mentions inutiles).

En arrivant à Aime, on se dirige vers la gare et on prend quelques renseignements à l’accueil. Oui, il y a bien un bus à 17h15. Non, d’habitude ils ne prennent pas de vélos dans les bus, mais ça ne coûte rien de demander. Non, la dame ne peut pas nous vendre un billet car elle a une panne réseau.

Quand le bus arrive, on négocie avec le chauffeur et il accepte de nous faire monter avec nos vélos dans la soute. Il ne peut pas nous vendre de billets (normalement, c’est la SNCF qui les vend), et au final il nous fait voyager gratos.

Finalement, on aura eu raison de prendre le bus pour rentrer car il pleut comme vache qui pisse pendant tout le trajet retour.

En arrivant à Bourg-Saint-Maurice, on est même obligés de s’abriter quelques minutes dans la gare histoire de laisser la pluie se calmer.

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En attendant le beau temps

De retour au camion, c’est la catastrophe niveau batterie (complètement à plat). Direction le camping (pas le plus proche, mais celui qui nous semble le plus sympa d’après Park4Night.

Il faut le mériter ce camping. Il est à une 20aine de km de Bourg-Saint-Maurice, au dessus de Aime (donc à l’opposé de notre direction de demain). Après Aime, il faut monter pendant 10 km dans la montagne sur une petite route sinueuse.

Mais le jeu en valait la chandelle : un accueil très chaleureux, des emplacements sympa, des sanitaires propres, une vue imprenable sur la station des Arcs, et une piscine chauffée (on verra si on en profite demain).

Ce soir, c’est barbecue !

 

30 août 2016 – Col du Mont-Cenis – Val d’Isère

Il parait que cette nuit il a plu… Personnellement, je n’ai rien entendu ! Mais ce qui est clair c’est que ce matin on ne voit même plus le lac du Mont-Cenis qui est en contrebas, ni les montagnes. Et au moment de partir, il pleut. Bon, c’est la première fois depuis le début du périple, on ne va pas se plaindre. Jusqu’ici le temps était parfait (limite trop chaud par moments).

On quitte donc le lac du Mont-Cenis sans aller jusqu’à la frontière italienne. Peu d’intérêt vu le temps, on ne verrait même pas le paysage côté italien.

On retourne sur nos pas et on redescend jusqu’à Lansevillard. On fait quelques courses locales (du Beaufort « chalet d’alpage » notamment – voir explication ci-dessous) .

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On retourne ensuite sur la Route des Grandes Alpes, et on prend la direction du Col de l’Iseran.

On passe d’abord par le Col de la Madeleine qu’on n’avait pas du tout identifié… mais du coup on s’arrête pour faire une p’tite photo.

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On arrive ensuite au village de Bessans. Ce village est à l’origine d’une légende diabolique :

La sculpture est une tradition vieille de quatre siècles dans ce village. Un art populaire s’est même développé en s’exprimant dans des statuettes de bois représentant des Bessanais : l’un, un fusil sur l’épaule, l’autre portant un chamois ou encore celle barattant le beurre. En 1857, un conflit opposait le curé et un chantre Étienne Vincendet. Ce dernier, qui devait avoir un esprit frondeur et facétieux, sculpte un diable emportant un curé dans ses bras et dépose l’objet sous la fenêtre du religieux. Le curé rapporte l’œuvre illico sur la fenêtre de son créateur. Celui-ci recommence, et le manège se poursuit jusqu’à ce que le sculpteur, lassé, abandonne la partie. La figurine resta sur un coin de fenêtre où un touriste la remarque et l’achète. Un singulier négoce venait de naître. Le diable insolite à quatre cornes est devenu avec le temps l’emblème de Bessans.
On a tourné dans tout le village, mais on n’a vu que deux statuettes de diables.
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Bon, cela dit le village est fort sympathique avec quelques jolies maisons en pierre.

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On traverse le pont au dessus de la rivière
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Beaucoup de gîtes qui doivent être en location d’hiver
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Eden et ses tracteurs
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La rivière

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De vieilles maisons de village
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Est ce que ce sont les toilettes ? O_o
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Il va falloir m’expliquer le concept de Pétanque-Patinoire. Cela a excité ma curiosité !
On quitte Bessans et ses diables et on se dirige vers le village de Bonneval-sur-Arc. Il s’agit d’un « village classé » avec presque toutes les maisons en pierre. Vraiment très chouette.
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La place centrale du village
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Avec sa fontaine
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Et ses maisons en pierre

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L’église
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Un petit passage
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jolie maison décorée

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Mais LOL l’autocollant !
 On se trouve une petite brasserie qui nous servira des plats locaux (leur plateau découverte était fort sympathique)
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En quittant Bonneval-sur-Arc la véritable montée vers le col de l’Iseran démarre réellement.
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Superbe route en zigzag
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La montée est raide par contre
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Le village de Bonneval-sur-Arc vu d’en haut
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Les motards s’éclatent
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Cascade

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En arrivant au col, on marque une pause le temps que la p’tite finisse sa sieste.
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Le temps est encore assez couvert, mais on peut quand même profiter du paysage
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Le glacier du grand Pisaillas

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Notre dame de toute prudence
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Des chaises longues à côté du bar du col. Aujourd’hui ça caille sa maman, donc personne dessus
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Probablement l’aiguille du dôme

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La route par où on est arrivé

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Ce sera le col le plus haut de notre périple
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Alors on le « double-immortalise »

On démarre la redescente en direction de Val d’Isère. Le temps se lève et on commence même à apercevoir un peu de ciel bleu et quelques rayons de soleil. La route est très impressionnante, avec des reliefs vertigineux face à nous.

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La station de Val d’Isère vue d’en haut

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On arrive enfin à Val d’Isère et on tombe sous le charme de la station. Toutes les maisons ont une façade en pierres et bois, et cela donne un cachet à cette station. Bon, dès qu’on quitte la rue principale on retombe parfois sur des immeubles moches et sans charme, mais cela reste quand même très sympa. On se balade dans la station à pieds.

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La rue centrale décorée

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Eden chevauche une petite moto
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Et pose devant son institut de beauté

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On fait quelques courses puis on quitte Val d’Isère en direction de Tignes. On arrive jusqu’au barrage de Tignes, puis on fait demi-tour et on monte au lac de la Sassière par une étroite route de montagne. Park4Night nous a conseillé un parking à l’écart de la civilisation (il nous avait aussi prévenu que la route était étroite, mais franchement, ça allait).

Le parking est certes isolé, mais n’offre que peu d’intérêt (en contrebas du lac, sans paysage…). On rebrousse chemin, et en faisant 200m on trouve un magnifique emplacement au bord du chemin, avec une vue époustouflante sur la retenue d’eau, le glacier, et Tignes.

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Vue depuis le camion
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La station, en bas, c’est Tignes