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Scandinavie 2018 – Bilan

Voilà, cela fait une semaine que nous sommes rentrés. Les souvenirs sont encore fortement ancrés dans nos têtes, c’est donc le bon moment pour faire un rapide bilan de ce périple scandinave.

Les faits, les chiffres :

  • Durée du voyage : 29 jours
  • Pays traversés : Suisse, France, Allemagne, Danemark, Suède, Norvège
  • Distance parcourue : 8’000 km pile poil
  • Nombre de jours de pluie : 3 jours (concentrés autour de Bergen!)

Le camion

  • Consommation gasoil : 997 Litres
  • Soit une consommation moyenne de : 12,5 Litres / 100km
  • Plus longue distance réalisée avec un plein : 436 km
  • La casse / les réparations / les galères :
    • Une seule panne : notre petite aventure avec le soufflet de cardan qui nous ont un peu ralenti à l’aller. A part ça, RAS 🙂

Nos coups de cœur : le top 35 (on est chez nous, on fait c’qu’on veux 😮 )

Les falaises de craie de Mons Klint

Le musée IKEA à Älmhult

L’île d’Öland et ses 400 moulins à vent

Le magnifique château médiéval de Kalmar

La vieille ville d’Eksjö

Le canyon de la réserve naturelle de Skurugata

Le canal de Göta et ses écluses

Les balades à faire dans le parc national de Tieveden

Le jardin public du parc de Stradsträgarden à Örebro

Le village en pain d’épice de Falun

Le ponton de Rättvik

Les voitures américaines en Suède

La ville de Rorøs avec ses belles maisons en bois et sa mine

Les routes touristiques nationales en Norvège <3

et la parc des Rondane

La piste de saut à ski de Lillehammer

La Peer Gynt Vegen

et la vue depuis la route 51

Dormir face à un glacier

La route 55, même sans neige

Le glacier de Jostedalsbreen

La route vertigineuse de Gaularfjellet

L’incroyable vue depuis la terrasse du Stalheim Hôtel

Les maisons en bois de Bergen (même sous la pluie)

La cascade de Norheimsund qui a la particularité de disposer d’un petit chemin qui permet de passer derrière l’eau

Le parc animalier de Langedrag qui permet d’admirer les animaux du coin de près, dans un environnement des plus naturels

Une balade à vélo dans Oslo

et le village de Drøbak

Les « bâteaux » de pierres en Suède

et les gravures rupestres

Les magnifiques villages de pêcheurs de la région de Bohuslän

Le fabuleux château renaissance de Frederiksborg Slot

et ses incroyables jardins à la française

Legoland <3

Sans oublier les autoroutes allemandes

 

Non, je déconne !

Et puis un bilan n’est rien sans une photo souvenir de ce qu’on a ramené…

Quelques chips danoises, suédoises et norvégiennes, 4 boites de biscuits au chocolat, quelques sardines, du Rømmegrøt, du poisson mariné Abba, quelques boissons et juste ce qu’il faut de soupes lyophilisées 😀

Je rends l’antenne… à vous les studios !

25 août 2018 – Strasbourg – Cheseaux-sur-Lausanne

Notre emplacement de cette nuit était effectivement un chantier. Mais bon, pas de problème puisqu’on était samedi. On se lève tranquillement, et on prépare un plan pour cette dernière journée du voyage (snif).

On se dirige tout d’abord vers un centre commercial en banlieue de Strasbourg. J’en profite pour passer chez le coiffeur (oui, ça devenait indispensable) pendant que Poupoussy fait quelques achats pour la maison (ceux qui habitent en Suisse comprendront 😀 ).

Puis nous nous dirigeons vers le centre de Strasbourg où nous avons réservé un Brunch dans un resto de la vieille ville.

Un peu de salé, un peu de sucré, 100% de plaisir 🙂

On se régale avec ce brunch, puis on rejoint le camion en traversant Strasbourg à pieds.

La suite est plus classique : 322 kilomètres d’autoroute nous attendent. Mais attention : des autoroutes Françaises et Suisses, bien de chez nous, avec des travaux « raisonnables » et des bouchons qui sentent bon le fromage… (et non les saucisses, les patates et la bière). Bref, le retour se passe sans encombres. On s’arrête en chemin pour faire une ultime vidange.

En arrivant à quelques kilomètres de chez nous, c’est le déluge !

Sans déconner : pluie à l’aller et pluie au retour. Rassurez-moi, les Suisses : il n’a pas fait que pleuvoir ici pendant un mois ?

On arrive enfin devant chez nous.

Le retour des guerriers. Oui, Eden est un peu fatiguée par les vacances 😀

 

Voilà, c’est la fin de ce périple. On a passé de super vacances dans les pays scandinaves. On fera un bilan (comme toujours) avec quelques chiffres, nos coups de cœur et nos impressions. On espère que vous avez pris autant de plaisir à lire ce blog que nous à l’écrire. Un grand merci à tous pour vos commentaires et vos p’tits mots qui alimentent notre voyage.

La prochaine fois, on part où ? (non pas là 😮 )

24 août 2018 – Cologne – Strasbourg

Nous avons bien dormi dans notre petit parking en banlieue (lointaine) de Cologne. Nous avions à côté de nous deux ou trois camionnettes avec de beaux dessins de dragons et chevaliers. Un panneau en allemand (et la dégaine des occupants) nous faisaient penser à des druides ou des tatoueurs…

Nous quittons notre emplacement et nous dirigeons vers Cologne. Quelques dizaines de kilomètres nous séparent uniquement de Cologne, mais on a déjà droit à plusieurs tronçons en travaux.

Je dois faire ici une petite digression pour expliquer pourquoi Cologne : J’ai de la famille qui est originaire d’ici. Mon grand père (côté maternel) est né ici et y a vécu jusqu’à avant la seconde guerre mondiale. Puis il est parti et s’est installé en Israël en 1937, avant le début de la guerre. Ses parents ne l’ont pas accompagné car ils devaient s’occuper de la grand-mère qui était malade. Lorsque la grand-mère est décédée en 1941, la guerre était déjà bien démarrée, et il était trop tard pour fuir. Ils ont donc été déportés tous les deux. Mon grand-père est donc l’unique survivant de cette branche de la famille.

Pendant toute sa vie, il a été un grand passionné de généalogie. Il a d’abord commencé par dessiner son arbre généalogique sur papier, et il l’enrichissait au fur et à mesure des rencontres avec la famille. Puis vers la fin de sa vie il s’était même mis à l’informatique et l’avait porté en format numérique. Ma sœur a pris le relais pendant quelques années et a notamment pris une initiative géniale : transférer l’arbre généalogique sur un site collaboratif qui s’appelle « MyHeritage ». L’un des intérêts principaux est que chacun peut compléter sa branche de la famille de manière collaborative. Je m’y suis mis il y a quelques temps et y trouve de plus en plus d’intérêt.

Et c’est là que l’histoire ancienne et l’histoire récente se retrouvent. MyHeritage a établi des partenariats avec d’autres sites pour partager des documents et des informations. En particulier, un partenariat a été établi avec le site BillionGraves, où des particuliers parcourent les cimetières du monde entier, prennent des photos de chaque tombe, et retranscrivent les informations qui s’y trouvent dans un index disponible sur le site (ne me demandez pas quelle est leur motivation, mais en tout cas je les en remercie !). Et il se trouve que MyHeritage m’a proposé un « match » avec BillionGraves m’indiquant qu’une tombe portant les noms et prénoms de mes arrières-arrières grands-parents était présente dans le cimetière juif de Cologne. Le site (et l’appli qui va avec) propose donc l’adresse du cimetière (c’est cool), mais surtout les coordonnées GPS de la tombe. Et ça c’est vraiment chouette, parce que même si des membres de la famille ont déjà été visiter cette tombe (j’ai appris après coup que mon grand-père avait amené ma tante voir cette tombe), il est assez peu probable qu’ils savent me dire où elle se trouve dans le cimetière.

Bref, tout ça pour dire que notre première étape a été l’ancien cimetière juif de Cologne.

OK, c’est où ? Le cimetière est globalement en bon état (j’en ai vu des pires)

Super simple avec l’application BillionGraves !

même pas 2 minutes pour trouver la tombe !

Voilà, ça, c’est fait. C’est cool de retrouver ses ancêtres ! Donc ici c’est ma fameuse arrière-arrière grand-mère qui a résisté jusqu’au milieu de la seconde guerre mondiale pour partir.

Nous continuons ensuite jusqu’au centre de Cologne, où ma sœur ma transmis l’adresse où résidaient mes arrières-grands-parents (et où est né mon grand-père) avant d’être déportés.

On trouve facilement aussi. L’immeuble a probablement dû être bombardé pendant la seconde guerre mondiale parce qu’il y a un immeuble « moderne » (restons calmes – années 50 ou 60) à la place. Par contre, on trouve des plaques au sol.

Nous passons quelques minutes dans le quartier à imaginer ce que devait être la vie à cette époque terrible.

Puis nous allons nous restaurer dans une petite brasserie juste en face de l’appartement. Le serveur super sympa nous parle du quartier et de la vie à Cologne en général.

Enfin, nous quittons Cologne et descendons plein sud via les autoroutes allemandes. On a droit à une quinzaine de tronçons de travaux (quand même!), mais globalement ça roule mieux qu’hier. On a juste un seul ralentissement.

Vive la France !

On s’arrête rapidement pour faire quelques courses, puis nous arrivons dans la banlieue nord de Strasbourg. Nous sommes accueillis ce soir par Aurore, Jérémy, Cyrielle et Clément pour un apéro dînatoire histoire de bien finir le voyage. Pour ceux qui suivent, c’est aussi chez eux que nous sommes passés à l’aller lors de notre périple scandinave de 2015 – c’était à l’époque leur mariage. Les filles (Eden et Cyrielle) s’amusent ensemble pendant que les grands discutent de leurs vacances respectives (enfin, nous on n’a plus grand chose à raconter : Aurore et Jérémy sont de fervents lecteurs du blog. On a l’impression qu’ils en connaissent plus sur nos vacances que nous).

Nous quittons Aurore et Jérémy vers 23:30, et nous cherchons un emplacement pour la nuit. Celui proposé par Jérémy est fermé (route barrée). La deuxième tentative est également un échec (Park4night nous avait proposé le parking d’un terrain de foot, mais il y a manifestement un évènement là bas, le parking est rempli). La 3ème aussi (une impasse habitée – c’est pas le bon plan). Finalement nous nous arrêtons entre Pfulgriesheim et Lampertheim (sans déconner, les noms de villages alsaciens… LOL quoi) dans ce qui semble être un chantier. Il n’y aura pas de travaux demain, donc ça devrait le faire.

23 août 2018 – Rødding – Cologne (ou presque)

Un article rapide aujourd’hui, en forme de coup de gueule (désolé).

Si vous avez observé notre trajet, vous avez dû comprendre que nous sommes sur le chemin du retour. Il nous restait un peu plus de 1300km à faire pour rentrer à la maison. Ce qu’on a donc imaginé, c’est de faire une grosse journée de route aujourd’hui, puis d’en faire deux petites demain et après-demain, histoire de ne pas arriver trop crevés.

Nous partîmes donc de (relative) bonne heure, pleins de motivation pour cette journée.

Les 80 premiers kilomètres se sont bien passés, mais ensuite, nous sommes passés en Allemagne.

Dès qu’on a traversé la frontière, les travaux ont commencé.

Sans déconner, les allemands : c’est quoi votre souci avec les autoroutes ? J’ai l’impression que deux tiers des autoroutes sont en putain de travaux. Et sur le tiers restant il y a une file ininterrompue de camions.

Bref, en milieu de journée nous avions parcouru à peine un tiers de notre objectif (environ 220km). La faute aux travaux, et aux bouchons (rester 30 minutes sans bouger en plein cagnard sur l’autoroute, sans clim, avec la pollution et le bruit des camions et des travaux est un supplice que je ne souhaite à personne).

Sans compter que les aires d’autoroute sont elles aussi plutôt pourries, on a le choix entre des burgers, du wurst ou des schnitzels, toujours accompagnés de frites surgelées ou de kartoffeln.

J’exagère à peine, mais on n’est pas loin de la vérité.

Bref, tout ça pour dire qu’on a finalement atterri près de Cologne (notre objectif de la journée) vers 20h. Soit près de 11h (avec peu de pauses) pour 650km.

Difficile de faire pire.

J’espère que demain on aura plus de chance.

22 août 2018 – Nyborg – Legoland – Rødding

Quand on trouve un emplacement le soir, on essaie toujours d’orienter la fenêtre de la « suite parentale » (le lit du fond, quoi) vers là où il y a de la vue. Ça nous permet, lorsqu’on se lève, d’ouvrir le rideau et de bien démarrer la journée avec une vue qu’il est difficile d’avoir ailleurs, sauf dans des hôtels dont les tarifs par nuit sont souvent indécents.

Ce matin, la vue qui s’offre à nous est splendide.

Vue sur le petit lac à nos pieds.

ça souffle assez fort depuis ce matin.

Du coup deux gars commencent à se préparer pour une séance de kite-surf 🙂

Eden s’est réveillée super tôt ce matin. Elle est toute excitée par la journée qui l’attend. 1h30 de route nous séparent en effet de :

LEGOLAND : Ze parc d’attraction entièrement dédié aux petits parallélépipèdes colorés en plastique.

Le premier site touristique du Danemark (en dehors de Copenhague) méritait bien une visite surtout pour Eden !

Le parc est divisé en plusieurs zones (un peu comme Eurodisney), mais en gros, il y a la partie historique du parc, avec des maquettes complètement hallucinantes de détails en légo, et le reste qui est plus « classique » avec des attractions et des manèges pour tous les ages et presque toutes les tailles. Ce qui est top c’est que pour une fois, les petits sont les bienvenus. Il y a soit des manèges qui leurs sont dédiés, soit des manèges de « grands », mais pour lesquels une taille minimum est indiquée pour qu’ils puissent le faire seuls, et une autre taille pour qu’ils puissent le faire accompagnés d’un adulte. Du coup, même pour notre modèle réduit, on a pu faire la plupart des attractions.

Comme c’est à peu près son premier parc, on a commencé « soft », ne sachant pas exactement comment elle allait réagir.

Bon, sur ce manège là elle s’emmerde un peu manifestement. Elle a commencé à étudier le décor… « Ah tient, il y a des champignons »…

Pas d’effet, donc.

On a essaye de monter un peu en pression, et tenté la chenille.

là pour le coup, c’est plus Poupoussy qui s’éclate j’ai l’impression (même si Eden s’amuse aussi).

OK, il lui faut donc des trucs de grands. On a voulu tenter le bateau pirate, mais quand on a vu que les gars sortaient complètement trempés, on a dit qu’on ferait ça plus tard dans la journée :

Du coup on a fait un passage rapide dans le radeau des pirates, plus soft

On a failli se faire manger par de vrais requins en légo

Ensuite on a attaqué les choses sérieuses : montagnes russes, manèges qui tournent dans tous les sens, lego canoe splash… Bref, c’était bien fun. Le seul truc c’est qu’il n’y a pas de photos ou vidéos car j’étais dessus également.

Sauf pour ça : impossible pour moi, je rend tout sur un truc comme ça :

Essayez de ne pas vomir !

Ah, et puis cette photo volée aussi :

Le manoir hanté est sympa, mais rend pas terrible en photo.

Bref, on passe une chouette matinée, même si les temps d’attente sont parfois un peu longs.

Le midi on va manger chez Luigi, l’italien du parc (on avait le choix entre ça ou des burgers, des hot-dogs, ou des glaces. Bon, je suis mauvaise langue, il y avait pas mal de choix, mais niveau qualité ça reste un part d’attractions… faut pas s’attendre à des miracles.

Repas correct, sans plus.

Puis on enchaîne avec tout ce qu’on n’a pas encore vu : le temple, d’autres montagnes russes, les légo ninja et le cinéma 4D…

Impressionnant ce bison taille réelle…

 

A 17h les dernières attractions ferment. Il ne nous reste plus qu’à aller visiter la partie historique du parc : Miniland.

Là, c’est vraiment excellent. Voir tout ce que les gars ont réussi à faire en légo, avec quel souci du détail, franchement chapeau !

La maison blanche

Copenhague ?

Un village danois

Les pays bas

L’aéroport, super bien fait, avec les avions qui bougent, et même un avion qui se fait dégivrer…

Copenhague, ça c’est sûr !

Tiens, un concorde

le palais royal de Copenhague

Ze Eiffel Tower

Les 5 plus grands grattes-ciels sont représentés à l’échelle, mais ça reste impressionnant (plus de 5 mètres pour le Burj Khalifa)

Un T1 🙂

Pour représenter la suède, ils ont choisi le Gota Canal… là où on était passés et on avait fait un tour de vélo près des écluses…

les bateaux qui voguent sur le canal

J’adore le souci du détail : la volvo break en panne 😀

une plateforme pétrolière

excellent : Bryggen 🙂

avec les bâtiments du fond du port

et la plateforme de lancement de la NASA

 

Il est 18h, nous devons quitter les lieux. On est épuisés, mais on a passé une chouette journée dans ce parc.

On quitte la zone du parc et on trouve à une quarantaine de kilomètres une aire d’autoroute qui nous permet de faire une vidange complète. Puis on se dirige vers notre point de chute de ce jour. On fait un arrêt express dans un supermarché local pour acheter du pain (et des chips danoises ainsi qu’une bouteille de fanta collector 🙂 ).

Ce qui est cool quand on fait les courses dans un autre pays c’est qu’on voit des façons de faire différentes. Ici au Danemark, on peut acheter son kit tout prêt pour faire soi-même ses deux hamburgers. Plutôt bien pensé !

On s’arrête ce soir au bord d’un petit lac sur une aire de picnic à l’écart de la route. Le coucher de soleil était magnifique (rouge vif).

 

21 août 2018 – Hunnebostrand – Nyborg

La nuit a été agréable sur notre emplacement en bord de mer. On s’active pour partir ce matin car nous avons pas mal de route à faire. On décolle vers 9h30.

Nous quittons cette belle région du Bohuslän avec regret. Nous n’avons vu qu’une infime partie et elle nous a beaucoup marqué. On reviendra !

Nous prenons l’autoroute qui longe la côte jusqu’au sud de la Suède. Pour passer le temps, on se met à compter puis photographier les fast-foods qu’on trouve au bord de la route. C’est simple : il n’y a pas une station d’essence sans un fast-food qui lui est accolé.

Tient, une station service K avec un Burger-King

et là un OK-Q8 (station essence) avec un Macdo

Si vous avez raté le macdo, il y en a un dans 2 minutes

Sinon arrêtez-vous à ce Max (chaine fast-food locale)

Ou dans ce centre commercial avec deux stations service, chacune avec son fast-food

là aussi, Sybilla (autre fast-food local) avec une station service

et Macdo avec K

Ils ont trouvé comment recycler les vieilles semi-remorques : ils leurs collent de la pub dessus et les jettent dans un champ près de l’autoroute.

pratique pour savoir qu’il y aura un burger-king dans 8 minutes

et effectivement, 8 minutes plus tard, combo gagnant BurgerKing et MCDo

Autre combo : Mcdo et Max

Sinon on peut aussi louer un emplacement sur les entrepôts

mais le mieux reste quand même le panneau de signalisation. Alors, à quelle station je vais m’arrêter ?

Max ?

Macdo ?

ou BurgerKing ?

Bref, vous l’aurez compris, si vous voulez bien manger en suède, sortez de l’autoroute… sinon, point de salut !

Nous, on a tracé notre route (assez vite d’ailleurs, 115km/h de moyenne) et on est arrivé à Helsingborg vers 13h30 (avec simplement une pause pipi / plein de gasoil). On s’est arrêté dans un supermarché suédois pour faire quelques provisions locales (chips locales, bières locales, hareng mariné, biscuits au chocolat type IKEA…). Et aussi une salade composée (ils sont pratiques ces stands de salad-bar dans tous les supermarchés).

Puis on se dirige vers le ferry qui nous permet de rejoindre le Danemark à Helsingør. Après avoir acheté notre ticket pour monter à bord, on attend patiemment dans notre file et on en profite pour manger notre salade. Puis on embarque. La traversée se passe rapidement (une vingtaine de minutes), et une petite sieste s’improvise dans le camion pour tout le monde.

En arrivant au Danemark, nous faisons les 27 derniers kilomètres qui nous séparent de notre destination du jour.

Nous arrivons au château de Frederiksborg Slot un peu avant 16h. Notre objectif était d’arriver à 15h car le château ferme à 17h. Tant pis, on va le visiter en accéléré (le Lonely conseille 3h minimum 😀 ).

Nous achetons nos billets, et sommes obligés de poser toutes nos affaires dans une consigne. Pas de sacs à l’intérieur du château, ni de bouteilles d’eau.

Frederiksborg Slot est un impressionnant château Renaissance. C’est le plus grand palais de Scandinavie. Il symbolise la puissance de la monarchie absolue danoise. En effet, la famille royale y résidait et les rois y étaient sacrés lorsque le Danemark était une monarchie absolue s’étendant sur une partie de la Suède actuelle et jusqu’à la Norvège. Ses proportions exceptionnelles, sa splendeur font de lui le « Versailles danois ». Le château est composé de plus de 80 pièces (rien que ça!) richement décorées, pleines de meubles splendides, de tapisseries et de portraits. La partie la plus ancienne du château remonte à Frédéric II qui lui a donné son nom. Son fils, Christian IV fit construire la majeure partie de l’édifice actuel au début du 17ème siècle.

Nous commençons notre visite par une salle qui est une reconstitution d’une salle de réception telle qu’elle était à l’époque de Christian IV.

Les détails aux murs évoquent des scènes de chasse

Dorures au plafond.

Puis nous montons rapidement à l’étage pour admirer la chapelle.

Entre le 17ème et le 19ème siècle, les souverains danois étaient couronnés ici.

Cette chapelle a été épargnée par l’incendie qui a ravagé une partie du château en 1859.

Elle a donc conservé son décor d’origine, commandé par Christian IV

De nombreux détails en or et en argent un peu partout.

de beaux vitraux

vue d’ensemble

L’orge date de 1610. Lorsque nous avons visité la chapelle, quelqu’un était en train de jouer un air classique. L’acoustique est incroyable.

Nous sommes montés à l’étage supérieur. Ici, les pièces sont occupées par le musée d’histoire nationale, fondé en 1979 par J.C Jacobson, propriétaire de la brasserie Carlsberg. On peut y admirer d’innombrables portraits de rois, de nobles, ainsi que des meubles et objets d’art ayant appartenu à la famille royale. Il y a aussi une exposition (qu’on dirait temporaire) avec des objets de la famille royale danoise actuelle.

peinture géante (au moins 5m de large). Les détails sont impressionnants

au plafond… sobre.

idem

– « Chérie, je t’ai acheté une petite boite à musique pour ton anniversaire… »
– « Tu es un amour. Où l’as-tu cachée ? »
– « DTC. Rhooo, je plaisante… je l’ai mise dans la pièce du fond, au 2ème étage (n° 72), elle était un peu lourde pour te l’amener jusque dans ton lit… »
– « Mais c’est énorme! »
– « Oui, je sais… »

incroyable cette pièce !

là c’est les vrais jouets du prince… Eden voulait récupérer la voiture.

et la robe et le costume du dernier mariage royal

Eden a flashé sur la robe de princesse rose…

sobre le portrait !

– « Chéri, on n’a plus de place dans l’armoire Pax, on fait quoi ? »
– « Bouge pas, j’ai ce qu’il nous faut! »

au plafond

– « Chéri, notre lit Malm commence à montrer des signes de fatigue (huhu), qu’est ce qu’on fait? »
– « Bouge pas, j’ai ce qu’il nous faut ! »

sobriété est le maître mot ici.

un peu de cristal

beau bleu

toujours ces plafonds incroyables. Je verrai bien ça dans mon bureau.

Ce soir c’est soirée Pink !

 

Il est bientôt l’heure de quitter le château. On cherche une dernière pièce qu’on voulait visiter : la salle des audiences. C’est ici que le roi recevait ses invités.

le couloir qui mène à la salle des audiences

la salle est décorée de magnifiques portraits

le plafond vaut également le détour.

mais le clou du spectacle reste cette chaise élévatrice du 17ème siècle qui permettait au souverain d’apparaitre dans la salle par un système de trappe 😀 . Grande classe !

Le château va fermer ses portes, mais les jardins restent accessibles jusqu’à 20h ce soir.

On sort donc du château. Pour l’anecdote, la petite porte au milieu est la porte des toilettes (actuelles). J’ai failli me faire coincer à l’intérieur… Heureusement que Poupoussy a fait signe au gardien de laisser le portail ouvert sinon je passais la nuit ici.

le portail à moitié fermé 😀

Vue d’ensemble du château

avec ses douves

puis direction les magnifiques jardins à la française

Versailles n’a qu’à bien se tenir !

Dommage pour le contre-jour. On reviendra un matin (ou pas)

des statues un peu partout

et même un labyrinthe (mais on ne peut pas rentrer – déception pour Eden)

On ne peut pas terminer cette belle journée ensoleillée sans un petit selfie

ou deux 😀

 

Allez, il est l’heure de continuer notre chemin. On retourne au camion, se fait un petit goûter (un gâteau qu’on avait acheté en même temps que la salade de ce midi mais qu’on n’a pas eu le temps de manger car il fallait arriver au château avant qu’il ne ferme), et nous voilà partis sur les routes Danoises en direction de l’Ouest. On a repéré un spot sympathique au bord de l’eau, à mi-chemin avec notre destination de demain (suspens…)

on va être bien ici 🙂

20 août 2018 – Drøbak – Hunnebostrand

Super emplacement cette nuit. On n’a pas été dérangés, même pas les gros bateaux qui passaient pendant la nuit et ce matin.

Poupoussy est partie à la boulangerie d’à côté pour chercher des viennoiseries pour le p’tit déjeuner. C’est grand luxe.

En quittant Drøbak on s’arrête pour faire le plein, puis au supermarché pour finir nos couronnes Norvégiennes.

Évidemment, on achète pour 2 fois les couronnes qui nous restaient (pas logique du tout).

Les viennoiseries du supermarché sont réalisées tout en finesse. Du grand art.

On aime beaucoup aussi le fromage en tube gout jambon ou bacon…

On a pris quelques bières / cidres norvégiens, des chips aux goûts qu’on n’avait pas encore, le fromage marron qu’on trouve un peu partout, quelques boîtes de sardines, du chocolat firkløver (je retente le coup, on sait jamais) et du Rømmegrøt (frais et en poudre). Avec ça on est parés côté norvégien.

Puis on trace notre chemin en direction de la Suède via l’autoroute. On passe la frontière (inexistante) juste avant midi. On s’arrête sur deux aires pour faire la vidange et remplir le réservoir d’eau, et on en profite pour manger chez Max (note pour les lecteurs de ce blog : La Suède est le royaume de la malbouffe. Autant en Norvège on peut trouver facilement à manger équilibré, autant en Suède toutes les stations services ou les aires d’autoroute sont collées à des macdo, burgerking, KFC ou Max). Bon, on n’a pas abusé jusque là.

Une fois ce délicieux repas fini, on continue en direction de Strömstad où l’on peut observer (encore) un alignement de pierres en forme de bateau.

petite balade dans les champs pour arriver sur le site

Il fait beau. Les t-shirt sont à nouveau de sortie 🙂

Superbe alignement

La pierre du bout fait plus de 3m50 de haut

Nom d’un p’tit bonhomme !

Puis on continue encore au sud et on s’arrête à Tanum, site classé au patrimoine mondial de l’unesco où l’on trouve une très grande concentration de gravures rupestres.

On passe d’abord au musée (gratuit) qui permet de comprendre un peu ce qu’on va voir.

La région est en effet particulièrement riche en vestiges préhistoriques, dolmens et caveaux funéraires de l’époque mégalithique, gravures rupestres et tumuli de l’âge du bronze, champs de sépultures, menhirs et grosses pierres disposées en forme de navires datant de l’âge du fer.

Les fresques ont été gravées, par martelage à l’aide de pierres dures, sur des dalles de granite au début de l’âge du bronze, entre 1800 et 500 av. J.-C..

Plusieurs sites sont situés à quelques centaines de mètres autour du musée. Le premier est accessible à pieds, les autres nécessitent de prendre la voiture (d’ailleurs, petit message à l’Unesco : ça vaudrait le coup d’aménager un peu le site pour que ce soit plus accessible aux piétons).

Le site à proximité du musée est de loin le plus impressionnant. On y trouve sept groupes de fresques. La plus grande, sur une dalle inclinée de 30 à 35 degrés par rapport à l’horizontale, a une hauteur de 7 mètres sur une largeur de 22 mètres ! Plus de 400 images et symboles y sont assemblés, dont environ 250 figurations et 165 cupules (des p’tits ronds – oui, moi aussi j’ai appris le mot aujourd’hui). Elle réunit notamment de nombreux navires et un célèbre couple de « jeunes mariés » qu’on ne voit malheureusement pas très bien car ils sont en haut de l’image, un peu en contre-jour, avec à proximité un homme brandissant une hache.

Six autres ensembles, nettement moins importants et plus dégradés, se trouvent plus au sud, sur une distance totale d’environ 500 mètres.

Détails : ici des bateaux

La gravure dite des « jeunes mariés » représentant un homme et une femme (cheveux longs) qui s’embrassent. À leur gauche un homme, deux fois plus grand, est tourné vers eux et lève une hache. Sans doute est-ce une divinité, du tonnerre ou de la foudre. Une hypothèse interprète la scène comme noce rituelle et fécondation symbolique de la déesse-mère.

Les hommes sont facilement reconnaissables à leur pénis en érection. Oui mesdames !

un chien et une cupule

Encore un homme avec son pénis en érection et une lance

Probablement une baleine bleue (assez rare apparemment dans les peintures rupestres)

Un homme (cf. pénis en érection) qui se fait attaquer par un serpent ?

Cette scène est assez connue apparemment. Il s’agit de la scène de la « lamentation » où la femme agenouillée (cheveux longs) se penche sur un homme, portant une épée, dont les pieds touchent un bateau. Cette figuration correspondrait aux cérémonies pratiquées en automne lors du départ en bateau du dieu de la fertilité, dont le retour est accueilli en triomphe au printemps.

scène de chasse ?

un autre artiste (le style est différent)

Difficile à distinguer, mais il s’agit d’un homme avec son pénis et un arc.

Le deuxième site (Aspeberget) se situe à 1km environ au sud du premier. Parmi les nombreuses scènes qu’on peut y voir, celle de troupeaux et de leurs gardiens, un archer, un laboureur, un chariot.

Homme (cf. pénis) avec bouclier

homme (cf…. bon, vous avez compris) avec bouclier et immense lance.

vue d’ensemble

et quelques détails.

Enfin, on passe voir le « Géant » sur le site de Litsleby, une gravure de plus de deux mètres d’un homme portant une épée et un javelot, la plus grande jamais identifiée de cette époque.

homme (pas de doute) avec son javelot. Il est plutôt impressionnant

Et ce cerf qu’on a trouvé mignon

et des traces de pas.

Petit aparté concernant les gravures. Ici ils utilisent de la peinture rouge mate très diluée permettant de voir tout le relief des gravures. Il y a cependant un controverse au niveau international sur le fait de colorier les gravures rupestres ou non. Les détracteurs critiquent l’authenticité de cette méthode (en fait, on ne sait pas si les gravures étaient coloriées ou non), et pensent que la roche s’érode plus rapidement si elle est coloriée. De l’autre côté, ceux qui approuvent disent qu’une part de l’excitation est perdue si les gravures ne sont pas peintes, car il devient alors difficile de trouver le bon angle de vue pour les voir distinctement. L’avantage de les peindre est que tout le monde arrive à mieux les voir, ce qui permet de créer de l’intérêt du grand public autour de la préservation de ces gravures et de cet héritage culturel. La peinture permettrait aussi de protéger les gravures car cela les rendrait visibles et éviterait que certains marchent dessus par mégarde (par exemple pour prendre des photos)

Perso, je trouve que ça ressort bien avec le rouge. Je vote pour. Sans ça, c’est vraiment difficile de les voir.

Nous quittons Tanum et nous longeons la route 163 qui longe toute la côte du Bohuslän. Devant nos yeux ébahis nous traversons de petits villages de pêcheurs aux maisons rouges, blottis contre des falaises blanches ou grises et éclairées par le soleil couchant.

Entre chaque village s’alternent forêts et champs dans lesquels on voit des daims et des biches à profusion (on en a vu au moins une dizaine sur la route)

Nous traversons aussi le village de Fjällbacka.

Perso ça ne me disait rien de particulier, mais Poupoussy m’a dit qu’il fallait absolument le prendre en photo et le montrer à Annick et Marie…

On s’arrête au bout d’une petite heure de route dans un parking en bord de mer, au village de Hunnebostrand. Aucune interdiction pour les camping-cars a priori. Je pars faire un petit tour de reconnaissance.

Notre emplacement. Magnifique

A quelques mètres de notre parking se trouve une petite promenade au bord de la falaise et de la mer. Il y a actuellement une exposition de sculptures. Certaines sont assez impressionnantes. D’autre moins (pour ne pas dire : « il s’est pas trop foulé le gars »).

On en pense ce qu’on veut, mais il y a un peu de travail pour en arriver là.

Alors, certes, là aussi, mais bonh : accrocher une corde à la falaise et appeler ça une sculpture… tranquille le gars, OKLM

Là aussi… jeter des cailloux enduits de superglue sur une falaise… chacun son style

là c’est déjà plus recherché

celui là, à défaut d’être beau, est déjà plus imposant.

il fait un peu flipper en fait

OK

o_O

Alors lui c’est le champion. Le gars accroche un cerceau de 3m de diamètre près de la falaise, et ça y est, c’est un artiste 😀

et lui il a juste peint une roche couleur or…

Bon, j’exagère un peu. C’est plutôt sympa en fait.

De l’autre côté du parking, c’est le village de Hunnebostrand.

Superbes maisons de pêcheurs (aujourd’hui reconverties pour certaines (la plupart ?) en maison de vacances.

La lune est levée

Ce bateau fait des petites sorties pour aller voir une île avec des phoques. On aurait bien aimé y aller, mais il semblerait que c’était le dernier jour aujourd’hui !

Coucher de soleil sur Züüd.

Petite douche, repas du soir, puis dernière sortie pour photographier les couleurs du soir.

19 août 2018 – Gilhus – Oslo – Drøbak

On ne s’est pas fait dégager de notre emplacement cette nuit. Je pense que tout le monde s’en fout ici, et de toutes façons on n’est pas du genre envahissants (on évite le auvent, la table de picnic et les chaises dans ce genre d’endroit.

Le soleil est de la partie ce matin. il fait encore frais, mais on sent que la journée va bien se passer !

On prend un p’tit déjeuner rapide, et on fait les 40km qui nous séparent d’Oslo. On se gare sur la presqu’île de Bygdøy et on descend les vélos. Ils ont un peu bougé (probablement à cause des mauvaises routes et pistes qu’on a pris dernièrement), il va falloir qu’on règle tout ça.

Züüd a même trouvé un copain avec qui il a passé une partie de la journée.

Avant de quitter le camion, j’ai cherché quelques circuits à faire en vélo à Oslo. Je suis tombé sur un site et une appli qui s’appellent « route you » (voir ici : https://www.routeyou.com/fr) où des particuliers proposent des circuits un peu partout dans le monde. L’application est parfaite (à un détail près – voir ci-dessous) : elle montre le circuit sur une carte sur laquelle on peut se géolocaliser (très pratique), et surtout les monuments à voir aux alentours. On choisit un circuit qui nous semble à notre portée (35km) et c’est parti !

L’avantage à Oslo, c’est qu’il y a des pistes cyclables presque partout.

Au début, le circuit nous fait passer par des quartiers résidentiels de la ville basse.

De belles bâtisses ici.

Mais rapidement, on attaque avec les principaux points d’intérêt de la ville.

Le centre Nobel de la paix

Devant l’hôtel de ville, il semble qu’il y ait une manifestation en l’honneur de l’Inde

Un camion décoré avec goût et tout en sobriété.

L’hôtel de ville

Un camion de bouffe chinoise qui n’a pas pu s’appeler « Kung-Fu Panda »

On continue et on longe le port d’Oslo. De vieux bateaux sont amarrés ici.

la « skyline » d’Oslo

un copain : il nous semble l’avoir déjà vu à Bergen

le fort d’Akershus

le musée national d’architecture

Une belle place dans le centre d’Oslo

Il faut faire attention. Par endroits on partage la route avec les trams. Gare à celui qui rentre ses pneus dans les rails…

Puis on arrive à l’Opéra d’Oslo. On l’avait déjà visité en 2015, mais il mérite bien une photo ou deux.

Vue depuis l’Opéra

Eden avait une petite faim. Heureusement que Poupoussy pense à tout.

L’opéra avec un soleil comme ça, c’est vraiment cool.

la gare centrale

avec son tigre (https://www.visitoslo.com/fr/produit/?TLp=495431)

Le quartier des affaires.

Ce qui est bien avec ce circuit de vélo, c’est qu’il nous fait passer par tous les quartiers : les quartiers historiques, touristiques, d’affaires, mais aussi les quartiers populaires, les quartiers huppés, voir très huppés. C’est vraiment chouette de pouvoir voir une ville avec toutes ses facettes. Pour ça, le vélo est un excellent moyen.

Une sculpture qu’on a bien aimé

Dans ce quartier populaire il y a une grande mixité. On avait des odeurs de bouffe asiatique / indienne / orientale… on a failli nous arrêter pour manger, mais on a continué encore un peu.

les « cités dortoirs » d’Oslo. Ca va, ça n’a pas l’air si terrible.

On s’arrête finalement vers 13h environ dans une espèce de bar / boulangerie (concept indéterminé) où on a vu un panneau « brunch ». On s’est dit que ça pourrait être une bonne façon de faire un break. Bon, leur concept de Brunch pourrait être amélioré. En fait tu fais la queue comme dans une boulangerie en France, et tu commandes ce que tu veux et tu paies. Bref, on pensait que le brunch c’était genre un buffet, mais en fait non, c’est à la carte. Qu’à cela ne tienne, on commande une salade, une tartine et un croissant au fromage pour Eden – le tout accompagné de jus de pommes maison. Excellent choix

Miam cette salade !

On continue notre périple l’après-midi.

Une belle église en pierres.

On fait une pause dans un parc (on avait promis à Eden qu’on s’arrêterait dès qu’on en trouve un.

Dès qu’un rayon de soleil pointe le bout de son nez, les Norvégiennes se mettent à poil (ou presque – topless) dans les parcs. Cela dit, c’est vrai qu’elles sont un peu pâles…

En repartant du parc, la route commence à grimper. C’est là qu’on se rend compte que l’application a un défaut majeur : le dénivelé des parcours proposés n’est pas indiqué (ou alors on ne l’a pas vu).

Sur les hauteurs d’Oslo, il y a des maisons magnifiques

 

ça monte sévère… Avec mon vélo électrique, même avec Eden accrochée à moi avec le Follow-me, c’est pas un souci. Mais Poupoussy est au bout de ses forces. Elle finit en marchant à côté du vélo. Bon, le gars qui a conçu le parcours nous a quand même fait grimper jusqu’à la plateforme de saut à ski… (sauf erreur, 350m).

En arrivant au musée du saut à ski

On s’offre une glace et on s’installe sur le gazon pour admirer Oslo vue d’en haut.

Puis on continue le parcours et on redescend par plein de chouettes quartiers d’Oslo.

On arrive au camion vers 18h, après une belle journée ensoleillée et sportive dans cette capitale. On s’en souviendra !

On met pas mal de temps pour remettre les vélos en place et régler à nouveau les bras qui les maintiennent.

Puis on sort d’Oslo et on se dirige vers le sud. On a repéré un emplacement pour la nuit près du port de Drøbak, petite localité au sud d’Oslo, juste devant le fjord qui mène à Oslo. Sauf erreur, tous les paquebots qui arrivent à Oslo devraient passer devant nous. Ca pourrait être chouette de les voir.

Notre emplacement

Tous seuls, juste au bord du quai.

Après le repas du soir (un « fiskburger » – Burger de poisson qu’on a acheté il y a quelques jours – fabriqué dans les îles Lofoten – un délice), je pars faire un petit tour de Drøbak.

Ici aussi, de belles maisons en bois

Reflet sur une maison en bois

Sculpture

Le port

et ses décorations florales

Sur le mur d’une maison du portAvec ce bateau, vous aurez une totale liberté de pensée cosmique vers un nouvel âge réminiscent

un pêcheur

belle maison au bord de l’eau

contempler les bateaux qui passent

J’ai commencé à traduire le texte avec Google Translate (j’étais intrigué). Apparemment c’est un gradé de l’armée Norvégienne qui a pris l’initiative (seul) de détruire un bâtiment Allemand pendant la seconde guerre mondiale.

Après recherche sur internet, j’ai trouvé ça :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Birger_Eriksen

https://fr.wikipedia.org/wiki/Bl%C3%BCcher_(1937)

c’était un brave homme !

Un banc qui fête son anniversaire un peu seul. J’étais triste pour lui.

De belles maisons

L’ancien hôpital de Drøbak, construit en 1789

la place centrale du village

Le cinéma

de retour au camion : la vue de la fenêtre ce soir.

avec le soleil couchant

On a vu un gros bateau passer. Celui là est déjà plus petit.

18 août 2018 – Sysenvatnet – Gilhus

La nuit a été calme (mais froide) dans notre emplacement au dessus du lac. Nous prenons un p’tit déjeuner en mettant un peu de chauffage. La pluie de Bergen nous a manifestement rattrapé. Il va falloir qu’on continuer à rouler vers l’Est pour revenir à un temps plus clément. Nous continuons donc notre route en longeant le plateau de la Hardangervidda.

Les paysages sont toujours aussi magnifiques. On est entre 1000 et 1200m d’altitude, il n’y a plus d’arbres, et l’eau est toujours aussi présente partout.

La route serpente sur ce plateau entre lacs, et maisons abandonnées

La hauteur des piquets nous rappelle qu’il y a trois ans, nous avions des murs de neige de 5m de haut de chaque côté de la route…

Nous arrivons à Geilo en milieu de journée. On se rend à l’office du tourisme. Nous avons espoir d’y trouver un guide pour nous mener voir des élans en liberté.

Devant l’office du tourisme, Eden s’aventure à essayer des sports extrêmes.

Malheureusement, le dernier guide qui assurait cette prestation a arrêté d’exercer il y a 4 ans. Au lieu de cela la dame de l’office nous conseille d’aller voir un « parc animalier » où l’on trouve des élans en semi-liberté.

On décide de s’y rendre : on s’était dit qu’on ne partirait pas de Scandinavie sans avoir vu au moins un renne et un élan. Pour les rennes, c’est bon, mais pour l’élan, on n’a vu que des panneaux jusqu’ici…

La route pour se rendre au parc est belle.

Elle passe dans la forêt

et domine plusieurs lacs.

En arrivant au parc, il pleut des cordes. On décide de commencer par manger quelque chose à la cafétéria (et en profiter pour charger le PC). On nous sert le même schmourz qu’à la mine de Røros (viande, carottes, patates). On dirait une assiette qui a déjà été digérée par quelqu’un, mais c’est plutôt bon et ça tient au corps.

Le parc propose une visite guidée avec une dame qui parle à 95% en Norvégien et place quelques phrases de transition en anglais du genre « maintenant on va aller voir les loups ». Du coup, c’est assez difficile de suivre.

On fait les moufflons avec elle, mais au bout de 8-9 minutes de norvégien, on déclare forfait (trop de Norvégien tue le Norvégien).

Ils sont tous en train de manger des graines que la dame leur a donné.

On part chercher les loups par nos propres moyens.

Et on en trouve un caché dans les buissons.

Dans tous les enclos – sauf chez les loups (et aussi à l’extérieur, en libre service), on trouve des lapins.

A croire qu’ils se reproduisent à l’open bar ici…

On passe à côté des chevaux.

Puis pris de remords (et aussi parce qu’on n’arrive pas à voir les animaux aussi bien quand on est seuls), on retourne voir la guide et son groupe. Ils ont migré vers l’enclos des rennes et des renards arctiques.

On entre dans l’enclos avec les rennes et on peut leur donner à manger du lichen.

Au bout d’un moment la guide balance tout le lichen pour les rennes… on a alors droit un spectacle de fesses de rennes (magnifique)

ils sont mignons quand même

Dans le même enclos il y avais aussi ces renards arctiques qui n’arrêtaient pas de se chamailler.

Puisqu’on s’est réconcilié avec la guide norvégienne, on continue avec elle dans l’enclos des loups (en fait il y a deux enclos de loups : l’un est « wild wolf » et l’autre « socialized wolf » qu’on a traduit par des loups sociables : ils disent « bonjour » quand on entre chez eux, « pardon » quand ils vous bousculent, « merci » quand on leur rend la monnaie, et « bonne journée, au revoir » quand on les quitte) – La guide entre donc dans l’enclos des loups polis.

C’est vrai qu’ils ont l’air polis. En plus ils adorent qu’on leur gratouille le dos…

Bon, une fois de plus la guide nous saoule un peu avec son discours 100% norvégien. On s’éclipse et on va voir les lynx.

Ils sont magnifiques.

Les enclos sont vraiment très grands. Il nous est arrivé de chercher un animal pendant de longues minutes avant de l’apercevoir, puis il est parti ailleurs dans l’enclos et on ne l’a jamais revu.

Un peu à l’écart, on a trouvé un bœuf musqué. Ce sont aussi des animaux qu’on peut approcher dans la région (un peu plus au nord en fait), mais les sorties durent entre 6 et 8h et on ne le sentait pas avec Eden.

Enfin, on trouve un élan, l’animal qu’on était venu voir. Bon, celui là se laisse facilement approcher.

Mais dans d’immenses enclos encore plus à l’écart, on en a vu plusieurs, et des vrais 🙂

ils sont vraiment majestueux ces élans

le grand mâle boudait un peu à l’écart

les p’tits étaient mignons !

mais surtout, j’ai vécu une petite aventure avec une moose tout à fait charmante.

La rencontre s’est faite au détour d’un enclos

Je l’ai trouvé très entreprenante !

Très très entreprenante !

N’ayant pas l’habitude de me faire aborder, j’étais un peu gêné

mais elle a su trouver les mimiques pour me rassurer

et nous sommes restés en bons termes depuis.

j’espère que Poupoussy ne lit pas ce blog. Elle n’est pas jalouse, mais on sait jamais 😀

Après toutes ces aventures, nous repassons à la cafétéria et nous dégustons la spécialité norvégienne de base : les gaufres à la crème acidulée et à la confiture. Un délice.

Puis nous reprenons la route en direction d’Oslo.

Et soudain, le soleil revient !

ça fait du bien ! ça change tout et ça donne le moral.

On décide de nous arrêter quelques kilomètres avant Oslo et de voir en fonction de la météo demain si ça vaut le coup d’y faire un arrêt ou de continuer directement vers la suède.

On s’installe sur un parking de départ de randonnée à quelques kilomètres d’Oslo. Il y a un panneau « parking forbudt », mais il est caché par des arbres et on ne le voit quasiment plus. On tente le coup (de toutes façons, on n’a pas trouvé beaucoup d’alternatives dans le coin…

17 août 2018 – Bergen – Sysenvatnet

La nuit fut un peu compliquée. D’abord parce que la pluie a recommencé à tomber en plein milieu de la nuit. Mais pas une pluie genre quelques gouttelettes. Non, une bonne grosse pluie bien mouillée, avec des grosses gouttes qui font ploc ploc sur la carrosserie. Donc déjà là on avait un peu de mal à trouver le sommeil. Ensuite quand la ça a commencé à tonner, ça devenait de plus en plus intenable. Enfin, le pompon c’était quand la grêle s’y est mis également… Là on s’est demandé ce qu’on faisait là. On ne pouvait même pas entendre Eden si elle nous appelait. Heureusement ça n’a pas duré trop longtemps. Enfin, au petit matin c’est les voitures qui s’y sont mises, la route étant finalement assez fréquentée. Et comme si ça ne suffisait pas, il semblerait que notre parking qui était vide hier soir soit un espère de P+R parce que dès le matin il s’est bien rempli avec des gens qui partaient ensuite prendre le bus…

Bref, peut mieux faire à Bergen.

Au moment où on s’est levés il faisait beau. On décide donc de tenter une visite du centre historique. Mais le temps de prendre le p’tit déj, de nous changer, de ranger et de prendre la route en direction du centre, et il pleuvait déjà. Bergen ne nous aime pas.

On se gare près du centre historique et on commence une balade le long des quais. L’histoire de Bergen mérite un petit aparté (extrait Lonely) : Aux 12ème et 13ème siècles Bergen était la capitale de la Norvège, et de loin sa plus grande ville. Au 13ème siècle, les cités-Etats allemandes s’allièrent pour former des ligues de commerce. La plus grande était la Hanse teutonique. Basée à Lübeck, elle regroupait plus de 150 cités à son zénith et formait le plus puissant groupe économique d’Europe du Nord. Le port abrité de Bryggen attira en foule les négociants de la Hanse. Ils y fondèrent leur premier comptoir vers 1360 faisant de Bryggen l’un des quatre principaux centres de la Ligue à l’étranger. Les 20000 résidents, essentiellement allemands, importaient des céréales et exportaient de la morue séchée et divers produits. Durant plus de 400 ans, Bryggen fut dominée par une communauté très fermée de marchands germains, qui avaient interdiction de fréquenter ou d’épouser des Norvégiens. Au 15ème siècle, la concurrence avec les armateurs hollandais et anglais, les conflits internes, et surtout la peste noire (qui extermina 70% de la population de Bergen) entraînèrent le déclin de la Ligue Hanséatique. Le quartier de Bryggen, le plus vieux et le plus charmant de Bergen. Il est composé de bâtiments dont les façades en bois sont tournées vers le port, avec à l’arrière de longs édifices en bois. Au début du 14ème siècle, Bryggen comptait une trentaine de construction en bois dont beaucoup abritaient plusieurs stuer (compagnies commerciales). Elles s’élevaient sur 2 ou 3 étages au dessus du quai et regroupaient des bureaux, des entrepôts et des logements. Chacune possédait une grue pour le chargement et le déchargement des marchandises, ainsi qu’une Schotstue où le personnel se rassemblait et mangeait.

Il reste aujourd’hui une soixantaine de bâtiments qui ont été convertis en magasins, ateliers d’artistes, hôtel, restaurants, bars, boites de nuit, etc. Se perdre dans le quartier de Bryggen est un réel plaisir.

Nous démarrons donc notre visite de Bergen par ce quartier sympathique. Remarquez le ciel menaçant.

Dans les allées à l’intérieur de Bryggen, on trouve quelques curiosités comme cette morue sculptée dans un tronc d’arbre.

ou cette tête d’élan

Certaines galeries sont magnifiques. Ici un magasin de bijoux fabriqués à la main. Le mélange de bois brut d’époque et des photos de bijoux est du plus bel effet !

On quitte ensuite le quartier de Bryggen et on se dirige vers le quartier de Nordnes puis de Strandsiden.

La pluie commence à tomber, mais rien de bien méchant pour le moment.

Sur des murs en travaux, une exposition d’art populaire (on dirait qu’ils ont donné un thème (le rond) à des artistes locaux ou des classes d’enfants)

Dans la cathédrale de Bergen, une chorale d’adolescent s’entraine pour le concert de ce soir. C’est magnifique.

les maisons colorées du centre.

Le gars est un peu mono-maniaque… il voulait une maison rouge, toute rouge, complètement rouge !

Rouge et rien d’autre !

-Vous me reconnaissez?
-Non,vous êtes qui?
– Je suis qui? c’est moi! François le français!! Bleuuuuu ,blaaaaaanc, rouuuuuuuge !

La pauvre petite maison blanche…

Miaou

Plusieurs paquebots accostent à Bergen

Une des ruelles du quartier de Nordnes

OK

Bryggen vu depuis l’autre rive

Vers midi la pluie commence à tomber vraiment fort. On s’abrite dans le marché au poissons.

Ils ont des aquariums géants avec des bêtes vivantes que les touristes achètent pour manger… Brrrrr

Note pour plus tard : ne plus jamais manger de Lotte. C’est horrible !

Bon, comme la pluie ne s’arrêtait pas, on a pris un fisk&chips.

Puis une fois que la pluie a cessé, on est reparti au camion.

On a eu droit à une petite accalmie de quelques minutes

Un bout de ciel bleu s’est caché dans cette photo. Sauras-tu le retrouver ?

 

Bref, Bergen pour nous, c’est fait. Il y avait encore pas mal de choses qu’on aurait voulu voir (notamment une balade en haut des funiculaires de la ville, le musée des sciences et d’autres), mais on a d’autres programmes, et par ailleurs ils prévoient de la pluie à Bergen pendant les 10 prochains jours…

On décide donc de quitter la ville et de partir plein est. En théorie, le temps est plus clément là bas.

Nous reprenons donc la route qui nous fait sortir de Bergen (la même que celle prise à l’aller), et toujours sous la pluie.

Puis nous bifurquons pour prendre la route nationale touristique de Hardanger que nous longeons sur sa partie nord.

Les quantités d’eau qu’on trouve en Norvège sont impressionnantes. Quand ce ne sont pas les fjords ou les lacs, c’est les cascades. Et parfois c’est même juste de l’eau qui ruisselle à flanc de montagne ou de falaise, voire carrément sur la route.

Une des nombreuses cascades vues en chemin.

sur celle là par contre on s’est arrêté. Elle se trouve à Norheimsund et a la particularité de permettre de passer derrière l’eau.

un p’tit chemin permet de passer derrière

impressionnant.

On termine la route nationale de Hardanger et on commence celle de Hardangervidda (rien à voir 😀 ).

La route serpente d’abord au bord du fjord Hardanger (décidément).

Puis on se trompe de route. En fait Juju veut nous faire prendre un ferry alors qu’il n’est plus en fonctionnement depuis que ce nouveau pont est en service :

C’est un pont spécial puisqu’il relie en fait deux tunnels de chaque côté du fjord, avec à l’intérieur de chacun un rond point.

Toujours aussi fun les tunnels en Norvège.

Après Eidfjord, ça grimpe sec. On passe rapidement du niveau de la mer à plus de 900m d’altitude. Ca râle pas mal derrière nous car on grimpe à la vitesse d’un escargot et qu’il y a pas mal de tunnels sans possibilité de nous dépasser. On s’arrête quand on peut pour laisser passer les voitures, camions, bus, camping-cars plus puissants que nous (frimeurs !).

Avant la montée d’Eidfjord.

On passe devant la cascade de Verinfossen sans nous arrêter (nous étions déjà passés ici en 2015. On continue un peu plus loin et on s’arrête en haut d’une route secondaire qui mène à un barrage.

On n’est pas tous seuls, mais l’endroit nous semble sympa pour passer la nuit.

Le soleil apparait puis disparait derrière les nuages

ça donne des contrastes assez marqués

devant nous, un lac et le barrage. Tout au fond : un glacier.

Quel coquin ce soleil.

il s’amuse bien.

Petite balade sur la barrage

la lumière est parfois carrément surréaliste

On met un peu de chauffage ce soir parce qu’il fait plutôt froid. Mais au moins, depuis cet après-midi et la sortie de Bergen il ne pleut plus 🙂

Pourvu que ça dure !

16 août 2018 – Stalheim – Bergen

On a bien glissé cette nuit. Chacun avait sa technique pour rester en place. Personnellement, étant plutôt grand, j’avais un pied posé sur le meuble de la cuisine ce qui me permettait de ne pas me retrouver à terre. Poupoussy quant à elle avait une autre technique : remonter dans le lit toutes les deux heures… Elle se glissait vers le haut du lit tel un fax avant de sombrer à nouveau. J’étais assez admiratif.

Sinon il a commencé à pleuvoir cette nuit. Elle a commencé à tomber au milieu de la nuit, et ne s’est pas arrêtée jusqu’au matin.

Donc pour les photos de la vue du Fjord depuis la terrasse de Stelheim, on oublie. Il y a un gros nuage qui obstrue complètement la vue, et puis il pleut des cordes. La visibilité est nulle.

On décide de descendre un peu (déjà pour revenir à plat) avant de prendre le p’tit déjeuner. On prend donc la route qui redescend vers la vallée, sous la pluie. Elle descend hyper raide (18%)! Elle est très étroite. On se demande comment font les centaines de bus qui passent ici tout le temps (sous la pluie en plus !).

On s’installe au bord d’un lac lui même posé au bord de la route, sous la pluie, et on prend notre p’tit déjeuner sous la pluie (enfin, au sec à l’intérieur de Züüd, qui lui est sous la pluie.

On prend la direction de Bergen sous la pluie, mais pour aller plus vite, cette fois on prend les routes principales (sous la pluie). De toutes façons, je n’ai pas l’impression qu’il y ait beaucoup d’alternatives (d’autant plus, sous la pluie).

D’un coup, on aperçoit sous la pluie une magnifique cascade. On ne sait pas de quelle cascade il s’agit (elle n’est pas indiquée par le Lonely), mais il semble que ce soit une attraction pour les touristes asiatiques, parce qu’il y a au moins 3 cars de touristes asiatiques qui sont garés là, sous la pluie, et donc une bonne centaine d’asiatiques tous avec leur stick à selfie en train de se prendre en photo avec la cascade. Du coup on ne sort même pas du camion (pour se mettre sous la pluie ?), on prend juste cette photo depuis l’intérieur et on continue.

Là les touristes sont rentrés dans le bus. Ils avaient probablement encore une quinzaine de spots à voir aujourd’hui, avant de faire la Suède demain, la Finlande samedi et le Danemark dimanche… Le tout sous la pluie.

On passe par Voss (surnommée « capitale des sports extrêmes » en Norvège) sous la pluie. On comprend rapidement pourquoi. On longe en effet une rivière qui se prête parfaitement bien au rafting, canyoning et autres activités aquatiques, même sous la pluie.

On fait le plein à Voss, sous la pluie, puis on continue en direction de Bergen, sous la pluie, par la voie rapide.

Il se fait tard et le ventre commence à crier famine (même sous la pluie). On arrive enfin à Bergen (sous la pluie) et on rentre dans le centre ville. On s’arrête sous la pluie à proximité d’un restaurant qu’on a repéré sur le Lonely. Ils serviraient des repas typiquement norvégiens, même sous la pluie, dans une ambiance décontractée et à des tarifs abordables.

La place de parking est limitée à une heure et coûte 44NOK par heure (4€40 ! pas donné les villes en Norvège).

On mange super bien, même s’il pleut dehors. Pour Eden et moi ce sera une espèce de brandade de morue améliorée. Et Poupoussy aura droit à une espèce de tartine avec des œufs au plat, du bacon, des beans et de la salade.

On rentre au camion sous la pluie, et on s’aperçoit avec plaisir qu’on n’a pas reçu de PV (on avait dépassé l’horaire d’une demi-heure.

Il pleut des cordes. Impossible d’aller visiter le centre historique de Bergen (Bryggen) sous la pluie. Ca n’aurait aucun intérêt. On ne pourra même pas sortir l’appareil photo (étanche, certes, mais pas sous la pluie).

On décide d’aller passer l’après-midi dans un endroit où on sera mouillés même s’il pleut : une piscine. On en trouve une en banlieue de Bergen qui nous semble accueillante pour les enfants. On s’y rend sous la pluie (au passage, on se trompera de route et on prendra un tunnel de 5km dans un sens à se faire klaxonner car on n’avance par assez vite – ben oui, connard, le tunnel monte, je ne dépasserai pas les 35km/h, puis dans l’autre sens, notant au passage qu’il s’agissait d’un tunnel payant et qu’on vient donc d’y laisser 15 minutes de notre temps, ainsi que 100 NOK (10€), le tout, sous la pluie . La piscine se trouve dans un immense centre commercial à l’écart du centre ville. Il y a des parkings souterrains, mais nous on ne passe pas (même sous la pluie). On trouve finalement la meilleure place du complexe : à l’extérieur, devant l’entrée, sous la pluie. Aucun panneau n’interdit de se garer là. C’est une vraie place. On croise les doigts pour ne pas recevoir un PV sous la pluie.

Pour arriver à la piscine, il faut traverser le centre commercial. Enfin, c’est pas obligé, mais ça permet d’éviter la pluie. A l’intérieur, c’est vraiment chouette : des bassins pour toutes les tailles 95cm, 135cm, 2m et plus, plusieurs toboggans dont certains adaptés aux petits enfants et d’autres plus les plus grands. J’en ai essayé un qui était extra : On entre dans un tube qui descend super vite et dans le noir total, allongé sur le dos et les bras croisés sur le torse. Puis à un moment donné on est « injecté » à l’intérieur d’une espèce de toupie et on tourne en spirale (grâce à la force centrifuge jusqu’a tomber dans un trou qui est en fait une autre piscine située sous la toupie. Excellent.
La piscine dispose aussi d’un bassin extérieur (chauffé), ce qui permet d’être à la fois dans l’eau et sous la pluie.

Vers 19h15 on sort de là et on va prendre des douches à poil avec nos nouveaux amis norvégiens (on s’y fait – sisi).

En sortant, on traverse le centre commercial et on tombe sur un vendeur de « frozen yogurt bio » avec des supers parfums. On s’en fait 3 bols – ça fera office de repas du soir.

Le camion est toujours là, sous la pluie. Non, je déconne, IL NE PLEUT PLUS. Mais nous, on doit faire la vidange et trouver un endroit pour la nuit. Dommage pour les photos de Bryggen – en plus il y a un superbe coucher de soleil !

On se dirige vers le parking des camping-cars de Bergen. Il s’agit d’une « aire » (restons calmes : un parking à l’extérieur d’une patinoire) qui a été aménagé pour les camping-cars. C’est sympa, ça a le mérite d’exister, mais c’est pas vraiment pour nous (un camping-car tous les 3mètres, sur du bitume, le long d’une route passante et avec le tram à côté. Même avec les services, c’est non. On fait juste la vidange (très pratique), puis on part chercher une autre alternative pour la nuit.

On regarde sur Google Maps et on cherche un endroit en marge de la ville, près de la forêt. On tombe sur un petit parking à l’écart de la route. Pas hyper sexy, mais ça fera l’affaire pour une nuit.

Ce soir on va faire un conseil de guerre pour voir vers où on continue demain, car ils annoncent encore pas mal de pluie en Norvège… et je n’aimerais pas vous soûler avec mes « sous la pluie » encore plusieurs jours 😀

15 août 2018 – Fjaerland – Stalheim

Au réveil ce matin, j’ai eu deux surprises. La première (qui n’en est pas vraiment une), est de découvrir (encore) de merveilleux paysages en ouvrant la fenêtre du camion.

se réveiller avec cette vue, c’est quand même le pied !

La seconde est de découvrir le p’tit déjeuner d’anniversaire que Poupoussy & Eden m’ont préparé (bon, OK, c’est le même p’tit déjeuner que les autres matins, mais avec des assiettes « bon anniversaire », et de la déco « bon anniversaire »… et j’ai même droit à un badge que je devrais porter toute la journée.

Une fois ces festivités passées, nous prenons la route en direction de Kjosnes.

Nous longeons le lac de Jolstravatnet par l’est, puis traversons un petit pont qui nous permet de prendre une petite route peu fréquentée qui le longe par le sud.

des chèvres sur la route principale. On les reconnait car contrairement aux moutons, elles laissent plein de crottes sur la route.

le petit pont au dessus du lac

et la p’tite route tranquille et peu fréquentée

Tout d’un coup, un peu par hasard, on tombe sur un petit parking au bord de la route, et l’entrée d’un musée. Après quelques renseignements, nous comprenons qu’il s’agit de la maison de Nikolaï Astrup, un des peintres norvégiens les plus connus du XXème siècle (j’ose à peine dire que je ne le connaissais pas, je sais que ma sœur suit ce blog, elle va m’en vouloir 😀 ).

À partir de 1902, Astrup s’installe ici au milieu des paysages qui l’ont inspiré tout au long de sa vie (il a grandi ici). Il se marie avec et installe son atelier dans une petite maison sur la rive sud du jolstravatnet qui deviendra ensuite leur maison. Aujourd’hui la « maison Astrup » est donc devenue un musée.

Un cadre permet de prendre des photos qui rappelles les peintures d’Astrup.

parmi les paysages qu’il affectionnait

Nous continuons à longer le lac par la côté sud. Les paysages sont très ruraux (d’ailleurs, dommage qu’on ne puisse pas partager les odeurs dans ce blog – vous auriez eu droit à plusieurs bonnes minutes de fumier encore chaud répandu dans les champs). Les reflets toujours magnifiques.

Nous quittons le lac à Vassenden, puis nous dirigeons vers le sud en direction de Moskog où démarre une autre route touristique (la n° 13). Au démarrage, elle grime progressivement dans la forêt pour redescendre près d’un lac, puis remonter de plus belle avec une alternance de cascades et de lacs magnifiques.

Nous nous arrêtons assez souvent (dès qu’on trouve un point de vue intéressant, ou quand on voit une curiosité qui mérite le coup d’œil.

Juju essaie de communiquer avec nous, sans grand succès. Son problème, c’est qu’elle commence ces phrase par « Toa, devant », mais ensuite ne les continue pas. On ne sait pas où elle veut en venir !

Nos amis les moutons ne sont jamais bien loinCeux là se laissaient approcher de vraiment près sans broncher.

« Hé, Georges, fais comme si on ne l’avait pas vu… si ça se trouve, il va croire qu’on n’est pas là ».

« OK »

La route grimpe jusqu’à 1’000m d’altitude environ.

Avec des maisons isolées au bord de lacs d’altitude.

A un moment, on arrive en haut du col, à ce qui semble être un point de vue sympa. Le seul problème, c’est que des nuages sont de la partie, et on n’y voit que dalle.

On décide de nous arrêter ici pour manger. Peut être que d’ici qu’on ait fini les nuages seront partis ?

Une heure plus tard on sort à nouveau, et effectivement, c’est beaucoup mieux. Et on se dit qu’on a bien fait d’attendre !

La route descend en zigzag jusqu’au fond de la vallée. Franchement, ça n’a rien à envier à la Trollstingen qu’on avait fait en 2015. Et quand en prime on peut voir la route sans nuages, c’est vraiment chouette !

Züüd sur cette plateforme accrochée dans le vide.

 

On commence la descente. Arrivés à mi course, on jette un œil vers le haut et on voit qu’on était vraiment dans le vide avec Züüd !

Impressionnant ! J’espère que c’est plus solide que les ponts italiens !

La descente est assez étroite, mais se passe sans encombres (à part un écureuil qu’on a failli écraser – visible dans cette vidéo)

En arrivant en bas de la descente, on longe un peu le Sognefjorden jusqu’à Balestrand où nous prenons un ferry pour Hella, puis pour Vangnes. D’ailleurs, ils ont une technique assez particulière pour les ferries au départ de Balestrand. Il y a bien une file de voitures pour Hella et une autre pour Vangnes. Mais une fois que le ferry arrive, le gars fait signe à tout le monde d’embarquer à bord. On ne sait pas trop dans quelle direction va le ferry. C’est au moment où on achète le ticket et qu’on dit notre destination qu’il nous explique qu’en fait le ferry va d’abord aller à Hella, puis nous, qui voulons aller à Vangnes, eh bien on doit descendre à Hella, et faire demi-tour puis remonter directement dans le ferry dans l’autre sens. Et cette fois il ira bien à Vangnes. Etrange stratégie…

En arrivant à Vangnes, on continue sur la route n° 13 en direction du sud. Ce n’est plus une route nationale touristique, mais elle pourrait largement la devenir tant les paysages sont magnifiques.

On s’arrête à Vik pour faire quelques courses.

Étonnante cette dénomination pour du riz au lait… Je n’aurais pas appelé ça comme ça personnellement…

Après Vik, la route grimpe jusqu’à plus de 1200m d’altitude.

Vue sr la vallée depuis là haut.

tout près du col. A gauche, l’ancienne route. A droite, le tunnel plus récent.

la route est accrochée à flanc de colline et longe le lac d’altitude.

Comme ce matin, nous arrivons à un point de vue sur la route avant qu’elle ne dévale la pente en zigzag. Ici c’est un peu moins impressionnant vu d’en haut, mais mieux vu d’en bas.

la route descend dans la vallée. Regardez la taille des maisons pour vous rendre compte de la distance.

Vu d’en bas

C’est propre. du travail de pro 🙂

On quitte la route 13 et on bifurque vers Stalheim qu’on atteint après 30 minutes de grimpette facile.

Stalheim est une étape obligatoire pour tous touristes asiatiques qui débarquent ici par milliers avec leurs cars et « font » la Norvège en 3 jours. Il s’agit d’une adorable petite station dominant la vallée. Entre le 17ème et le début du 20ème siècle Stalheim servit d’étape aux voyageurs empruntant la route de la Poste royale qui reliait alors Copenhague à Oslo et Bergen. Une route fut construite pour les voitures et les chevaux en 1780. Les cochers faisaient halte à Stalheim. Ils y changeaient leurs bêtes épuisées par l’ascension de la vallée et le franchissement des gorges de Skleiva dans le rugissement des chutes d’eau.

Tout le monde (et nous aussi) vient ici pour admirer la vue depuis les jardins de l’hôtel Stalheim. Il se trouve que nous avons trouvé que l’endroit serait parfait pour fêter dignement mes 40 ans.

Nous alternons entre service au buffet et sorties sur la terrasse pour admirer la vue.

A la première sortie, on comprend le potentiel de l’endroit, mais un nuage bloque un peu la perspective.

Entre le plat principal et le dessert, ça commence à se dégager un peu.

Un troll s’est incrusté sur cette photo. Sauras-tu le retrouver ?

Ah, il est là !

Enfin, le moment tant attendu… le gâteau 🙂

Comme c’était un buffet, on leur a demandé s’ils avaient un morceau de gâteau un peu plus « solide » que les flans, la panna-cotta ou le fraisier pour planter les bougies. Ils nous ont amené un moelleux au chocolat. ça fait l’affaire !

Bien rassasiés, nous sortons une dernière fois pour admirer la vue.

C’est bien dégagé maintenant, mais il n’y a plus de lumière.

On ne peut pas dormir sur le parking de l’hôtel (ça ne se fait pas…), mais il y a un petit parking juste à côté qui est ouvert au public. Il est légèrement complètement en pente, et même avec les cales on penche en avant, mais ça devrait le faire pour une nuit. Au pire on glissera du lit 🙂

14 août 2018 – Snognefjellet – Fjaerland

La nuit a été plutôt calme. Il y a eu très peu de passage, mais un ou deux camions le matin, puis le ballet des camping-cars, et voitures de touristes sur ce lieu très fréquenté.

Mais ça ne nous a pas empêché de passer une bonne nuit à contempler le glacier.

La vue depuis notre fenêtre.

Ce matin on a mis un p’tit coup de chauffage pour faire remonter la température dans le camion.

Après le p’tit déjeuner, on fait un p’tit check rapide de Züüd :

  • Pneus : OK
  • Huile : on refait le plein (on était un peu bas)
  • vis meubles : resserrées

Puis on décide d’aller marcher un peu dans le coin pour voir à quoi ressemble le glacier d’un peu plus près.

Allez, c’est parti !

Quelques passages un peu compliqués pour Eden 🙂

Puis d’un coup elle s’écrie : Regardez… des Edenweiss ! 😀

Le refuge situé à quelques centaines de mètres de là on on s’est arrêtés.

Il y a 3 ans quand on est passés ici, il y avait plus de neige (et aussi de brouillard!)

Le glacier de près

Terrain accidenté

Des moutons nous accompagnent dans notre périple

ça va, la vie est dure ?

Quoi, mais qu’est ce qu’il y a ? il y a pas de mêêêêê

Bon, OK.

L’arrivée des championnes

sur le chemin du retour

Quand on a réussi à nous approcher des Edenweiss, on s’est aperçu que c’était en fait des espèces de pissenlits norvégiens, un peu plus touffus et tout bouzibouzi

On arrive presque au camion

 

Il est 11h environ. On continue la superbe route 55. On s’arrête tous les quelques mètres pour prendre des photos. Les paysages sont à couper le souffle. On se souvient qu’on est passé ici en 2015 mais dans l’autre sens (voir ici : http://aplccorp.com/voyages/?p=3539). Il y avait beaucoup plus de neige (normal, c’était le début de l’été), mais aussi beaucoup plus de brouillard. Du coup on n’avait pas pu nous arrêter partout – enfin, si on avait pu, mais ça ne servait à rien).

Un autre glacier à proximité de la route.Avec une série de lacs à ses pieds

On s’est arrêté ici en 2015

Le même glacier à travers une « fenêtre » posée là

il parait que ce cairn est ancien. il y a un panneau qui indique qu’il ne faut pas le toucher (et ne pas en construire d’autres).

On entame la descente. là un barrage

on trouve parfois des endroits un peu bissextiles pour nous arrêter…

toujours des moutons au bord de la route (ils n’ont peur de rien! on en a vu qui dormaient carrément sur la route, en plein milieu!)

la route qu’on vient de prendre

et celle qui nous attend, tout au loin

On peut voir à plusieurs kilomètres. l’air est frais et sec, super luminosité

petite pause avant la grande descente

On entame la descente. ça sent fort le ferodo. On utilise le frein moteur, mais ça ne suffit pas (pente à 10% par sur une grande distance).

On fait ainsi 1400m de dénivelé négatif, passant de 1400m à zéro (au bord du fjord).

On fait le plein à la première station qu’on trouve en bas (tarif étonnamment peu cher).

On retrouve au bord du fjord une sculpture qu’on n’avait déjà pas comprise en 2015 😀

 

Plus tard, on arrive devant un tunnel. 2-3 véhicules sont arrêtés devant nous. Un gars en combinaison fluo vient nous expliquer qu’ils font des travaux dans le tunnel, et qu’il va devoir nous arrêter ici jusqu’à 14h (il est 13h05). En gros, il y a un passage par heure dans chaque sens, escortés par une voiture pilote.

Pas de souci pour nous, c’est l’heure du déjeuner, on va se préparer à manger.

Notre emplacement n’est pas si mal que ça

puisqu’on a cette vue pour le picnic

Après déjeuner, c’est l’heure du départ. On découvre le panneau qui était caché auparavant par le camion. On le traduit par « Stop, n’avancez pas les débiles ».

Sur la voiture pilote on déchiffre un autre panneau : « Les débiles, suivez-moi »

Bon, on n’est pas surs à 100% de la traduction, mais ça doit pas être loin !

On s’arrête sur une petite aire au bord de l’eau

On décide d’aller jusqu’au village de Fjaerland. Il parait que d’ici on peut voir deux langues du glacier Jostedalsbreen, le plus grand d’europe continentale. On se rend d’abord au « Norwegian Glacier Museum » pour prendre quelques renseignements. On obtient une carte détaillée des endroits où on peut voir le glacier de près.

A la sortie du musée on rencontre un couple de Suisses (des Lausannois !) et leurs trois enfants qui font un tour du monde occidental (Europe et Scandinavie, Australie et Nouvelle Zélande, USA et Canada) en camping car. Ils partent pendant un an. la classe !

On se rend à la première adresse indiquée. Il y a un parking situé au bord de la route. De là, une marche de quelques centaines de mètres permet d’admirer la « Boyabreen »

Au dessus de nos têtes, une masse impressionnante de glace

On s’en approche et on commence à avoir une vue d’ensemble.

magnifique. Le glacier en haut, puis une partie en bas, et un lac alimenté par une cascade et par le glacier lui même.

la partie du bas. l’eau qui s’écoule par le trou fait beaucoup de bruit.

En repartant on retrouve nous amis Suisses qui viennent aussi admirer ce spectacle.

On retourne au musée. Je dépose Poupoussy et Eden qui vont voir le musée, et je me rend au 2ème spot où on peut admirer une autre partie du glacier. La route amène à un cul de sac d’où une très courte marche permet d’arriver en bas de la langue du glacier appelée Supphellebreen.

En arrivant sur place, un panneau assez explicite indique la zone à ne pas dépasser. ils exagèrent un peu on dirait…

voilà le glacier. Impressionnant. On dirait qu’un bout va se détacher d’un instant à l’autre.

Sur le bas du glacier, deux trous laissent passer de l’eau. on dirait un peu le haut d’un crâne…

De l’autre côté de la vallée.

 

Quand soudain, un énorme bloc de glace se détache du glacier avec un gros boum ! Le temps que je change d’objectif il ne reste plus que de la poussière de glace

Impressionnant. OK, je comprends mieux le panneau.

Voilà ce qu’il reste.

Je retourne récupérer Eden et Poupoussy à la sortie du musée. Il parait que c’était chouette. Des présentations interactives qui permettent d’apprendre comment les flords se sont formés, une vidéo qui présente le Jostedalbreen en mode cinéma 180° immersif (apparemment Eden a dit « Mama, je vole »), elles se sont aussi frayées un chemin dans un tunnel de glace artificiel et vu la défense d’un mammouth sibérien pris dans la glace il y a 30’000 ans, visité une section dédiée à la dépouille de « l’homme  de glace », vieille de 5’000 ans et découverte à la frontière austro-italienne (du coup, qu’est ce qu’elle fait là !?), suivi une présentation multimédia intitulée « our fragile climate » accompagnée de bruits, fumée, tremblements (Eden a eu un peu peur) et qui montre un scénario climatique pour les années 2040. Bref, manifestement c’était bien.

 

On décide de faire quelques kilomètres supplémentaires et nous arrêter au bord du lac Jolstravatnet. On trouve un emplacement les pieds dans l’eau. Depuis notre spot on voit : le lac, une cascade, un bout de glacier… que demander de plus ?

Eden s’amuse au bord de l’eau

Notre spot

Une rivière qui alimente le lac

la fameuse cascade

le bout du glacier

Bonne nuit.

13 août 2018 – Peer Gynt Vegen – Snognefjellet

Toujours des bons spots en ce moment. Celui de cette nuit ne déroge pas à la règle. On se fait réveiller par la lumière du jour. On avait laissé le volet occultant ouvert pour profiter de ce spectacle au réveil:

ça en valait la peine.

Ce réveil en douceur ne masque pas le fait qu’il fait bien froid ce matin (9° dans Züüd). On teste donc toutes les commodités : chauffage (ça fonctionne bien !), douche chaude (quel pied !) et p’tit dej (café chaud pour les amateurs, beurre et fromage au frais…) tout ce qu’il faut ! Franchement, il assure Züüd en ce moment !

On continue donc la Peer Gynt Vegen. Les paysages sont magnifiques. Toujours ces étendues qui ressemblent à des steppes, avec des vaches qui paissent et des moutons sur la route.



Le péage au milieu de la pampa surprend un peu.

Une fois la Peer Gynt Vegen terminée (Poupoussy souffle enfin : elle en avait marre que tout tremble dans le camion), on emprunte une autre route touristique : la Jotunheimvegen. Aussi connue par le nom de « route du lait », elle aurait été créée assez récemment, suite à la construction d’un barrage qui a innondé plusieurs fermes et la route qui était présente à cet endroit avant. Les fermiers ont exigé en échange que soit construite une route qui leur permettrait d’acheminer leur lait à la coopérative. C’est cette route qui a été construite.

C’est toujours une piste, mais en meilleur état que la Peer Gynt Vegen. On peut rouler facilement à 50-60km/h.


Toujours plein de lacs à proximité


On aperçoit même des glaciers au loin


La piste serpente à travers la pampa

Il y a moult campings au bord de la route. A un moment on en choisit un pour faire une vidange. A l’accueil, un p’tit mot du propriétaire indique qu’il a dû s’absenter jusqu’à 15h et que les éventuels arrivants peuvent s’installer où ils veulent. Sympa. Bon, nous, on veut juste faire une vidange, alors on trouve l’emplacement pour le faire et on fait nos p’tites affaires.

En repartant, on met quelques sous dans une enveloppe improvisée et on laisse un p’tit mot de remerciement.


Super ce camping : au calme, au bord du lac…


y’a pire !


Eden se plait bien aussi

On continue notre route sur la Jotunheimvegen

Il commence à se faire tard, et on ne trouve rien à manger sur la route. En plus on a besoin de charger le PC pour envoyer l’article de la veille. On s’arrête une ou deux fois sur des spots qui nous semblent jolis en se disant qu’on va se finir avec un plat de pâtes maisons, mais finalement on continue encore un peu et vers 14h30 on arrive à une auberge située au bord d’un lac. La cuisine semble toujours ouverte, alors on s’y installe.

On discute un peu avec la propriétaire, super sympa. Elle nous explique que l’auberge n’est ouverte que l’été. L’hiver c’est difficilement accessible ici, et il y a peu de passage. Elle fait de la cuisine avec des ingrédients locaux : du poisson de la région, de la viande d’ici, etc.

Au menu, peu de plats, mais que du local.

Poupoussy prendra une truite du lac. Moi un espèce d’hamburger amélioré. Et Eden une sorte de Pooridge avec de la crème acidulée du coin.

un régal.

 


L’endroit est super cosy à l’intérieur


de l’extérieur on dirait un chalet de montagne


On continue notre route


On se rapproche de plus en plus de la neige

On termine la Jotunheimvegen et on rejoint la route 51 qui domine la vallée qu’on vient de prendre.


Voilà la route qu’on vient d’emprunter

La route 51 est également une route touristique. Elle passe tout près du glacier

Il y a aussi des petites randonnées sympa à faire de part et d’autre permettant d’accéder à des curiosités locales. Ici une toute petite marche permet d’accéder à cette belle cascade

il y a du débit !

Nous arrivons enfin à Lom, ville où nous nous étions arrêtés en 2015 (on y avait même dormis sous la flotte). On ne s’arrête que pour faire quelques courses au supermarché.


Marrant, ils vendent des patates directement emballées dans du papier alu pour les foutre au feu !

Puis nous quittons Lom et nous empruntons la fameuse route 55, aussi appelée Route de Sognefjell. C’est également une route que nous avions empruntée en 2015, mais dans l’autre sens.

Il commence à se faire tard, et on hésite à nous arrêter dans la montée ou d’aller jusqu’au col.


de belles montagnes par ici


et des cascades magnifiques

Finalement, on monte jusqu’au col et on trouve un emplacement juste en face des glaciers.


On va être bien là !


avec ce magnifique lac


et ces glaciers

Après un repas (chaud), on contemple le coucher du soleil sur le glacier…

 

12 août 2018 – Ringebu – Peer Gynt Vegen

Emplacement sympathique cette nuit, sans être exceptionnel non plus. La vue est sympa, la route pas trop passante, mais je pense qu’on peut faire mieux.

Vue depuis la fenêtre.

Et le p’tit banc où on aurait pu prendre le p’tit dej s’il ne faisait pas froid.

On se lève vers 8h30, et on lève le camp vers 10h. On passe rapidement à l’église en bois debout de Ringebu (déjà prise en photo hier) pour que Poupoussy et Eden puissent la voir aussi (hier j’étais tout seul à la prendre en photo), puis on se dirige vers Hunderfossen où on trouve (notamment) un musée de la construction des routes en Norvège. Comme les routes ici c’est quelque chose d’assez exceptionnel, on se dit que le musée doit être très instructif.

Et c’est bien le cas !

Déjà, première surprise : il est gratuit. C’était pas précisé sur le Lonely, et on était prêts à payer l’entrée, mais la dame de l’accueil n’a rien voulu savoir 😀

Autre surprise : c’est aujourd’hui le « family day », et il y a quelques manifestations supplémentaires organisées, notamment une rencontre de « moped » (nom local pour la mobylette), des démonstrations d’engins divers, etc.

On commence par l’exposition permanente qui est de super qualité. On y trouve des explications chronologiques sur la construction des routes en Norvège. C’est génial, parce que c’est adapté à tous les âges : pour Eden il y a des écrans interactifs avec des jeux éducatifs (genre comment étaient construites les routes à différentes époques, et quels engins pouvaient rouler dessus). Pour les plus grands, c’est également de très bon niveau avec des explications en anglais qui permettent de remonter hyper loin dans le temps. On y apprend par exemple que dans les temps anciens, une fois la dernière glaciation révolue, les animaux avaient l’habitude de migrer du nord (encore gelé) au sud. Les hommes, chasseurs, avaient pris l’habitude de suivre leurs migration. C’est ainsi que sont nées les première « routes » qui n’en étaient pas vraiment à l’époque. Ce sont donc les animaux qui en sont à l’origine, ou plutôt, leurs migrations. (Beaucoup) plus tard, le relief de la Norvège étant ce qu’il est, c’est par la mer que les vikings avaient pris l’habitude de se déplacer. Les premiers lieux d’habitation permanents étaient donc les ports où séjournaient des commerçants et des marchands. Les routes terrestres servaient donc à relier les ports aux points d’approvisionnement (matières premières ou lieux de consommation). Les explications continuent ensuite dans des temps plus récents, avec les premières règlementations sur les routes norvégiennes au 17ème siècle (le roi avait exigé que les routes fassent 4m de large. Des contrôleurs étaient chargés de vérifier cela en parcourant les routes à cheval avec une lance de 4m de longueur. Si des branches s’accrochaient à la lance, les responsables de la route étaient punis…), puis la construction des routes et des tunnels au 19ème et 20ème siècle.
Passionnant.

Il y a aussi quelques véhicules qui sont là pour illustrer certaines explications.

Une vielle « troll ». Ca ne s’invente pas ! (plus d’infos ici)

Une volvo « sport » !

une des premières machines servant à évacuer les cailloux / graviers dégagés lors de la construction des routes. Avant ça, tout se faisait à la main avec des brouettes…

Mouziii bouziii

Eden dans une « petite » américaine.

Ohhh qu’elle est mignonne !

On continue le reste de la visite à l’extérieur.

D’abord cette curiosité : des bois d’élan peints… OK, pourquoi pas.

Mais surtout, c’était sympa cette rencontre de Moped.

Il y en avait pour tous les goûts.

Même un moped barbecue…

Remarquez que les conducteurs de moped ont soit des cheveux gris, soit plus de cheveux du tout… ça doit vouloir dire quelque chose…

carrosseries étincelantes.

Belle dégaine!

Il y avait aussi quelques voitures anciennes qui se sont incrustées à la rencontre.

Dont cette vieille opel Kadett (identique à celle qu’avait mon grand père !)

Dans la volvo bleu ciel, l’ancêtre du siège bébé 😀

On continue la découverte du musée avec une partie qui permet de découvrir l’évolution du creusement des tunnels en Norvège. Au début, c’était à la pioche, et on finit par les tunneliers géants.

Le musée est lui même dans un tunnel creusé pour l’occasion.

Avec de belles photos d’époque bien mises en valeur.

Et un vrai tunnelier pour finir.

A l’extérieur, il y avait une exposition d’engins de chantier et de travail dans les tunnels. Certains sont vraiment gigantesques !

Celui là est de taille normale.

Mais la pelleteuse est vraiment hors norme.

et le camion est monstrueux !

la roue doit faire presque 4m de haut !

On allait quitter les lieux quand soudain on a vu un gars monter à bord de la pelleteuse géante, et au bout de quelques minutes, la démarrer puis faire une démonstration de l’engin.

Alors oui, ça tousse un peu quand ça démarre… PS : regardez la taille du gars dans sa cabine par rapport à l’engin !

impressionnant quand ça se soulève !

En sortant de l’enceinte du musée, on tombe sur un parc pour les enfants. Eden a un nouveau hobbie : il faut que je la prenne en photo avec tous les engins roulants sur lesquels elle tombe. Bon, c’est plutôt fun 😀

On hésite à manger un morceau sur place, mais le café est bondé (cf. Family day), et on ne comprend rien à la carte.

Du coup malgré l’heure (14h), on se dirige vers notre prochaine destination (Lillehammer) en nous disant qu’on trouvera bien quelque chose là bas.

On s’arrête à proximité de l’artère piétonne principale de la ville et on trouve un petit resto/snack Norvégo-Turc qui fait des pizzas italiennes au kebab et de la soupe au poulet. On prendra ces deux plats qu’on partagera tous les trois. Pour les pizzas, la prochaine fois on cherchera plutôt un italien… 😀

On se balade dans l’artère principale de Lillehammer. On remarque que la ville surfe beaucoup sur les JO d’hiver organisés en 1994.

Une « sculpture » à base de vieux skis de fond et télémark

les couvercles des regards (j’espère que c’est le bon terme technique, sinon je vais me faire trucider par Poupoussy)

la rue piétonne – c’est calme ce dimanche.

Eden a trouvé le cul d’un élan et a décidé qu’il fallait se mettre en dessous… On n’est pas rentrés dans le bar d’à côté, mais je suis presque certain qu’il y avait la tête de l’autre côté 😀

Une fois la balade terminée, on reprend le camion et on se dirige vers le Olympieparken, le parc olympique. Contrairement à d’autres villes qui ont accueilli les JO, Lillehammer a gardé et maintenu la plupart des infrastructures qui ont été construites à l’époque. C’est notamment le cas de la piste de saut à ski qui est toujours opérationnelle et est ouverte au public pour la visiter.

Voilà ce qu’on voit depuis le parking.

Et juste en bas de la piste. Impressionnant.

On fait deux groupes : Poupoussy décide de monter par les escaliers (1000 marches !), donc je me dévoue pour prendre le télésiège avec Eden.

Voilà Poupoussy au début de l’ascension.

Il y a d’autres norvégiennes qui montent également à pieds (spéciale dédicace à Lazer 😉 )

Mais nous on monte tranquillou avec le télésiège.

ça grimpe !

au moment de sauter, ça doit être flippant !

Une fois arrivés en haut, il faut prendre un premier petit escalier pour descendre jusqu’au point de départ du saut à ski

Pour l’anecdote, c’est ici qu’a eu lieu la cérémonie d’ouverture des JO. Le flambeau est toujours là.

Voir à partir de 2:40 environ.

Eden avait besoin d’aller au toilettes. J’y ai trouvé ce panneau fort instructif. Merci pour les explications les gars, je n’y avais pas pensé !

On peut entrer dans l’endroit d’où s’élancent les skieurs. c’est très impressionnant.

la vue depuis là-haut.

Züüd est tout petit. on dirait une majorette.

Hehehe

On entame la descente. Au début Eden est motivée.

Un p’tit selfie à mi-chemin

la piste d’atterrissage

Puis tout d’un coup, on voit une fille qui s’élance !

superbe ! juste à notre niveau !

Eden fait les 200 dernières marches sur le dos de Poupoussy

D’en bas, on voit encore une fois la fille sauter :

Allez, c’est fini.

On quitte Lillehammer et on prend la direction de la Peer Gynt Vegen. Il s’agit d’une autre route de montagne connue. Elle n’est pas classée « route nationale touristique », mais elle pourrait l’être tant les paysages sont magnifiques.

Une vache nous barrait la route au moment de démarrer.

on passe à côté de lacs magnifiques

La piste est en état moyen…

Des p’tites maisons complètement isolées

Vers 19h30 on s’arrête, et on trouve un spot de malade. En haut d’une petite colline, à l’écart de la piste, et avec un départ pour une petite randonnée.

La vue depuis le camion.

le départ de la randonnée.

Pendant que les filles s’occupent dans le camion, je pars faire un tour de reconnaissance.

Un cairn (huhu)

plein de p’tits lacs partout…

le camion au loin

Vraiment loin.

Je reviens après 45 minutes de marche.

Le soleil descend (doucement) et est vraiment magnifique. On décide de sortir le trépied pour faire quelques selfies un peu plus élaborés 🙂

Dans la pampa norvégienne

En mode Men in black

Yeah

Avec Züüd

Merci de nous avoir emmenés jusque là…

C’est l’histoire de la viiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiie

On rentre, il commence à faire frais.

Puis une dernière sortie un peu plus tard, quand le soleil se couche vraiment :

Les derniers rayons avant la nuit

Voilà, il est parti.

Lumière du soir.

Ce soir on mange de la soupe de poireaux maison. Ca réchauffe bien, parce que la nuit promet d’être fraiche par ici (on est à 1050m d’altitude.

L’article en cours d’écriture n’apparaitra pas ce soir (batterie du PC à plat)

11 août 2018 – Røros – Ringebu

L’emplacement de cette nuit était sympa. On n’entendait presque pas les voitures qui passaient sur la route. Il y a simplement eu deux camions qui sont passés tout près assez tôt, mais ça ne nous a pas empêché de lézarder jusqu’à 8h et quelques. Et le réveil avec la vue sur le mini lac et Røros en arrière plan, ça n’a pas de prix !

Il a fait frais cette nuit. On met un peu de chauffage ce matin pour faire monter la température à l’intérieur (14° au réveil, ça calme). On en profite pour faire sécher les dernières fringues récalcitrantes. Finie la famille manouche !

Petit échange entre Eden et Poupoussy ce matin :

Eden : j’ai de la chance

Poupoussy: oui, parce que tu voyages et que tu vois plein de pays ?

Eden : non, parce que j’ai pris un ballon au supermarché.

Sans déconner, le sens des priorités 😀 … Faites des enfants, j’vous le dis !

Après le traditionnel p’tit dej, les rangements et un peu de nettoyage, on retourne à Røros et on se gare à côté du musée de la mine (pas la mine qui se trouve à 12 ou 18km de Røros et qu’on a visité hier, mais bien le musée qui se trouve à proximité directe de la ville).

De là on peut monter sur des terrils et admirer la ville.

On traverse d’abord le pont qui passe au dessus de la rivière

De là on a une belle vue sur les maisons avec les toits en gazon

mais aussi sur toute la ville

Ces maisons sont vraiment sympa. Surtout au moment où le soleil fait une rapide apparition.

Poupoussy et Eden sur le terril

une fois arrivées au sommet

un p’tit selfie de là-haut

Et puis on redescend…

Une fois cette balade terminée, on passe rapidement dans un magasin de fringues norvégiennes en solde pour que Poupoussy & Eden s’achètent un pantalon pour faire de la rando, puis on quitte Røros après avoir fait le plein. On emprunte une route qui part vers le sud en direction de Folldal. Cette ville est le point de départ de la route nationale touristique de Rondane.
En chemin on s’arrête à plusieurs reprises quand quelque chose nous intéresse au bord de la route.

Il y a d’abord ce pont à l’architecture particulière qui a attiré notre attention.

Il passe au dessus de deux rivières qui se rejoignent

De l’autre côté on trouve ce troll sympathique. Il s’agit bien entendu de Hummelfjellgubben (comme chacun l’aura reconnu), le « roi argent ». Il y a toute une légende autour de la montagne qui nous entoure (la Hummelfjellet) et renfermerait de grands filons d’argent. Sauf que cet argent appartient au Hummelfjellgubben qui le garderait jalousement.

Il y a eu ensuite un panneau indiquant un monument au bord de la route. On n’était pas sûrs de ce que c’était, mais apparemment c’est un autre pont.

a priroi c’est ce pont.

ça nous aura au moins permis de nous approcher de ces belles plantes roses qu’on trouve par milliards au bord des routes norvégiennes

elles sont plutôt jolies

à part qu’elles développent des quantités phénoménales de pollen. Quand on roule on a parfois l’impression d’être dans une tempête de neige (véridique)

On a aussi vu ces tremplins (spéciale dédicace à Mélyne – Il faut que tu dises à ton père de t’emmener ici 🙂 )

Une fois arrivés à Folldal, il est déjà 14h (on a un peu traîné aux différents arrêts). On cherche un truc à manger, et le premier café ouvert qu’on voit c’est celui de la mine (oui, il y a également une mine à Folldal).

Devant le rond point qui mène à la mine – on ne peut pas se tromper !

La dame qui fait le service, la caisse, et la cuisine (maison) nous explique les différents plats qu’elle propose. On lui demande s’il y en a sans viande d’élan :D. Et elle nous amène directement la cocotte pour qu’on voit à quoi ressemble le plat sans élan.

Bon, alors niveau présentation, on a déjà vu mieux, mais c’était super bon. C’était un espèce de schmurz avec de la viande hachée de bœuf, des pommes de terres et des carottes. ça tient bien au corps en tout cas 😀

On en profite pour regarder autour des bâtiments de la mine.

vue d’ensemble

le bâtiment caractéristique de cette mine

un vieux Defender qui trainait par là

Eden a décidé de repartir en tracteur

Quelques expositions à l’intérieur aussi. On a juste jeté un œil, c’est payant apparemment

de vieux téléphones

Et ce qui a plû à Eden : le train de la mine. Ils font des visites guidées avec ces trains. Bon, nous comme on a déjà visité une mine hier, on n’a pas souhaité renouveler l’opération dès aujourd’hui. On est donc reparti.

Au départ de la route nationale touristique de Rondane

Allez, c’est parti.

La route serpente au début au milieu de collines boisées, puis longe un cours d’eau. On croise pas mal de moutons en liberté.

Mais rapidement c’est la quantité d’eau qui nous interpelle. On dirait presque une mini inondation.

Par endroits, la route semble flotter au dessus de l’eau, située à quelques centimètres de part et d’autre.

 

 

On s’arrête à plusieurs reprises pour prendre des photos.

Là on commence à voir le paysage lunaire du parc de Rondane. Au delà de 1000m environ, les arbres ne poussent plus.

On croit apercevoir un peu de neige près du sommet.

A cet arrêt il y avait un pont qui permettait de traverser la rivière pour partir faire une randonnée dans le parc.

Sauf qu’une fois arrivé à l’autre bout du pont, impossible d’avancer : c’est l’inondation !

Une autre vue du pont pour comprendre ce que ça donne.

Et en vidéo :

Même le parking ressemble à un étang.

L’arrêt suivant est plus en hauteur, et permet d’admirer la vallée et ce qui ressemble à un petit fjord (on en a vu de plus impressionnants).

Il commence à pleuvoir. Heureusement ça n’a pas duré.

On fait ensuite un détour de quelques kilomètres pour voir une église qui vaudrait le coup d’après notre guide. Elle était malheureusement fermée, mais l’extérieur est également sympa.

On continue notre route et on monte en altitude. Au delà de 1000m les arbres se font de plus en plus rares.

mais nos amis les moutons sont toujours là

Notre vaillant Züüd monte (à sa vitesse)

Tandis que la route serpente dans la montagne

elle est magnifique ici

deux maisons au bord de la route.

Quand soudain, nous arrivons sur un immense plateau sans arbres, avec des lacs et des falaises au bout. On s’arrête pour prendre quelques photos, mais le paysage est magnétique, presque envoutant. On décide d’aller marcher un peu pour voir ça de plus près.

la vue depuis Züüd

Au bord de l’eau

Rahh ces reflets (Matthieu, si tu nous lis, spéciale dédicace 😀 )

Il faut absolument qu’on aille voir ça de plus près.

C’est parti !

Toujours les moutons qui nous tiennent compagnie…

Pas mal de gens en camping-cars, caravanes ou même juste des tentes qui s’installent ici.

Au fond, en petit, sous la montagne, on devrait voir Züüd.

On arrive au bord des falaises

Victoire !

Allez, on repart

Toujours nos chers moutons

Bon, celui là en a eu marre de nous, et nous a montré son derrière

Adieu

De retour au camion.

Il commence à se faire tard, et on a un programme chargé pour ce soir (soirée « movie » avec Eden). On hésite à rester dans le coin ou à continuer encore un peu. Finalement on décide de continuer jusqu’à Ringebu où on trouve une belle église en bois debout. On se dit qu’on pourra probablement se garer sur le parking de l’église.

La route jusqu’à Ringebu est magnifique. On traverse d’abord des paysages à couper le souffle.

Comme ceux qu’on venait de traverser à pieds.

Puis la route descend (sec : entre 8 et 11%). On passe ainsi de 1100 m à 300m d’altitude environ. A ringebu on fait un arrêt express au supermaché, puis on cherche l’église en bois debout. On la trouve à l’extérieur de la ville.

Malheureusement un panneau indique qu’il est interdit de camper sur la parking. On fait quelques centaines de mètres sur une route secondaire, et on trouve un emplacement au bord de la route avec une vue de malade sur toute la vallée.

Je ferai une meilleure photo demain, là on était en contre-jour.

Ce soir, on mange une salade et des sardines norvégiennes !

pour ceux qui se souviennent, c’est ici : http://aplccorp.com/voyages/?p=3273

10 août 2018 – Idre – Røros

La nuit fut calme dans le camping d’Idre. Les emplacements sont suffisamment éloignés alors on n’a pas entendu les ronflements des voisins. D’ailleurs, à part la pluie qui est tombée dès le milieu de la nuit et qui n’a pas cessé depuis, on n’a pas entendu grand chose.

Ce matin, donc, on se réveille un peu plus tard que d’habitude (8h15 pour Eden – mais qu’est ce qu’il est arrivé à ton horloge biologique ?!). On attaque la journée avec le p’tit dej et douches pour les filles (moi j’en avais déjà profité hier soir).

Hier au supermarché, on a acheté un peu de fromage suédois. Il a l’avantage d’être bon, et de pouvoir servir d’arme en cas d’attaque (il pèse un bon kg le bestiau !).

Poupoussy part récupérer le linge qu’on a lavé hier. On a fait deux machines qui sont rentrées toutes les deux dans une armoire de séchage (espèce de penderie avec de l’air chaud soufflé). Hier soir on avait déjà lancé un cycle de séchage mais le linge était encore humide. Alors avant de se coucher on en a lancé un second. Ce matin, en allant vérifier, on s’est rendu compte que c’était toujours humide, alors on en a lancé un 3ème. Et avant de partir du camping on a récupéré nos affaires, et c’était toujours humide !

Le problème avec le linge humide, c’est que si tu le ranges comme ça, ça pue le rat mort.

Pas le choix, il faut qu’on l’accroche pour l’aérer au maximum.

Voilà donc la famille manouche en vacances 🙂

y’a même mon jean qui se réchauffe sur le tableau de bord 😀

Les gens qui nous voient passer doivent nous prendre pour des dingues… haha

Nous quittons notre camping vers 11h, sous la pluie. Au bout d’une petite heure nous arrivons à la frontière entre la Suède et la Norvège.

Adieu la Suède…

Bonjour la Norvège !

La route est un peu moins monotone que la veille, même si ça reste quand même très « forêt ».

Nous arrivons à Røros vers 14h, après avoir bien roulé. On trouve rapidement de quoi manger un morceau dans une cafétéria d’un centre commercial. Rien de très excitant (des sandwich), par contre le prix n’est effectivement plus le même qu’en Suède…

Il est un peu plus de 15h. On décide d’aller visiter la mine d’Olav. Elle se trouve à 12km au nord-est de Røros. On prend la bonne direction, mais en quittant Røros, il nous semble apercevoir un panneau qui indique que la route vers la mine est fermée, et qu’il y a une déviation. On continue car on se dit que la déviation va être indiquée. Une fois arrivés à l’endroit où on doit sortir de la route principale et tourner vers la route de la mine, on s’aperçoit que la route est fermée. On retrouve le même panneau, mais à la vitesse où on passe, on arrive juste à lire « follow the signs », donc on continue sur la route principale. Au bout d’une dizaine de km, ne voyant toujours aucun panneau, on fait machine arrière. Au niveau de la route qui partait vers la mine, on s’arrête cette fois, et on lit tout le panneau. En fait il est expliqué que la route est fermée, et qu’il faut passer par l’autre côté de Røros. On comprend qu’on vient de faire 20km pour rien, qu’il nous faut retourner à Røros (encore une dizaine de km), puis prendre l’autre route qui mène à la mine (18km). Tout va bien. Heureusement, la route est belle, et même sous la pluie, les paysages en valent la peine.

Nous arrivons à 16h30, et on se demande si ce ne sera pas fermé. Heureusement, la dernière visite guidée démarre à 17h, donc on est tout bon.

Il parait que dans la mine il fait 5°C. On s’habille donc en conséquence. Là Eden n’avait que son pantalon, et pas encore la veste 🙂

Le café qui jouxte l’entrée de la mine.

Nous pouvons voir l’exposition permanente en attendant 17h et le démarrage de la visite guidée.

Puis à 17h, notre guide nous réunit, nous équipe de casques de chantier, et c’est parti.

Alors quelques explications sur cette mine avant de démarrer:

  • Il y a en fait deux mines qui ont été exploitées ici : une première qui a été exploitée dans les années 1600 et quelques, pendant plusieurs décennies. Et puis une autre qui a été exploitée entre les années 30 et les années 70. Pour expliquer les 200 et quelques années d’arrêt de l’exploitation, en fait ce qui s’est passé, c’est que le filon de cuivre s’est brusquement arrêté, et les mineurs de l’époque n’avaient pas de technique pour retrouver. Alors ils ont fermé la mine. Puis dans les années 1930, avec de nouvelles techniques, ils l’ont retrouvé (15m plus bas que là où s’était arrêtée l’ancienne mine – dû à un affaissement du sol quelques millions d’années auparavant), et on repris l’exploitation.
  • La légende attribue la découverte de la mine (la première) à un malheureux renne poursuivi par un chasseur au nom d’Olssen (encore lui !). Grattant le sol avec fureur, c’est lui qui aurait découvert le filon. L’usine de cuivre de Røros ouvrait 2 ans plus tard, en 1644, et un décret royal lui assura le monopole de toute l’exploitation minière sur 40km².
  • Au top de l’exploitation (vers les années 1700 et quelques), la ville de Røros était plus développée qu’Oslo !
  • Les hommes travaillant à la mine descendaient dans la mine le lundi matin avec leur nourriture de la semaine pour ne remonter que le vendredi en début d’après-midi. Ils rentraient ensuite à pied au village pour aller rejoindre leurs femmes et enfants à la ferme. Le dimanche ils étaient OBLIGES d’aller à l’église. S’ils n’y allaient pas, leur nom était noté sur un carnet et ils étaient renvoyés !
  • En Norvège, le travail des enfants était illégal sauf pour trois régions dont celle de Røros. C’est notamment des garçons de 7 ans ou plus qui travaillaient ici pour séparer le cuivre des cailloux en surface. Les filles du même âge travaillaient à la ferme.
  • Pour extraire le cuivre dans la V1 de la mine, ils faisaient des feux au pied des parois afin de fragiliser la roche – elle devenait poreuse et ainsi plus facile à briser – et donc d’avancer plus rapidement (enfin, restons calmes : entre 0,5 et 1m par semaine). Cette technique, assez efficace en son temps, avait cependant un gros inconvénient : elle nécessitait des quantités incroyables de bois pour le feu. Ils ont dû arrêter de procéder ainsi car à un moment donné, il n’y avait plus un arbre dans un cercle de 40km autour de Røros.
  • Dans la V2 de la mine, ils utilisaient des explosifs.
  • L’exploitation du cuivre a cessé suite à la découverte du pétrole ainsi qu’à la décote de ce minéral. Le Roi de Norvège ne trouvait plus cela pertinent d’investir dans les mines de cuivre étant donné le potentiel lié au pétrole. La mine est ainsi devenue un musée, inauguré par le Roi en personne en 1979. Il faut néanmoins souligner que la mine a été laissée comme après une fin de journée habituelle. En effet, les mineurs étaient convaincus que le cours du cuivre allait remonter, et qu’ils pourraient reprendre le travail. Le musée est donc très fier de montrer une mine dans l’état exacte dans lequel elle a été laissée. rien n’a été modifié (sauf les aménagement de sécurité.
  • A l’apogée de l’usine de cuivre, plus de 3000 personnes travaillaient ici, donc environ 600 mineurs. A la fermeture de la mine V2, ce sont 70 personnes qui ont cessé leur travail.

On descend donc dans la mine V1.La couleur de la roche est très caractéristique.

La particularité ici c’est que même 300 ans après, si on met la main sur la paroi elle reste noire (cf. méthode utilisée avec le feu)

Par endroit le cuivre oxydé crée de véritables tableaux.

Puis on descend 15m plus bas, et là c’est la mine V2 avec ses rails, et ses machines.

Le réseau de transport était un étage en dessous du filon de cuivre. Il y avait des trappes par lesquelles le minerai extrait était jeté et il tombait directement dans des wagons qui étaient ensuite acheminés à la surface par des rails (en mode Indiana Jones)

Un vieux calendrier Pirelli dans la salle de repos des mineurs :D. Quand inauguré le musée, il parait que la salle de repos en était tapissée. Mais comme il y avait la visite du rois, ils ont été obligés d’en enleve

Une des salles où l’exploitation a été arrêtée. On voit encore l’échelle prête à servir en cas de reprise de l’activité

Très belle visite, explications claires et intéressantes. On recommande !

Nous quittons la mine vers 18h30 et faisons le chemin retour vers Røros.

Les derniers kilomètres sont en fait une piste (plutôt en bon état d’ailleurs).

Avant d’arriver à Røros on croise notre deuxième groupe de rennes 🙂

On arrive à Røros, on se gare tout près du centre et on entame une visite de la ville (restons calmes : de la localité).

Røros est l’une des villes toutes en bois les plus anciennes d’Europe. Elle a été fondée en 1644, avec la découverte de  mine de cuivre. Au fil du temps, Røros est devenue l’une des principales villes minières de Norvège.

Røros a conservé une grande partie de son caractère. Le plan des rues et les propriétés agricoles dans le centre de la ville sont restés comme dans les années 1600. En raison de son architecture en bois authentique et de son caractère unique de ville minière ancienne, Røros a été classée au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1980.

Aujourd’hui, la petite ville de Røros est comme un musée vivant. Tout le centre-ville, avec son architecture en bois authentique, est classé.

Une des deux rues principales de Røros. De magnifiques maisons colorées restées intactes.

pas mal de boutiques sont déjà fermées à cette heure ci. ça n’empêche pas Eden de vérifier ce qu’il y a sous la pancarte « soldes » de ces messieurs…

La balade est très sympa.

pas mal de galeries d’art ou d’artisans… Petite dédicace à Annick 🙂

un peu d’inspiration ? 🙂

L’église de Røros

Les maisons traditionnelles ont encore des toits en gazon (ça doit pas être pratique pour passer la tondeuse – à moins qu’ils envoient aussi le robot husqvarna). Il faudra qu’on revienne demain (Eden était un peu fatiguée), mais il semblerait qu’on puisse monter quelque part pour les voir d’en haut.

Encore un renne… décidément on est chanceux aujourd’hui !

juste à proximité des deux rues principales se trouve le musée de la mine de Røros. Il est composé de plusieurs bâtiments qui donnent l’impression d’être dans le far-west américain.

Nous retournons à la voiture vers 20h30, et on se met à chercher un emplacement pour la nuit. Park4night nous sera d’une grande aide puisque la première proposition sera la bonne. On s’arrête donc juste en face de la ville, au bord d’un minuscule lac, et à distance raisonnable de la route principale.

Il a plu presque toute la journée d’aujourd’hui (sauf au moment où on a visité Røros – ouf) . Les fringues ne sont pas toutes sèches et ça continue à ramouker un peu dans le camion (odeur de moisi). La température a bien chuté aussi (il fait environ 10°, et ça va tomber à 7° cette nuit). On se fait une p’tite soupe aux champignons pour nous réchauffer.

J’espère qu’il arrêtera de pleuvoir demain.

9 août 2018 – Rättvik – Idre

Quel spot hier soir ! Le coucher de soleil magnifique, accompagné d’une petit apéro des familles au son d’Eric Clapton (grâce à l’enceinte connectée – probablement le meilleur achat de ces vacances). ça va être difficile de faire mieux (mais on va essayer).

On prend le temps de préparer nos affaires ce matin, de prendre le p’tit dej, et de lire le Lonely de Suède (la fin) et Norvège pour préparer la suite du voyage.

On décolle un peu après 10h. Direction une station service pour faire le plein d’eau et vérifier la pression des pneus (et nettoyer un peu le pare brise qui est bien attaqué par les moucherons écrasés…).

Une fois cette étape terminée, on cherche l’église de Rättvik. Il parait qu’elle est plutôt sympa, et entourée de 83 écuries, l’ancêtre des parkings modernes). On trouve facilement l’église qu’on visite.

L’église est entourée par un grand cimetière.

ici ça allait encore, mais par endroits les tombes étaient complètement de travers, probablement déplacées par les racines d’arbres (qui ont depuis été coupés – à raison). Cela donne parfois des airs du clip de Thriller de Michael Jackson 😀

A l’intérieur finalement rien d’exceptionnel.

mais c’est plus intéressant de comprendre comment l’église a évolué depuis le 12ème siècle.

il y a quand même ces dessins au plafond qui sont sympa.

Au début on n’a pas trouvé les écuries. On pensait même qu’elles avaient été remplacées par le cimetière. Mais finalement on les a trouvées de l’autre côté de l’église. Mais on se demande quand même comment c’était utilisé. Les portes nous semblent vraiment petites pour faire rentrer un cheval (même si Eden a sa théorie sur ça – démonstration de baissage de tête à l’appui).

On profite pour faire une petite balade dans le coin, le long du lac. Il fait super beau et agréable.

Une fois la visite terminée, on met le cap en direction de Nusnäs (oui, moi aussi le nom me fait rire… on dirait pas le nom d’un tapis de salle de bains chez IKEA ? ou sinon d’une lampe de chevet. Je me vois tout à fait dire « Oui, j’ai pris une Nusnäs pour la chambre à coucher » 😀 ).

Enfin, tout ça pour dire qu’on se rend à Nusnäs, donc, non pas pour nous équiper en meubles design et bon marché, mais pour voir un des symboles de la Suède : le cheval de Dalécarlie (la région où on se trouve).

Instant culture : Le cheval de Dalécarlie est une figurine en bois traditionnelle de la région ayant la forme d’un cheval (jusqu’ici vous me suivez), généralement peinte de couleur rouge. L’invention de cette figurine remonte au XVIIIe siècle. Les bûcherons de la région de Dalécarlie s’amusaient à sculpter des jouets pour leurs enfants dans du bois afin de passer le temps pendant les longues soirées d’hiver. Il s’agissait de chevaux le plus souvent, car cet animal avait une grande importance à l’époque pour les travaux de la ferme, comme animal de bât et de selle. Le cheval était donc un bien précieux.
Une autre version de l’origine du cheval raconte que le roi Charles XII de Suède livrait une guerre en Europe. Au cours de l’hiver 1716, de nombreux soldats logèrent chez des habitants aux environs de la ville de Mora, au bord du lac Siljan. La nourriture se faisait rare, comme souvent en temps de guerre, et l’hiver fut très rude. Selon la légende, un soldat s’amusa à sculpter un cheval dans un morceau de bois, à le peindre en rouge et à l’offrir à l’enfant de la famille qui le logeait. La mère de l’enfant offrit un bol de soupe au soldat en remerciement. Le soldat sculpta alors un autre cheval, et reçut un deuxième bol de soupe. La nouvelle se répandit rapidement chez ses camarades soldats, qui se mirent eux aussi à sculpter et à peindre des chevaux en bois en échange de nourriture.

Et il se trouve que les deux principaux fabricants de cette figurine se trouvent… oui, dans le mille : à Nusnäs.

L’un s’appelle Nils Olsson, et l’autre s’appelle Grannas A. Olsonns (c’est pas une blague 😀 ).

On s’arrête chez Olsonns (c’était le premier avec un parking à dispo). Les mecs ils ont tout compris au business : l’atelier est complètement ouvert, et on peut voir la fabrication du p’tit cheval de A à Z. Il y a des grands chevaux sur lesquels on peut monter pour faire des photos souvenir, évidemment une boutique bien fournie avec des chevaux de toutes tailles, et en plus, la possibilité de dessiner ses propres chevaux sur des chutes de bois qu’ils ont découpé en forme de cheval.

La découpe des p’tits chevaux

Les finitions se font à la main (là le gars venait de se lever)

Il y a l’atelier de peinture rouge

Puis le dessin à la main de chaque cheval.

Magnifique travail d’artiste !

Il y a une exposition avec des chevaux farfelus qu’ils ont fabriqué

les records du monde de petit cheval (3,5mm) et grand cheval (13m de haut quand même le bestiau !)

et puis l’atelier de peinture mis à disposition gratuitement pour les petits enfants et les grands enfants…

Du coup on s’y est mis aussi.

en cours de séchage.

et une fois terminé 🙂

Bon, en vrai ça ressemble plutôt à ça

où ça pour le plus grand qu’on ait vu

allez avance !

avec Eden derrière

La boutique regorge de chevaux de toutes tailles, toutes les couleurs, à tous les prix. Il y a également des goodies de la suède pour tout bon touriste qui se respecte. Bon, nous on n’est pas très « bibelots » de voyage. On se fait des kiff avec les magnets des pays qu’on traverse (mais on a déjà celui de la Suède – acheté en 2006), et les bouteilles de fanta du monde entier… donc pas de cheval pour nous (à part ceux qu’on a dessiné nous-mêmes – ceux-là sont collectors).

On repart de chez Olssons et on le remercie pour son accueil (et on s’excuse auprès d’Olsson de ne pas être passés chez lui), puis on se dirige vers Mora, dernière « grande » ville avant la frontière avec la Norvège. On repère sur internet un restaurant qui fait du « lunch buffé », apparemment la spécialité en Suède. Il fallait qu’on essaie ça (on avait fait celui de la chaine « eat », mais c’était vraiment bof). On le trouve au centre de Mora, mais pour arriver jusque là, il faut traverser un pont au dessus de la rivière, et il semblerait que ce soit le seul pont à des dizaines de kilomètres à la ronde, donc on a droit à des bouchons pour la première fois depuis longtemps.

Le resto est super sympa : au bord de l’eau, ambiance décontractée, possibilité de recharger le PC portable, et le buffet est bien garni (beaucoup de crudités et quelques salades en entrée, plusieurs plats de viande ou poisson, et en dessert, des espèces de crêpes avec crème acidulée et confiture de fraise locale) et très bon. Avec boissons et café à discrétion, le tout pour 125 SEK (12€), c’est plutôt imbattable. Vive la Suède).

En repartant du resto, on décide de profiter des prix bas de la Suède pour faire quelques courses, et faire le plein de Züüd. Pour cela on doit traverser le pont dans l’autre sens pour rejoindre la zone commerciale.

Sur le parking du supermarché, avec une magnifique voiture américaine des années 60.

Alors, cette photo mérite un petit teasing : on a remarqué depuis notre arrivée en Suède qu’il y avait un grand nombre de voitures anciennes, dont énormément de vieilles américaines en super état de conservation. On a d’abord crû à une coïncidence. On a même lancé un petit concours entre nous : chacun a choisi une couleur (Eden : orange, Poupoussy : bleu, Ohad : jaune), et chaque fois qu’on voit une vieille voiture de la bonne couleur, on gagne un point). Bon, à vrai dire, on ne compte pas vraiment les points, mais qu’importe, ça occupe bien Eden 🙂 . Mais ce soir (après une rapide recherche sur internet), on a compris que ce n’était pas une coïncidence, et on a compris la raison.

Nous quittons donc Mora avec le caddie rempli (restons calmes – on a un tout petit frigo et peu de rangements) de soupes lyophilisées suédoises (oui, c’est un autre de nos fétichismes de voyage : on aime bien goûter les soupes locales 😀 – décidément vous saurez tout aujourd’hui !), de bières (moins chères en suède), de fruits et légumes, de confiture de baies polaires, etc.

Nous prenons la direction nord ouest, pour nous rapprocher de la frontière avec la Norvège. Environ 160km nous séparent de Idre, dernière « petite » localité avant la frontière (bien plus petit que Mora).

La route est plutôt monotone, et nous rappelle des souvenirs de la traversée de la Finlande. C’est beaucoup de forêts de part et d’autre de la route.

Heureusement qu’il y a quand même des trucs intéressants qui se passent de temps en temps, par exemple :

Ce joli pont qu’on n’a pas traversé

Cette halte au bord d’un lac artificiel (on voit le barrage au bout)

ça aurait pu faire un beau spot pour cette nuit si on n’avait pas prévu de rouler un peu plus longtemps…

Plus sérieusement, la route est quand même plaisante et plus variée qu’en Finlande.

A un moment, on voit un panneau « attention rennes ». 10 secondes plus tard, Poupoussy m’indique qu’elle a vu un renne sur le bord de la route. Frein à main, demi-tour en dérapage, je reviens sur l’endroit indiqué, et effectivement, il était là :

Notre premier renne 2018. Trop cool !

On continue notre route, et on tombe sur deux vieilles voitures américaines qui nous précèdent

On les dépasse, puis en arrivant dans une petite localité, on en voit deux autres

et on sent bien qu’il se passe quelque chose ici. Toute la ville est dehors, des drapeaux américains partout, des vieilles caisses dans tous les sens…

On se croirait dans l’amérique profonde

Oui, j’ai gagné des points avec les jaunes !

On repart contents de ce spectacle, sans vraiment comprendre ce qui s’est passé…

Nous arrivons finalement à Idre vers 19h. On décide de dormir au camping de la ville pour faire une machine (et en profiter des services : chargement batteries, douches…).

Le camping est situé juste à côté du lac, très sympa.

Après une bonne douche, et le repas du soir, je me lance dans l’écriture du présent article. Quelques recherches sur internet m’ont permis de mieux comprendre le phénomène des voitures américaines en Suède.

Plutôt que de paraphraser les articles, je vous donne les liens. C’est intéressant :

Celui là est en Français : https://www.7h09.fr/blog/suede-le-raggare-un-phenomene-unique

L’autre en anglais :

The Swedish Subculture Hoarding More 1950s American Cars than the USA

 

8 août 2018 – Falun – Rättvik

Notre emplacement était des plus calmes cette nuit. Par contre on commence à s’inquiéter un peu : on n’a croisé aucun élan jusqu’à présent. Pourtant on est entourés de panneaux « attention élan ».

J’espère qu’ils vont venir à notre rencontre d’ici la fin du voyage, sinon il faudra aller les chercher !

On se prépare en accéléré ce matin : 55 minutes entre le réveil et le départ effectif. Une belle réussite.

On arrive au garage Mercedes de Falun à 9h pétantes, juste pour l’ouverture. Le gars a bien reçu le message du Garage d’Örebro, mais le colis avec la pièce n’est toujours pas arrivé. Il nous indique de repasser après midi, heure à laquelle les colis arrivent habituellement.

On décide de passer la matinée à Borlänge, ville sans charme particulier située à une quinzaine de kilomètres de Falun, mais qui possède l’énorme avantage d’héberger un magnifique centre aquatique qui fait très envie à Eden.

On y arrive pour l’ouverture (vers 10h), et on est presque tous seuls à profiter de la piscine à vagues, de la rivière rapide à l’intérieur et à l’extérieur, des toboggans, du jacuzzi, de la pataugeoire pirates…

Pour l’anecdote :

– Il est obligatoire de se doucher avant d’entrer dans la piscine (jusque là rien d’anormal). Mais ce qui l’est plus c’est que c’est clairement indiqué qu’il faut être « naked » pour prendre sa douche, avec même un dessin très explicite qui décrit les zones qui doivent être propres (sous les bras, le pubis, les pieds). Eden étant venue avec moi chez les garçons, elle a été un peu étonnée de voir tout le monde se trimballer à poil 😀

– J’ai fait la rivière rapide avec Eden. J’étais plus préoccupé de lui maintenir la tête hors de l’eau qu’autre chose. Du coup, j’en ai perdu mes lunettes… Misère, sans elles je n’ai plus que les lunettes de soleil qui sont adaptées à ma vue, et ça risque d’être compliqué jusqu’au bout du voyage ! Heureusement, que les maîtres nageurs m’ont aidé en me prêtant un masque de plongée. J’ai pu refaire le parcours et les retrouver au bout d’une demi-heure !

Au bout de plus de 2h, on décide qu’on en a assez vu et on ressort de ce magnifique complexe.

Pour le repas du midi, on cherche quelque chose de rapide et efficace car on veut retourner au garage au plus tôt. On trouve un « Max » : c’est la chaine de fast-food burgeresque locale. Comme dit un vieux dicton chinois : « il ne faut pas mourir bête ». Alors on décide de tester tout ça.

Résultat : c’est pas trop mal. Le burger est copieux, peut être un peu trop de sauce. Les frites sont plutôt réussies. Et il y a une petite ambiance « années 60 » qui rappelle un peu les dinners américains et qui n’est pas désagréable.

On repart de là en direction de notre garage mercedes préféré à Falun.

Le gars nous reçoit et…. IL A BIEN REÇU NOTRE PIÈCE !!!

C’est pas beau ça  ?

Bon, par contre il est désolé, mais n’a absolument pas le temps de la monter pour nous. Il nous indique le nom du garage Ford situé à quelques pas et qui pourrait peut être avoir de la place pour nous.

On s’y rend. Le gars nous dit qu’il est désolé, mais il n’a absolument pas le temps de monter la pièce pour nous. Il nous indique le nom du garage Kia situé à quelques pas et qui pourrait peut être avoir de la place pour nous.

On s’y rend. Le gars nous dit qu’il est désolé, mais il n’a absolument pas le temps de monter la pièce pour nous. Il nous indique le nom du garage Opel situé à quelques pas et qui pourrait peut être avoir de la place pour nous.

On s’y rend. Le gars nous dit qu’il est désolé, mais il n’a absolument pas le temps de monter la pièce pour nous. Il nous indique le nom d’un garage qui fait toutes les marques et qui est situé à quelques pas et qui pourrait peut être avoir de la place pour nous.

On s’y rend. Le gars nous dit qu’il est désolé, mais il n’a absolument pas le temps de monter la pièce pour nous. Finalement, il va à l’arrière boutique et revient avec un jeune mécano (appelons le Jésus – référence à son look) qui accepte de jeter un coup d’œil rapide.

Je lui montre où se trouve la pièce à changer. Il part et revient avec quelques outils et un skatebord pour s’allonger dessus. Jésus parle un anglais moyen, mais on arrive à se comprendre. On a l’impression qu’il commence à essayer de démonter l’arbre pour retirer l’ancien soufflet.

Au bout d’un moment (assez long quand même), après avoir détaché l’arbre de transmission, ainsi que déposé le pot d’échappement qui empêchait l’arbre de descendre, il arrive à faire sortir le soufflet abimé !

Voilà le coupable.

Il ne reste plus qu’à tout remonter. Bref, l’opération a duré un peu plus d’une heure trente. On remercie chaleureusement Jésus et son équipe.
Et tant qu’on y est un peu de pub : si vous passez par Falun, n’hésitez pas à venir chez AutoExperten – Totalbil: c’est les meilleurs de la région !

Ca y’est, c’est réparé.

On décide de continuer notre route en direction du lac Siljan. Il s’agirait d’une zone très jolie mais aussi très touristique puisque tous les Stockholmois et Stockholmoises y viendraient en vacances dès qu’ils le peuvent.

Notre premier arrêt se situe dans la ville de Leksand. On avait repéré un « jardin japonais » qui semblait très joli. Quelques minutes avant d’arriver, Poupoussy dit qu’il va pleuvoir. Évidemment, ça ne manque pas (j’ai un oiseau de mauvaise augure qui voyage avec moi 😮 ). Dès qu’on arrive devant l’entrée du jardin, la pluie tombe abondamment. On reste dans la voiture quelques minutes le temps que ça se calme. Au moment où ça semble s’arrêter, et où l’on était prêts à bondir à l’extérieur pour voir ce beau jardin, une dame vient et ferme le portail à clefs. 17h30, tout ferme ici.

Tant pis pour nous et pour le jardin japonais. On se rabat sur Tällberg, autre village au bord du lac qui semble tout aussi charmant.

Sur la route, en arrivant à Tällberg. On voit que le ciel est encore très chargé…

Tällberg était recommandée par le Lonely pour ses belles maisons en « pain d’épice ». Alors effectivement, c’est très charmant. Par contre, dommage que tout ait été racheté par des hôtels…

particulier ces poupées sur le gazon.

Un des complexes hôteliers du village.

un autre

Un troisième (oui, c’est une ancienne grange reconvertie en chambre d’hôtel

On est toujours fascinés par cette construction d’époque sans clous.

On se balade à Tällberg jusqu’à ce qu’il se remette à pleuvoir (oui, Poupoussy l’avait à nouveau ouverte 😀 ).

On continue notre route en direction de Rättvik.

En chemin on s’arrête au bord de l’a route pour prendre en photo cette curiosité : plein de rochers émergent du lac.

On s’arrête aussi au bord de la route pour acheter des pommes de terre.
Alors pour les Suisses qui sont parmi les lecteurs, cela n’aura rien de spécial, mais pour les autres, sachez qu’ici au bord des routes, devant les maisons, il y a très souvent des petites étagères ou coffres ou chariots qui proposent des produits en libre service. Il y a une petite caisse, et chacun met le prix qui est indiqué pour les produits qu’il emporte. C’est hyper pratique, et on adore le concept de se faire confiance mutuellement !

En arrivant à Rättvik le soleil revient. On décide de nous aventurer sur le ponton de Rättvik, le plus long de scandinavie avec ses plus de 600m de long !

Une fontaine en face de la gare.

Alors là, c’est beau !

Le début du ponton

Une belle plage de ce côté, avec la ville en fond

et de l’autre côté, le soleil qui réapparait

Eden a dû faire 2km avec ses allers-retours

C’est vraiment long

Rättvik est aussi une station de ski !

Le banc des amoureux au bout du ponton

Retour au camion. Il commence à se faire tard, et on doit trouver un emplacement pour cette nuit.

D’après Park4night, on aurait le choix entre un petit parking en plein centre-ville, derrière l’office du tourisme (ça doit être bruyant à mort le soir et le matin), un énorme camping situé à deux pas du centre.

On l’avait vu à partir du ponton, c’était ça :

Ouais, mais non. ça va pas être possible de s’entasser au même endroit que tout le monde…

Et troisième alternative : un emplacement situé en haut de la station de ski, dans une clairière, à l’écart de la ville. On choisit cette dernière option (évidemment). La montée est hyper raide. On se fait un p’tit teasing des montées Norvégiennes où on grimpait à max 25-30 km/h. Mais on y arrive finalement sans trop de difficultés.

Le spectacle en haut est juste incroyable : on a une vue sur le lac et sur toute la ville. C’est juste magique. Je déclare ce spot « best spot ever du voyage Scandinavie 2018 – jusqu’à présent).

Le soleil est encore assez haut quand on arrive. Voici le fameux ponton qu’on a emprunté.

et la vue d’ensemble de la ville de Rättvik

Notre camion avec les relfets du soleil couchant.

Quand il descend encore, ça devient encore plus beau.

On termine la journée avec ces magnifiques images dans la tête.

7 août 2018 – Olberga – Falun

La nuit au bord de la rivière a été des plus calmes. Presque pas de passage, et manifestement on n’a dérangé personne.

Le matin, après le p’tit dej et les rangements, on s’installe quelques minutes pour profiter de l’air frais sur le ponton.

 

Puis on prend la route en direction de Västeras. On a repéré un musée en plein air qui nous semblait intéressant. On y arrive après 30 minutes de route.

Le musée propose une reconstitution d’un village typique de la région, avec des vraies maisons du 17ème et 18ème siècle qui ont été démontées pierre par pierre et reconstruites ici.

Dans la plupart des maisons il y a des gens avec les habits d’époque qui pratiquent leurs activités respectives (en fonction du type de maison).

Il y a des activités pour les enfants qui sont proposées à quelques endroits. Et des animaux aussi (lapins, chèvres, chevaux de trait…)

le centre du village.

On est entrés dans une des maisons un peu à l’écart du village. Il s’agit d’un manoir construit dans un village pas très loin d’ici en 1638. En entrant dans la maison une jeune fille en costume d’époque nous a abordé et nous a proposé une visite guidée très intéressante. Ici, c’est le salon des invités. Il n’était utilisé que lorsque la famille recevait. Les tapisseries et le plafond peint sont d’époque.

Ainsi que les meubles.

là c’est la « pink room ». C’est là que la dame de la maison recevait ses amies.

et là le salon où le monsieur recevait et parlait politique et affaires…

le bureau de Monsieur.

et la chambre de Monsieur. Il dormait séparé de sa femme, parce que « elle le dérangeait »… il n’a rien compris celui là 😀

j’ai pas pris en photo car en contre-jour, mais le lit de Madame est beaucoup plus petit que le lit de monsieur. Et les portes pour les pièces de Madame sont également plus petites…

On est entré ensuite dans d’autres bâtiments, dont un corps de ferme de la même époque.

là il n’y avait que 2 pièces : une cuisine et pièce à vivre + une grande salle à manger.

là c’est la grande salle à manger

et la cuisine / pièce à vivre. la dame préparait du « oat » (de l’avoine).

Je lui ai demandé combien de personnes vivaient dans cette maison. Elle m’a répondu qu’il fallait compter le nombre de cuillères :

ça en fait du monde !

voilà la ferme de l’extérieur

 

On a aussi visité un ancien magasin.

même le vendeur est d’époque

Ils vendent des bonbons « viol » 0_o

Eden laisse des commentaires en suédois sur leur borne. Elle avait l’air satisfaite 🙂

 

On quitte Västeras en passant rapidement au supermarché pour faire quelques courses, et on va pique-niquer à Anundshog. Il s’agit de l’ère pré-chrétienne, un des plus grands tumulus de Suède. On ne sait pas qui y est enterré, mais probablement quelqu’un d’important. Peut-être plusieurs rois. Le plus haut tertre mesure 9m de haut et remonte à 500-900 après notre ère. Il est pratique parce que depuis là haut on peut admirer le site en entier.

Des manuscrits du moyen age relatent que la justice se tenait sur les tertres. Les gens de la région s’y rencontraient pour régler leurs différends juridiques. Ainsi un tribunal de première instance se serait tenu ici au moyen age. Les litiges tranchés avaient trait à l’attribution de terres et de biens.

On quitte Anundshog rassasiés et contents de notre visite, et on se dirige vers le nord-ouest.

Nous arrivons vers 16h30 à Angelsberg. Il s’agit d’une ancienne friche industrielle reconvertie en magnifique village. Ce site inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco fut l’un des plus importantes forges préindustrielles de toute l’Europe. Aux 17ème et 18ème siècles, le haut-fourneau avec revêtement en bois et la forge (toujours en état de marche) étaient à la pointe de la technologie, au point qu’une ville entière fut construite autour.

Bon, malheureusement pour nous, le bâtiment symbolique (la forge) est en travaux.

mais on peut quand même admirer les autres bâtiments du complexe : ici un des bâtiments administratifs

On a découvert le truc des Suédois pour toujours avoir un gazon impeccable : un robot dans chaque jardin.

un entrepôt

tous les bâtiments sont d’époque (17ème pour la plupart – certains du 16ème siècle)

Une fois notre balade terminée, on file en direction de Falun où on souhaite rencontrer le garagiste qui a dû réceptionner notre soufflet de cardan.

Sur la route, ce dernier se détache encore une fois. On s’arrête et Poupoussy fait une ultime réparation (qui ne tiendra pas très bien finalement – ça continue à faire du bruit). Il nous reste encore 40 km à faire jusqu’au garage, on terminera comme ça.

Pendant que Poupoussy finalise sa réparation, Eden ramasse du blé

On arrive à Falun et on repère (difficilement) le garage. Il est déjà fermé, et n’ouvrira que demain à 9h. On y sera.

Pour ce soir, on repère un spot dans la forêt, au bout d’une impasse.

On devrait être tranquilles ici.

6 août 2018 – Parc national de Tieveden – Olberga

La nuit fut une des plus calmes qu’on ait eue. On n’a pas entendu l’élan qui a brouté les pneus, ni l’ours qui a fini le pare-chocs…

Au réveil, voilà le spectacle qu’on a en ouvrant la porte de Züüd :

Dur.

D’ailleurs, en parlant de Züüd, il faut peut être qu’on vous fasse un petit bilan intermédiaire de son utilisation. Alors côté mécanique, à part le souci du soufflet de cardan, tout va pour le mieux. Ça roule impeccablement bien, monte bien en vitesse de point à plat (90 – 110km/h sans souci), toujours un peu à la traine en montée, mais ça c’est intrinsèque à notre belle monture. Côté aménagement aussi on est au top pour une fois : le frigo fonctionne à merveille (quel plaisir de sortir une bière fraiche du frigo le soir par temps chaud… ou un bon verre de lait frais le matin !), le boiler aussi fonctionne bien. On s’en sort plutôt bien au niveau des moustiquaires et des occultants, même si quelques moustiques ou moucherons kamikazes arrivent quand même à pénétrer à l’intérieur (ils ne font généralement pas long feu). Pas de souci de gaz, ni d’eau, si ce n’est le contacteur du pommeau de douche qui fait un peu des siennes : il ouvre bien le robinet mais n’actionne pas la pompe… du coup il faut qu’on actionne la pompe avec un des autres robinets (évier de la salle de bains ou de la cuisine). Bon, c’est pas dramatique mais on va s’en occuper. Niveau aménagement, depuis qu’Eden a grandi on a l’impression d’avoir beaucoup plus de place : on ne s’est pas privé de prendre des affaires et pourtant on a plein d’espace dans les placards. Probablement parce que lors des derniers grands voyages on avait encore des centaines de couches, des boites de lait en poudre, etc.

On refait les quelques centaines de mètres qui nous séparent de l’entrée du parc et on se gare à l’emplacement prévu pour les camping-cars (autorisés la journée). De là on fait 500m à pieds pour arriver au panneau d’informations.

L’aménagement du parc fait par les autorités locales est superbes : il existe de nombreuses possibilité de randonnée dans le parc, que ce soit à pieds, à cheval ou en vélo. Chaque itinéraire est décrit de manière précise sur les panneaux d’affichage, avec ses points remarquables, sa durée, le dénivelé, la difficulté, etc. On décide d’emprunter le circuit « blanc avec des p’tits points noirs à l’intérieur ». Il fait environ 3km de long et on se dit que c’est une bonne distance pour Eden après la randonnée un peu compliquée dans le canyon et les 20km de vélo d’hier (même si elle a été tractée par le Follow-me). Il y a des circuits de 1km jusqu’à une quinzaine. Et d’autres bien plus longs en vélo.

Le démarrage des randonnées se situe au bord de ce lac.

Il y a de belles plages ainsi que des tables de pique-nique.

Au départ de la balade

On quitte rapidement le lac qu’on voit encore derrière les arbres au départ.

Eden a décidé de prendre la tête de la marche

On commence à comprendre les reliefs que nous allons traverser : ils ont été façonnés par les glaces il y a bien longtemps…

Saurez-vous retrouver cet extrait d’un célèbre dessin animé de Disney ?

Plein de gros rochers comme ceux-là

Eden a développé une technique particulière bien à elle pour éviter de toucher les branches et arbustes avec les mains :

Elle lève les bras en l’air 🙂

Voilà un très gros rocher erratique (avec sa chérie et sa fille)

C’est lui qu’on était venu chercher. Il fait 15m de haut le gaillard.

J’ai posé un mètre étalon en bas à gauche de la photo

Sinon vu d’ici, on dirait effectivement un gars qui pleure.

Eden a récupéré un bâton de marche et l’a utilisé sur la fin du trajet.

Vers 12h nous voilà revenus au camion. On continue notre route en prenant la direction d’Örebro.

Un convoi exceptionnel qui transportait une hélice d’éolienne !

Spéciale dédicace à Tovo !

Avant d’arriver à Örebro, on fait un premier crochet par un garage Mercedes qu’on a aperçu au bord de l’autoroute. Le gars super sympa a appelé devant moi le seul garage de suède qui avait un exemplaire du soufflet de cardan en stock. Puis il lui a demandé de le faire livrer à Falun où nous seront d’ici quelques jours à un garage Mercedes qui pourrait nous aider à le monter. On approche !

Puis un second crochet par l’Ikea local. D’abord pour voir si leur Köttbullar (boulettes de viande) sont aussi bonnes que celles du musée (verdict : non), également pour charger le PC et la batterie du vélo électrique, mais aussi pour acheter quelques trucs qu’il nous manquait pour le camion.

On termine ensuite la route en arrivant à Örebro. On a décidé de ne pas trop nous attarder dans les grandes villes (et celle-ci en est une), mais il y a un parc à Örebro, le parc Stradsträgarden, qui nous semble intéressant à visiter.

En effet, il est vraiment magnifique.

Un fauteuil à l’entrée du parc

Des statues

Mais il y a surtout cette belle allée en courbe avec des milliers de fleurs de part et d’autre

Le jardiner doit kiffer sa race de bosser ici

Mais ils sont probablement plusieurs vu la qualité du jardin

Au milieu du parc on trouve une aire de jeux pour enfants où Eden s’est attardée quelques minutes. A l’extrémité du parc il y a aussi un espèce de musée en plein air avec des bâtissent qui datent du 17ème siècle et 18ème siècles. Certaines d’origine ici, d’autres ont été démontées pierre par pierre puis reconstruites dans l’enceinte du musée.

On s’abrite quelques minutes dans un café à cause de la pluie.

La boutique attenante est décorée comme à l’époque

Eden a décidé de continuer sa route de son côté…

Les maisons sont magnifiques

On entre dans une maison au hasard. Il se trouve qu’elle fait partie de celles à visiter absolument.

C’est la maison d’un ancien chef cuisinier (et ça se voit)

C’est aussi ce plafond peint qui fait le charge de la maison.

D’ailleurs, nous étions en train de contempler les recoins de la maison quand d’un coup la lumière s’éteint. On redescend au rez-de-chaussée rapidement, et on s’aperçoit que la gardienne des lieux était en train de fermer (tout le musée ferme à 17h). On a eu chaud, elle était vraiment en train de fermer la porte (avec un gros cadenas!)

On peut malgré tout continuer à déambuler parmi les différentes maisons.

Après cette visite, on s’arrête une dernière fois à Örebro pour admirer son château et ses douves.

On en fait le tour, mais impossible d’entrer (trop tard)

Dernière étape aujourd’hui : trouver un emplacement pour la nuit. Notre prochaine destination est Västeras, à une centaine de km d’Örebro. On a repéré un stationnement spécial camping car avec vidanges des eaux grises et noires et possibilité de remplir le réservoir d’eau. En chemin, on s’arrête quand même dans les différentes aires d’autoroute pour voir s’ils proposent le même service. Finalement on en trouvera une où on peut faire une partie de la vidange (eaux noires). L’autre partie de la vidange (eaux grises) se fera directement dans une grille d’évacuation des eaux d’un parking de supermarché (c’est une eau qui n’est pas sale – ça ne pose aucun problème).

Du coup, il ne nous restera plus qu’à trouver un robinet d’eau pour faire le plein, et on n’est pas obligés de nous « entasser » à Västeras avec les autres camping-caristes.

On sort donc de l’autoroute à une vingtaine de km de Västeras et on commence à chercher un emplacement dans la forêt.

Les premières tentatives ne sont pas fructueuses : emplacement trop au bord de la route, voie privée, trop près d’une habitation, interdiction de passer, etc.

Finalement on trouve une super place au bord de la rivière :

Juste derrière les arbres : la rivière

trop beau ce coucher de soleil !

5 août 2018 – Skurugata – Parc Naturel de Tieveden

Super emplacement cette nuit. Au calme, au bord du lac, pas un bruit…
Au réveil, petit déjeuner, rangements comme d’habitude, puis c’est parti pour une nouvelle journée.


Au réveil


La vue depuis le camion. Y’a pire…

On prend la direction de Rokstenen, la plus célèbre pierre runique de Suède.

La route que Juju nous fait prendre passe par de magnifiques forêts et tout petits villages aux maisons rouges.

Et au hasard des routes, une belle cascade où on s’arrête pour nous dégourdir les jambes et prendre quelques photos.

Il faut emprunter un escalier qui descend depuis la route pour arriver en bas de la cascade

la belle cascade

il y a tout un circuit aménagé

Puis il faut remonter de l’autre côté !

Nous voilà repartis en direction de Rokstenen. Cette curiosité locale se trouve au sud de la ville de Vadstena. Cette pierre monumentale (3m de haut) a été gravée au 9ème siècle par un père à la mémoire de son fils défunt. Elle arbore la plus longue inscription runique au monde. C’est un poème ancien et compliqué, si obscur que les universitaires ne s’entendent toujours pas sur l’interprétation à en donner. Avant d’arriver à la pierre il y une exposition avec des explications sur l’origine de la pierre, l’écriture runique, et les différentes interprétations.

L’explication sur l’écriture runique. si vous voulez déchiffrer la pierre…

voilà avec la traduction en suédois

et la fameuse Rokstenen. côté pile

Côté face.

OK, c’est pas très impressionnant comme ça, mais en vrai ça en jette pas mal. dire que ça a été posé là il y a plus de 1000 ans…

On reste une petite demi-heure sur place, puis on reprend la route en direction de Bergs Slussar.

Sur le chemin, on s’arrête pour manger au bord de l’autoroute. On avait le choix entre MacDo, BurgerKing, Max (chaine de burgers locale), mais on a été forts et on a mangé chez « Eat ». C’est (je pense) une chaine qui propose de la bouffe soit disant chinoise ou italienne (oui, les deux) en mode buffet à volonté. En gros, pour 150 SEK (15 €) vous avez droit à un buffet de crudités, sushis, plats chauds chinois, pâtes, pizzas, plateau de desserts, fontaine chocolat avec brochettes de fruits, glaces, boissons, et café. Bon, nous on avait l’impression que les autres clients venaient trop souvent ici ou qu’ils avaient fait de ce fast food leur cantine…

On arrive à Bergs Slussar vers 15h. On descend les vélos (on devient des pros – ça se fait super vite maintenant, et on part faire une belle balade le long du canal Göta qui relie les grands lacs suédois). La balade proposée par l’office du tourisme part de Berg Slussar et se termine 20km plus à l’ouest (puis le retour : idem). On n’en fera qu’une partie (une grosse moitié), mais on s’est bien régalés.

La particularité du canal Göta à Bergs Slussar c’est qu’il est composé de 7 écluses qui s’enchainent les unes après les autres formant un espèce d’escalier pour bateaux avec plus de 19m de dénivelé. C’est plutôt chouette à voir les bateaux qui descendent ou remontent doucement le canal.

on s’arrête pour les voir passer

Il y a aussi des plus gros modèles qui passent. Celui là est un bateau assez célèbre qui fait des croisières sur les lacs et le canal.

Nous voilà sur nos montures

Eden au bord du canal

De part et d’autre du canal : des champs à perte de vue

Et tout d’un coup, un immense bateau qui passe devant nous. On aurait dit le bateau qu’a emprunté Hercule Poirot quand il a remonté le nil… 😀

Pour moi il n’est pas du tout proportionné avec la taille du canal, mais bonh, apparemment ça passe.

Sur le chemin du retour.

On rentre au camion vers 18h30. Le temps de tout remonter et de décider de la suite il est déjà 19h.

On décide de prendre la route jusqu’à notre prochaine destination et de s’arrêter en cours de route s’il est trop tard.

La prochaine étape c’est la réserve naturelle de Tieveden. Il s’agit d’un parc qui a été aménagé en 2017 avec de nombreux sentiers de randonnée, de vélo, et des lacs pour faire du kayak ou d’autres activités.

100km nous séparent de cette réserve. On commence par de l’autoroute, puis de la voie rapide, puis de la route normale. Enfin, à 27km de l’arrivée on emprunte une petite route magnifique qui nous mène dans la foret, près de lacs splendides (en plus avec le soleil couchant la lumière est incroyable)

on ne croise qu’une ou deux voitures sur cette route. Les 5 derniers km sont sur de la piste en état moyen avec pas mal de tôle ondulée. Le camion tient bien le coup, mais il faudra vérifier toutes les vis demain que rien ne s’est détaché. On arrive sur place vers 20h30. Il y a un panneau qui interdit de camper sur le parking du parc (bien qu’on voit plusieurs camping-car et caravanes qui vont manifestement rester là toute la nuit). On décide de revenir quelques centaines de mètres en arrière. On avait repéré des chemins qui partent de part et d’autres de la piste. On emprunte le premier d’entre eux et on se retrouve dans une clairière à l’écart de la piste principale (et de toute vie humaine).

Si on n’écrit pas d’article demain c’est qu’un élan nous a brouté un pneu, ou qu’on a attiré un ours avec l’odeur du fromage fumé…

Adios 😀

4 août 2018 – Kalmar – Skurugata

La nuit au camping a été agréable. Vers 22h30 le chanteur du bar du camping qui reprenait les classiques du rock, de la folk et de la pop des années 60 à 90 s’est finalement tu. Son style était particulier : il arrivait à ajouter des improvisations en « beatbox » sur la plupart des chansons… étonnant, et un peu déroutant notamment sur du Brian Adams…

Bref, on profite des installations du camping jusqu’au bout : douche pour Eden avec lavage de cheveux et nouvelles tresses. On achète même du pain à la boulangerie… on ne se refuse rien.

Vers 10h30, après avoir laissé jouer Eden dans l’aire de jeux du camping, on lève le camp.

Ils aiment  bien ces trampolines géants… je me souviens qu’en 2006 on avait vu ça aussi dans une aire de jeux…

Bon, Eden s’envole encore parfois… surtout quand les grands sautent dessus…

Notre première étape du jour se nomme Kosta. Il s’agit d’une des installations de verre soufflé encore en activité dans la région. On trouve sur place une partie de l’usine que l’on peut visiter (et assister à démonstrations faites par des artisans en train de travailler), la possibilité de suivre des ateliers de soufflage de verre, voir une galerie d’art avec des objets fabriqués sur place et ailleurs, ainsi qu’un magasin qui vend des objets à tous les prix.

Nous avons commencé par la démonstration. On est arrivé un peu au milieu d’une démonstration, donc on a vu la fin de la création d’un verre, puis la création d’un OVNI (Objet en Verre Non Identifié) du début jusqu’à la fin.

L’usine Kosta

La fin de la première démonstration

Puis un nouvel objet depuis le début. Au départ, il n’y a qu’un petit morceau de verre en fusion

Le gars le travaille un peu sur cette table

Puis le met à chauffer toutes les quelques secondes et le retravaille encore

Il a différents outils pour lui donner la forme qu’il veut

Ici, une cuillère à soupe géante pour l’arrondir un peu

Le gars n’arrête pas de bouger et tourner sa tige avec le verre en fusion au bout pendant que la fille essaie de suivre avec sa tête et de souffler… Mais elle semble avoir l’habitude.

On obtient ce patatoïde qu’il commence à ciseler avec son compas géant

de jolies spirales

ça pendouille un peu, il va falloir redresser tout ça !

Il lui colle un autre morceau de verre en fusion

Puis il le casse et le retravaille au compas géant

Il fait une fleur au bout

Qui en fait ne sert à rien… ah si, c’est pour attraper la pièce pour l’étirer

de plus en plus long

et il finit encore au compas géant

Puis sa copine trouve que c’est sympa son patatoïde allongé et strié au compas géant, mais qu’il manque quand même quelque chose. Alors elle vient ajouter une autre couche de verre en fusion qu’il pose en forme de zigzag sur le patatoïde allongé et strié au compas géant

A ce moment là de la démonstration, on est plutôt admiratif du travail et de la technique, mais on reste un peu dubitatifs concernant la finalité de l’objet en cours de création.

Au bout d’un moment le gars aussi trouve que c’est trop sobre, alors il demande à la fille d’en remettre une couche par dessus

au bout du compte, il a un patatoïde allongé et strié au compas avec deux couches de verre en fusion zigzagué dont il ne sait que faire.

Nous non plus d’ailleurs. Voilà la résultat final. C’est sympa, mais on ne sait toujours pas à quoi ça sert… Si vous avez des idées, on est preneurs 😀

On sort de l’atelier de démonstration et on se rend dans la galerie d’exposition.

Plusieurs artistes locaux et internationaux exposent ici. Les œuvres sont absolument superbes. Il y en a pour tous les goûts : du plus sobre au plus travaillé, du verre transparent, blanc, lisse ou rugeux. Ces artisans sont de véritables artistes. Ils font vraiment tout ce qu’ils veulent avec cette matière particulière.

Quelques clichés qui ne rendent pas du tout grâce aux œuvres.

On a notamment rencontré très brièvement Bertil Vallien. Je vous encourage à regarder ce qu’il fait sur Google images… c’est assez bluffant.

Dernière étape de notre visite : le magasin d’usine. Ici, tout ce qui est à base de verre et produit dans le coin est vendu. Des verres, vases, objets de décoration, saladiers, carafes, etc. Il y en a pour tous les goûts et tous les prix (oui, ça monte assez haut).

On est repartis avec… rien : pas de besoins particuliers, même s’il y avait de belles choses.

Sur le parking en repartant : concours du plus beau sourire 🙂

 

Il est déjà 13h30, mais on décide quand même de continuer notre chemin. On a repéré par hasard un resto à Eksjö (prononcer Ex-reu avec le « r » de Marseille) qui propose un « barbecue mongol » qui nous tente bien. Oui, c’est assez improbable de trouver un barbecue mongol en suède, mais l’idée a excité notre curiosité. Nous faisons donc la route jusqu’à Eksjö qui est par ailleurs un endroit que nous voulions visiter. On arrive sur les coups de 15h et on se dit que si c’est comme en Suisse, c’est mort pour notre barbeuc mongol. Finalement, le restaurant est bien ouvert. Mais il ne sert le barbecue mongol que le soir, pas le midi (et encore moins l’après-midi).

On se rabat sur les autres plats proposés qui sont également excellents

 

Après ce bon repas on déambule dans la fille d’Eksjö. Cette ville a la particularité d’avoir un centre ville quasiment préservé. Des maisons du 17ème siècle en bois composent les deux tiers du centre ville. Le tiers restant est occupé par des maisons au style « néo-classique » qui ont été construites à la fin du 19ème à la suite d’un incendie qui a ravagé cette partie de la ville. Les maisons sont en bois, mais on a parfois l’impression qu’elles sont « en dur ».

Donc là on est encore côté « ancien »

la place centrale de la ville, avec ce qui semble être un hôtel d’un côté

et l’église de l’autre

et donc là c’est la partie « reconstruite » de la ville. beaucoup plus aérée

sur une des places de parking, une fausse voiture avec des emplacements pour vélo. Un petit panneau indique (traduction approximative) qu’à la place d’une voiture avec 1 ou 2 personnes on pouvait garer jusqu’à 10 vélos. Bref, à vos deux-roues…

retour dans les ruelles de la vielle ville

un hôtel dans une vieille maison en bois

j’adore ces vélos sur les façades colorées

la rue principale

une petite cour à l’écart

On termine la visite d’Eksjö vers 17h. On hésite sur la suite du programme, mais on se décide finalement à aller à Skurugata. Il s’agit d’une réserve naturelle située à une quinzaine de kilomètres d’Eksjö et qui propose une randonnée facile d’environ une heure.

On part dans l’idée de faire la randonnée et de continuer (ou dormir sur place selon l’heure). En arrivant à Skurugata on regarde vers le siège d’Eden et on se rend compte qu’elle vient tout juste de s’endormir (sieste un peu décalée). Bon, on ne va pas la réveiller, la pauvre.

Chacun vaque donc à ses occupations le temps qu’elle se réveille. Pour ma part je m’installe sur un banc au soleil et démarre l’article du jour.

L’emplacement où on pensait rester cette nuit. juste au départ de la randonnée.

elle est pas belle la vie ?

Au bout d’une heure trente, la princesse se réveille enfin 🙂

Il est déjà 19h, mais on décide d’y aller quand même : le soleil se couche tard ici.

la première partie de la balade est très facile et même accessible aux fauteuils roulants

L’humidité est très importante dans la région et favorise la mousse

un joli banc sculpté directement dans l’arbre

Eden fait l’équilibriste sur une installation faite pour

aidée par son papa quand même…

on ramasse quelques mûres. elles complèteront parfaitement bien la sala de de fruits de ce soir.

Le premier arrêt de la balade se situe à Skuruhatt. Il s’agit d’un point de vue sur toute la région. C’est là qu’on se rend compte que la Suède est quand même très proche de la Finlande en termes de paysages…

au « sommet » (restons calmes : 378m)

On aborde donc la suite de notre balade. Ici des gens se sont amusés à faire des tours avec des pierres

 

La suite de la balade est également très intéressante. Ce coin est célèbre pour la faille de 800m de long et de 7 à 50m de large qui est présente ici. Les scientifiques n’arrivent pas vraiment à l’expliquer, Du coup elle a fait l’objet des plus folles rumeurs (trolls, voleurs, etc.).

Un « gros » cailloux qu’on a trouvé dans la descente.

l’aventure commence. ici le passage au dessus d’un mini ruisseau

Eden a bien géré pendant toute la balade (qui aura finalement duré plus que prévu)

Voilà le canyon

le chemin n’est pas difficile en soi, mais c’est vrai que ça monte et ça descend assez sec, avec des gros cailloux à passer…

allez on pousse

On remonte

Un crapaud qu’on a rencontré en bas du canyon

Donc le principe de ce canyon, c’est qu’il faut en permanence descendre au fond du canyon, puis remonter sur un éboulement de pierres, puis redescendre, etc. il n’y a pas d’échappatoire….

Les parois sont impressionnantes

On remonte

On redescend…

Bref, finalement on mettra 2h avec Eden, mais franchement ça s’est bien passé.

Il est 21h30. On pensait pouvoir dormir ici, mais en revenant au camion on se rend compte qu’on avait raté au moins deux panneaux d’interdiction de faire du camping ici. On décide de bouger un peu pour trouver une place proche et à l’écart, dans la forêt. Au bout de 5 minutes de route on trouve un spot incroyable au bord d’un minuscule lac.

Il est déjà 21h45, et on avait promis à Eden qu’on reporterait à aujourd’hui notre « friday movie » (tradition familiale du film du vendredi soir) qu’on n’a pas pu faire hier. Il faut tenir parole. On démarre le film (un amour de coccinelle 🙂 ) pendant que Poupoussy prépare le repas du soir. On s’arrête au milieu pour manger, puis on reprend la fin après le dessert. On couche Eden assez tard (23h30) et on espère que son horloge biologique ne la fera pas se réveiller à 7h16 comme tous les matins 😀

3 août 2018 – Kalmar – Ile d’Öland – Kalmar

L’emplacement de cette nuit était plutôt pas mal. Pas de bruit pendant la nuit, presque aucun passage. Juste quelques moucherons qui ont réussi à s’introduire dans le camion malgré les moustiquaires… mais on leur a fait leur fête…

Il fait déjà chaud de bon matin. Quand on regarde l’heure au moment d’émerger on a l’impression qu’il est déjà 9h, en nous référant à la lumière à l’extérieur et à la chaleur dans le camion. Mais en fait il n’est que 7h45. C’est aussi ça la Scandinavie…

Au petit déjeuner on attaque fort avec du fromage fumé acheté l’avant veille. Sur des cracottes ou des biscottes, c’est un régal.

On replie nos affaires, on range tout, et c’est parti pour une belle journée.

On emprunte tout d’abord le pont qui relie Kalmar à l’île d’Öland.

L’ïle d’Öland est une longue île en forme de haricot vert qui longe la côte sud-est de la Suède. Elle fait dans les 140km de long et entre 4 et 15 km de large environ. Autant dire qu’il nous a fallu choisir la zone qu’on voulait explorer.

Aidés du Lonely et d’une carte qu’on a récupérée à l’office du tourisme situé juste en arrivant sur l’île, on a choisi de nous concentrer sur le sud de l’île. Cette partie est très riche en monuments historiques et archéologiques. Le nord est plutôt « longues plages de sable fin », ce qui peut être bien, mais qui n’est pas dans notre trip actuel.

On repère donc sur la partie sud de l’île tous les spots qui nous semblent intéressants et on démarre la visite.

Le premier arrêt est sur le site de Karlevistenen. On peut y admirer une des plus belles pierres runiques de suède.

Sur la pierre il y aurait écrit un poème écrit en Drottkvätt (ne me demandez pas ce que c’est) à la gloire d’un certain Sibbe « roi des mers, fort dans la guerre ».

On continue notre route et on s’arrête près d’un alignement de moulins à vent.

L’île d’Öland en compterait près de 400 sur les 2000 construites à l’origine ! Nous on en a compté une bonne cinquantaine.

On s’arrête ensuite sur le site de « Mysinge Hög ». Il s’agit d’une longue colline qui devait servir de site funéraire entre 500 avant notre ère et 1000 après (bien que certaines tombes dateraient de -4000).

Le site n’est pas très impressionnant en soi, mais c’est la taille du site qui étonne.

En continuant la route du sud on admire les champs de blé fraichement coupé.

 

On arrive ensuite au site de Gettlinge qui impressionne par les pierres viking disposées en forme de bateau.

Chacun de ces arrêts ne dure que quelques minutes mais est l’occasion d’en apprendre un peu plus sur l’histoire locale (sans compter qu’on se dégourdit les jambes et qu’on trouve ces monuments très chouettes.

On continue notre route vers le sud et on arrive à Södra Bruket.

L’endroit est impressionnant, mais on n’est pas certains d’avoir compris de quoi il s’agissait (on pense à une distillerie… quelqu’un peut confirmer ?)

il y a pas mal de monuments qui cohabitent sur des prairies où l’on trouve également des vaches ou des mouton. Du coup, pour y accéder, il faut passer par ces petits escaliers.

Ce serait le coeur de la distillerie…

La cheminée est vraiment grande. Pour s’en rendre compte, j’ai placé un (petit – 4 ans et demi) repère dans un des angles…

On poursuit notre route, mais cette fois on traverse l’île d’ouest en est. On passe par la réserve d’Alvaret. L’endroit nous fait penser à des paysages méditerranéens (Espagne ? Croatie) tant les routes sont dégagées et la végétation parait aride.

De l’autre côté de l’île, on commence à avoir faim (12h30). On hésite à chercher un supermarché pour un picnic ou une autre solution. Finalement, le destin voudra qu’on tombe nez à nez avec un panneau indiquant que les habitants d’un minuscule village de pêcheurs ont monté un p’tit stand de vente de poisson frais sous plusieurs formes.

Le village de pêcheurs. Oui, c’est tout.

ça va, ils ont bon goût niveau voitures.

Le p’tit stand d’Anni

On se laissera tenter par du fish & chips et une assiette de poisson délicatement fumé sur son lit de KartoffelnSalad 😀

Après ce super repas, c’est le moment de rebrousser chemin et de repartir vers le nord (après une turbo sieste pour certains).

On remonte toute l’île et on reprend le pont qui nous ramène à Kalmar.

Là on a repéré le château qui, d’après le lonely, vaut vraiment une visite.

On se gare dans un parking du centre-ville de Kalmar qui:

  1. accepte étonnement les camping-cars
  2. ne fait payer le parking que jusqu’à 15h. Autant dire qu’avec 2SEK (0,2€) on aurait pu dormir ici sur place…

Bon, déjà on est garés, il faut maintenant trouver le château. C’est pas tout ça, mais il est situé complètement à l’opposé, de l’autre côté de la ville. On met Eden sur son vélo et nous partons à pieds pour traverser la ville de Kalmar.

Toujours ces petites maisons colorées

L’arrivée au château de Kalmar.

Dans la cour intérieure du château il y a des activités organisées pour les enfants : combats de chevaliers vikings (un enfant en déguisé avec armure + épée contre un comédien déguisé en viking), des princesses viking de partout (OMG). Eden s’est juste essayé à retirer Excalibur du rocher.

Avec beaucoup de succès. Elle va accéder au trône d’Angleterre très prochainement…

Sinon, nous avons droit à une visite des appartements royaux avec un guide.  Les explications sont plutôt fun, la guide étant à la fois très pédagogue, mais complétant quelques unes des histories par des anecdotes personnelles ou pensées philosophiques (on en est arrivé à parler « fake news » avec elle…)

La chambre de la reine et son lit à baldaquin

Les salons de la reine

Le plafond de la chambre du roi

Eric, le roi, était hyper parano. Du coup il aurait fait construire une porte secrète (située juste à gauche de la cheminée) qui lui permettait de quitter cette pièce en cas de problème. Bon, c’est là qu’on a commencé à parler Fake News, notre guide nous ayant fait remarquer que l’histoire est écrite par les vainqueurs. Il se trouve que c’est le demi frère d’Eric qui a pris le pouvoir (de force) et a fait emprisonner Eric. Ce dernier serait mort empoisonné à l’arsenic (découverte récente) alors que la légende (ancrée dans la tête de tous les suédois) dit qu’il se serait tué avec un bol de soupe au pois…

la salle à manger.

le plafond (d’origine, non restauré) de la salle du trône

L’autre partie du château est consacrée à une exposition temporaire portant sur Léonard de Vinci. Pas sur ces peintures, mais sur ses inventions.

On trouve quelques (copies certainement de ses) manuscrits.

Ainsi que des maquettes en taille réelle, en modèle réduit ou agrandis de certaines de ses inventions. Certaines maquettes peuvent être manipulées et permettent ainsi de comprendre les mécanismes imaginés par ce génie du 15 et 16ème siècle, bien avant que ces mouvements aient été réalisés pour de vrai.

On termine notre visite vers 17h30.

Le château vu de l’extérieur

En repartant on s’arrête pour manger une glace au port.

Puis on traverse la ville pour rejoindre le camion.

Quelque chose se prépare ici car toutes les rues du centre sont fermées à la circulation.

On a demandé à une jeune qui s’occupait de la circulation. Il y aura ici une course de vélo dans toutes la ville. Les enfants à 18h30 et les adultes à 19h30.

On n’a pas vraiment le temps (ni l’envie) de voir ça, alors on trace notre route jusqu’au camion.

On décide de rester dans le coin cette nuit, mais de trouver exceptionnellement un camping pour faire une machine, les vidanges, et recharger les batteries (appareil photo, PC portable…).

Le camping de Kalmar nous semble répondre à nos critères. On s’arrête en chemin faire quelques courses puis on se rend sur place.

Il reste une seule place pour camping-car avec électricité. Elle sera pour nous. L’emplacement n’est pas terrible car en plein soleil, et juste à côté du portail d’entrée du camping, mais on va s’y faire.

On profite de toutes les installations du camping :

  • Vidanges des eaux et remplissage de la cuve
  • prise 220V pour recharger les appareils électriques
  • machine à laver et à sécher

et surtout, une bonne douche chaude avec plein d’eau. Ca fait du bien. Bon, pour l’anecdote, il faut une carte pour entrer dans la douche (individuelle). Ensuite, il y a deux loquets. J’avais fermé les deux. En voulant ressortir : plus moyen d’ouvrir la porte. j’étais condamné. Obligé d’appeler Poupoussy pour qu’elle vienne m’ouvrir avec l’autre carte qu’on avait reçu… Bon, le temps qu’elle arrive, une dame a eu pitié de moi et m’a ouvert la porte avec sa carte… 😀

 

PS : j’ajoute ceci pour les amateurs :

2 août 2018 – Ahus – Kalmar

L’article d’hier n’a pas été publié hier soir comme prévu. En fait l’auteur s’est écroulé de fatigue et n’a pas pu finir la rédaction. C’est donc ce matin que l’article a été terminé.

La nuit a été calme. Notre spot s’est avéré excellent, avec très peu de passage (normal, c’était dans une réserve naturelle, au dernier parking accessible…). D’ailleurs, c’est pas très clair si l’endroit est autorisé pour les camping-cars. Aucune interdiction sur la route qui mène à la réserve naturelle (contrairement à plein d’autres spots dans la région où nous avions vu de gros panneaux pas très sympa envers les camping-cars, caravanes et tentes…). A la fin de la route il y a deux parkings. Un qui est clairement interdit au CC, et l’autre où il n’y a aucune indication. A priori c’est autorisé / toléré. En tout cas, on n’a pas été embêtés…

Ce matin donc : petit déjeuner avec quelques produits locaux achetés la veille (Miam, le cottage cheese !), puis nous sommes partis en direction du centre d’Ahus (avec un h). C’est en effet d’ici que provient la plus célèbre des marques de vodka suédoise : Absolut!

D’après notre Lonely, un « Absolut Experience Center » est ouvert au public, et il propose aussi des visites guidées de l’usine à certaines heures de la journée. On s’est dit que si la visite se déroule comme celle du chocolat Cailler à Broc, près de Gruyère, eh ben le spectacle risque d’être drôle à la sortie (pour ceux qui ne nous auraient pas encore rendu visite : vous comprendrez lors de votre prochain passage – on vous y emmenera 🙂 )

En arrivant sur place on trouve porte close. On se renseigne à l’entrée de l’usine. En fait l’Experience Center n’ouvre qu’à midi. Et il n’y a pas de visites guidées aujourd’hui, mais seulement à partir de samedi.

Tant pis, on reviendra.

Devant l’entrée du bâtiment, sûrement un ancien distillateur


mais bien décoré

On décide au moins de faire le tour de l’usine.


des camions bien chargés partent d’ici

l’usine Absolut

ça sent l’alcool fort à plein nez tout autour de l’usine.

On fait un petit tour dans Ahus (avec un h). La rue principale est charmante

Plein de belles maisons dans Ahus

Il y a même une brasserie dans Ahus

Tant pis pour Absolut! On décide de tenter le tout pour le tout avec un autre monument de la culture suédoise : Ikea.
En effet, à quelques 90km d’Ahus se trouve la ville de Älmhult où Ingvar Kamprad, le fondateur de la célèbre marche jaune et bleue a ouvert son premier magasin en 1958.

On trace donc jusqu’à Älmhult, et en chemin ce qui devait arriver arriva : le soufflet s’est détaché.
En 5 minutes poupoussy est repassée sous le camion et a fait une réparation à la MacGuyver.
Bon, c’est de plus en plus grossier les réparations, mais ça a l’air de fonctionner.


C’est la période des moissons partout dans la région

En arrivant au musée IKEA il est déjà 12h30. On décide d’aller voir si les boulettes de viande sont aussi bonnes que chez nous.


Le musée se situe dans le premier magasin IKEA ouvert

Eh bien elles sont bien meilleures ici. Et en plus, on a le choix entre des boulettes de viande (de boeuf – enfin, c’est ce qui est indiqué sur le panneau), des boulettes végétariennes, des boulettes de poulet, des boulettes italiennes ou des boulettes de saumon… elle est pas belle la vie ?


Et elles sont bien servies en plus, pas avec des pauvres frites surgelées !

Une fois rassasiés, on entre dans le musée. Il y a plusieurs parties :
– l’exposition permanente qui présente l’histoire d’Ikea depuis sa création jusqu’à aujourd’hui
– une partie dédiée aux enfants (ou aux grands enfants) permettant à chacun de créer quelque chose à partir de matériaux bruts
– et enfin, une exposition temporaire sur les « ikea Hacking », ces détournements d’objets ikea…

On commence par cette dernière partie, et Poupoussy est tout de suite attirée par des machines à coudre qui permettent à chacun de fabriquer son propre sac en « jute plastique » ikea (mais si, les sacs jaune ou bleus…).
Elle se lance dans la confection d’un modèle spécial pour Eden :

Élaboration du patron et rebouclage avec le client

Réalisation d’un prototype


sous l’oeil mi-intéressé mi-distrait du client

Pendant ce temps, d’autres élaborent des robes traditionnelles à base de sac bleu et jaune


Le client semble satisfait de la première version

Mais en allant dans l’espace dédié à la création, des améliorations sont proposées.


D’abord cette version florale aux couleurs estivales


Le client est toujours content on dirait (enfin, difficile de deviner à quoi elle pense quand elle pose comme ça)


La version définitive verra l’ajout d’un pompon du plus bel effet.

Bravo Poupoussy !

De mon côté j’ai aussi commencé par l’exposition temporaire qui m’a beaucoup plû.


Avec par exemple cette lampe fabriquée avec les verres en plastique colorés


ou cette étagère Expedit (qui s’appelle Kallax maintenant sauf erreur) tranchée sur les côtés

pas mal de créations avec les cintres en bois

Et cet étonnant assemblage de chaises

On passe ensuite à l’exposition permanente elle aussi très intéressante pour qui aime bien cette marque (Mimi, si tu nous lis 🙂 )


le début de l’exposition : deux murs colorés avec des objets IKEA icôniques

On trouve de tout : des pièces d’époque reconstituées selon les premiers catalogues, des photos de familles et explications sur le fondateur, ses succès et ses échecs (à ce propos, rien n’est caché sous le tapis : ni ses années de sympathisant du mouvement nationaliste suédois, proche du parti Nazi pendant la seconde guerre mondiale, ni le fait qu’il ait déménagé au Danemark puis en Suisse – même si le motif fiscal n’est pas forcément mis en avant…), mais aussi la philosophie d’Ikea, l’ouverture aux designers du monde entier, l’évolution du catalogue etc. Le tout dans une scénographie que j’ai trouvé excellente.


exemple de pièce du catalogue des années 50 reconstituée


les matériaux utilisés aujourd’hui


Les catalogues sont traduits dans de nombreuses langues


même l’hébreu

D’ailleurs, un stand permet de se faire prendre en photo dans un décor IKEA proche de celui ci et d’y incruster des éléments de la couverture du catalogue. J’essaierai de vous montrer les résultats demain si j’y pense…


l’évolution du logo

La scénographie réussie… tout en sobriété

On finit enfin par la salle dédiée à la créativité. C’est là que Poupoussy a finalisé le sac d’Eden.


Moi je me suis amusé avec des perles

Tandis qu’Eden avait carte blanche…


Elle a mis beaucoup (trop?) de colle sur une feuille blanche.
On a décidé de faire don de son œuvre au musée IKEA.
Peut être qu’ils l’afficheront avec les autres créations…


oui, parce qu’il y en a qui se lâchent complètement…

Il est 17h30, on décide de partir en direction de l’est, vers Kalmar.
On prend les petites routes plutôt que l’autouroute ou les voies rapides. Ca nous permet de voir la « vraie » Suède, avec ses forêts, ses lacs, ses maisons rouges et jaunes bien entretenues, avec devant chacune une petite étagère avec les produits locaux (miel, eux, pommes de terres, courges…) en libre service.


la route est parfois très étroite

c’est aussi plus simple pour s’arrêter prendre des photos quand on en a envie

A un moment, on est attirés par une église avec une construction particulière à côté

En nous rapprochant pour voir de quoi il s’agit, on se rend compte qu’un troupeau de vaches a eu chaud et a décidé de se mettre à l’eau !

Etonnant !

Pour ce soir on se rapproche de Kalmar, mais on trouve un spot en dehors de la ville, au bord de l’eau.


enfin, plus précisément au bord de la forêt, à 100m de l’eau.

En arrivant on va faire un petit tour de reconnaissance.


Toujours ces pontons photogéniques

Des gens se baignent. Un groupe de filles fêtent (probablement) l’EVJF de l’une d’entre elles.

On termine la journée avec un p’tit apéro et une salade bien fraiche dans le camion. Oui, il fait encore chaud ici. On a vu du 37° sur le thermomètre dans le camion.
Et chez vous ça se calme un peu la canicule ou bien ?

1er août 2018 – Bjärred – Ahus

La nuit a été calme, même s’il fait toujours un peu chaud.
Ce matin on décide d’aller prendre le petit déjeuner à Lund, ville voisine qu’on voulait de toutes façons visiter. Ca nous permettra de charger le PC dans le café où on sera et de finir l’article de la veille.

Avant de quitter notre superbe emplacement, on se balade encore un peu sur le ponton.

On prend ensuite la direction de Lund qui n’est située qu’à une dizaine de kilomètres de là.

On trouve une place pour nous garer tout près du centre historique. Eden enfourche son vélo et c’est parti pour une balade dans la ville.

On trouve rapidement un café qui sert des p’tits déjeuners pour 40SEK (environ 4€), soit une boisson et une tartine.

Une fois le p’tit dej englouti et l’article envoyé, on parcours le centre ville.

On passe d’abord par la place de l’université où se trouve le bâtiment de l’administration ainsi que quelques facultés.

Bon, le bâtiment n’est pas très impressionnant, mais en vrai il est plutôt imposant.

Le drapeay « rainbow » devant l’université. ils sont open !

Dans les rues les vélos sont partout. OK, c’est quand même pas au niveau d’Amsterdam, mais quand même, il y a des parkings à vélo dans tous les recoins.

On entre ensuite dans la cathédrale de Lund et on admire la belle horloge astronomique qui date du 15ème siècle et qui fonctionne toujours !


2 fois par jour il y a toute une musique et des marionnettes qui bougent…

On continue ensuite la balade en passant devant l’hôtel de ville. Ils ont voulu copier Paris Plage, mais il manque juste la plage en fait…

On trouve un magasin de fringues et je me trouve enfin des short.


Eden aussi fait des emplettes


pas envie de manger dans ce resto japonais…

Il fait toujours aussi lourd (en fait le temps est orageux). D’ailleurs, on se prend la pluie chaude sur nous en déambulant dans les rues de Lund. Ca fait du bien même si ça colle un peu…

Avant de quitter la ville on visite Drotten Kyrkoruins, musée gratuit en sous-sol qui montre des vestiges d’une église et d’un cimetierre anciens qui ont été découverts lors de fouilles archéologiques réalisées dans les années 1970 – 1980. Il y a quelques squelettes bien conservés, ainsi que les fondations de l’église. Ce qui est fort, c’est qu’ils ont quand même construit l’immeuble qui était prévu au dessus des ruines, mais qu’ils ont gardé un accès aux sous-sol et en ont fait un musée ! Pas bête !

On prend ensuite la route en direction de l’est, jusqu’à Simrishamn.
Sur la route, on se prend un violent orage avec mélange de pluie et de grèle.

En arrivant à Simrishamn, on décide de tous faire du vélo pour visiter la ville.
On les descend (on commence à maîtriser maintenant… c’est relativement rapide). J’accroche le vélo d’Eden avec le mien avec le nouveau système qu’on a acheté avant de partir : le Follow-me.


Remarquez mon nouveau short !

Avec le Follow-me, le vélo d’Eden et le mien ne forment qu’un. C’est aussi rigide qu’un tandem. Pas de risque de bascule de part et d’autre. Eden adore.

On fait un premier tour de reconnaissance. On trouve un plan de la ville à l’office du tourisme, et du coup on se rend au supermarché pour acheter de quoi manger ce midi (il est déjà 14h00). Puis on se rend au port et on trouve un peu d’ombre sous un arbre, près de l’eau.

Après le repas, on reprend les vélos et va visiter le musée de l’automobile de Simrishamn. Il s’agit, parait-il, du plus grand musée automobile de scandinavie. Bon, j’avoue avoir été un peu déçu, surtout par la (non) mise en valeur des véhicules qu’il héberge.

On démarre par une pièce où il fait facile 35° avec des tas de jouets pour Eden.

Tout est à disposition des enfants (c’est aussi ça l’état d’esprit dans les pays scandinaves).

Il y a plusieurs pièces qui exposent tout d’abord des jouets pour enfants, des maquettes de voitures et d’autres véhicules, etc.

Les suédois ont semble-t-il une passion pour les mini planeurs.

Vient ensuite la partie la plus intéressante (pour moi), avec plusieurs centaines de véhicules anciens présentés au public. Le seul souci c’est qu’il n’y a pas vraiment d’ordre. Tout est mélangé. On trouve des voitures de différentes époques les unes à côté des autres, des mélanges de marques et de styles…

Bref, de belles voitures, mais présentées un peu n’importe comment, et avec d’horribles mannequins pour soit disant les mettre en valeur.

Un vieux camion de pompiers Volvo

Mais pourquoi ces mannequins assis dans le fauteuil ?

Un des plus vieux modèles exposé. Il ressemble à s’y méprendre à un chariot tiré par des chevaux, sauf qu’on a supprimé les chevaux et qu’on a ajouté un moteur.

Pourquoi ces mannequins ?

Belle couleur !

Le coin des américaines…

D’autres ici

Sympa l’ancien logo de Dodge

Petit modèle…

Il y avait aussi un coin pour les françaises…

J’ai demandé à Eden quelle était la voiture la plus jolie du musée. Elle m’a dit que c’était celle-là. Ma fille a vraiment des goûts de merde 😀

On dirait pas trop la voiture de Cruella dans les 101 dalmatiens ?

Même les mercedes n’étaient pas rangées dans l’ordre…

La voiture de Mickey

une « petite » mercedes

On sort du musée et on se prend en photo avec les véhicules qui sont stationnés devant :


Eden avec son hélicoptère


et moi avec une petite voiture facile à garer

On quitte le musée et on finit par une dernière balade en vélo dans la ville.


Le port


et les belles maisons colorées

Il est temps de quitter Simrishamn, mais juste avant, faisons le plein du « petit » frigo pour les prochaines jours.
Un passage dans un supermarché d’un pays étranger est toujours une expérience enrichissante.

En l’occurrence ici, on a appris que concombre se dit Gurka, et qu’il est facturé au poids et non à la pièce…

On a aussi fait le plein de légumes et on commence à acheter les produits locaux (notamment le poisson mariné… mmmm)

D’ailleurs dans les produits locaux, il y en a qui nous ont bien fait marrer.


Joyeux anniversaire avec des crevettes


Joyeux anniversaire avec du fromage et du bacon 😀

On quitte définitivement Simrishamn et on se dirige plein nord en direction de Ahus (avec un h).

On a une bonne cinquantaine de kilomètres à parcourir, et on décide d’essayer de trouver un emplacement sympa, si possible au bord de l’eau, quelque part entre les deux villes.

Un lièvre qu’on a croisé au bord de la route, dans un champ

On va finalement passer par pas mal d’endroits, mais ils sont soit pas très fun (genre un énorme parking en bitume en théorie pas très loin de la mer, mais sans aucun charme ni aucune vue), soit pas accessibles aux camping-car.

Lors de notre dernière tentative (avant d’aller dans une aire payante), on décide de tenter notre chance dans une réserve naturelle. Il y a deux parkings en bout de la route. L’un est clairement interdit aux camping-cars, mais sur l’autre rien n’est indiqué. Il y a dejà deux campings-cars ici, mais il y a de l’espace à gogo.

On décide de nous arrêter là.

Eden et moi partons faire un tour de reconnaissance, et on trempe les pieds dans l’eau.

On se rend compte qu’elle est presque chaude (comprendre : probablement au dessus de 25° sinon je ne serai pas rentré). Alors on revient, on enfile nos maillots de bain et nous voilà dans l’eau !

La suite est plus classique : repas du soir, préparation d’Eden pour le couchage, rédaction de l’article et dodo.

31 juillet 2018 – Mons Klint – Bjärred

Notre emplacement était parfait cette nuit. Nous étions idéalement placés sous un arbre, donc bien au frais, et finalement les corbeaux se sont calmés pendant la nuit.

On se lève tôt (bon, on n’a pas trop le choix avec Eden), vers 7h30.
Le soleil est déjà levé et ça commence déjà à chauffer.
On prend un petit déjeuner rapide et on s’équipe pour faire notre randonnée dans les falaises.
A 8h30 on démarre notre balade.

ça commence par une belle descente de 500 marches pour arriver tout en bas des falaises.


Les marches


tout frais pour la descente. Malheureusement j’ai oublié de prendre la même photo quand on a fini. on n’était pas complètement les mêmes 😀

Au bout d’environ 500 marches on arrive en bas des falaises de craie. le spectacle est grandiose.


Ninja !


C’est vertigineux


Bon, j’ai kiffé les paysages, alors vous allez en bouffer de la craie 😉

Il fait super chaud en bas, avec la réverbération de l’eau et de la craie. On souffre, on transpire. Eden se plaint un peu mais avance quand même bien.

On arrose Eden pour qu’elle ait moins chaud


Il parait que quand il pleut, des petits blocs de craie se détachent de la falaise… celui ci doit faire mal quand il arrive


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Au bout d’un peu plus d’un kilomètre à marcher dans les galets et dans la chaleur, enfin la délivrance


l’escalier pour remonter


un peu de fraicheur sous les arbres


mais ça grimpe sec les 500 marches.

Dans la foret, on trouve des framboisiers au bord du chemin


En arrivant tout en haut, on voit les gens qui marchent en bas. ils sont tout petits

je ne m’en lasse pas


Ohad s’est caché sur cette photo. sauras-tu le retrouver ?

On rentre au camion fatigués, mais heureux de cette belle boucle.

On comprend qu’on a bien fait de partir tôt parce qu’entre temps le parking s’est bien rempli !

On prend ensuite le camion en direction du nord. On fait quelques kilomètres le long de la falaise et on arrive à Liselund, un joli parc arboré aménagé en bordure de la falaise.

l’endroit est magnifiquement bien entretenu. On y trouve de belles pelouses avec des étangs et des canards qui gambadent…

Vue d’ensemble

La petite cabane au fond du jardin, j’y vais quand j’ai besoin… c’est un charmant petit trou, tout entouré de cailloux…

Le manoir

On repart de Liselund et on retourne en direction de l’ouest de l’île de Mon. Le Lonely conseille de visiter plusieurs églises dont les plafonds sont recouverts de peintures « primitives », dont le style pourrait être qualifié de naïf. Il s’agit en fait de peintures représentant des évènements de la bible réalisés au 15ème et 16ème siècle par des artistes locaux. Ils ont été ensuite recouverts de chaux blanches par les Luthériens qui y voyaient des représentations trop marquées du catholicisme. Ce n’est que bien plus tard qu’elles ont été redécouvertes (elles étaient du coup bien conservées – car protégées par la chaux blanche).

Il y a plusieurs églises dans la région. On a décidé d’en visiter une : celle de Keldby.

De l’extérieur le style est assez sobre. Il y a un cimetière qui entoure l’église avec des tombes portant des noms locaux : Rasmussen…)

Vue d’ensemble de l’intérieur

Mes cours bibliques sont assez lointains, mais je crois reconnaitre Eve qui sort de la côte d’Adam 😀

Et là probablement le serpent qui tente Eve avec une pomme… et du coup Adam et Eve qui se cachent le sexe avec un bout d’arbre…

Bref, c’est assez drôle.

On repart de Keldby et on retourne à Stege pour trouver à manger. La ville est en pleine effervescence : on dirait qu’il y a un marché ou un vide grenier. Toute le centre ville est coupé à la circulation et la ville n’est accessible qu’à pieds.

On se gare sur un des nombreux parkings disponibles autour de la ville. On trouve même une place sur le gazon et à l’ombre.

On part faire un tour en ville.

Les rues de Stege

Bel alignement de maisons

Han, ce contraste de couleurs !

On cherche un endroit pour manger et charger le portable pour pouvoir poster l’article de la veille. On tombe par hasard sur un excellent restaurant qui sert des burgers locaux. Il se trouve aussi que c’est le seul restaurant du Danemark qui ne dispose d’aucune prise électrique pour ses clients. On a demandé au serveur, mais c’est impossible de se brancher car c’est trop proche des appareils de la cuisine…

Bon, le burger était super bon, avec notamment des herbes qu’on ne connait pas par chez nous. Et les frites de patates douces <3

Le nom du resto si jamais vous passez dans le coin !

En revenant au camion (bien rassasiés), on décide tous de faire une petite sieste 🙂

On prend ensuite la direction du nord. On passe sur un premier pont qui relie l’île de Mon à l’île de Sjaelland (la plus grande du Danemark, et sur laquelle se trouve Copenhague.

On s’arrête sur un aire d’autoroute pour faire une vidange des eaux, refaire le plein, et envoyer (enfin) l’article de la veille.

L’emplacement du robinet d’eau est bizarre. il nous oblige à nous mettre sur le gazon sinon le tuyau est trop court.

On continue ensuite vers le nord et on passe le magnifique pont-tunnel d’Öresund qui relie le Danemark à la Suède.

4km de tunnel suivis de 7km de pont ! rien que ça.

En arrivant en Suède, on prend la direction du nord en contournant Malmö (on veut éviter les grandes villes). On cherche une place au bord de l’eau.

Après plusieurs tentatives on trouve un petit parking juste en face de la mer, avec vue sur un magnifique ponton et avec le pont d’Öresund au loin.

Pendant que Poupoussy fait quelques rangements Eden et moi partons faire un tour de reconnaissance sur le ponton.

Au départ sur le ponton

La plage de part et d’autre, mais c’est pas là que la plupart se baignent…

Vue depuis le ponton

Eden sur son vélo.

En fait au bout du ponton se trouve une zone circulaire avec des petits casiers en bois et un escalier qui descend dans l’eau. Les suédois viennent se baigner ici !

Les enfants ont pied ici, l’eau n’est vraiment pas profonde

Le pont d’Oresund en fond

Et Malmö également

Les plus téméraires sautent du ponton

On repart dans l’autre sens.

De l’orage dans l’air ?

sur le chemin du retour

On voit notre Züüd

On rentre au camion et on mange un repas (léger, mais chaud !)

Je m’installe ensuite sur un autre ponton pour écrire l’article du jour. Le coucher de soleil est incroyable.

Malheureusement, comme la veille, plus de jus dans le portable. Il faudra continuer demain.

 

30 juillet 2018 – Ahrensburg – Mons Klint

La nuit a été relativement courte : Ce spot n’est pas à recommander car la route à proximité est assez passante dès que le soleil se lève. On a donc été réveillés par le bruit des voitures et camions qui passaient par là.
Bon, puisqu’on est levés, autant en profiter pour nous préparer.
Après un petit déjeuner classique on range les affaires et nous voilà partis en direction du Danemark.

Au préalable, on avait repéré un garage Mercedes à Lübeck. On décide d’y faire un saut histoire de voir s’ils peuvent nous aider avec notre soufflet de cardan.

En prenant l’autoroute on voit sur le côté un autre garage Mercedes, mais comme on ciblait celui de Lübeck, on continue notre route sur une quinzaine de kilomètres.

En arrivant à Lübeck on se rend dans le garage qu’on avait repéré. A l’accueil on m’indique que pour les fourgons, camions et camping-cars il faut se rendre à un autre garage Mercedes, situé près de l’autoroute à une quinzaine de kilomètres de là… Tiens tient, ça me dit quelque chose 😮 .

Bon, la dame est sympa et scanne ma carte grise et prévient le garage de l’autoroute de notre arrivée.

On fait donc le chemin inverse sur 15 kilomètres et nous voilà arrivés à l’autre garage Mercedes. A l’accueil on m’indique qu’ils ont effectivement été prévenus de notre visite, mais qu’ils ne sont pas sûrs d’avoir notre pièce, et que même s’ils l’avaient, ils n’auraient pas le temps de la monter (trop de boulot). On nous fait quand même patienter un petit quart d’heure le temps que le responsable des réparations finisse sa pause café.

Il arrive au bout d’un moment et demande à regarder le problème. On installe Züüd sur une fosse et on passe ensemble sous le camion. Il tripote le soufflet dans tous les sens (arghhh, le super montage de Poupoussy !) et dit qu’il faut effectivement changer le soufflet et graisser le cardan. On se dirige vers le responsable du stock de pièces détachées qui confirme qu’ils n’ont pas la pièce. Il peuvent la commander mais ils ne la recevront que demain au mieux. Je demande si on peut la faire livrer directement au Danemark, mais c’est pas possible pour eux. Le gars me dit qu’on peut quand même rouler comme ça, que ce serait mieux de changer le soufflet mais qu’en l’état on ne craint rien.

Rassurés, on repart en direction du Danemark, et on se dit qu’on essaiera de voir à Copenhague ou directement en Suède.

On emprunte donc pour la 3ème fois le tronçon de 15 kilomètres entre le garage et Lübeck. Au bout de 2km sur l’autoroute, un bruit suspect vient de sous la voiture. Oui, oui, c’est bien notre soufflet qui s’est décroché. Le gars l’a trop touché et il n’était plus en place.

On s’arrête dans une zone commerciale près de l’autoroute. Je cherche (en vain) un short chez décathlon (il faut chaud!), pendant que Poupoussy répare le soufflet.

On repart et quelques minutes plus tard, le même bruit revient.

On s’arrête dans une station service et on procède à une ultime réparation (serflex + scotch américain… si avec ça il se défait encore le soufflet, ça va chier pour sa maman).

Cette réparation sera la bonne, et on peut maintenant rouler en direction de Puttgarden pour prendre le ferry.

Les autoroutes allemandes c’est quand même pas l’extase… hyper chargées, et avec ces fameuses dalles en béton qui font que tout tremble dans le camion.

Le pont qui permet d’arriver sur l’île où se situe Puttgarden.

En arrivant à Puttgarden vers 13h30 on se rend compte qu’on n’est manifestement pas les seuls à avoir eu l’idée de traverser la mer en direction du Danemark aujourd’hui :

On prend notre ticket (125€ quand même !!!) et on attend dans la file derrière de nombreux autres camping-cars.

Je pensais qu’on partirait rapidement, mais finalement on mettra presque 2h avant d’embarquer ! c’était long, et il faisait super chaud dans le camion en plein cagnard (36°).

Une fois à bord on se rend d’abord sur le pont supérieur pour admirer le départ.

Puis on se rend à l’intérieur à la recherche de nourriture (il est déjà 15h30 et l’estomac crie famine).

Ce sera pâtes bolo pour tous – de la haute gastronomie allemande 🙂

Une fois descendus du ferry, on peut dire qu’on démarre réellement les vacances ! Finies les autoroutes allemandes. A nous la scandinavie !

Première destination, Klekkende Hoj, un tumulus du Néolitique qui renferme une chambre funéraire parfaitement bien conservée, avec des objets et des crânes qui datent de plus de 5000 ans! la balade pour y aller et revenir est très agréable également.


Le parking pour accéder au tumulus.


on traverse les champs de blé fraichement coupés. On voit le tumulus tout au fond, c’est le petit monticule de terre…

La chambre funéraire. pour y accéder, il faut se faufiler dans un trou d’à peine 1m de haut !

En repartant, on prend la direction de Mons Klint. Il s’agit de la pointe est de l’île de Mon. Elle est caractérisée par de hautes falaises de craie qui plongent dans la mer.

On se gare sur le parking (payant) des falaises et je pars faire un petit tour de repérage avec Eden (l’idée est de faire une petite randonnée demain matin avant qu’il ne fasse trop chaud).

Il y a au départ un aménagement pour personnes à mobilité réduite pour qu’elles puissent également admirer les falaises.

bon, elles ne voient pas grand chose quand même, faut pas déconner.

mais ensuite, le chemin suit le bord de la falaise et ça devient plus intéressant :

Eden dans la forêt


beaucoup de feuilles mortes ici


Eden marque son territoire

On a même aperçu une biche sur le chemin du retour. Il y avait des bruissements devant nous. La biche était à 15m de nous. Je l’ai regardé, elle m’a regardé, j’ai regardé Eden pour lui dire de ne pas faire un bruit, et le temps que je dégaine mon appareil photo elle avait foutu le camp…

De retour au camion, on se prépare à passer la nuit ici. ça a l’air très calme à part les corbeaux qu’on entend beaucoup. j’espère qu’ils vont se calmer cette nuit 😀

Je m’installe sur un gros rocher pour écrire l’article du jour. Arrive le moment fatidique où le portable affiche « il ne vous reste plus que 10% de batterie, dépêchez-vous de finir votre article sinon ça va couper chérie ». Je pars faire un tour au café des falaises qui est déjà fermé, au musée géologique qui est déjà fermé, à la buvette qui est déjà fermée…
Bref, voilà qui explique pourquoi je n’ai pas pu envoyer l’article ce soir. Tant pis, ça attendra demain.

29 juillet 2018 – Neuburgweiser – Ahrensburg

Aujourd’hui est une journée « hardcore ».
Non pas parce que nous allons visionner des vidéos au contenu douteux, mais parce que nous avons plus de 700km à parcourir si on veut arriver jusqu’au Danemark.
C’est ambitieux, mais possible. A condition de partir tôt, de ne pas avoir de travaux sur la route, pas trop de bouchons, et pas de problèmes mécaniques ou d’autres surprises de ce type.

Pour le premier point, on démarre pas trop mal : Eden se réveille sur les coups de 7h et des poussières pour aller aux toilettes, et ne se rendormira pas. Bon, elle s’occupe seule dans le lit, mais on se dit que c’est un bon prétexte pour nous préparer et prendre la route.

Un bateau qui passe par là de bon matin.

On a ramassé quelques coquillages sur les bords du Rhin ce matin.

On décolle aux alentours de 9h. Pas trop mal pour un début.

Il n’y a pas trop de monde le matin, ça roule bien.
On passe à côté de Mannheim, Wienheim, Oppenheim, Bensheim, Hockenheim, Heppenheim, Seeheim, Jugenheim, Rödelheim, Bad Nauheim, Kirchheim et Northeim (véridique).

Plus sérieusement, on trace plein nord à travers l’Allemagne, puis on bifurque vers le nord est pour nous diriger vers Lübeck et Puttgarden où on peut prendre un ferry pour Rodby au Danemark.

A un moment donné, les astres s’alignent pour que je puisse battre un nouveau record de vitesse :
– Il y a 3 voies sur l’autoroute
– peu de monde
– et surtout une belle descente sur une grande distance.

J’appuie sur l’accélérateur et fait une pointe à 132km/h 🙂

La preuve 🙂

Quelques secondes après cette belle réussite qui marquera à jamais l’histoire des Hymer (je pense que le record peut être homologué), un bruit suspect fait son apparition. On se demande d’où ça vient, mais c’est bien le camion… on dirait que ça vient d’en dessous.

On s’arrête une première fois sur une petite aire d’autouroute et on regarde, mais on ne voit rien de particulier. On pensait au départ à quelque chose lié à la roue (comme on avait eu en Finlande où un des pneus avait commencé à se déchiqueter et qu’on avait mis longtemps à nous en apercevoir car c’était le pneu « interne » des roues jumelées à l’arrière), mais ils sont tous nickels.

On reprend la route pour voir si le bruit continue, et c’est bien le cas. On sort à la première sortie d’autoroute et on cherche une nouvelle fois l’origine du bruit.

PS : Pour la suite de l’histoire, les termes utilisés proviennent de mes souvenirs anciens de classe prépa et d’école d’ingénieurs – je demande votre indulgence :).

Finalement, c’est Poupoussy qui découvre de la graisse projetée au niveau du bas de caisse.
Juste en dessous se trouve le cardan qui transmet la rotation du moteur aux roues arrières. Et sur le cardan, un soufflet. Or ce dernier semble complètement éventré :

Poupoussy sous le camion.

Bref, voilà mon mécanicien préféré qui démarre une réparation à la MacGuyver : Elle me demande de lui chercher des Serflex, une pince et un cutter… Elle replace le soufflet sur l’arbre de transmission. On range tout et on redémarre. Jusqu’à 30 km/h plus un bruit, mais au delà, le bruit revient.

On s’arrête à nouveau et on regarde ce qui se passe.

pendant ce temps


Poupoussy en pleine séance – encore sous le camion.

En fait le trou étant assez large, l’air s’engouffre à l’intérieur et force sur le serflex ce qui a pour effet de le décaler. Le soufflet frappe alors contre le bas de caisse, ce qui provoque le bruit. On tente une nouvelle méthode : on entoure le soufflet avec des bouts de plastique (vous savez : ceux qui permettent de fermer les sachets de pain de mie) à deux ou trois endroits, un peu comme des points de souture. On ne serre pas trop pour que ça n’appuie pas sur l’arbre, mais suffisamment pour que ça le maintienne en place.

On redémarre et là : plus un bruit ! J’ai une mécanicienne Championne du monde dans le camion !

Bon, on est dimanche, donc impossible de trouver un garage ouvert aujourd’hui, mais on se dit qu’il faudra quand même aller en trouver un parce que du coup il ne doit plus rester beaucoup de graisse dans le cardan. Et ça ne doit pas être très bon…

M’enfin, ça nous permet de repartir avec un peu plus d’une heure 30 de perdue.

Tout ça pour la frime 😀

Les réparations ça creuse, alors on passe le temps avec quelques chips.

Lors d’une pause sur une aire d’autoroute on tombe sur un club de Traban

Vers 13h30 on s’arrête pour manger un morceau.
On voulait éviter de perdre du temps alors c’est une pause « station service ».
Ils n’ont pas grand chose comme choix, alors on prend ce qui nous parait le plus local :


Wurst und Kartoffeln salat ! 🙂

L’après-midi va être longue. Très longue.

D’abord parce qu’on a roulé quasiment non stop toute la journée.
Ensuite parce que les autoroutes allemandes ont ceci de particulier qu’il y a plus de zones en travaux que de zones où tout va bien. Et que du coup, quand on décide de partir le weekend où les juillettistes rentrent à la maison et où les aoûtiens partent, eh ben ça fait des kilomètres et des kilomètres de bouchons.

Alors Waze a été capable d’en éviter certains, mais pas tous.

On était chauds bouillants pour rejoindre le Danemark aujourd’hui, mais il faut rester raisonnable. On s’arrête finalement à 1h30 environ du ferry pour le Danemark. On se trouve une place pour la nuit dans une forêt. C’est un parking pour les gens qui démarrent leur randonnée ici. On est tous seuls. Il y a une route à côté, elle n’est pas très passante, mais il y a quand même des voitures de temps en temps. On va voir comment ça se passe cette nuit.

En tout cas, merci Züüd !

28 juillet 2018 – Cheseaux-sur-Lausanne – Neuburgweiser

Nous avions prévu de faire une grasse mat’ aujourd’hui. Après tout, c’est le premier jour des vacances.

C’était sans compter sur Eden. A 5h15 elle est venue dans notre chambre pour nous dire qu’elle avait mal à l’orteil.

Petit aparté : Eden a énormément de qualités (et je dis ça de manière complètement objective : je suis son père 😀 ). Par contre, il y a un truc qu’elle ne maîtrise pas encore, c’est la gestion de la douleur / des démangeaisons. La moindre piqûre d’insecte et il faut absolument mettre du « bish bish » (spray – spéciale dédicace à Nounou Sophie) pour la calmer – ça marche avec n’importe quel spray d’ailleurs : on a testé avec de l’eau d’Evian en spray et elle ne fait pas de différence, c’est hyper efficace. Quand elle tousse une fois elle dit qu’elle est malade, et réclame du sirop rose (Doliprane). C’est donc difficile à savoir exactement son niveau de « souffrance » quand elle vient se plaindre de quelque chose. Dans 99% des cas c’est vraiment minime.

Bref, tout ça pour dire que quand elle est venue nous voir en début de semaine en disant qu’elle avait mal à l’orteil, on a quand même regardé (on n’est pas des sauvages), mais il n’y avait vraiment pas grand chose. A peine une toute petite pointe de rien du tout. Alors on lui a mis du désinfectant au cas où. Et quand en milieu de semaine elle nous a dit que ça lui grattait au niveau de l’orteil, on a regardé et ça ressemblait à une piqûre de moustique… alors on lui a mis du spray (du vrai cette fois :o, je vous vois venir!). Mais pour que ça la réveille cette nuit, c’est que ça devait être plus sérieux.

On appelle donc notre assurance santé (oui, ça fonctionne comme ça en Suisse), qui nous conseille de l’amener aux urgences.

Il est 6h environ. Poupoussy va l’accompagner aux urgences pendant que je m’occupe des derniers préparatifs.

Au final, la pauvre avait un mix entre une piqûre de moustique au dessus de l’orteil et un reste d’écharde en dessous de l’orteil. Le médecin lui a enlevé tout ça (ça a été douloureux pour le coup 🙁 )

Pendant ce temps, à Cheseaux, je finalise les dernières affaires à prendre.

Quand Poupoussy et Eden reviennent, il est déjà 9h passé.

On prend un p’tit dej ensemble et on commence à charger les affaires sous la pluie !

On avait branché le frigo au gaz hier soir, donc il est bien frais ce matin.

On arrive même à installer les vélos et la bâche (sous la pluie) en quelques minutes seulement.

Une fois que tout est en place, on prend la direction d’un concessionnaire de Camping-car qui se trouve dans le village voisin et on remplit le réservoir d’eau.

Finalement tout est prêt, nous sommes sur les starting blocks, et c’est parti ! à nous la Scandinavie !

Bon, en réalité il est déjà 13h et on irait bien manger un morceau, mais Eden, à peine installée sur son fauteuil s’est endormie. Qu’à cela ne tienne, on prend la route, on mangera plus tard.

Une fois que la miss se réveille, on décide d’instaurer / perpétuer un rituel gastronomique de début de voyage :

Nous franchissons la frontière entre la Suisse et l’Allemagne au niveau de Bâle.

Une fois en Allemagne, on fait un petit crochet en France pour faire quelques courses et le plein de gasoil (note pour plus tard : c’était finalement moins cher en Allemagne).

Nous profitons des autoroutes allemandes pour faire des pointes de vitesse 😀

Le temps est extrêmement changeant. Alors que nous étions partis sous la flotte, il s’est mis à faire beau et super chaud dans l’après-midi, puis pluie à nouveau, et chaud, pluie, chaud… incompréhensible.

On décide de trouver un endroit pour la nuit. Park4night nous conseille un parking en bord de Rhin, à quelques kilomètres de l’autoroute. Il y a déjà quelques camping-caristes sur place, mais largement de quoi faire sans se mettre les uns sur les autres. On s’y installe et on profite de nos rampes de levage toutes fraiches pour nous mettre là où on veut, mais vraiment à l’horizontale.

Pendant que Poupoussy finalise les rangements dans le camion, je pars découvrir les environs avec Eden et fais quelques photos avec elle.

Y’a pire comme endroit !

Ce soir c’est salade (pour compenser avec le midi).

Je fais quelques tests avec la nouvelle carte SIM scandinave. Ça fonctionne du premier coup, mais pour le moment, ce n’est pas très rapide. On verra demain si ça se passe mieux.

Minuit, c’est l’heure de dormir !

J-2 Derniers préparatifs et trajet prévisionnel

Ces derniers jours ont été consacrés à la finalisation :

  • Dernier nettoyage intérieur du camion
  • Chargement et rangement

On a acheté les dernières éditions du Lonely Planet Danemark et Suède (la Norvège est encore d’actualité – 2015) et je passe mes soirées à étudier les points à voir.

Pour le moment, le parcours prévisionnel serait le suivant :

 

En gros :

  • On traverse rapidement la Suisse, l’Allemagne et le Danemark
  • On commence par le sud et l’est de la Suède
  • Puis on monte plus au nord (mais on n’a pas encore décidé jusqu’où… on improvisera)
  • Et ensuite on redescend par la Norvège (là aussi, le parcours n’est pas encore établi)
  • On repasse par la Suède (côte ouest)
  • Puis on s’occupe du Danemark (ce sera notre pays « marge de manœuvre ». On verra ce qu’il nous restera comme temps).
  • et on rentre à la maison (snif)

Bon, comme tout projet, celui-ci peut encore (grandement) évoluer 😀

Demain : dernier jour de boulot 🙂

Préparation du camion

« Il y a toujours quelque chose à bricoler dans un camping-car »

Cette phrase qu’un vieux roublard qui avait bien roulé sa bosse m’avait dit un jour prend tout son sens aujourd’hui.

Cela fait en effet depuis plusieurs semaines que nous sommes dans les préparatifs du camion. Enfin, je dis « nous », mais il faut comprendre « à 90% Poupoussy » (merci!!). Ci-dessous un résumé de tout ce qui a été entrepris :

  • Il a fallu passer en plaques d’immatriculation suisses. En effet, la loi Suisse exige que les véhicules importés dans le cadre d’un déménagement doivent disposer de plaques suisses au plus tard un an après leur arrivée sur le territoire. Nous on a déménagé ici en août 2017. On avait donc jusqu’à la semaine prochaine pour boucler ce dossier. C’est fait depuis 1 mois environ, même si ce n’était pas de tout repos. Il faut savoir que les autorités suisses sont plutôt strictes, et que l’expertise (le nom local du contrôle technique) est hyper pointilleuse. Ils vérifient tout. On s’est fait recaler la première fois, puis après avoir fait faire quelques ajustements par notre garage préféré, tout est rentré dans l’ordre. Maintenant on passe pour des locaux 😀
  • Après un hiver à l’extérieur, et sans beaucoup d’utilisation, il a fallu poutser tout ça… Grand nettoyage de printemps pour enlever toute la mousse sur la carrosserie et le toit.
  • Un peu de dégrippant sur toutes les fenêtres, les stores occultants, les moustiquaires…
  • Fabrication d’un petit coussinet maison pour bloquer le chauffage qui avait tendance à couiner un peu quand il y avait des bosses…
  • Installation d’une magnifique ventouse porte serviette sous l’évier
  • Installation d’un nouveau système maison pour étendre le linge dans la salle de bains à base de deux tubes en bois qui s’encastrent parfaitement dans des encoches qui, selon moi, étaient prévues pour ça à l’origine…
  • Installation d’un système pour fixer le balai dans le placard
  • Étanchéité du lanterneau principal : installation d’un nouveau joint
  • Installation d’un système pour tenir le tuyau de distribution de l’air chaud du chauffage. Il était en mode « freestyle » sous la banquette et avait tendance à être écrasé par les affaires qui étaient rangées à cet endroit…
  • Serrage de quelques vis qui étaient un peu trop desserrées
  • Un tube de SuperGlue 3 (efficace) pour coller le logo Mercedes à l’avant qui était tombé, le porte gobelet du lavabo, le couvercle du robinet, notre mascotte (le mouton)
  • Installation de « tapis anti-dérapant » dans tous les placards
  • Réparation et nettoyage du boiler (il refusait de démarrer depuis quelques mois – finalement c’était des saletés au niveau du brûleur…)
  • Installation d’un store occultant et d’une moustiquaire « maison » sur le lanterneau principal. Le mécanisme actuel est tombé en rade lors du dernier voyage, et le fabricant a arrêté de commercialiser cette dimension…
  • Installation d’un système maison pour bloquer les deux chaises dans l’armoire
  • Achat et installation d’une nouvelle bâche pour les vélos (la notre faisait la gueule depuis le dernier voyage)
  • Étanchéification du « rafraîchisseur » (un ancêtre de la climatisation que nous n’utilisions pas de toutes façons, mais qui avait tendance à faire passer quelques gouttes d’eau dans le camion quand il pleuvait…

Sinon, quelques achats récents pour agrémenter le voyage:

  • Pour la musique, après avoir bien galéré il y a 3 ans pour installer les enceintes supplémentaires à l’avant (et s’être rendu compte après coup que le son était quand même bien pourrave), on a opté pour une enceinte JBL en bluetooth. Le son est super, et un vieil iphone de secours rempli de MP3 fera parfaitement l’affaire en termes de lecteur
  • Une petite table légère pour Eden pour qu’elle puisse disposer ses jouets, sa gourde, et tout son bazar à proximité d’elle pendant les trajets (et ainsi éviter qu’on aie à se lever toutes les 5 minutes…)Malin !
  • Une carte sim qu’on a trouvé sur internet (pas encore reçue, mais j’espère qu’on l’aura rapidement) et qui permet de disposer de 30 Go de data pendant un mois, valable dans les pays scandinaves notamment…

Quelques photos pour illustrer tout ça :

Le jour de l’expertise

En pleine séance de lavage…

Installation de la nouvelle bâche pour les vélos. pas facile (c’est super haut)

Le super système maison pour bloquer les couinements du chauffage

le super système maison pour bloquer le balais

le super système maison pour bloquer les chaises dans l’armoire

la moustiquaire maison…

et le store (à moitié) occultant…

A suivre 🙂

On prend les mêmes et on recommence !

Chers amis, connaissances, potes, collègues, lecteurs, M. Le président (Oh pinaize, ça part en sucette dès la phrase d’introduction), bonjour !

Il y a environ 15 ans (été 2003 pour être précis), un collègue de travail (Tonio, si tu nous lit !) est parti en vacances pendant quelques semaines. Il avait rédigé un carnet de route et nous l’avait transmis à son retour. J’avais trouvé l’idée excellente. Ca m’avait permis de m’évader de mon quotidien de l’époque (réveil en sueur – oui, été 2003 pour ceux qui s’en rappellent, une douche froide, 15 minutes à pieds pour rejoindre le travail, profiter de la clim au boulot toute la journée, 15 minutes à pieds pour rentrer à la maison, une douche froide, transpirer alors que je sors de la douche, tourner dans tout le 17ème arrondissement de Paris pour trouver un ventilateur, laisser tomber car tous les magasins sont en rupture de stock, manger une glace, rentrer à la maison, prendre une douche froide, appeler la famille en Israël pour qu’elle m’envoie un ventilateur, prendre une douche froide, sortir boire une bière fraîche à 1h du mat car je n’arrivais pas à trouver le sommeil – tu m’étonnes, il faisait 39° dans l’appartement, rentrer et prendre une douche froide, m’allonger sur le matelas chaud et regarder le plafond, et rebelotte le lendemain…) en ayant l’impression de voyager alors que j’étais resté tout l’été à Paris (pour l’anecdote, j’avais finalement reçu le ventilateur, mais environ une semaine après la fin des grosses chaleurs, une fois que les 15’000 vieux étaient déjà morts).

Bref, tout ça pour dire que quelques mois plus tard, quand je suis parti à mon tour en vacances à Madagascar (octobre 2003), j’ai procédé de la même façon (le carnet de route hein, pas les douches froides… quoique…).

De fil en aiguille, cette pratique (du carnet de route, pas des bières à 1h du matin… quoique…) a été généralisée à tous les voyages (bon, OK, pour être précis, pas vraiment à tous… je vous épargne certains weekends de pâques en famille). Elle s’est un peu sophistiquée avec le temps, et est passée en mode « blog » dans lequel vous pouvez aussi réagir. Elle fait partie de la routine. Même si ça prend du temps, même si ça empiète parfois sur le moment présent (et j’en suis conscient), j’aime bien retranscrire nos journées, ce qu’on a fait, ce qu’on a aimé, les petits bonheurs, les grandes joies, les découvertes, mais aussi les p’tites et grosses galères (il y en a eu?).

A l’heure où j’écris ces quelques lignes, nous en sommes à J – une semaine environ du départ vers de nouvelles aventures. Nous avions pas mal hésité sur la destination. Au départ nous pensions faire un tour de Suisse, mais après réflexion, on s’est dit que c’est quelque chose que l’on peut faire sur une durée plus courte. On s’est ensuite dit qu’on pourrait faire un tour de France, éventuellement en prenant contact avec toutes nos connaissances pour leur rendre visite chez eux ou sur leur lieux de vacances s’ils partent dans le coin. Mais finalement, après réflexion, l’appel du Nord a été plus fort. On avait envie de grands espaces, de nature, de ces belles lumières du soir, de Klippfisk (ah non, pardon, pas ça !).

Bref, cet été, on retourne en Scandinavie !

Le parcours est en cours de finalisation, mais devrait selon les dernières tendances iclure du Danemark, de la Suède et de la Norvège.

On a hâte de partir et de partager ça avec vous.

A tout bientôt pour la suite.

Bilan

Le traditionnel bilan

  • Durée du voyage : 7 jours
  • Distance parcourue (hors avion) : environ 900km
  • Soit en moyenne : 130km par jour. pas mal pour une île qui fait entre 80 et 100km de diamètre.
  • Consommation moyenne : 4,6L/100… ça ne consomme rien une Seat Toledo !
  • Bilan financier :
    • Billets d’avion : 33€ / personne aller-retour depuis Genève
    • Location voiture : 84€ pour la semaine
    • Hébergements : environ 450€ pour 7 nuits
    • Total :  environ 630€ la semaine, soit 210€ / personne

Nos coups de cœur :

  • Toutes les parties encore « sauvages » de l’île : de la Serra de Tramuntana aux falaises qui tombent à pic dans la mer sur la côte est, jusqu’au cap du Formentor
  • L’ambiance décontractée partout où on a été. On a l’impression que les gens sont détendus ici…
  • La bouffe, les tapas, les tortillas…
  • Le Botanicactus de Ses Palines et ses cactus géants
  • les déambulations dans les vieux centres-villes fortifiés
  • les routes incroyables, notamment celle de Sa Calibra
  • venir ici hors saison est quand même super sympa !

27 février 2017 – Palma de Majorque – Thonon-les-Bains

Dernier jour de notre périple à Majorque. Le réveil sonne à 5h45. Derniers rangements, on vide le frigo, réveille la p’tite, rend la clef, et c’est parti en direction de l’aéroport.

On a calculé notre trajet pour être juste à l’heure, avec un minimum de marge. Il faut donc que tout se passe comme prévu, sans accrocs comme dirait Hannibal. Sur la route, pas de soucis particuliers à signaler. En arrivant à l’aéroport, on dépose la voiture au parking et on se rend au guichet de notre loueur low-cost. On fait la queue (bon, OK, une seule personne devant nous, mais chaque minute compte). Quand arrive notre tour, la dame de l’accueil nous explique qu’on doit en fait rendre la clef au parking. Damned. 10 minutes de perdues…

De retour, on monte au guichet d’enregistrement d’Easyjet. Une quinzaine de personnes devant nous, et le gars est tout seul. 15 minutes plus tard, les valises sont déposées. On doit encore déposer le siège bébé dans les bagages encombrants. Encore 5 minutes…

Il ne nous reste plus que la sécurité à passer.

Doudou sur le tapis…

Puis à traverser tout l’aéroport pour arriver à notre porte d’embarquement. Lorsqu’on arrive, l’embarquement a déjà démarré, mais ils nous font passer en priorité avec la p’tite (merci Eden :D).

Nous quittons Majorque avec de belles images dans la tête, le son des tambours du carnaval dans les oreilles, et de bons tapas dans le ventre…

26 février 2017 – Palma de Majorque

Pour notre dernier jour à Majorque (eh oui, déjà… snif ! le temps passe vite !), nous avons décidé de visiter la capitale : Palma. Mais quand on a planifié nos vacances, on a remarqué que cela coïncidait avec le carnaval de Palma. Super, on devrait pouvoir mixer les deux activités.

Après notre petit déjeuner on quitte l’hôtel en direction de Palma (30 minutes environ).

Vue depuis notre chambre. OK, faut pas se pencher tant que ça en fait…

On est tout en bas, derrière les buissons

Et la vue sur la piscine extérieure devant la mer.

En arrivant à Palma, on cherche une place pour nous garer près du centre, mais après quelques minutes à tourner, on finit par prendre une place dans un parking souterrain.

Il y a deux carnavals à Palma aujourd’hui:

  • Le « Sa Rueta », le carnaval des enfants, de 10h30 à 13h. Tous les enfants sont déguisés, et ils peuvent jouer à des jeux géants (et gratuits), se faire maquiller, etc.
  • et le « Sa Rua », le vrai carnaval pour tout le monde, avec défilé de chars et tout…

On commence donc la journée par le carnaval des enfants.

Des jeux géants installés sur les routes qui ont été bloquées à la circulation

Domino géants, marelle, etc.

Eden dessine Bob l’éponge

Quelques troupes passent de temps en temps, probablement qu’elles s’entrainent pour l’après-midi

Sinon, j’ai pris en photo quelques costumes que j’ai trouvé sympa. On fait un concours ? chacun vote pour son costume préféré 🙂 Celui du croco était posé sur le gars… il était immense et devait peser hyper lourd

La famille clown. On a remarqué que beaucoup de familles se déguisaient tous de la même façon

Mouzi bouzi le p’tit tigre…

Princesse… Cette année la reine des neige avait grave la côte !

Le camion des « bombers de palma »

Avec Eden & Poupoussy à son bord

Distribution de ballons !

Eden est aux anges. Bon, ce qui devait arriver arriva un peu plus tard. On a eu droit à « Mon balllooooooooooon », suivi de quelques minutes de pleurs… Le monde est cruel

Trop fort lui !

C’est Stitch ?

Spiderman

Sympa les échasses…

ça fait toujours son petit effet…

Captain America !

On a mis Eden sur un stand de maquillage…Marrant le dino

Et la famille pink !

Elle a choisi un papillon…

Costume avion

ça prend forme…

La reine des neiges ?

Ah je crois que je m’en suis mis un peu sur le doigt

Trop mignon 🙂

Des grands bonhommes…

La finition

Alors, c’est joli ?

Distribution gratuite de cotillons…

Famille légo

Pikachu !

Il est 13h, on quitte la foule et on cherche un endroit pour manger. Ce n’est pas ce qui manque à Palma, mais bizarrement, on atterrit dans un KFC. Tant pis pour le régime, dernier jour de vacances, on profite.

Après avoir fait le plein d’énergie de calories, il faut faire un peu de sport. On trouve l’office du tourisme juste en face de la place où on se trouvait. Il nous indique où on peut louer des vélos (à deux pas d’ici). On loue deux vélos dont un avec un siège bébé, et nous voilà partis pour découvrir quelques quartiers de Palma. Il y a deux pistes cyclables qui ont été aménagées à Palma. Une qui fait plus ou moins le tour de la ville (sur un mini périphérique, mais avec piste cyclable à part), et une autre qui longe la quasi-totalité de la baie de Palma (donc 35 km dans un sens et 15 dans l’autre d’après notre loueur). Ce dernier nous déconseille d’ailleurs de faire du vélo sur les axes routiers, les chauffeurs n’ayant d’après-lui pas vraiment l’habitude des cyclistes (ça m’étonne quand même, vu le nombre qu’on a vu pendant toute cette semaine… m’enfin).

On fait d’abord le tour du périf, puis on longe la baie de Palma en partant vers l’Est.

Nos beaux vélos

Rhooo elle est belle !

En arrivant sur le front de mer

La fameuse cathédrale de Palma

Quelques sculptures géantes sont également posées là

La cathédrale

est assez inspirante. Si j’avais su dessiner, probablement que je me serais installé ici…

ou là…

On continue de longer la plage sur quelques kilomètres.

Puis on fait demi-tour et on revient vers Palma…

On traverse la ville mais cette fois en passant par le centre et non plus par le « périf » et la piste de vélo officielle. On a un gros coup de bol car on repasse par les mêmes artères que le carnaval de ce matin et de ce soir, sauf que là tout est désert : pas de voitures (la circulation est bloquée par la police), pas de gamins (rentrés chez eux), et pas encore la foule amassée pour voir le carnaval des adultes. Du coup on a la route pour nous tous seuls…

Un sympathique tag

Vers 16h30 on rends les vélos, et on file prendre la poussette dans la voiture pour qu’Eden puisse faire sa sieste (elle avait commencé sur le vélo un peu plus tôt mais sans vraiment s’endormir…)

Malheureusement elle ne veut plus se coucher.

On s’installe sur la dernière ligne droite où le carnaval doit passer et on attend. Pendant ce temps, j’en profite pour faire encore quelques photos pour le concours de déguisements…

Les gens commencent à s’installer au bord de la route

Mon déguisement préféré… je sais, je ne suis pas objectif !

La famille M&Ms

La famille Batman / Superwoman

C’est quoi ça ???

Le guerrier de l’espace

Les « pink girls »

Le p’tit lapin !

Un autre capt’ain america

ouhhh

Trop fort E.T.

un p’tit lutin

Le carré noir

La famille patate…

curés et soeurs…

le p’tit squelette. Il savait à peine marcher, mais il était trop drôle.

Au bout d’une bonne heure d’attente, les premières troupes arrivent enfin à notre hauteur. Au début c’est plutôt des troupes avec des enfants (sûrement des écoles ou associations pour enfants)

Ici la troupe des chouettes

Derrière, c’était les « bailar con mama » (qui, d’après notre compréhension veut dire « danser avec maman »). En effet, toutes les danseuses avaient un p’tit porté en écharpe ou en mandouka !

Et derrière, les papas qui trainent les poussettes 😀

Les éboueurs / nettoyeurs de rue

la troupe des hiboux

hehehe

bonne dégaine les p’tits !

la troupe des oranges

Eux étaient trop forts. ils avaient pas l’air super vieux, genre ados de 13-15ans max, mais ils s’étaient déguisés en pack de bière. Et ils criaient un truc en espagnol où on pouvait comprendre viva la bière, viva alcool 😀 ça promet !

les soldats tristes 😀

c’était pas gai !

les fausses danseuses ballerines…

la troupe Tetris !

carrément le semi-remorque !

les flamands roses…

pas de bol le papa…

là il y avait manifestement un message politique contre les catalans. genre « Les baléares ne sont pas la catalogne »…

Trop cool !

Oh c’est beau

Magnifiques…

Bon, il se fait tard, la p’tite commence à fatiguer (pas de sieste – rappel), et on a un vol à prendre à la première heure demain. On décide de lever le camp avant la fin des festivités. On contourne la foule et on longe la ville par le sud. En nous approchant du parking on passe devant un énorme marché de Foodtrucks et de stands de bouffe spécial carnaval.

Les bâtiments à la tombée de la nuit, ça prend une autre dimension

On s’installe dans une espèce de cantine / gargote où ils servent des assiettes locales à base de patatas fritas, croquettas, socis et autres patatas con légumes… Que des bonnes choses 😀

On se prend une assiette de chaque histoire de finir la semaine en beauté, accompagnée d’une sangria maison.

Retour à la voiture, Eden fatigue beaucoup mais tient le coup. On s’arrête en chemin pour laver la voiture histoire de la rendre dans un état proche de celui auquel on l’a récupéré (les joies du LowCost – le service est facturé au prix fort sinon)

Demain, réveil à 5h30 !

25 février 2017 – Route de la Serra de Tramuntana

Notre programme de la journée est ambitieux. Nous souhaitons faire une grande partie de la route qui longe la côte ouest de Majorque, entre la Serra de Tramuntana (la chaine de montagne locale) et la mer.

Notre hôtel est idéalement situé à quelques kilomètres d’Anthrax d’Andratx, qui est justement le point de départ de cette belle balade recommandée par le Lonely.

Nous nous levons dès que le coq Eden a poussé son cri (soit vers 7h45) et après un p’tit déj dans notre appartement nous partons rejoindre Andratx. A la sortie d’Andratx nous voulons prendre la fameuse Ma10 qui longe la côte en direction du nord, mais nous nous heurtons à un panneau écrit en majorquin et à deux plots qui barrent la route. On se dit qu’il y a peut être des travaux sur quelques centaines de mètres. On regarde la carte. Il n’y a pas beaucoup d’alternatives :

  • Soit on tente de rejoindre la Ma10 en contournant le barrage par une petite route de montagne sur quelques kilomètres
  • Soit on fait carrément un énorme détour et on rate toute une partie de la route côtière en traversant dans la pampa Majorquine (merci Lazer!)

On tente l’option 1, ce serait dommage de faire l’impasse sur un bout du trajet. Nous voilà donc partis sur une minuscule route de montagne sur quelques kilomètres, puis on récupère la Ma10. Sur la route, très peu de voitures. On voit encore quelques panneaux avec la même indication : « Carretera tallada », mais cette fois pas de barrière. On se dit qu’il y a peut être eu un petit éboulement, mais que la route est passante à présent. On trace donc notre chemin, jusqu’à arriver à cet endroit.

Là on se dit que manifestement on n’aurait pas dû emprunter cette route. Elle est bloquée pour travaux sur le tunnel, impossible d’avancer…

Bien bien bien… C’est plus ou moins la seule route dans le coin pour aller au nord…

On fait demi-tour et on retourne à Andratx. On prend donc l’option 2 qui nous fait un gros détour à travers la montagne.

Bon, la route est sympa quand même.

Et on passe devant des châteaux et domaines forts sympathiques…

Nous rejoignons la Ma10 après un peu plus d’une heure de route. Notre première destination est Port Valldemossa. D’ailleurs on a remarqué que presque toutes les villes côtières étaient divisées en deux : un port, entouré de quelques maisons, mais souvent assez petit, et une ville en retrait, plus grande. Il en est ainsi d’Alcudia, Valldemossa, Soller qu’on visitera plus tard… D’après ce qu’on a compris, la ville était toujours construite à l’écart pour éviter les attaques de pirates à l’époque… Bon aujourd’hui, ça doit être un peu moins fréquent, mais ils ont gardé ce découpage.

Bref, nous descendons donc la route de Port Valldemossa, plutôt impressionnante. D’en haut on peut voir le petit village.

Il est tout en bas là

En arrivant, on découvre un minuscule hameau de quelques maisons accroché à la falaise

Le vent souffle assez fort, et il forme de belles vagues. On a vu quelques surfeurs s’équiper…

On se balade dans les ruelles du village

On quitte Port Valldemossa et on se dirige vers Valdemossa tout court. Il s’agit d’un village très touristique. L’été apparemment des dizaines de bus déversent les touristes ce qui fait que le village est blindé. Hors saison c’est un peu plus calme, même s’il y avait déjà pas mal de monde. Le village est effectivement plutôt sympa avec des ruelles pavées, de belles maisons et églises, et quelques curiosités intéressantes.

Une spécialité locale ? le saucisson en forme de b*** ?

Jardin devant une église

avec un clocher bleu

une des places centrales. Cela nous a beaucoup rappelé des petits villages provençaux…

même les cafés et terrasses…

Bon, on n’a toujours pas convergé sur cet arbre…

Vue du village de Valldemossa…

Vue d’ensemble…

On quitte Valldemossa et on poursuit notre route côtière. On passe le magnifique village de Deia sans nous arrêterLe village de Deia

On trace directement jusqu’au petit village de Fornalutx qui serait, d’après le Lonely, l’un des plus beaux villages de Majorque.

On s’arrête d’abord pour déjeuner dans un resto recommandé par le Lonely. Le cadre est magnifique, avec une terrasse au soleil et vue splendide sur les montagnes. La bouffe est moins réjouissante. On a voulu tenter une des spécialités du coin (Côtelettes d’agneau au thym), eh ben c’était un peu « réchauffé »…

la « place du village »

Et notre terrasse…

Le village est accroché à la colline, avec des ruelles pavées et en escalier…

la relève semble assurée !

Face nord du village. On va prendre la route des montagnes là bas au fond.

Partout, des orangers et citronniers !

Et la maison des cyclistes. D’ailleurs, on n’en a pas du tout parlé, mais c’est fou le nombre de personnes qui font du vélo sur l’île. C’est simple, on en voit partout, tout le temps. Ils sont super bien équipés, et font probablement des circuits de plusieurs dizaines de kilomètres (avec des cols à franchir et tout). J’ai l’impression par ailleurs que les infrastructures sont étudiées pour correspondre aux attentes des cyclistes. Restaurants en bord de route, hôtels adaptés, etc.

On quitte Fornalutx et on retour quelques km plus tôt sur la Ma10, vers la ville de Soller. On trouve une place pour nous arrêter près du centre et on déambule dans la ville. Eden en profite pour faire sa sieste. Soller est reliée à Palma par un vieux train électrique avec des wagons en bois d’époque. Il y a aussi un tram qui y circule parfois (apparemment les départs sont synchronisés avec l’arrivée du train)

La place centrale

Est traversée de part en part par les voies du tram. c’est assez étonnant !

les gens semble habitués

la banque centrale

cafés et terrasses

En arrivant à la gare, on voit un train sur le départ.

Dans les ateliers, de drôles d’engins. Ici une vieille camionnette Renault transformée en mini-locomotive…

et là du matériel de rechange

Les trams attendent également leurs passagers

En attendant le départ

Puis, un tram arrive, et quelques minutes plus tard, le train démarre en direction de Palma

Le tram repart alors dans l’autre sens, et traversant la place centrale

Puis s’échappe de l’autre côté de la ville…

La visite de Soller vaut carrément le coup.

On continue notre route en grimpant dans les montagnes. On s’arrête rapidement au belvédère de Ses Baraques, et on aperçoit le village de Port Soller en contrebas

Puis on continue vers le nord en grimpant toujours plus haut. On aperçoit deux lacs d’altitude fermés par des barrages, ainsi que le sommet le plus haut de Majorque (1400m environ), mais impossible d’y grimper (zone militaire).

 

L’étape ultime de notre périple d’aujourd’hui s’appelle Sa Calobra, ou plutôt la route qui y descend. Extrait de la description du Lonely : « Toute la route que vous avez fait jusqu’à présent n’était que le prélude envoûtant à la route de 12 km tout en lacets qui descend jusqu’à Sa Calobra. Que vous vous pâmiez devant les ravins vertigineux, frissonniez à la vue d’un autocar s’engouffrant dans une crevasse rocheuse étroite au possible, ou grimpiez jusqu’au sommet à vélo, cette route extraordinairement tortueuse, qui part au nord de la Ma10 est absolument spectaculaire. Creusée dans la roche et contournant d’étroites crêtes pour rejoindre la côte, elle est l’œuvre de l’ingénieur italien Antonio Paretti. Ces lacets et virages en épingle à cheveux auraient été inspirés, dit-on, par la façon dont on noue une cravate ».

La route est effectivement très impressionnante !

On arrive à Sa Calobra juste au moment où le soleil se couche. Je pars quelques minutes à l’embouchure du torrent el Parreis dont les photos illustrent souvent Majorque.

Pour y accéder, on longe d’abord la « calanque » de Sa Calobra, puis on traverse la montagne dans de minuscules tunnels creusés à même la roche et qui permettent de faire passer une personne dans chaque sens.

Sa Calobra

D’anciennes maisons de