12 août 2018 – Ringebu – Peer Gynt Vegen

Emplacement sympathique cette nuit, sans être exceptionnel non plus. La vue est sympa, la route pas trop passante, mais je pense qu’on peut faire mieux.

Vue depuis la fenêtre.

Et le p’tit banc où on aurait pu prendre le p’tit dej s’il ne faisait pas froid.

On se lève vers 8h30, et on lève le camp vers 10h. On passe rapidement à l’église en bois debout de Ringebu (déjà prise en photo hier) pour que Poupoussy et Eden puissent la voir aussi (hier j’étais tout seul à la prendre en photo), puis on se dirige vers Hunderfossen où on trouve (notamment) un musée de la construction des routes en Norvège. Comme les routes ici c’est quelque chose d’assez exceptionnel, on se dit que le musée doit être très instructif.

Et c’est bien le cas !

Déjà, première surprise : il est gratuit. C’était pas précisé sur le Lonely, et on était prêts à payer l’entrée, mais la dame de l’accueil n’a rien voulu savoir 😀

Autre surprise : c’est aujourd’hui le « family day », et il y a quelques manifestations supplémentaires organisées, notamment une rencontre de « moped » (nom local pour la mobylette), des démonstrations d’engins divers, etc.

On commence par l’exposition permanente qui est de super qualité. On y trouve des explications chronologiques sur la construction des routes en Norvège. C’est génial, parce que c’est adapté à tous les âges : pour Eden il y a des écrans interactifs avec des jeux éducatifs (genre comment étaient construites les routes à différentes époques, et quels engins pouvaient rouler dessus). Pour les plus grands, c’est également de très bon niveau avec des explications en anglais qui permettent de remonter hyper loin dans le temps. On y apprend par exemple que dans les temps anciens, une fois la dernière glaciation révolue, les animaux avaient l’habitude de migrer du nord (encore gelé) au sud. Les hommes, chasseurs, avaient pris l’habitude de suivre leurs migration. C’est ainsi que sont nées les première « routes » qui n’en étaient pas vraiment à l’époque. Ce sont donc les animaux qui en sont à l’origine, ou plutôt, leurs migrations. (Beaucoup) plus tard, le relief de la Norvège étant ce qu’il est, c’est par la mer que les vikings avaient pris l’habitude de se déplacer. Les premiers lieux d’habitation permanents étaient donc les ports où séjournaient des commerçants et des marchands. Les routes terrestres servaient donc à relier les ports aux points d’approvisionnement (matières premières ou lieux de consommation). Les explications continuent ensuite dans des temps plus récents, avec les premières règlementations sur les routes norvégiennes au 17ème siècle (le roi avait exigé que les routes fassent 4m de large. Des contrôleurs étaient chargés de vérifier cela en parcourant les routes à cheval avec une lance de 4m de longueur. Si des branches s’accrochaient à la lance, les responsables de la route étaient punis…), puis la construction des routes et des tunnels au 19ème et 20ème siècle.
Passionnant.

Il y a aussi quelques véhicules qui sont là pour illustrer certaines explications.

Une vielle « troll ». Ca ne s’invente pas ! (plus d’infos ici)

Une volvo « sport » !

une des premières machines servant à évacuer les cailloux / graviers dégagés lors de la construction des routes. Avant ça, tout se faisait à la main avec des brouettes…

Mouziii bouziii

Eden dans une « petite » américaine.

Ohhh qu’elle est mignonne !

On continue le reste de la visite à l’extérieur.

D’abord cette curiosité : des bois d’élan peints… OK, pourquoi pas.

Mais surtout, c’était sympa cette rencontre de Moped.

Il y en avait pour tous les goûts.

Même un moped barbecue…

Remarquez que les conducteurs de moped ont soit des cheveux gris, soit plus de cheveux du tout… ça doit vouloir dire quelque chose…

carrosseries étincelantes.

Belle dégaine!

Il y avait aussi quelques voitures anciennes qui se sont incrustées à la rencontre.

Dont cette vieille opel Kadett (identique à celle qu’avait mon grand père !)

Dans la volvo bleu ciel, l’ancêtre du siège bébé 😀

On continue la découverte du musée avec une partie qui permet de découvrir l’évolution du creusement des tunnels en Norvège. Au début, c’était à la pioche, et on finit par les tunneliers géants.

Le musée est lui même dans un tunnel creusé pour l’occasion.

Avec de belles photos d’époque bien mises en valeur.

Et un vrai tunnelier pour finir.

A l’extérieur, il y avait une exposition d’engins de chantier et de travail dans les tunnels. Certains sont vraiment gigantesques !

Celui là est de taille normale.

Mais la pelleteuse est vraiment hors norme.

et le camion est monstrueux !

la roue doit faire presque 4m de haut !

On allait quitter les lieux quand soudain on a vu un gars monter à bord de la pelleteuse géante, et au bout de quelques minutes, la démarrer puis faire une démonstration de l’engin.

Alors oui, ça tousse un peu quand ça démarre… PS : regardez la taille du gars dans sa cabine par rapport à l’engin !

impressionnant quand ça se soulève !

En sortant de l’enceinte du musée, on tombe sur un parc pour les enfants. Eden a un nouveau hobbie : il faut que je la prenne en photo avec tous les engins roulants sur lesquels elle tombe. Bon, c’est plutôt fun 😀

On hésite à manger un morceau sur place, mais le café est bondé (cf. Family day), et on ne comprend rien à la carte.

Du coup malgré l’heure (14h), on se dirige vers notre prochaine destination (Lillehammer) en nous disant qu’on trouvera bien quelque chose là bas.

On s’arrête à proximité de l’artère piétonne principale de la ville et on trouve un petit resto/snack Norvégo-Turc qui fait des pizzas italiennes au kebab et de la soupe au poulet. On prendra ces deux plats qu’on partagera tous les trois. Pour les pizzas, la prochaine fois on cherchera plutôt un italien… 😀

On se balade dans l’artère principale de Lillehammer. On remarque que la ville surfe beaucoup sur les JO d’hiver organisés en 1994.

Une « sculpture » à base de vieux skis de fond et télémark

les couvercles des regards (j’espère que c’est le bon terme technique, sinon je vais me faire trucider par Poupoussy)

la rue piétonne – c’est calme ce dimanche.

Eden a trouvé le cul d’un élan et a décidé qu’il fallait se mettre en dessous… On n’est pas rentrés dans le bar d’à côté, mais je suis presque certain qu’il y avait la tête de l’autre côté 😀

Une fois la balade terminée, on reprend le camion et on se dirige vers le Olympieparken, le parc olympique. Contrairement à d’autres villes qui ont accueilli les JO, Lillehammer a gardé et maintenu la plupart des infrastructures qui ont été construites à l’époque. C’est notamment le cas de la piste de saut à ski qui est toujours opérationnelle et est ouverte au public pour la visiter.

Voilà ce qu’on voit depuis le parking.

Et juste en bas de la piste. Impressionnant.

On fait deux groupes : Poupoussy décide de monter par les escaliers (1000 marches !), donc je me dévoue pour prendre le télésiège avec Eden.

Voilà Poupoussy au début de l’ascension.

Il y a d’autres norvégiennes qui montent également à pieds (spéciale dédicace à Lazer 😉 )

Mais nous on monte tranquillou avec le télésiège.

ça grimpe !

au moment de sauter, ça doit être flippant !

Une fois arrivés en haut, il faut prendre un premier petit escalier pour descendre jusqu’au point de départ du saut à ski

Pour l’anecdote, c’est ici qu’a eu lieu la cérémonie d’ouverture des JO. Le flambeau est toujours là.

Voir à partir de 2:40 environ.

Eden avait besoin d’aller au toilettes. J’y ai trouvé ce panneau fort instructif. Merci pour les explications les gars, je n’y avais pas pensé !

On peut entrer dans l’endroit d’où s’élancent les skieurs. c’est très impressionnant.

la vue depuis là-haut.

Züüd est tout petit. on dirait une majorette.

Hehehe

On entame la descente. Au début Eden est motivée.

Un p’tit selfie à mi-chemin

la piste d’atterrissage

Puis tout d’un coup, on voit une fille qui s’élance !

superbe ! juste à notre niveau !

Eden fait les 200 dernières marches sur le dos de Poupoussy

D’en bas, on voit encore une fois la fille sauter :

Allez, c’est fini.

On quitte Lillehammer et on prend la direction de la Peer Gynt Vegen. Il s’agit d’une autre route de montagne connue. Elle n’est pas classée « route nationale touristique », mais elle pourrait l’être tant les paysages sont magnifiques.

Une vache nous barrait la route au moment de démarrer.

on passe à côté de lacs magnifiques

La piste est en état moyen…

Des p’tites maisons complètement isolées

Vers 19h30 on s’arrête, et on trouve un spot de malade. En haut d’une petite colline, à l’écart de la piste, et avec un départ pour une petite randonnée.

La vue depuis le camion.

le départ de la randonnée.

Pendant que les filles s’occupent dans le camion, je pars faire un tour de reconnaissance.

Un cairn (huhu)

plein de p’tits lacs partout…

le camion au loin

Vraiment loin.

Je reviens après 45 minutes de marche.

Le soleil descend (doucement) et est vraiment magnifique. On décide de sortir le trépied pour faire quelques selfies un peu plus élaborés 🙂

Dans la pampa norvégienne

En mode Men in black

Yeah

Avec Züüd

Merci de nous avoir emmenés jusque là…

C’est l’histoire de la viiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiie

On rentre, il commence à faire frais.

Puis une dernière sortie un peu plus tard, quand le soleil se couche vraiment :

Les derniers rayons avant la nuit

Voilà, il est parti.

Lumière du soir.

Ce soir on mange de la soupe de poireaux maison. Ca réchauffe bien, parce que la nuit promet d’être fraiche par ici (on est à 1050m d’altitude.

L’article en cours d’écriture n’apparaitra pas ce soir (batterie du PC à plat)

4 réponses

  1. Chouette la vue d’en haut, nous on était resté en bas (j’avais juste fait la photo depuis le fameux escalier montant à la flamme)

    Par contre, du saut sans neige… euh je ne savais pas que ça se pratiquait. Elles ont intérêt d’avoir une grosse combi pour ne pas se bruler en cas de chute !!

  2. C’est boooooooo !! Vraiment une belle journée !! J’adore le coin où vous êtes arrêtés, et les paysages de la rando… Bon, c’est un poil trop plat (j’attends les photos du Nord) 😉

    Deux mentions spéciales :

    – les engins géants, trop la classe, c’est génial !!

    – le saut à ski : pour Lazer (je ne sais pas tagguer), le gros de la saison de saut à ski se fait en été… sur textile ! Les championnats ont déjà commencé d’ailleurs. Et oui, il faut bien se couvrir, car le « textile » ressemble surtout à du plastique…

    Ohad : il y a exactement les mêmes tremplins internationaux à la Chaux Neuve, vous y êtes certainement passés quand vous avez visité le parc polaire 😉 Mais… comme c’est le Jura, pas de télésiège 😀 😀

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