29 juillet 2018 – Neuburgweiser – Ahrensburg

Aujourd’hui est une journée « hardcore ».
Non pas parce que nous allons visionner des vidéos au contenu douteux, mais parce que nous avons plus de 700km à parcourir si on veut arriver jusqu’au Danemark.
C’est ambitieux, mais possible. A condition de partir tôt, de ne pas avoir de travaux sur la route, pas trop de bouchons, et pas de problèmes mécaniques ou d’autres surprises de ce type.

Pour le premier point, on démarre pas trop mal : Eden se réveille sur les coups de 7h et des poussières pour aller aux toilettes, et ne se rendormira pas. Bon, elle s’occupe seule dans le lit, mais on se dit que c’est un bon prétexte pour nous préparer et prendre la route.

Un bateau qui passe par là de bon matin.

On a ramassé quelques coquillages sur les bords du Rhin ce matin.

On décolle aux alentours de 9h. Pas trop mal pour un début.

Il n’y a pas trop de monde le matin, ça roule bien.
On passe à côté de Mannheim, Wienheim, Oppenheim, Bensheim, Hockenheim, Heppenheim, Seeheim, Jugenheim, Rödelheim, Bad Nauheim, Kirchheim et Northeim (véridique).

Plus sérieusement, on trace plein nord à travers l’Allemagne, puis on bifurque vers le nord est pour nous diriger vers Lübeck et Puttgarden où on peut prendre un ferry pour Rodby au Danemark.

A un moment donné, les astres s’alignent pour que je puisse battre un nouveau record de vitesse :
– Il y a 3 voies sur l’autoroute
– peu de monde
– et surtout une belle descente sur une grande distance.

J’appuie sur l’accélérateur et fait une pointe à 132km/h 🙂

La preuve 🙂

Quelques secondes après cette belle réussite qui marquera à jamais l’histoire des Hymer (je pense que le record peut être homologué), un bruit suspect fait son apparition. On se demande d’où ça vient, mais c’est bien le camion… on dirait que ça vient d’en dessous.

On s’arrête une première fois sur une petite aire d’autouroute et on regarde, mais on ne voit rien de particulier. On pensait au départ à quelque chose lié à la roue (comme on avait eu en Finlande où un des pneus avait commencé à se déchiqueter et qu’on avait mis longtemps à nous en apercevoir car c’était le pneu « interne » des roues jumelées à l’arrière), mais ils sont tous nickels.

On reprend la route pour voir si le bruit continue, et c’est bien le cas. On sort à la première sortie d’autoroute et on cherche une nouvelle fois l’origine du bruit.

PS : Pour la suite de l’histoire, les termes utilisés proviennent de mes souvenirs anciens de classe prépa et d’école d’ingénieurs – je demande votre indulgence :).

Finalement, c’est Poupoussy qui découvre de la graisse projetée au niveau du bas de caisse.
Juste en dessous se trouve le cardan qui transmet la rotation du moteur aux roues arrières. Et sur le cardan, un soufflet. Or ce dernier semble complètement éventré :

Poupoussy sous le camion.

Bref, voilà mon mécanicien préféré qui démarre une réparation à la MacGuyver : Elle me demande de lui chercher des Serflex, une pince et un cutter… Elle replace le soufflet sur l’arbre de transmission. On range tout et on redémarre. Jusqu’à 30 km/h plus un bruit, mais au delà, le bruit revient.

On s’arrête à nouveau et on regarde ce qui se passe.

pendant ce temps


Poupoussy en pleine séance – encore sous le camion.

En fait le trou étant assez large, l’air s’engouffre à l’intérieur et force sur le serflex ce qui a pour effet de le décaler. Le soufflet frappe alors contre le bas de caisse, ce qui provoque le bruit. On tente une nouvelle méthode : on entoure le soufflet avec des bouts de plastique (vous savez : ceux qui permettent de fermer les sachets de pain de mie) à deux ou trois endroits, un peu comme des points de souture. On ne serre pas trop pour que ça n’appuie pas sur l’arbre, mais suffisamment pour que ça le maintienne en place.

On redémarre et là : plus un bruit ! J’ai une mécanicienne Championne du monde dans le camion !

Bon, on est dimanche, donc impossible de trouver un garage ouvert aujourd’hui, mais on se dit qu’il faudra quand même aller en trouver un parce que du coup il ne doit plus rester beaucoup de graisse dans le cardan. Et ça ne doit pas être très bon…

M’enfin, ça nous permet de repartir avec un peu plus d’une heure 30 de perdue.

Tout ça pour la frime 😀

Les réparations ça creuse, alors on passe le temps avec quelques chips.

Lors d’une pause sur une aire d’autoroute on tombe sur un club de Traban

Vers 13h30 on s’arrête pour manger un morceau.
On voulait éviter de perdre du temps alors c’est une pause « station service ».
Ils n’ont pas grand chose comme choix, alors on prend ce qui nous parait le plus local :


Wurst und Kartoffeln salat ! 🙂

L’après-midi va être longue. Très longue.

D’abord parce qu’on a roulé quasiment non stop toute la journée.
Ensuite parce que les autoroutes allemandes ont ceci de particulier qu’il y a plus de zones en travaux que de zones où tout va bien. Et que du coup, quand on décide de partir le weekend où les juillettistes rentrent à la maison et où les aoûtiens partent, eh ben ça fait des kilomètres et des kilomètres de bouchons.

Alors Waze a été capable d’en éviter certains, mais pas tous.

On était chauds bouillants pour rejoindre le Danemark aujourd’hui, mais il faut rester raisonnable. On s’arrête finalement à 1h30 environ du ferry pour le Danemark. On se trouve une place pour la nuit dans une forêt. C’est un parking pour les gens qui démarrent leur randonnée ici. On est tous seuls. Il y a une route à côté, elle n’est pas très passante, mais il y a quand même des voitures de temps en temps. On va voir comment ça se passe cette nuit.

En tout cas, merci Züüd !

2 réponses

  1. Rhoooo punaise quelle journée !! Chapeau bas à Poupouss, je suis mega admirative !!!!!

    Je croise les doigts pour que Zuud continue à être bien brave 🙂 Et bon, je vous souhaite aussi de trouver rapidement un bon garagiste 😉

    Me réjouis de lire la suite !

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