4 août 2018 – Kalmar – Skurugata

La nuit au camping a été agréable. Vers 22h30 le chanteur du bar du camping qui reprenait les classiques du rock, de la folk et de la pop des années 60 à 90 s’est finalement tu. Son style était particulier : il arrivait à ajouter des improvisations en « beatbox » sur la plupart des chansons… étonnant, et un peu déroutant notamment sur du Brian Adams…

Bref, on profite des installations du camping jusqu’au bout : douche pour Eden avec lavage de cheveux et nouvelles tresses. On achète même du pain à la boulangerie… on ne se refuse rien.

Vers 10h30, après avoir laissé jouer Eden dans l’aire de jeux du camping, on lève le camp.

Ils aiment  bien ces trampolines géants… je me souviens qu’en 2006 on avait vu ça aussi dans une aire de jeux…

Bon, Eden s’envole encore parfois… surtout quand les grands sautent dessus…

Notre première étape du jour se nomme Kosta. Il s’agit d’une des installations de verre soufflé encore en activité dans la région. On trouve sur place une partie de l’usine que l’on peut visiter (et assister à démonstrations faites par des artisans en train de travailler), la possibilité de suivre des ateliers de soufflage de verre, voir une galerie d’art avec des objets fabriqués sur place et ailleurs, ainsi qu’un magasin qui vend des objets à tous les prix.

Nous avons commencé par la démonstration. On est arrivé un peu au milieu d’une démonstration, donc on a vu la fin de la création d’un verre, puis la création d’un OVNI (Objet en Verre Non Identifié) du début jusqu’à la fin.

L’usine Kosta

La fin de la première démonstration

Puis un nouvel objet depuis le début. Au départ, il n’y a qu’un petit morceau de verre en fusion

Le gars le travaille un peu sur cette table

Puis le met à chauffer toutes les quelques secondes et le retravaille encore

Il a différents outils pour lui donner la forme qu’il veut

Ici, une cuillère à soupe géante pour l’arrondir un peu

Le gars n’arrête pas de bouger et tourner sa tige avec le verre en fusion au bout pendant que la fille essaie de suivre avec sa tête et de souffler… Mais elle semble avoir l’habitude.

On obtient ce patatoïde qu’il commence à ciseler avec son compas géant

de jolies spirales

ça pendouille un peu, il va falloir redresser tout ça !

Il lui colle un autre morceau de verre en fusion

Puis il le casse et le retravaille au compas géant

Il fait une fleur au bout

Qui en fait ne sert à rien… ah si, c’est pour attraper la pièce pour l’étirer

de plus en plus long

et il finit encore au compas géant

Puis sa copine trouve que c’est sympa son patatoïde allongé et strié au compas géant, mais qu’il manque quand même quelque chose. Alors elle vient ajouter une autre couche de verre en fusion qu’il pose en forme de zigzag sur le patatoïde allongé et strié au compas géant

A ce moment là de la démonstration, on est plutôt admiratif du travail et de la technique, mais on reste un peu dubitatifs concernant la finalité de l’objet en cours de création.

Au bout d’un moment le gars aussi trouve que c’est trop sobre, alors il demande à la fille d’en remettre une couche par dessus

au bout du compte, il a un patatoïde allongé et strié au compas avec deux couches de verre en fusion zigzagué dont il ne sait que faire.

Nous non plus d’ailleurs. Voilà la résultat final. C’est sympa, mais on ne sait toujours pas à quoi ça sert… Si vous avez des idées, on est preneurs 😀

On sort de l’atelier de démonstration et on se rend dans la galerie d’exposition.

Plusieurs artistes locaux et internationaux exposent ici. Les œuvres sont absolument superbes. Il y en a pour tous les goûts : du plus sobre au plus travaillé, du verre transparent, blanc, lisse ou rugeux. Ces artisans sont de véritables artistes. Ils font vraiment tout ce qu’ils veulent avec cette matière particulière.

Quelques clichés qui ne rendent pas du tout grâce aux œuvres.

On a notamment rencontré très brièvement Bertil Vallien. Je vous encourage à regarder ce qu’il fait sur Google images… c’est assez bluffant.

Dernière étape de notre visite : le magasin d’usine. Ici, tout ce qui est à base de verre et produit dans le coin est vendu. Des verres, vases, objets de décoration, saladiers, carafes, etc. Il y en a pour tous les goûts et tous les prix (oui, ça monte assez haut).

On est repartis avec… rien : pas de besoins particuliers, même s’il y avait de belles choses.

Sur le parking en repartant : concours du plus beau sourire 🙂

 

Il est déjà 13h30, mais on décide quand même de continuer notre chemin. On a repéré par hasard un resto à Eksjö (prononcer Ex-reu avec le « r » de Marseille) qui propose un « barbecue mongol » qui nous tente bien. Oui, c’est assez improbable de trouver un barbecue mongol en suède, mais l’idée a excité notre curiosité. Nous faisons donc la route jusqu’à Eksjö qui est par ailleurs un endroit que nous voulions visiter. On arrive sur les coups de 15h et on se dit que si c’est comme en Suisse, c’est mort pour notre barbeuc mongol. Finalement, le restaurant est bien ouvert. Mais il ne sert le barbecue mongol que le soir, pas le midi (et encore moins l’après-midi).

On se rabat sur les autres plats proposés qui sont également excellents

 

Après ce bon repas on déambule dans la fille d’Eksjö. Cette ville a la particularité d’avoir un centre ville quasiment préservé. Des maisons du 17ème siècle en bois composent les deux tiers du centre ville. Le tiers restant est occupé par des maisons au style « néo-classique » qui ont été construites à la fin du 19ème à la suite d’un incendie qui a ravagé cette partie de la ville. Les maisons sont en bois, mais on a parfois l’impression qu’elles sont « en dur ».

Donc là on est encore côté « ancien »

la place centrale de la ville, avec ce qui semble être un hôtel d’un côté

et l’église de l’autre

et donc là c’est la partie « reconstruite » de la ville. beaucoup plus aérée

sur une des places de parking, une fausse voiture avec des emplacements pour vélo. Un petit panneau indique (traduction approximative) qu’à la place d’une voiture avec 1 ou 2 personnes on pouvait garer jusqu’à 10 vélos. Bref, à vos deux-roues…

retour dans les ruelles de la vielle ville

un hôtel dans une vieille maison en bois

j’adore ces vélos sur les façades colorées

la rue principale

une petite cour à l’écart

On termine la visite d’Eksjö vers 17h. On hésite sur la suite du programme, mais on se décide finalement à aller à Skurugata. Il s’agit d’une réserve naturelle située à une quinzaine de kilomètres d’Eksjö et qui propose une randonnée facile d’environ une heure.

On part dans l’idée de faire la randonnée et de continuer (ou dormir sur place selon l’heure). En arrivant à Skurugata on regarde vers le siège d’Eden et on se rend compte qu’elle vient tout juste de s’endormir (sieste un peu décalée). Bon, on ne va pas la réveiller, la pauvre.

Chacun vaque donc à ses occupations le temps qu’elle se réveille. Pour ma part je m’installe sur un banc au soleil et démarre l’article du jour.

L’emplacement où on pensait rester cette nuit. juste au départ de la randonnée.

elle est pas belle la vie ?

Au bout d’une heure trente, la princesse se réveille enfin 🙂

Il est déjà 19h, mais on décide d’y aller quand même : le soleil se couche tard ici.

la première partie de la balade est très facile et même accessible aux fauteuils roulants

L’humidité est très importante dans la région et favorise la mousse

un joli banc sculpté directement dans l’arbre

Eden fait l’équilibriste sur une installation faite pour

aidée par son papa quand même…

on ramasse quelques mûres. elles complèteront parfaitement bien la sala de de fruits de ce soir.

Le premier arrêt de la balade se situe à Skuruhatt. Il s’agit d’un point de vue sur toute la région. C’est là qu’on se rend compte que la Suède est quand même très proche de la Finlande en termes de paysages…

au « sommet » (restons calmes : 378m)

On aborde donc la suite de notre balade. Ici des gens se sont amusés à faire des tours avec des pierres

 

La suite de la balade est également très intéressante. Ce coin est célèbre pour la faille de 800m de long et de 7 à 50m de large qui est présente ici. Les scientifiques n’arrivent pas vraiment à l’expliquer, Du coup elle a fait l’objet des plus folles rumeurs (trolls, voleurs, etc.).

Un « gros » cailloux qu’on a trouvé dans la descente.

l’aventure commence. ici le passage au dessus d’un mini ruisseau

Eden a bien géré pendant toute la balade (qui aura finalement duré plus que prévu)

Voilà le canyon

le chemin n’est pas difficile en soi, mais c’est vrai que ça monte et ça descend assez sec, avec des gros cailloux à passer…

allez on pousse

On remonte

Un crapaud qu’on a rencontré en bas du canyon

Donc le principe de ce canyon, c’est qu’il faut en permanence descendre au fond du canyon, puis remonter sur un éboulement de pierres, puis redescendre, etc. il n’y a pas d’échappatoire….

Les parois sont impressionnantes

On remonte

On redescend…

Bref, finalement on mettra 2h avec Eden, mais franchement ça s’est bien passé.

Il est 21h30. On pensait pouvoir dormir ici, mais en revenant au camion on se rend compte qu’on avait raté au moins deux panneaux d’interdiction de faire du camping ici. On décide de bouger un peu pour trouver une place proche et à l’écart, dans la forêt. Au bout de 5 minutes de route on trouve un spot incroyable au bord d’un minuscule lac.

Il est déjà 21h45, et on avait promis à Eden qu’on reporterait à aujourd’hui notre « friday movie » (tradition familiale du film du vendredi soir) qu’on n’a pas pu faire hier. Il faut tenir parole. On démarre le film (un amour de coccinelle 🙂 ) pendant que Poupoussy prépare le repas du soir. On s’arrête au milieu pour manger, puis on reprend la fin après le dessert. On couche Eden assez tard (23h30) et on espère que son horloge biologique ne la fera pas se réveiller à 7h16 comme tous les matins 😀

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