15 août 2018 – Fjaerland – Stalheim

Au réveil ce matin, j’ai eu deux surprises. La première (qui n’en est pas vraiment une), est de découvrir (encore) de merveilleux paysages en ouvrant la fenêtre du camion.

se réveiller avec cette vue, c’est quand même le pied !

La seconde est de découvrir le p’tit déjeuner d’anniversaire que Poupoussy & Eden m’ont préparé (bon, OK, c’est le même p’tit déjeuner que les autres matins, mais avec des assiettes « bon anniversaire », et de la déco « bon anniversaire »… et j’ai même droit à un badge que je devrais porter toute la journée.

Une fois ces festivités passées, nous prenons la route en direction de Kjosnes.

Nous longeons le lac de Jolstravatnet par l’est, puis traversons un petit pont qui nous permet de prendre une petite route peu fréquentée qui le longe par le sud.

des chèvres sur la route principale. On les reconnait car contrairement aux moutons, elles laissent plein de crottes sur la route.

le petit pont au dessus du lac

et la p’tite route tranquille et peu fréquentée

Tout d’un coup, un peu par hasard, on tombe sur un petit parking au bord de la route, et l’entrée d’un musée. Après quelques renseignements, nous comprenons qu’il s’agit de la maison de Nikolaï Astrup, un des peintres norvégiens les plus connus du XXème siècle (j’ose à peine dire que je ne le connaissais pas, je sais que ma sœur suit ce blog, elle va m’en vouloir 😀 ).

À partir de 1902, Astrup s’installe ici au milieu des paysages qui l’ont inspiré tout au long de sa vie (il a grandi ici). Il se marie avec et installe son atelier dans une petite maison sur la rive sud du jolstravatnet qui deviendra ensuite leur maison. Aujourd’hui la « maison Astrup » est donc devenue un musée.

Un cadre permet de prendre des photos qui rappelles les peintures d’Astrup.

parmi les paysages qu’il affectionnait

Nous continuons à longer le lac par la côté sud. Les paysages sont très ruraux (d’ailleurs, dommage qu’on ne puisse pas partager les odeurs dans ce blog – vous auriez eu droit à plusieurs bonnes minutes de fumier encore chaud répandu dans les champs). Les reflets toujours magnifiques.

Nous quittons le lac à Vassenden, puis nous dirigeons vers le sud en direction de Moskog où démarre une autre route touristique (la n° 13). Au démarrage, elle grime progressivement dans la forêt pour redescendre près d’un lac, puis remonter de plus belle avec une alternance de cascades et de lacs magnifiques.

Nous nous arrêtons assez souvent (dès qu’on trouve un point de vue intéressant, ou quand on voit une curiosité qui mérite le coup d’œil.

Juju essaie de communiquer avec nous, sans grand succès. Son problème, c’est qu’elle commence ces phrase par « Toa, devant », mais ensuite ne les continue pas. On ne sait pas où elle veut en venir !

Nos amis les moutons ne sont jamais bien loinCeux là se laissaient approcher de vraiment près sans broncher.

« Hé, Georges, fais comme si on ne l’avait pas vu… si ça se trouve, il va croire qu’on n’est pas là ».

« OK »

La route grimpe jusqu’à 1’000m d’altitude environ.

Avec des maisons isolées au bord de lacs d’altitude.

A un moment, on arrive en haut du col, à ce qui semble être un point de vue sympa. Le seul problème, c’est que des nuages sont de la partie, et on n’y voit que dalle.

On décide de nous arrêter ici pour manger. Peut être que d’ici qu’on ait fini les nuages seront partis ?

Une heure plus tard on sort à nouveau, et effectivement, c’est beaucoup mieux. Et on se dit qu’on a bien fait d’attendre !

La route descend en zigzag jusqu’au fond de la vallée. Franchement, ça n’a rien à envier à la Trollstingen qu’on avait fait en 2015. Et quand en prime on peut voir la route sans nuages, c’est vraiment chouette !

Züüd sur cette plateforme accrochée dans le vide.

 

On commence la descente. Arrivés à mi course, on jette un œil vers le haut et on voit qu’on était vraiment dans le vide avec Züüd !

Impressionnant ! J’espère que c’est plus solide que les ponts italiens !

La descente est assez étroite, mais se passe sans encombres (à part un écureuil qu’on a failli écraser – visible dans cette vidéo)

En arrivant en bas de la descente, on longe un peu le Sognefjorden jusqu’à Balestrand où nous prenons un ferry pour Hella, puis pour Vangnes. D’ailleurs, ils ont une technique assez particulière pour les ferries au départ de Balestrand. Il y a bien une file de voitures pour Hella et une autre pour Vangnes. Mais une fois que le ferry arrive, le gars fait signe à tout le monde d’embarquer à bord. On ne sait pas trop dans quelle direction va le ferry. C’est au moment où on achète le ticket et qu’on dit notre destination qu’il nous explique qu’en fait le ferry va d’abord aller à Hella, puis nous, qui voulons aller à Vangnes, eh bien on doit descendre à Hella, et faire demi-tour puis remonter directement dans le ferry dans l’autre sens. Et cette fois il ira bien à Vangnes. Etrange stratégie…

En arrivant à Vangnes, on continue sur la route n° 13 en direction du sud. Ce n’est plus une route nationale touristique, mais elle pourrait largement la devenir tant les paysages sont magnifiques.

On s’arrête à Vik pour faire quelques courses.

Étonnante cette dénomination pour du riz au lait… Je n’aurais pas appelé ça comme ça personnellement…

Après Vik, la route grimpe jusqu’à plus de 1200m d’altitude.

Vue sr la vallée depuis là haut.

tout près du col. A gauche, l’ancienne route. A droite, le tunnel plus récent.

la route est accrochée à flanc de colline et longe le lac d’altitude.

Comme ce matin, nous arrivons à un point de vue sur la route avant qu’elle ne dévale la pente en zigzag. Ici c’est un peu moins impressionnant vu d’en haut, mais mieux vu d’en bas.

la route descend dans la vallée. Regardez la taille des maisons pour vous rendre compte de la distance.

Vu d’en bas

C’est propre. du travail de pro 🙂

On quitte la route 13 et on bifurque vers Stalheim qu’on atteint après 30 minutes de grimpette facile.

Stalheim est une étape obligatoire pour tous touristes asiatiques qui débarquent ici par milliers avec leurs cars et « font » la Norvège en 3 jours. Il s’agit d’une adorable petite station dominant la vallée. Entre le 17ème et le début du 20ème siècle Stalheim servit d’étape aux voyageurs empruntant la route de la Poste royale qui reliait alors Copenhague à Oslo et Bergen. Une route fut construite pour les voitures et les chevaux en 1780. Les cochers faisaient halte à Stalheim. Ils y changeaient leurs bêtes épuisées par l’ascension de la vallée et le franchissement des gorges de Skleiva dans le rugissement des chutes d’eau.

Tout le monde (et nous aussi) vient ici pour admirer la vue depuis les jardins de l’hôtel Stalheim. Il se trouve que nous avons trouvé que l’endroit serait parfait pour fêter dignement mes 40 ans.

Nous alternons entre service au buffet et sorties sur la terrasse pour admirer la vue.

A la première sortie, on comprend le potentiel de l’endroit, mais un nuage bloque un peu la perspective.

Entre le plat principal et le dessert, ça commence à se dégager un peu.

Un troll s’est incrusté sur cette photo. Sauras-tu le retrouver ?

Ah, il est là !

Enfin, le moment tant attendu… le gâteau 🙂

Comme c’était un buffet, on leur a demandé s’ils avaient un morceau de gâteau un peu plus « solide » que les flans, la panna-cotta ou le fraisier pour planter les bougies. Ils nous ont amené un moelleux au chocolat. ça fait l’affaire !

Bien rassasiés, nous sortons une dernière fois pour admirer la vue.

C’est bien dégagé maintenant, mais il n’y a plus de lumière.

On ne peut pas dormir sur le parking de l’hôtel (ça ne se fait pas…), mais il y a un petit parking juste à côté qui est ouvert au public. Il est légèrement complètement en pente, et même avec les cales on penche en avant, mais ça devrait le faire pour une nuit. Au pire on glissera du lit 🙂

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