Ile de Cres – Labin – Pazin – Mestre

Notre spot de la nuit, malgré l’attaque sournoise des deux moutons, s’est avéré très calme. Au petit matin, en ouvrant la porte, et en découvrant le spectacle (juste au dessus des buissons), on ne peut qu’être émerveillé :

Avant d’attaquer la route du retour (un peu aujourd’hui, mais surtout demain), nous (enfin, surtout Poupoussy – moi je supervise les travaux et prend des photos :D) faisons une petite vérification de routine : niveau d’huile et d’eau dans le radiateur. Tout semble en ordre.

Nous continuons donc notre ballade sur l’île de Cres, en descendant au village de Lubenice. Ce petit village a une histoire de plus de 4000 ans. Il comptait jadis plus de 300 habitants, mais au dernier recensement ils ne seraient plus que 17 à y habiter de manière régulière. Le village est perché sur une colline de 378m au dessus du niveau de la mer. Il se visite en quelques minutes

Vue du village

Son clocher

Sa place centrale

Quelques ruines

Et des petites criques accessibles en bateau (ou via un chemin qui semble agréable en descendant, mais crevant en montant)

Pour y accéder, on doit prendre de petites routes sinueuses et étroites, bordées d’anciens murs de pierre… On se croirait un peu dans Colin McRae Rally 🙂

Nous revenons ensuite à Cres pour prendre un p’tit café dans le port, au bord de l’eau, et pour mettre à jour le blog dans sur un hotspot que nous avions repéré la veille.

Toujours le port de Cres

Nous décollons ensuite vers 11h pour tenter de choper le ferry de 12h00. Il n’y a en effet des ferries que toutes les heures et demi, et comme on s’est fixé un programme assez ambitieux pour la journée (finir l’île de Cres, et faire un tour en Istrie avant de repasser la frontière Slovène puis Italienne), on n’aimerais pas le rater. Sur la route, on est coincés derrière de gros camping-cars qui roulent doucement, du coup on arrive un peu juste pour le ferry de 12h. On pense d’ailleurs qu’on ne pourra pas monter vu le monde qui attend avant nous. Mais au final, ça passe (notamment parce que le ferry avait plus d’un tour dans son sac : il y’a un sous-sol où il peut loger plein de véhicules!)

Nous entamons donc notre ballade en Istrie. Cette région est réputée pour ses plages qui attirent des touristes de l’Europe entière (notamment allemands et autrichiens), en particuliers les naturistes, ainsi que pour son arrière pays couvert de forêts et de villages authentiques. Nous décidons de commencer par les villages authentiques (on verra pour les plages naturistes plus tard… ;))

Le premier que nous visitons est le village de Labin. Ce village se trouve au sud-est de l’Istrie à 5km du port de Rabac. Le village date du Moyen Age avec la porte de la ville du XV siecle et la loge de XVII siecle, ornée des armoiries de la noblesse vénitienne.

Nous nous arrêtons dans le petit resto de la place centrale pour goûter à la spécialité locale : les pâtes (fraiches) aux truffes. On en trouve plein dans la régio. Délicieux!

Nous continuons notre route en direction du nord et passons à côté d’autres villages perchés sur des collines (c’est la mode ici on dirait).

Arrivés à Pazin pour visiter la ville (notamment son chateau perché au dessus d’un fossé de 120m), nous préférons profiter d’une petite sieste digestive sous les arbres faisant face à la bibliothèque municipale. Chacun installé sur son banc, nous passons 1h ainsi. Tant pis pour le chateau, on reviendra.

En sortant, nous faisons une petite halte dans un supermarché pour acheter du Atnaf bleu (d’ailleurs, les fidèles lecteurs sont invités à venir goûter cette boisson lors de leurs prochain passage chez nous!), ainsi que quelques bières locales qui nous ont bien plû (la Karlovacko Radler notamment!)

Nous prenons ensuite la route en direction de la Slovénie que nous devons traverser avant d’arriver en Italie. Nous décidons de prendre une route secondaire pour à la fois éviter d’avoir à attendre trop longtemps à un poste de douane (nous avions vu beaucoup de monde à l’aller), mais aussi pour profiter du paysage et éviter les autoroutes.

La route que nous prenons est magnifique, passe dans la foret, puis surplombe la vallée où on aperçoit quelques villages au loin. En arrivant au poste de douane, le douanier, fort sympathique au demeurant, nous explique gentiment qu’il s’agit d’un poste de douane réservé aux « locaux », et qu’il ne peut pas nous laisser passer en Slovénie… Il nous montre sur la carte comment rejoindre le poste de douane « international », situé à une 15aine de minutes d’ici. Nous rebroussons chemin et nous mettons à la recherche du poste de douane qui nous a été indiqué.

Bien sûr, notre carte n’étant pas aussi détaillée que celle du douanier, et les panneaux manquant cruellement dans la région, nous nous perdons un peu dans les petits villages croates avant de finalement trouver la bonne direction…

Nous avons fait demi tour devant cette église qui était située au bout d’un long chemin qui menait… uniquement à cette église !

On a même trouvé une station service pour faire le plein avec de passer en Italie (les prix du gazoil sont délirants là bas : plus de 1.75€ le litre!)

Au passage, on a remarqué dans beaucoup de stations service en Croatie, des jeunes filles courtement vêtues qui proposent leurs services pour… nettoyer les pares brises des voitures… Ça doit être un fantasme croate que de se faire astiquer le pare-brise par de jeunes filles en short…

La suite, c’est autoroute en Italie, puis arrêt à Mestre, juste à côté de Venise, pour retrouver l’hotel que nous avions réservé le matin (depuis le Hotspot de Cres). On est trop claqués pour faire un tour à Venise (alors que la ville n’est qu’à quelques minutes d’ici). ça aussi ce sera pour une prochaine fois…

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