Biograd – Zadar – Pag – Plitvice

Finalement on a plutôt bien dormi (enfin moi, je crois que la miss n’a pas trop apprécié les chiens qui ont aboyé toute la nuit, et la proximité de la route – il devait y avoir un pont ou une plaque d’égout mal posée, mais à chaque passage de voiture, ça faisait un bruit de pétard qui explose ou de carabine…)

M’enfin, aux premiers rayons du soleil, nous voilà réveillés et prêts à partir.

Quelques îles sur la route:

Nous arrivons à Zadar de bonne heure, et pouvons ainsi profiter de la température relativement clémente du matin. Bien que la ville soit étendue, le centre ville de Zadar se visite à pied. Il est d’ailleurs étonnamment animé pour un dimanche (nous pensions que la Croatie était assez croyante, mais en fait beaucoup de commerces, restaurants et cafés sont ouverts).
Toujours ces ruelles pavées entourées de fortifications. De très beaux bâtiments médiévaux, des églises superbes et certaines qui ont été restaurées suite aux bombardements subis pendant la seconde guerre mondiale.

Près de la porte de la ville

La tour de guet

L’église St Donat (priez pour nos sandwish)

La même vue d’en dessous (On a voulu monter, mais c’était fermé)

On pense que c’est l’hôtel de ville

Le cloitre dans le monastère franciscain

Des vestiges romains. Il y’en a partout dans la ville.

Les principales curiosités de Zadar se trouvent pourtant à l’extérieur des remparts. Un architecte Croate (Nicola Basić) y a en effet construit deux œuvres d’art :

Les «Orgues marines» : Partie intégrante de la rive, les orgues marines ont été construites à proximité du nouveau débarcadère pour paquebots et sont reconnaissables à leurs marches plongeant dans la mer, s’étirant sur environ 70 m et sous lesquelles, au niveau le plus bas de la mer à marée basse, ont été placés perpendiculairement à la rive 35 tuyaux de longueur, de diamètre et d’inclinaison différents, remontant jusqu’aux dalles et se terminant dans un canal (couloir de service). À cet endroit, sur les tuyaux, ont été placés des sifflets (LABIUM), libérant 7 accords en 5 tonalités. Au-dessus du canal, les marches de pierre sont perforées laissant passer le son, air propulsé par la mer.
C’est magique. Je vous laisse découvrir en vidéo :

(Lazer, c’est bon là ? :))

Le «Salut au Soleil» : cet étonnant disque de 22 m de diamètre, constitué de 300 panneaux de verres superposés, est posé à même le sol, sur la point de la ville fortifiée. Ce n’est pas très impressionnant le jour, mais lorsque le Soleil disparaît à l’horizon, des éléments lumineux entrent en scène et entament, selon un scénario savamment programmé, un extraordinaire ballet de lumière évoluant sur la mélodie des Orgues au rythme des vagues.

Tout au long de la journée, les modules photovoltaïques placés sous les plaques de verre emmagasinent l’énergie solaire pour la convertir en électricité et l’injecter ensuite dans le réseau de distribution. Un écran informatif indique la production énergétique momentanée, production qui pourrait atteindre 46 500 kW par an. C’est donc une véritable mini centrale capable de fournir l’énergie nécessaire non seulement au fonctionnement même du monument mais encore à l’éclairage de toute la rive, pour un coût trois fois moindre que l’actuel.

Avant de partir, on décide de se faire plaisir avec un p’tit dej dans un café (qui fera aussi office de déjeuner). Le tout dans un café près de la place centrale (au programme : omelette au fromage, et jus d’orange pressé avec les classiques viennoiseries…).

On repart de Zadar avec une très bonne impression. C’est clairement une ville ou on pourrait passer un week-end (est ce qu’il y’a des vols depuis la France ?).

A présent, dirigeons nous vers l’île de Pag.

Sur la route, on voit de plus en plus de barbecues version méchoui au bord de la route. En fait il s’agit de restos qui, pour attirer les touristes, font griller un cochon ou un mouton sur une broche, bien en vue de la route. Voilà à quoi ça ressemble :

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Pour l’anecdote, j’ai du faire 3 tours de rond point avant que cette photo ait été prise. Explications :

Cette île est reliée au continent par un pont. Il s’agit d’une île quasi déserte. Le paysage est lunaire.

Allez, une photo de nous quand même 🙂

Sur l’île il y’a quelques villages, ainsi que la ville de Pag. L’île est réputée pour son fromage (le Paski Sir). C’est un fromage de biquette, ayant un goût particulier à cause du sel marin déposé sur les rares herbes de l’île par les forts vents qui y soufflent.
On s’arrête pour en acheter un peu et le goûter : c’est pas mal du tout!!

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En arrivant à la ville de Pag, on sent bien que quelque chose de particulier s’y passe : le ciel s’est peu à peu assombri (alors que nous n’avions pas vu un nuage pendant plus d’une semaine), et le thermomètre est bizarrement descendu en dessous de 30°. On arrive sur le port, et d’un coup le vent se lève de manière très brutale et il commence à pleuvoir. C’est si soudain qu’on voit encore des baigneurs en maillot de bain sortir précipitamment de l’eau, ou ramasser leurs serviettes et regagner leurs maisons

La pluie cesse, mais le vent redouble de force. On décide de faire quand même un tour dans la ville. C’est impressionnant comme le vent est fort. Le pont qui passe au dessus du port est quasi-impraticable, certains vacanciers en bateau restent sur leur embarcation, ne pouvant pas amarrer. D’autres sont obligés de rester dans leur bateau « à quai » pour éviter qu’ils n’abiment d’autres bateaux.

Remarquez Poupoussy, à droite de la photo : « Tu devrais remonter ton pantalon ». « OK ». « Hmmm trop tard 😀 »

Le vent est très violent

Quelques secondes après avoir pris cette photo, mes lunettes de soleil (mais avec correction vue) se sont littéralement envolées. En une fraction de seconde, elles étaient déjà à plus de 50m, parties en direction de l’eau. Trop loin pour que j’aie une chance de les rattraper. J’étais déjà résigné à finir le voyage avec les lunettes de vue. On continue à longer les quais, quand soudain on (enfin, Poupoussy, moi je n’y voyais plus rien ;)) voit mes lunettes au bord du quai, prêtes à êtres ensevelies par la prochaine vague.Tel un Scrat voyant une noix je saute sur l’objet, et arrive à leur épargner une fin au fond de la mer! Ouf!

Des touristes essaient quand même de passer sur le pont!

En vidéo, voilà ce que ça donne :

Le café bar « Tornado », qui n’a jamais aussi bien porté son nom…

Les 4 personnes de ce bateau ont regagné la terre ferme à la nage : trop dangereux de s’amarrer par ce temps…

Le reste de Pag est sympa, mais sans grand intérêt au regard de la tempête qu’on vient de subir 😉

On continue notre route sur la lune… euh, pardon, sur l’ile de Pag.

Pour rejoindre le continent, nous devons prendre un ferry sur quelques kilomètres. En arrivant, on se rend vite compte que nous ne sommes pas les seuls a vouloir traverser. Et on comprend aussi que les touristes sont vraiment indisciplinés ici (et si on combine cela avec l’inorganisation des Croates sur ce coup, on obtient un beau bordel pour gérer la priorité pour l’embarquement). Entre les slovènes qui grugent tout le monde, les bosniaques qui font semblant de ne pas comprendre (« Il y’avait deux voies, alors je me suis dit que c’était bizarre que vous étiez tous sur la même, du coup j’ai pris la deuxième – c’est ballot, je vous ai tous dépassés »), les belges qui montent sur le bateau alors que les autres voitures ne sont pas encore descendues, et nous qui essayons de nous frayer un chemin dans tout ce petit monde… C’était sympa.

Sur le ferry

Et à l’arrivée

Au bout d’un peu plus d’une heure (50minutes pour embarquer, 10 minutes de traversée), nous revoilà sur la terre ferme.

Nous entamons alors la route qui nous mène au parc national de Plitvice. La route commence d’abord par serpenter le long de la montagne. À chaque virage, on découvre l’île de Pag sous un angle différent. On s’arrête souvent pour prendre des photos, en se disant « non, mais là c’est trop beau, il faut qu’on s’arrête ». Mais au virage suivant, on a une vue encore plus exceptionnelle, donc on s’arrête à nouveau.

En remontant à peine après avoir quitté le ferry, on le voit qui repart vers l’île de Pag

La route du bas vue du haut

Depuis le sommet, on voit deux branches de l’île de Pag, puis (à confirmer avec une carte) Škrda, Maun, Olib et Silba!

On quitte ensuite la côté pour nous enfoncer dans l’arrière pas croate. On nous avait conseillé de ne pas rester uniquement sur la côté, et c’est vrai que la campagne Croate vaut la peine d’être vue. On traverse des villages agricoles et des forêts aux couleurs automnales (d’ailleurs, c’est bizarre ces couleurs marron et jaune en cette saison, non ?). Le ciel est toujours chargé de nuages, mais une fois que le soleil commence à se coucher et passe sous la couche de nuages à l’horizon, on obtient une lumière de fou.

Un nuage qui essaie de passer au dessus de la montagne

En s’approchant du parc, on commence à chercher un endroit pour passer la nuit. À une 20aine de km, on aperçoit un panneau indiquant qu’on entre dans la réserve naturelle et qu’il faut faire attention de ne pas écraser d’ours ! Quelques secondes de réflexions plus tard, et nous voilà en train de faire demi-tour pour ressortir de l’enceinte de la réserve. C’est pas que l’idée d’écraser un ours nous perturbe, mais c’est plutôt l’idée d’une rencontre nocturne avec un plantigrade à griffes autour de notre campement qui nous semble au delà de nos capacités aventurières du moment.

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On rebrousse donc chemin, et on trouve un spot sur une colline située à environ 25km de l’entrée du parc. En théorie, cela devrait être un coin plutôt tranquille niveau ours (on a bien rencontre 2 lapins qui essayaient de traverser la route, mais ça reste gentillet…)

Pour le repas du soir, avant de faire demi-tour à cause des ours, nous avions repéré au bord de la route un resto qui semblait plein (c’est quand même souvent gage de qualité). On s’y arrête et on se prend une excellente assiette de grillades pour nous deux.
On tape la discute avec 3 jeunes frenchies qui débarquent pour 3 jours en Croatie (en vieux routards que nous sommes, avec nos 8 jours sur place, on leur file quelques tuyaux). Le resto dispose même du wifi. On y passera un peu de temps pour préparer l’article du lendemain.

4 réponses

  1. Han, trop beau !! D’habitude je me contente de lire vos articles à Alex, là j’ai fait suivre le lien 😉

    Trop délire aussi la tempête (et bravo Poupouss pour les lunettes) !

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