Trogir – Sibenik – Biograd

Au programme aujourd’hui, nous avons une visite du centre historique de Trogir (de jour, parce que de nuit on n’y voyait pas grand chose), puis une remontée de la côte en direction de Zadar.

On commence donc par la visite de Trogir, non sans profiter une dernière fois de la douche de notre « Sobe » (chambre). On discute aussi un peu avec la gérante qui parle très bien anglais (d’ailleurs, la plupart des Croates avec qui nous avons eu l’occasion de parler un peu se débrouillaient un minimum en anglais. Pas forcément de quoi tenir une conversation, mais au moins de quoi se faire comprendre. Peut être parce que nous longeons la côte, qui est beaucoup plus touristique que le reste du pays). Elle nous confirmé ce que nous avions lu dans le journal il y’a 3 jours : l’incendie qui a menacé Trogir quelques jours plus tôt. Depuis sa maison, on voit très bien jusqu’où il est arrivé (à quelques mètres des premières habitations).

La ville de Trogir est située sur une petite île qui est reliée au continent par un pont. Les routes n’ont d’ailleurs pas été aménagées depuis 40ans (dixit la gérante) ce qui fait que la ville est constamment sujette à des embouteillages monstres (d’ailleurs, elle nous explique que ce n’est pas la peine d’essayer de quitter la ville avant 14h, car on mettrait plus d’une heure pour traverser le pont).

Le port de Trogir

La même photo qu’hier soir

La cathédrale St-Laurent

L’hotel de ville

Petites ruelle avec vestiges anciens

Un beau batiment sur le port

La forteresse de Kamerlengo

Le port

Avec ses palmiers

On finit notre visite par un ice café et un Granita au fruit de la passion pour faire baisser la température, puis on prend la route en direction du nord.

« Il fait chauuuuud, il fait de plus en plus chauuuuuuuuuuuud » (Passi)

En repartant on aperçoit depuis la route la belle ville de Primošten.

Sur notre route, on passe ensuite à côté de Sibenik. D’après le Lonely, il s’agit d’une charmante ville médiévale mais qui ne s’est pas encore développée d’un point de vue touristique. On décide d’y faire un tour pour voir ce qu’il en est. Et en effet, on est rapidement conquis par cette ville sympathique.
De belles églises, des fortifications, un cimetière ancien qui surplombe la ville et offre un point de vue intéressant, et un jardin médiéval entouré de petites ruelles. Bref, on sent le potentiel de cette ville, et on se dit que d’ici quelques années, vous entendrez parler de Sibenik.

La cathédrale Saint Jacques

Ils ont pensé aux touristes en mettant des explications sur les principaux monuments… faudra juste penser à arrêter d’utiliser Google Translate…

Vue sur la ville depuis le cimetière

Le jardin médiéval du monastère St Laurent

On poursuit notre route vers le nord (enfin, plus exactement, on essaie de poursuivre notre route, car à vrai dire on s’est un peu paumés en sortant de Sibenik). On voulait longer la côté jusqu’à Zadar, mais en évitant l’autoroute. Mais tous les panneaux qu’on voyait indiquaient Zadar par l’autoroute. Finalement, après être entrés dans de petits villages de pêcheurs et fait machine arrière, on a retrouvé notre chemin.

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En route, on est tombés sur une église New-Age, avec Jésus qui nage avec les poissons

Au passage, il faut qu’on vous explique quelque chose à propos de la langue Croate. C’est une langue qui ressemble à toutes les autres langues européennes, au détail près que pour faire des économies d’encre, ils ont décidé de supprimer toutes les voyelles.
Cela a donné des noms comme l’île de Krk (véridique, ça existe!)

Bon, à un moment ils ont eu pitié des étrangers qui n’arrivaient pas à prononcer la moitié des mots et ils ont quand même accepté de mettre quelques voyelles, mais à condition que ce soit en nombre limité, genre :
– le parc national de Krka
– l’île de mljet
– lac d’Okrugljak
– lac de Prosćansko
– Prvić
– Vbrnik

Bref, tout ça pour dire que le boulot du CO-pilote en Croatie n’est pas toujours des plus simples (le temps que t’as réussi à lire la moitié du nom de la localité qu’on a déjà dépassé le croisement).

Illustration :

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Le soleil commence à baisser et on se dit qu’on piquerait bien une tête dans la mer. On s’arrête à Biograd qui, malgré son nom à forte consonance écologique, à tout de la station balnéaire de masse. On trouve quand même une place pour poser notre serviette et profiter de la playa.

Quand on sort, le soleil est déjà couché, et il nous faut trouver rapidement notre emplacement pour la nuit. On fait quelques courses rapidos dans un supermarché (sympa le rayon traiteur), et on sort de la ville en direction de Zadar. Quelques minutes plus tard, on prend une petite route, puis un chemin qui nous amène dans un espèce de terrain vague en pleine campagne, juste à côté d’une église qui semble assez à l’écart de la civilisation.

Ce sera parfait.

On déguste notre repas royal :
– salade de mayonnaise avec quelques pâtes
– salade de mayonnaise avec quelques légumes coupes fin (style macédoine)
– salade de mayonnaise avec du riz (bon, ok, y’avait pas de mayo dans le riz)
Et en dessert : gâteau à base de crème, sucre, sucre glace, et chocolat.
Si avec ça on ne tombe pas malades cette nuit, c’est qu’on a l’estomac solide 😀

@demain (ou pas – le coin a l’air louche…)

8 réponses

  1. Si mes souvenirs sont bons, vous n’aviez pas un (Tom)² lors de votre voyage en Mongolie ? Pourquoi ne pas l’utiliser ici ?

    Ce qui me fait penser à une autre remarque : comme je suis très faignant, je n’ai pas le courage de regarder votre périple sur un plan. Ne serait-il pas possible de rajouter une mini-carte de votre itinéraire quotidien ?

  2. Le tomtom est bien là, mais la carte s’arrête en Italie (ce qui, au passage, n’est pas normal, puisque j’avais fait exprès de prendre la version « Europe » avec 40 pays…

    Pour la carte, on fera ça au retour. Ça prendrait trop de temps à faire en cours de route (déjà que la rédaction des articles, l’editing, la mini-retouche, et l’assemblage, ça prend plus d’une heure par jour…)

    1. Ben finalement, il s’est rien passé dans la nuit. A part, deux véhicules qui passaient pas trop loin de Züüd 2 pour décharger des choses en plein milieu de la nuit. Et les clebs qui aboyaient toute la nuit. Ça me rappelait trop Mada et l’insécurité la bas. D’ou mon inquiétude ;-).

  3. Bon, je ne peux pas ne pas réagir à CO-Pilote 😉 Voilà ! p’ti coucou de l’équipe CO-Pilote du coup !
    et notre NGR viendrait de Croatie avec ses 3 voyelles dans ses 12 lettres ?!

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