Split – Dubrovnik

Mais quel cauchemars ce spot. Il faisait effectivement plus frais que la veille, mais quand même pas suffisamment pour dormir les fenêtres fermées. Du coup, les moustiques en ont profité pour nous tenir compagnie toute la nuit.
« All Night Long » comme disait Lionel Richie (on continue sur la lancée des références de prestige).

Si l’on considère en plus qu’il y’a décidément deux partis politiques chez les ventouses :
– le parti conservateur : il base son idéologie sur un respect des valeurs des ventouses, à savoir adhésion, cohésion avec la vitre, attraction avec le rideau…
– le parti progressiste : il vise à émanciper les ventouses, à leur permettre d’exprimer librement leurs idées, leurs opinions, mêmes si ces dernières ne font pas consensus au sein de la voiture (je pense notamment au non respect de la règle d’or : interdiction de voter un budget dans lequel il y’aurait moins de ventouses collées à la vitre au petit matin qu’en début de soirée).
Et manifestement c’est le parti progressiste des ventouses qui a obtenu la majorité, surtout à l’arrière de la voiture.

Bref on a passé notre nuit à recoller de la ventouse, et à écraser des moustiques.

Cela dit, le paysage que l’on découvre le matin fait (un peu) passer la pilule.

De l’autre côté: la falaise

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Au petit matin, décision est prise de trouver un endroit où on va pouvoir rattraper notre sommeil pour ce soir.

Nous prenons la dernière portion de route qui nous sépare encore de Dubrovnik. On aurait pu continuer sur l’autoroute, mais comme maintenant on est déjà près de la côté, on va y rester. Du coup, on en prend plein la vue. Des falaises abruptes qui pénètrent dans l’eau bleue / turquoise, de petits villages perchés à flanc de colline, des églises perdues dans la forêt, ou des petits lacs entourés de montagnes.

Quelques extraits.

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On s’arrête aussi quelques minutes pour prendre des renseignements sur les ferries, mais c’est pas encore la bonne ville. Du coup on fait un petit tour dans cette station balnéaire aux petits airs de côte d’azur…

Après 2h de route (en roulant tranquillement) on arrive à Ploče où on peut prendre le bateau pour la presqu’île de Peljesac. De là bas, on peut atteindre Dubrovnik sans passer de frontière avec la Bosnie Herzégovine, alors que sinon ça nous oblige à faire un visa pour la miss pour quelques kilomètres.

On se met dans la file d’attente pour un car-ferry qui doit arriver dans moins de 45′. Le temps de faire (enfin) un peu de change et d’acheter des tickets pour le bateau, et nous voilà à bord. Pour l’anecdote, on à failli attendre 2h le prochain bateau: on était quasiment les derniers a monter. Je pense qu’il faut arriver un peu plus en avance la prochaine fois (encore faudrait-il avoir les horaires des bateaux).

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On quitte le port de Ploče à bord du Vladimir Nazor, et nous voilà partis pour une heure de traversée.

A bord, certains passagers prennent le soleil sur le pont, d’autres (la plupart ?) on investi le « salon », espèce de bar avec fauteuils en sky bleu qui sent un peu le renfermé, mais est très agréable car équipé de climatisation 😀

En quittant Ploče, une église entourée de palmiers 🙂

La belle ville de Ploče, avec son petit port de pêche

Et son architecture si particulière, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO

En arrivant de l’autre côté, à Trpanj

On laisse tout le monde descendre puisqu’on est coincés à l’arrière du ferry

Nous voilà donc sur la presqu’ile de Pelješac. Il nous reste maintenant environ 100km jusqu’à Dubrovnik. La route est sinueuse, et passe dans les montagnes de l’île. On traverse beaucoup de petits villages et de vignes (spécialité de la région, apparemment – il faut qu’on ramène quelques bouteilles au retour!).

Il faut aussi qu’on se méfie de la faune locale :

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L’entrée à Dubrovnik se fait en passant sur un magnifique pont qui enjambe un bras de mer (photo floue et ratée, mais c’est pour illustrer :D).

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Arrivés sur place, on suit les conseils du Lonely Planet, à savoir que le centre ville est exagérément cher par rapport au reste du pays, et qu’il vaut mieux se rabattre sur la presqu’île de Lapad pour tout ce qui concerne l’hébergement. On tente donc notre chance auprès d’une chambre d’hôtes recommandée par le Lonely (en restant relativement peu optimistes quand à nos chances de succès : en pleine saison, sans réservation, et auprès d’une des meilleures chambres d’hôtes de la ville d’après le Lonely). En effet, la propriétaire nous explique que c’est complet chez elle. Par contre, très sympathique, elle nous propose d’appeler des amis à elle qui ont également une chambre à louer, et qui auraient peut être de la place. Après vérification auprès de son amie, c’est effectivement le cas. Nous suivons donc le fils en scooter orange qui nous amène jusqu’à cet autre hébergement. Celui ci se situe à mi chemin entre Dubrovnik et Lapad, soit à moins de 20minutes à pied de la vieille ville (contre plus du double pour la chambre à Lapad) et nous reviendra le même prix! Comme quoi, rien ne sert de s’y prendre trop à l’avance.

La chambre se situe dans un quartier central mais résidentiel de la ville. Il faut monter une petite ruelle en escaliers pour y arriver. Il se situe sur le toiti de l’immeuble où habitent les propriétaires. Nous avons une chambre à nous, on partage la douche et les WC avec nos sympathiques voisins, et la clim fonctionne! que demande le peuple!

Après une bonne douche, et une petite sieste (ainsi qu’une mise à jour du blog), nous voici partis à l’assaut de la vieille ville de Dubrovnik. Le soleil est déjà couché, il devrait faire moins chaud maintenant.

Le chemin qui nous amène à la vieille ville surplombe la mer, et permet d’admirer de belles criques (malheureusement plus assez de lumière pour des photos), ainsi qu’un très bel hotel construit au bord de l’eau (photos demain).

On passe aussi devant un des hotel de luxe de la ville

On arrive devant la « porte pile », point d’entrée de la vieille ville. On peut déjà y admirer les remparts (nous avons prévu d’y monter demain), et une forteresse au bord de l’eau.

La vieille ville est entourée de remparts et est traversée du nord au sud par le Stradun, l’allée principale. Celle ci est coupée d’une myriade de petites ruelles remplies de magasins, restos et bars.

De nombreux monuments sont présents dans le centre: une dizaine d’églises, une synagogue, l’hotel de ville, le palais du recteur, le palais sponza, etc.

Beaucoup de touristes, même la nuit tombée (c’est vrai que la ville est très bien éclairée, que les vieilles pierres dans l’ombre, ça a un certain charme, et surtout qu’il y fait plus frais (un peu)).

Le Stradun

Les p’tites ruelles

L’église Saint Blaise, et à gauche, le Palais du Recteur

Le Stradun depuis la petite fontaine d’Onofrio

En essayant de nous perdre dans la vieille ville

On s’arrête pour manger dans un des innombrables restaurants du centre ville. D’après le Lonely ils ne sont pas tous recommandables. Il faut croire qu’on est bien tombés (celui conseillé par le Guide était plein – forcément), parce que les pâtes étaient excellentes chez Tony 🙂

Accompagnées d’une petite bière locale

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Avant de quitter le centre et de rejoindre notre chambre, on ne peut s’empêcher de prendre une petite glace sur l’avenue principale.

9 réponses

  1. Vieille ville splendide !! Ca donne envie d’y flaner, au milieu de la foule…

    Sinon : vous n’avez pas moyen d’acheter un anti-moustique dans une pharmacie ??

    Bonne continuation et bisous à vous 2 !

  2. On a un anti-moustiques (ramené de Floride – peut être pas adapté aux moustiques locaux?) et une crème apaisante qui ne semble pas très bien fonctionner.
    Tu as raison, on va p’tet investir dans un produit local dont l’efficacite est testée.

  3. Ah ben c’est malin j’ai envie d’aller en Croatie maintenant ! 😉
    Merci pour votre prose, je ne commente pas tout mais je suis un fidèle lecteur !

    Bisous à tous les deux

  4. Nous avons vu Dudrovnik en 1981, nous avons suivi via la télé le siège de la ville et les dégats importants subis par ces vieilles pierres nous sommes revenus il y 5 ans que de belles restaurations quelle animation et les photos de Ohad le prouvent.

    Cela vaut vraiment le cout d’y aller et aussi aller plus au sud vers Kotor.

    Bonne route les globe trotters

    JPP

  5. -> JP : merci!

    -> Gégé : s’il faut de la colle, ça va pas le faire : on ne vas plus pouvoir baisser les vitres… (on a déjà failli faire un carnage l’autre jour en baissant la vitre alors qu’une ventouse (du parti conservateur) était encore collée dessus… elle est passée sous le joint, et la vitre était coincée en bas… j’te raconte pas la galère pour la remonter 😀

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