Bibione – Split

Réveil avec les premières lueurs du soleil, la nuit fut courte.
Chaude, agitée (moustiques) et courte. Mais qu’importe, on rattrapera notre sommeil les prochaines nuits (ou pas).

Notre emplacement

Après une rapide toilette en mode « roots », on reprend la route en direction de Trieste. On s’arrête pour acheter de quoi petit-déjeuner chez carrefour (ouvert le dimanche ici aussi). Je finis l’article de la veille pendant que la miss fait les emplettes.

Et soudain c’est le drame : en sortant de la place de parking, on arrache (mais littéralement) le pare-choc avant qui était monté de quelques cm sur le trottoir. Il s’est complètement décroché, le bâtard. Presque posé par terre. On organise un rapide conseil de guerre: impossible de repartir en l’état (ou alors on ressemblerait à un véhicule blindé construit par l’Agence tout risques, dans lequel Barracuda se serait fait kidnapper par les méchants et c’est Looping qui se serait occupé de la partie avant du véhicule), il faut le remettre en place au moins provisoirement, pour qu’on puisse le réparer plus tard (voir le changer, vu son état). Retour chez Carrouf, on achète un rouleau de scotch américain et deux sangles. Après quelques minutes de travaux acharnés, voilà le résultat de notre bricolage:

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Mais quel carnage.

On repart en serrant les fesses à chaque micro-bosse de la route. Ça nous rappelle de bons souvenirs de serrage de fesses avec Züüd quand on avait perdu le pot d’échappement / les silent-blocs / failli crever une roue (rayer la mention inutile).

Au bout de quelques minutes, on s’arrête sur une aire d’autoroute pour vérifier l’état du dispositif : la moitié des morceaux de scotch étaient partis (ça doit être le même fabriquant que les ventouses).

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On rachète un autre rouleau à la station. Celui la à l’air plus costaud (en plus il y’a marqué « Extra Strong » dessus, c’est que ça doit être de la bonne came!).

La deuxième pose semble plus costaude:

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Elle a de la gueule comme ça, la titine!!

On arrive bientôt aux abords de Trieste qu’on contourne pour retrouver la route de Rijeka.

 

Sur les hauteurs de Trieste

On passe la frontière (déserte) entre l’Italie et la Slovénie. Personne ? Tant mieux : on ne savait pas si ça passerait tout seul pour la miss…

Quelques kilomètres plus loin, nous voici à la frontière entre la Slovénie et la Croatie. Cette fois il y’a déjà plus de monde. Le garde frontière vérifie nos papiers, puis semble intéressé par le pare chocs de notre voiture. Ci-dessous un extrait du dialogue entre nous et le douanier (traduction littérale de langlais / croate / langage des signes):
lui: « comment ça arriver ? (pointant du doigt le carnage du matin) »
Nous : « accident stupide ce matin »
Lui: « vous avoir constat ? Déclaration police ? »
Nous : « nous pas déclaration police : nous rentrer dans (et là, j’ai cherché le mot trottoir pendant quelques micro-secondes et j’ai bien du me rendre à l’évidence…) route, comme dans American History X. Toi connaître ? » (je vous mets au défi de mimer un trottoir à un douanier :D)
Lui : « Vous aller jusqu’où comme ça ?
Nous : « Dubrovnik » (note pour plus tard : apprendre à ne pas dire toujours toute la vérité)
Lui : « oula, vous sûrs ça va tenir ? »
Nous « no problemo »
Lui: « OK, vous pouvoir partir »
Nous (discrètement): « YES »

Bref, nous sommes entrés en Croatie!

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Il nous reste maintenant un peu plus de 600km pour rejoindre le point le plus au sud de notre périple (Dubrovnik).

La route à été refaite tout récemment, on dirait, et on a droit à une autoroute qui semble flambant neuve! On s’arrête sur une aire avec macdo et connexion wifi pour envoyer l’article de la veille, puis nous revoilà partis en direction du sud.

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tunnel au dessus de l’autoroute

La route est magnifique et nous offre des panoramas à la fois sur la côte et les montagnes croates.

Au coucher du soleil, nous nous arrêtons pour admirer le paysage : on dirait un fjord en Norvège.

Un village perdu derrière le pont de l’autoroute

On décide de nous arrêter aux environs de Split. On tente une approche du centre ville, mais ce dernier nous semble trop bondé de monde (et même pas de place pour nous garer).

On fait donc quelques courses rapides (de quoi compléter nos paquets de chips pour le picnic) puis on ressort de la ville à la recherche d’un spot tranquille.

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Tradition oblige : des chips de tous les goûts 😀

On longe la côté pendant quelques kilomètres, mais la zone est très dense, et on peut difficilement s’arrêter devant un hôtel ou chez des particuliers. On bifurque alors en prenant une toute petite route sinueuse qui remonte la falaise. Des maisons sont perchées a flanc de montagne sur la première partie, mais se font de plus en plus rares par la suite. On arrive enfin en haut d’un belvédère complètement isolé. En bas : vue sur la mer. En haut : la falaise. Depuis 3h qu’on est la, y’a une seule voiture qui est passée.

En cherchant bien on voit même la grande ourse!

Le coin à l’air paradisiaque. Picnic et au lit.

5 réponses

  1. La classe, le scotch assorti à la voiture 🙂
    C’est très important de respecter les Traditions, vivent les chips 😉
    Sinon, chouettes photos, ça a l’air bien tout ça ! Et puis c’est agréable de vous voir voyager depuis la clim du bureau ! (ou pas…)
    Bonne route !

  2. Salut,
    Chouette un blog voyage à lire tout le matin en arrivant au bureau !

    Figure toi que cette année en descendant de Bruxelles dans le sud de le France vers Nîmes, une caravane m’a aussi arraché mon pare-choc sur une aire d’autoroute. J’ai fait la même réparation que toi, sauf le ducktape en moins. Heureusement que j’avais des sangles dans la voiture.

    A l’ocassion je t’enverrai la photo 🙂

    Bonne route 🙂

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