Thonon-les-Bains – Bibione

Comme dirait Bruno Salomone (v’la les références :D) : « pas de violence, c’est les vacances ».

On démarre donc la journée tranquillement, sans stress. L’objectif est de se rapprocher au maximum de Trieste, la dernière ville italienne avant la Croatie (pour être précis, il s’agit en fait de la dernière ville italienne avant la Slovénie, puisqu’il faut faire quelques kilomètres en Slovénie pour entrer en Croatie).

Dernières vérifications à la maison : le frigo est vide, les volets fermés, les plantes arrosées, le chat est mort (ah non, pardon, on n’a pas de chat… ouf, sauvé :D).

Est ce qu’on a tout pris ? À priori oui :

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On balance donc tout plus ou moins en vrac dans la voiture (cette phrase prendra toute son importance plus tard dans la journée) et nous voilà partis.

Ce qui est bien quand on n’habite plus à Paris, c’est qu’on a pas 2h à prévoir pour sortir de la ville, traverser le périphérique, et faire les 20 km pour se retrouver vraiment à l’extérieur de la capitale. La, au bout d’un peu moins d’une heure, on se retrouve nez à nez avec une petite montagne de rien du tout…

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Bon, là où ça se complique un peu, c’est qu’on n’est manifestement pas les seuls a vouloir passer dessous aujourd’hui

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Du coup on en profite pour picniquer en attendant notre tour (30′ d’attente).

On peut observer les dizaines de sauteurs en parachute qui se font larguer par avion.

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mais si, on les voit 😉

On traverse donc le tunnel du mont-blanc, et nous voici en Italie.

La température à l’intérieur du tunnel est insupportable. Heureusement notre monture est équipée de clim 🙂

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Ce qui est bien quand on voyage à l’étranger, c’est qu’on est très vite dépaysés. Ne serait-ce que les panneaux de signalisation : après chaque entrée ou sortie d’autoroute, les italiens mettent un panneau rappelant la vitesse (130km/h) ainsi qu’un autre à 50km/h, mais avec un petit « Nota Bene » qui, pour ceux ne maîtrisant pas la langue des pizzas, est relativement obscur:

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On hésite entre « en cas de neige », « quand il fait nuit » ou d’autres idées qui nous semblent encore plus farfelues. Saurez-vous nous éclairer ?

Même si on reste sur les autoroutes aujourd’hui, on passe quand même à côté de quelques châteaux sympathiques, dont celui la.

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Au bout de 5h de route, une petite pause s’impose, avec changement de conducteur. On fait un petit arrêt dans un des « autogrill » qui bordent la route.

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Tient: Ducon est aussi arrivé en Italie…

En repartant, on embarque avec nous deux auto-stoppeuses lituaniennes dont une parlant français (elle habite à Genève). Elles sont parties de Genève ce matin et se font un trip en dans les balkans en mode sac à dos.

Le soleil commence à descendre doucement, et on s’aperçoit qu’on va être un peu short pour arriver jusqu’à Trieste. On décide de sortir de l’autoroute à Portoguaro et de nous rapprocher de la mer pour la nuit. On arrive à Bibione qu’on pensait être un petit village au bord de l’eau, mais qui s’avère finalement être une immense station balnéaire blindée de touristes. On lâche nos deux autostoppeuses devant un camping, et nous voilà à la recherche d’un coin pour manger et d’un autre pour dormir.

Pour manger, on s’arrête près du centre et on déambule dans la ville. Le soir, l’artère principale de la ville est réservée aux piétons, et c’est une véritable marée humaine qui déferle dans le centre.

 

Restaurants, magasins, casinos, bars, hôtels, tout y est, et tout est ouvert jusqu’à tard dans la nuit.

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Même un cheval grandeur nature pour les enfants

La température aussi est au RDV: il fait encore très chaud alors que le soleil est déjà couché depuis longtemps…

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Ces deux photos ont été prises à quelques secondes d’intervalle.

On s’arrête dans un des nombreux restos de la ville.

Pour l’anecdote, je commande une pizza (obligatoire, en Italie)

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Très bonne

Et la miss du « cutled fish » qui, malgré la présence du mot « fish », n’est pas du tout du poisson…

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PS: ce n’est pas moi qui ai pris cette photo – je ne l’ai même pas regardée!!

Beurk!! Désolé, c’était au dessus de mes forces. J’ai été obligé de mettre le pot de gressins devant moi pour ne pas voir ces trucs blancs et gluants dans son assiette (elle ne les a pas touchés finalement).

Autre anecdote: les restos proposent presque systématiquement un espèce de vieux crooner qui, accompagné d’un synthé essaie de faire danser les vieux couples sur des musiques locales mais datant du siècle dernier (avec plus ou moins de succès, d’ailleurs;)


Celui ci sent particulièrement le sapin quand même 😮

Pour la nuit, on essaie de se retirer un peu de la ville. On trouve un emplacement au bout de quelques minutes, bien à l’écart (photo demain matin).

Ce qu’on apprendra plus tard, c’est qu’on n’est pas seuls puisqu’étant près de canaux, il y’a de nombreux moustiques dans le coin.

Le temps d’installer notre nouveau système de rideaux (système restant largement améliorable – sont notamment en cause les ventouses manifestement fabriquées à bas prix), ils sont déjà moult dans la voiture. Le temps ensuite d’installer le lit, de ranger les affaires, et ils sont encore plus nombreux (et en plus on meurt de chaud).

Bref, cette première nuit fut quelque peu éprouvante. On a du trouver le sommeil vers 3h du matin, quand j’ai finalement décidé d’ouvrir la porte pour laisser entrer de l’air.

2 réponses

  1. Héhé de nouvelles aventures à lire 🙂

    Sinon : cuttlefish = seiche…

    Et franchement, je sais pas comment vous faites avec cette chaleur !!

    Bisous et bon voyage !

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