1er août 2015 – Cap Nord – Karasjok

En rentrant hier soir après notre sortie de minuit il faisait déjà pas très beau, mais cette nuit, c’est carrément la pluie qui est tombée. Le vent est retombé un peu, du coup, ce qui nous a permis de ne pas être trop secoués (on n’avais pas mis les béquilles…).

Au petit matin, donc, voilà ce qu’on voit depuis le camion :

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Autant dire, pas grand chose…

Bon, on a bien fait d’arriver hier, ceux qui sont arrivés aujourd’hui ne verront pas grand chose (à part le film panoramique sur le Cap Nord au cinéma…)

Petit dej, rédaction de quelques cartes postales et envoi depuis la poste du Cap Nord.

A notre retour au camion... c'est pas mieux
A notre retour au camion… c’est pas mieux

Il est presque midi lorsque nous levons (enfin) le camp. Nous faisons la route retour sur l’île de Mageroya. Forcément, avec la pluie et le brouillard intense, c’est beaucoup moins impressionnant qu’à l’aller.

Nous nous arrêtons à Honningsvag, devant un supermarché pour faire quelques courses et déjeuner dans le camion. Puis nos repartons sous la pluie et nous longeons à nouveau cette route qui trace entre le fjord et les falaises.

Nous faisons quelques belles rencontres en chemin

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Un des ponts que nous avons traversés…
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Le camion sous la pluie

Cette route fait vraiment penser à Inception par endroits, avec ces blocs de falaises qui menacent de tomber…

On trouve ici aussi, au bord d’une plage, ces sympathiques créations

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Nous arrivons à Oldefjord sous la pluie, et prenons la direction de Lakselv (on n’a pas encore pris cette route là). Il y’a peu de stations service sur la route et on arrive bientôt dans le rouge. On s’arrête dans une station, sous la pluie, mais le prix (plus de 1,60€ le litre de diesel) nous parait exagéré. On continue sous la pluie jusqu’à la station suivante (40 km, on a de la marge). En arrivant sous la pluie, nos deux cartes ne fonctionnent pas. Aye. La prochaine station est dans…. 42 kilomètres.

On y croit (au pire, on a un jerrican rempli dans la soute). Les kilomètres passent sous la pluie : 35, 30, 20, 10, 5…. finalement, on arrive à Lakselv sous la pluie et on fait le plein.

Puis on se dirige vers Karasjok, toujours sous la pluie. La route devient un peu plus monotone, même si elle reste plaisante.

On fait de nouvelles rencontres. Oubliez Cecil, le vrai roi des animaux, c’est le mouton !

Il peut dévier tout un convoi sous la pluie !

On arrive à Karasjok vers 19h, sous la pluie. On fait un petit tour de reconnaissance sous la pluie, puis on décide de nous installer au camping cette nuit, pour profiter de toutes les installations (douche avec plein d’eau, machines à laver, sèche linge, internet, vidange, 220V pour recharger les batteries…).

Lorsqu’on paie la dame de la réception nous indique qu’une tente Sami est mise à disposition des occupants du camping. Un feu sera allumé un peu plus tard et on pourra venir avec notre repas. Super, ça a l’air sympa !

On part donc sous la pluie acheter de la viande pour la faire griller et une petite salade de pommes de terres. On retourne au camping sous la pluie et on s’installe sous la pluie. Poupoussy s’occupe du linge pendant que je m’occupe du bébé. Une fois Eden couchée, on prend avec nous nos côtelettes d’agneau à griller avec quelques outils, puis on se dirige, sous la pluie, vers la tente Sami.

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En arrivant, on voit une douzaine de personnes discuter autour d’un feu allumé. L’ambiance a l’air sympa (même si on ne comprend rien – ça parle des langues qu’on ne maîtrise pas…), mais par contre, pour faire griller nos côtelettes, c’est pas l’extase..

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Elle est où la grille (non, pas là)

On se dit qu’on a peut être mal compris la dame de l’accueil, et que quand elle disait « bring your own food », c’était pas forcément des côtelettes…

Bref, on ne se démonte pas. On reste quelques minutes pour profiter de la chaleur du feu, puis on repart au camion.

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On décide, malgré la pluie, de faire un barbecue sur un des barbecue jetables qu’on a acheté au début du voyage (au Danemark, de mémoire).

On sort le grand jeu, avec ouverture du auvent

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Le principe du barbecue jetable est très simple : une barquette d’aluminium, quelques morceaux de charbon et un papier imbibé. En théorie, on allume tout ça, on laisse 15 minutes, puis on peut balancer la viande. Bon, ça, c’est la théorie. en pratique ça donne ça.

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Au début, on a de belles flammes. C’est le papier imbibé qui crame. On se dit que c’est gagné.

puis 2-3 minutes plus tard : plus rien. On a l’impression que tout s’est éteint. Alors on balance le papier cartonné qu’il y avait sur le barbecue, en espérant qu’il prenne feu et ravive le tout.

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On insiste un peu avec quelques allumettes, puis on se dit que quand même, il y’a des hectares entiers de forêts qui crament tous seuls en Gironde, et nous on n’est pas capables d’allumer un pauvre barbecue ?

Bon, finalement Poupoussy reprend le contrôle de la situation, et au bout de 20 minutes, on a de jolies braises.

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Comme quoi, il suffit d’un peu de charbon, d’une allumette, et de beaucoup de papier imbibé de pétrole pour faire un feu…

On balance nos côtelettes et quelques minutes plus tard, on se régale.

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Au fait, un petit mot pour féliciter Alice, fidèle parmi les fidèles de ce blog, qui a accouché hier !

3 réponses

  1. A la lecture de tous ces articles, me vient une question existentielle: on connaît l’amour d’Eden pour les tracteurs, et la passion invéterée d’Ohad pour les ponts. Mais quid de Poupoussy ??? Cest quoi ton obsession nordique à toi ?

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