Antsirabe – Betafo – Miandrivazo – Morondava

On s’est levé vachement tot ce matin: 5h20!
Avant de partir, on est passé par une rue commercante d’Antsirabe pour acheter des Mofo Gasy et Mofo Menakely (des especes de beignets frits à base de farine de riz et farine de blé respectivement).


Une petite fille à Antsirabe


Les rues à Antsirabe sont blindées de pousses-pousses. Les tireurs sont souvent pieds nus

Puis on est parti direction Morondava.
Quelques kilomètres après Betafo, alors que Naivo conduisait, on a crevé la roue avant gauche (en pleine cote).
Un beau clou planté dans le pneu… Au bout d’une heure, et après quelques tentatives de lever la voiture avec le kriek qui manifestement n’était pas adapté à un 4×4, on a quand même réussi à changer la roue…


2ème jour: une crevaison… ca promet 😉

On décide de retourner à Betafo pour réparer le pneu crevé, au cas où, car après, il n’y a pas de ville importante avant longtemps…
En tout on a perdu 2 bonnes heures.


L’église de Betafo


En attendant que le garagiste répare notre pneu crevé…

On repart de Betafo. Les 1ers kilomètres roulent bien. La route est bien goudronnée, sauf parfois dans les villages… J’ai testé un peu la Toyota, bon, faut avouer qu’elle n’est pas faite pour de la route: c’est un veau.
Bien sur, on était 8, et chargés à bloc, mais quand même. La direction est un peu bizarre, aussi, genre y’a du jeu, tu peux tourner le volant sans que la voiture tourne… tu sais jamais si tu vas rouler tout droit ou si ca va tourner… m’enfin ca reste un super 4×4 quand même… et de toute façon on va pas se plaindre, on a rien eu a payer pour ca. D’ailleurs, même l’essence, c’est Julien et Dorette qui ont économisé des tickets d’essence qu’ils recoivent du ministère pour qu’on puisse partir pendant les vacances…


Les rizières entre Antsirabe et Betafo.


Sur la route…

Vers midi on est arrivé à Miandrivazo, petite commune environ à mi chemin entre Tana et Morondava.
Il y a plein de magasins colorés et des restos (hotely) un peu partout.
On décide de manger sur place, on s’installe dans un petit Hotely. J’ai pris du Omby (zébu) en sauce… très bon! Incroyable, on a mangé à 8 pour moins de 80’000 FMG (moins de 80 balles!).

A partir de Miandrivazo, c’est Julien qui conduit: c’est de la piste, et il parait qu’elle est en mauvais état.
En fait, elle roule plutot bien, mais il parait qu’à une époque c’était bien pire, et qu’à certains endroits, les chauffeurs préféraient carrément aller faire du hors piste, tellement la piste était défoncée…


La piste entre Miandrivazo et Malaimbandy.

Tous les quelques kilomètres (pas trop rapproché quand même) on traverse un petit village perdu. Les gens sont assez curieux quand ils nous voient passer, et arrêtent souvent leur activités pour nous regarder.
Les enfants nous font souvent des signes.


Traversée d’un village.

Dans les villages, les maisons sont toutes petites. Les matériaux de fabrication changent au fur et a mesure que l’on avance: au début (sur les hauts plateaux), c’est plutot des maisons en terre rouge ou ocre, parfois en brique (plutot dans les villes), et plus on avance, plus on voit des maisons en bois ou en paille…
Les toits sont faits en branches de palmiers.

Les feux de brousse sont nombreux dans cette région. D’après Dorette, c’est en période d’élections qu’ils sont les plus nombreux car les gens expriment ainsi leur mécontentement par rapport au gouvernement actuel qui n’est même pas capable d’éradiquer les feux de brousse.

Au bout de 110 Km de piste (environ 3h) on arrive à Malaimbandy. C’est la fin de la piste, on reprend une route à peu près normale (le bas coté est un peu défoncé et il faut parfois zigzaguer pour ne pas tomber dans les crevasses…


La route près de Malaimbandy.

Stéphane qui conduit sur cette portion apprend à traverser les ponts en douceur… (c’est pas gagné, pour l’instant… 😉


Faut dire que les ponts sont parfois dans un triste état… celui la, il lui manquait quelques lattes 😉

Les paysages jusqu’à Morondava sont très variés: brousse, collines caillouteuses, mais aussi forêts éparses et rizières d’un vert presque fluo.
En approchant de Morondava, on commence à voir les premiers baobabs. Ils sont superbes, avec leur tronc immense et leur feuillages ridiculeusement sous dimensionnés.


Coucher de soleil sur les Baobabs en arrivant à Morondava.

On arrive à Morondava quand le soleil se couche (magnifique coucher de soleil, rond et rouge comme seule l’Afrique sait les faire…).

L’hotel, le Batelage, est plutot bien noté dans le guide du routard. En fait, ils sont sympa et arrangeants (ils nous ont installé 6 lits dans une chambre et 2 lits dans l’autre).
Par contre y’a plein de détails marrants: On est au 2ème étage, et chaque marche de l’escalier s’obstine à avoir une hauteur différente des autres.
En plus l’architecte a fumé quand il a concu l’escalier. A un moment y’a une amorce de virage, en plein milieu entre les 2 étages, puis il a remarqué qu’il a commencé à tourner trop tot, alors il a finalement continué tout droit…


L’escalier de l’hotel Batelage.

La douche fonctionne (cool, y’a de l’eau chaude et froide), par contre, l’eau ne s’évacue pas.
Et le top: les 2 serviettes de la salle de bain ont manifestement déja servi 😉 J’ai l’air de raler, la, mais en fait tout ça n’a pas du tout aléré notre bonne humeur… On va diner au « Sirène ». Très bon poulet au coco avec des frites (eh oui, ca fait déja 2 jours qu’on tourne au riz (vary)…
Par contre, ils respectent bien la devise de Morondava: Moramora… on a mis plus d’une heure à être servis.

Allez, o lit.

 

Laisser un commentaire