9 août 2018 – Rättvik – Idre

Quel spot hier soir ! Le coucher de soleil magnifique, accompagné d’une petit apéro des familles au son d’Eric Clapton (grâce à l’enceinte connectée – probablement le meilleur achat de ces vacances). ça va être difficile de faire mieux (mais on va essayer).

On prend le temps de préparer nos affaires ce matin, de prendre le p’tit dej, et de lire le Lonely de Suède (la fin) et Norvège pour préparer la suite du voyage.

On décolle un peu après 10h. Direction une station service pour faire le plein d’eau et vérifier la pression des pneus (et nettoyer un peu le pare brise qui est bien attaqué par les moucherons écrasés…).

Une fois cette étape terminée, on cherche l’église de Rättvik. Il parait qu’elle est plutôt sympa, et entourée de 83 écuries, l’ancêtre des parkings modernes). On trouve facilement l’église qu’on visite.

L’église est entourée par un grand cimetière.

ici ça allait encore, mais par endroits les tombes étaient complètement de travers, probablement déplacées par les racines d’arbres (qui ont depuis été coupés – à raison). Cela donne parfois des airs du clip de Thriller de Michael Jackson 😀

A l’intérieur finalement rien d’exceptionnel.

mais c’est plus intéressant de comprendre comment l’église a évolué depuis le 12ème siècle.

il y a quand même ces dessins au plafond qui sont sympa.

Au début on n’a pas trouvé les écuries. On pensait même qu’elles avaient été remplacées par le cimetière. Mais finalement on les a trouvées de l’autre côté de l’église. Mais on se demande quand même comment c’était utilisé. Les portes nous semblent vraiment petites pour faire rentrer un cheval (même si Eden a sa théorie sur ça – démonstration de baissage de tête à l’appui).

On profite pour faire une petite balade dans le coin, le long du lac. Il fait super beau et agréable.

Une fois la visite terminée, on met le cap en direction de Nusnäs (oui, moi aussi le nom me fait rire… on dirait pas le nom d’un tapis de salle de bains chez IKEA ? ou sinon d’une lampe de chevet. Je me vois tout à fait dire « Oui, j’ai pris une Nusnäs pour la chambre à coucher » 😀 ).

Enfin, tout ça pour dire qu’on se rend à Nusnäs, donc, non pas pour nous équiper en meubles design et bon marché, mais pour voir un des symboles de la Suède : le cheval de Dalécarlie (la région où on se trouve).

Instant culture : Le cheval de Dalécarlie est une figurine en bois traditionnelle de la région ayant la forme d’un cheval (jusqu’ici vous me suivez), généralement peinte de couleur rouge. L’invention de cette figurine remonte au XVIIIe siècle. Les bûcherons de la région de Dalécarlie s’amusaient à sculpter des jouets pour leurs enfants dans du bois afin de passer le temps pendant les longues soirées d’hiver. Il s’agissait de chevaux le plus souvent, car cet animal avait une grande importance à l’époque pour les travaux de la ferme, comme animal de bât et de selle. Le cheval était donc un bien précieux.
Une autre version de l’origine du cheval raconte que le roi Charles XII de Suède livrait une guerre en Europe. Au cours de l’hiver 1716, de nombreux soldats logèrent chez des habitants aux environs de la ville de Mora, au bord du lac Siljan. La nourriture se faisait rare, comme souvent en temps de guerre, et l’hiver fut très rude. Selon la légende, un soldat s’amusa à sculpter un cheval dans un morceau de bois, à le peindre en rouge et à l’offrir à l’enfant de la famille qui le logeait. La mère de l’enfant offrit un bol de soupe au soldat en remerciement. Le soldat sculpta alors un autre cheval, et reçut un deuxième bol de soupe. La nouvelle se répandit rapidement chez ses camarades soldats, qui se mirent eux aussi à sculpter et à peindre des chevaux en bois en échange de nourriture.

Et il se trouve que les deux principaux fabricants de cette figurine se trouvent… oui, dans le mille : à Nusnäs.

L’un s’appelle Nils Olsson, et l’autre s’appelle Grannas A. Olsonns (c’est pas une blague 😀 ).

On s’arrête chez Olsonns (c’était le premier avec un parking à dispo). Les mecs ils ont tout compris au business : l’atelier est complètement ouvert, et on peut voir la fabrication du p’tit cheval de A à Z. Il y a des grands chevaux sur lesquels on peut monter pour faire des photos souvenir, évidemment une boutique bien fournie avec des chevaux de toutes tailles, et en plus, la possibilité de dessiner ses propres chevaux sur des chutes de bois qu’ils ont découpé en forme de cheval.

La découpe des p’tits chevaux

Les finitions se font à la main (là le gars venait de se lever)

Il y a l’atelier de peinture rouge

Puis le dessin à la main de chaque cheval.

Magnifique travail d’artiste !

Il y a une exposition avec des chevaux farfelus qu’ils ont fabriqué

les records du monde de petit cheval (3,5mm) et grand cheval (13m de haut quand même le bestiau !)

et puis l’atelier de peinture mis à disposition gratuitement pour les petits enfants et les grands enfants…

Du coup on s’y est mis aussi.

en cours de séchage.

et une fois terminé 🙂

Bon, en vrai ça ressemble plutôt à ça

où ça pour le plus grand qu’on ait vu

allez avance !

avec Eden derrière

La boutique regorge de chevaux de toutes tailles, toutes les couleurs, à tous les prix. Il y a également des goodies de la suède pour tout bon touriste qui se respecte. Bon, nous on n’est pas très « bibelots » de voyage. On se fait des kiff avec les magnets des pays qu’on traverse (mais on a déjà celui de la Suède – acheté en 2006), et les bouteilles de fanta du monde entier… donc pas de cheval pour nous (à part ceux qu’on a dessiné nous-mêmes – ceux-là sont collectors).

On repart de chez Olssons et on le remercie pour son accueil (et on s’excuse auprès d’Olsson de ne pas être passés chez lui), puis on se dirige vers Mora, dernière « grande » ville avant la frontière avec la Norvège. On repère sur internet un restaurant qui fait du « lunch buffé », apparemment la spécialité en Suède. Il fallait qu’on essaie ça (on avait fait celui de la chaine « eat », mais c’était vraiment bof). On le trouve au centre de Mora, mais pour arriver jusque là, il faut traverser un pont au dessus de la rivière, et il semblerait que ce soit le seul pont à des dizaines de kilomètres à la ronde, donc on a droit à des bouchons pour la première fois depuis longtemps.

Le resto est super sympa : au bord de l’eau, ambiance décontractée, possibilité de recharger le PC portable, et le buffet est bien garni (beaucoup de crudités et quelques salades en entrée, plusieurs plats de viande ou poisson, et en dessert, des espèces de crêpes avec crème acidulée et confiture de fraise locale) et très bon. Avec boissons et café à discrétion, le tout pour 125 SEK (12€), c’est plutôt imbattable. Vive la Suède).

En repartant du resto, on décide de profiter des prix bas de la Suède pour faire quelques courses, et faire le plein de Züüd. Pour cela on doit traverser le pont dans l’autre sens pour rejoindre la zone commerciale.

Sur le parking du supermarché, avec une magnifique voiture américaine des années 60.

Alors, cette photo mérite un petit teasing : on a remarqué depuis notre arrivée en Suède qu’il y avait un grand nombre de voitures anciennes, dont énormément de vieilles américaines en super état de conservation. On a d’abord crû à une coïncidence. On a même lancé un petit concours entre nous : chacun a choisi une couleur (Eden : orange, Poupoussy : bleu, Ohad : jaune), et chaque fois qu’on voit une vieille voiture de la bonne couleur, on gagne un point). Bon, à vrai dire, on ne compte pas vraiment les points, mais qu’importe, ça occupe bien Eden 🙂 . Mais ce soir (après une rapide recherche sur internet), on a compris que ce n’était pas une coïncidence, et on a compris la raison.

Nous quittons donc Mora avec le caddie rempli (restons calmes – on a un tout petit frigo et peu de rangements) de soupes lyophilisées suédoises (oui, c’est un autre de nos fétichismes de voyage : on aime bien goûter les soupes locales 😀 – décidément vous saurez tout aujourd’hui !), de bières (moins chères en suède), de fruits et légumes, de confiture de baies polaires, etc.

Nous prenons la direction nord ouest, pour nous rapprocher de la frontière avec la Norvège. Environ 160km nous séparent de Idre, dernière « petite » localité avant la frontière (bien plus petit que Mora).

La route est plutôt monotone, et nous rappelle des souvenirs de la traversée de la Finlande. C’est beaucoup de forêts de part et d’autre de la route.

Heureusement qu’il y a quand même des trucs intéressants qui se passent de temps en temps, par exemple :

Ce joli pont qu’on n’a pas traversé

Cette halte au bord d’un lac artificiel (on voit le barrage au bout)

ça aurait pu faire un beau spot pour cette nuit si on n’avait pas prévu de rouler un peu plus longtemps…

Plus sérieusement, la route est quand même plaisante et plus variée qu’en Finlande.

A un moment, on voit un panneau « attention rennes ». 10 secondes plus tard, Poupoussy m’indique qu’elle a vu un renne sur le bord de la route. Frein à main, demi-tour en dérapage, je reviens sur l’endroit indiqué, et effectivement, il était là :

Notre premier renne 2018. Trop cool !

On continue notre route, et on tombe sur deux vieilles voitures américaines qui nous précèdent

On les dépasse, puis en arrivant dans une petite localité, on en voit deux autres

et on sent bien qu’il se passe quelque chose ici. Toute la ville est dehors, des drapeaux américains partout, des vieilles caisses dans tous les sens…

On se croirait dans l’amérique profonde

Oui, j’ai gagné des points avec les jaunes !

On repart contents de ce spectacle, sans vraiment comprendre ce qui s’est passé…

Nous arrivons finalement à Idre vers 19h. On décide de dormir au camping de la ville pour faire une machine (et en profiter des services : chargement batteries, douches…).

Le camping est situé juste à côté du lac, très sympa.

Après une bonne douche, et le repas du soir, je me lance dans l’écriture du présent article. Quelques recherches sur internet m’ont permis de mieux comprendre le phénomène des voitures américaines en Suède.

Plutôt que de paraphraser les articles, je vous donne les liens. C’est intéressant :

Celui là est en Français : https://www.7h09.fr/blog/suede-le-raggare-un-phenomene-unique

L’autre en anglais :

The Swedish Subculture Hoarding More 1950s American Cars than the USA

 

12 réponses

  1. Moi je suis déçue parce que je voulais voir Poupoussy sur le grand cheval rouge !!!

    La photo du lac à la fin de l’article est 🤗

    Bonne continuation !!

    bises

    Mimi

  2. En sortant du supermarché, le propriétaire de la magnifique voiture américaine des années 60 a dû faire la même photo que vous, pour montrer sur son fessebouk  qu’un camping car aussi long s’était garé à coté 😀

    La vidéo de la route, tellement monotone, que j’ai été obligé de la regarder en avance rapide ! Et pourtant, j’ai eu l’impression que ça tournait en boucle, toujours la même impression d’image :p

    Joli le renne 🙂

    Question peut être bête, mais je vois qu’à chaque fois tu cherches un restaurant pour charger le portable, mais pourquoi ne pas le charger dans la voiture en roulant ? Pas assez de puissance électrique ?

    Et une bêtise pour finir… c’est bien joli ces photos de paysages, couchers de soleil, pontons, chateaux, forêts, maisons colorées, belles américaines… mais la Suède est réputée pour ses Suédoises, non ?

    1. Alors dans l’ordre :

      – pour le PC portable, j’ai un peu peur des chargeurs pour voiture. J’ai déjà cramé un PC portable à cause de ces chargeurs, alors je préfère éviter…

      – si tu regardes bien, il y a bien quelques suédoises sur les photos :D. Mais bonh, je peux me rattraper avec les Norvégiennes si tu veux 🙂

       

  3. Mais euhhhhh la longueur de la bagnole à côté de Zuud !!! Même remarque que Lazer : Zuud a du être immortalisé(e ?) aussi !!

    Et il est beaucoup trop blanc ce renne non ? Ca fait pas naturel 😉

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