20 février 2017 – Thonon-les-Bains – Cala Millor

Tout a commencé par le réveil qui s’est mis a sonner en plein milieu de la nuit, à 2h45 pour être plus précis. Un jour il faudra que Poupoussy m’explique l’intérêt de faire sonner le réveil 15 minutes plus tôt que l’heure à laquelle on doit réellement se lever. Autant en semaine, quand il faut se préparer pour aller bosser, je peux comprendre (OK : ça permet de l’éteindre de manière brutale en appuyant sur « Snooze », et d’attendre la prochaine sonnerie avec délectation en se disant qu’on vient de gagner 9 minutes de sommeil… joie), autant quand tu t’es couché vers 23h30, pour partir en vacances le lendemain, c’est juste pas humain. Bref, après un p’tit coup de snooze et 15 minutes plus tard, nous voilà réveillés et en pleine forme. Tout ou presque est déjà prêt : deux petites valises « qui passent dans la cage à lapin d’Easyjet », le sac photo, la poussette et le siège bébé d’Eden.

A 3h30 du matin nous sommes déjà sortis de la maison. Bizarrement on est seuls sur la route à cette heure-ci. Le trajet jusqu’à l’aéroport de Genève se fait en moins d’une heure !

A l’aéroport, le parking 51 (longue durée) nous attends patiemment. On nous avait dit qu’il fallait réserver sa place, mais finalement il en reste encore plein. Quelques minutes de marche dans le froid glacial de Genève la nuit (1° tout au plus – alors qu’on est fringués plutôt en mode « mi-saison » pour nous préparer psychologiquement au temps ensoleillé de Majorque) et nous voilà dans le terminal.

Le guichet Easyjet avance bien pour une fois. En même pas 5′ les affaires d’Eden sont enregistrées (ainsi que nos deux valises qui finalement voyageront en soute toutes seules comme des grandes – ça aussi un jour j’essaierai de percer le mystère des bagages à main d’EasyJet qu’on ne te fait pas payer parce que tu les prends avec toi en cabine que du coup tout le monde fait ça parce que les bagages en soute coûtent souvent plus cher que le billet d’avion mais que du coup il n’y a plus de place en cabine et qu’on te propose de mettre ton bagage cabine en soute gratuitement parce que ça les arrange bien et toi aussi – sauf que si tu avais su tu aurais pris une valise plus grosse et une veste pour ne pas te les cailler en sortie de parking à l’aéroport…). M’enfin.

A la sécurité Eden commence à raconter sa life à la dame en charge de faire passer le scanner : « Et mon doudou il s’appelle Miko comme le lapin de Salomé, et il mange de la paille, et moi je vais dans une autre maison à Majeuuuurque… ». Je pense qu’on pourrait s’en servir comme mule pour transporter de la drogue ou des armes… avec son numéro de charme ça passerait comme une lettre à la poste – alors que moi j’ai dû enlever ma ceinture, mes chaussures, et limite mes plombages pour passer…

On se retrouve au fin fond du terminal D à attendre pas très longtemps finalement avant d’embarquer.

Le vol se passe très bien, c’est même plus court que ce qu’on pensait (1h10 tout compris). A peine le temps d’emmener Eden 2 fois aux toilettes et d’y retourner une troisième fois pour nettoyer le gobelet de lait qu’elle s’est renversé dessus…

En arrivant sur place, on traverse l’aéroport de Palma de Majorque sur d’immenses tapis roulants qui font le bonheur d’Eden. On récupère nos bagages puis direction le loueur de voitures. Pour ceux qui ne sauraient pas, depuis quelques temps, à côté des loueurs classiques (Avis, Budget, National citer, Europcar, Sixt, etc.) sont apparus plusieurs loueurs low-cost qui cassent les prix. On a fait appel à l’un d’eux pour notre semaine. Pour un prix défiant toute concurrence (une dizaine d’euros) on peut avoir un véhicule pour la semaine. Histoire de ne pas se retrouver dans une smart avec les deux valises + la poussette, on a pris un modèle un peu plus grand et plus cher (allez, compter 30 euros). Sauf qu’à ce tarif là, c’est service minimum. Bref, il faut bien lire les p’tits caractères au moment de la commande pour se rendre compte que si tu ne fais pas gaffe, ils te livrent la voiture avec un plein et tu dois la rendre vide et qu’ensuite ils te facturent le plein « plein pot ». N’étant pas n00b à ce point, je prend l’option « premium » qui te permet de ne pas avoir affaire à ce genre d’arnaque. L’option te donne aussi quelques p’tits plus, notamment :

  • Une file d’attente « exclusive » histoire de ne pas faire la queue comme tout le monde
  • le choix du véhicule parmi ceux disponibles dans la catégorie

Bon, au moment d’arriver au stand il y avait bien un panneau « exclusive lane », mais personne pour y accueillir les clients.

Et quand j’ai demandé quels véhicules on pouvait avoir sur cette catégorie on m’a répondu « Seat Toldedo ».

« and what else » ?

« Seat Toledo »

Mmmm, OK… merci l’option premium…

Après une rapide inspection du véhicule, à part le fait qu’il a déjà pas mal de pétouilles (déjà bien répertoriées dans l’état des lieux du véhicule), qu’il sent la clope froide, qu’il n’y a plus d’antenne radio, que l’accoudoir central à l’avant est cassé, et que les pneus arrières ont l’air un peu lisses, tout a l’air fonctionnel.

Nous prenons la route qui s’éloigne de Palma en direction du Sud-Est. Nous traversons d’abord quelques cités balnéaires sans grand charme, mais nous arrêtons dans une boulangerie pour trouver quelque chose de light à manger pour le p’tit dej.

Le plus light qu’on aura trouvé est ce « petit » pain au chocolat :

Voilà qui ne vas pas arranger nos affaires caloriques.

On poursuit notre route en longeant la partie Est de la baie de Palma. On se plante à plusieurs reprises car on ne se fie qu’aux cartes peu détaillées du Lonely Planet (pas de GPS dans la voiture). Finalement on trouve notre route et on fait un petit détour pour aller admirer le Cap Blanc.

A cet endroit on trouve un phare qui a été inauguré en 1861 et qui, après de multiples rénovations (huile d’olive -> paraffine -> Gaz -> électricité -> LED) semble toujours fonctionnel. On ne peut pas accéder au phare mais le contourner par un chemin caillouteux

Ce qui fait le charme de cet endroit, c’est la magnifique vue sur les falaises abruptes qui surplombent la méditerranée :

Très impressionnant

Surtout que c’est sans filet. Il n’y a aucune protection, aucune barrière…

Le phare en contre-jour…

Ce rocher dépassait de tous les autres, par dessus le vide !

Voilà ce qu’on voit quand on baisse la tête au bord de la falaise !

Sur le chemin du retour.

L’étape suivante de notre périple est le village de Capocorb Vell. Il s’agit d’un village Talayotique remarquablement préservé. Alors, oui, je sais, vous aussi vous vous demandez ce que c’est qu’un village Talayotique. Eh bien je me suis posé la même question. Et figurez-vous que le Lonely donne la réponse : « Les îles Baléares se sont séparées du continent il y a environ 8 Millions d’années. Elles étaient peuplées d’une faune variée qui évoluait dans une nature intacte, loin de toute civilisation. Il y a environ 9000 – 10000 ans, des groupes de populations épipaléolithique (dernière période de la préhistoire) quittèrent la côte Espagnole à bord de navires rudimentaires et croisèrent l’île de Majorque. Ce furent les premiers hommes à poser le pied sur cette terre. […] Vers 1200 av. J-C, des tribus guerrières venues probablement d’Asie Mineure débarquèrent à Majorque & Minorque. Elles s’imposèrent à la population locale. Aujourd’hui on parle de la civilisation Talayotique, en raison des bâtiments qu’ils laissèrent derrière eux : les Talayots (tours de guet en pierre). »

Bref, les Talayots ne sont pas que de vulgaires cailloux éparpillés de manière nonchalante sur le sol. il s’agit de véritables constructions très anciennes et dont la fonction n’a pas encore été élucidée complètement. Certains pensent qu’elles symbolisaient le pouvoir des chefs locaux, d’autres qu’elles leurs servaient de monuments funéraires, d’autres encore qu’elles étaient destinées au stockage ou à la défense…

La première talayot à l’entrée du village n’est pas très impressionnante

Mais quand on approche des suivantes, on se rend compte que cette civilisation devait être quand même assez évoluée…

Nous quittons les talayots et on se dirige vers Colonia de Saint Jordi où nous avons repéré un bâtiment / musée assez hors norme (ce n’est pas tant le contenu du bâtiment qui nous intéresse, mais bien son architecture).

En effet, ce bâtiment en verre et pierres est du plus bel effet.

Il abrite en son sein un aquarium en sous-sol (nous n’y sommes pas entrés, il en existe un autre près de Palma qui nous semble mieux), mais surtout une immense fresque de Miguel Mansanet accessible depuis une rampe de sécurisation qui tourne sur 3 étages de haut. Impressionnant.

Au magasin de ce « centres de visiteurs » on achète une carte de l’île qui devrait nous être d’une grande aide pour la suite.

Après cette visite rapide, il nous faut trouver un endroit pour déjeuner. On décide de tirer jusqu’à Ses Salines où l’on a déniché 2-3 restos bien notés. A notre arrivée, on ne trouve que des restaurants fermés. Décidément c’est le risque de partir hors saison…

On se rabat sur le seul resto ouvert dans toute la ville. Il ne paye pas de mine, au premier abord.

Dans les ruelles de la ville

En attendant le repas

Alors, il est où ce repas ?

Eden a droit à une magnifique trotilla maison avec oignons et légumes, tandis que nous on se régale avec un poulet sauce aux amendes et une daurade entière pour Poupoussy.

Après ce repas bien mérité nous nous dirigeons vers la sortie de la ville pour visiter le Botanicactus : l’autoproclamé « plus grand jardin botanique d’Europe dédié aux cactus ».

L’endroit est vraiment beau avec une grande variété de cactus, plantes grasses, palmiers, etc.

Des Aloe Vera

D’immenses cactus bien poilus

D’autres avec des pics

Oh ils sont mignons ces p’tits cactus !

Ah, mais ils sont énormes en fait !

Une asperge géante !

La « Cactus hill »

Eden dans les allées entre les cactus

La foret de palmiers

il y a même un p’tit lac…

La tête de cousin machin

Ils sont vraiment grands ces cactus. Regardez, il y en a un qui essaie de pousser Poupoussy !

Des sortes de figues de barbarie

Celui là a vraiment de grosses épines !

Vue d’ensemble

Petit petit petit…

 

Nous quittons le Botanicactus et prenons la direction de notre hôtel de ce soir, à Cala Millor. Nous faisons une halte en route à Cala Figuera, un petit village de pêcheurs en bord de falaise. Au moment où on se gare, on voit des bâteaux de pêcheurs rentrer au port.

On descend rapidement pour les voir décharger leur cargaison…

L’entrée du port

Les marins s’affairent pour sortir les poissons des cales du bateau. Ils sont déjà rangés par catégorie. La pêche a été très bonne, il y a plusieurs chariots de ce type qui sont déchargés.

On flâne ensuite dans le port, puis au dessus, vers le village. Le coin a l’air paisible avec ses maisons au bord de l’eau…

Le bout du port

Sur le chemin du retour on croise des chenilles qui marchent en file indienne 🙂

Retour à la voiture. On termine les quelques 30 km qui nous séparent de Cala Millor. En arrivant on fait quelques courses dans le supermarché local, puis on emménage dans notre super hôtel déniché par Poupoussy. Il s’agit d’un immense complexe hôtelier en bord de mer. C’est pas notre tasse de thé d’habitude, mais c’est ce qu’on a trouvé dans le coin, et en hors saison c’est plutôt agréable. En pleine saison on imagine la folie que ça doit être dans le coin.

La chambre est immense (c’est en fait un « deux pièces » avec une chambre pour les parents et une pour les enfants). On se fait un picnic dans la chambre histoire de garder la ligne 🙂

Galettes, fromage, concombres, et yaourt 🙂

Eden sombre rapidement, et nous pas loin après.

9 Responses to 20 février 2017 – Thonon-les-Bains – Cala Millor

  1. Ah ben quelle belle surprise !!! Vous voilà repartis. Et sans prévenir cette fois. Profitez bien les amis et envoyez nous de belles images.

    A très bientôt.
    Annick

  2. contente de lire vos nouvelles aventures! :)Nous avons eu droit a une petite semaine en octobre et avons également choisi l option avion location de bagnole. J ai hâte de lire la suite du report! Toujours aussi classe les photos! 🙂

    bonne route la family

  3. Très bon voyage. Ah le temps béni où on bougeait avec un seul gremlin et le confort de la poussette 😀

    Profitez bien, gorgez vous de soleil. Bisous

  4. Pas mal les amis! Ca a l’air très sympa en hors saison et ça me donne envie de partir à l’aventure… là, tout de suite, maintenant 😉

    Eden a bien grandi…

    Profitez bien de ces vacances et à bientôt.

    Robin

  5. Chouette! de la lecture et des belles photos, rien de tel pour se remonter le moral en plein hiver!Comme on part en Andalousie au mois d’avril, on a aussi longuement réfléchi à la question du loueur (low-cost ou pas low-cost??) car quand on regardait les avis sur internet, ce n’était vraiment pas brillant… vous nous donnerez votre avis après restitution du véhicule!! Bon voyage!

  6. Ah mais super cool de vous relire !! Bande de petits cachottiers !! Chouette destination, et comme toujours de magnifiques images… Profitez bien ! Surtout du soleil 😉

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *