8 juillet 2015 – Brokke – Stavanger

Notre emplacement de cette nuit a été des plus calmes. Tous seuls sur un immense terrain plat, au bord de la rivière et sous une immense falaise. C’était parfait.

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Photo prise hier soir à 22h
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Idem. La falaise a disparu derrière le nuage quelques minutes plus tard

Au petit matin on s’attaque à ce chauffe-eau récalcitrant. Pour les connaisseurs, il s’agit d’un Boiler Truma B10. Le salopard fait comme si tout fonctionnait bien (voyant vert), mais même après 40 minutes l’eau reste invariablement à température ambiante de l’extérieur, soit pas beaucoup plus que 0°. On a sorti toute la bouffe (qui se trouve sur le rangement au-dessus du boiler pour y accéder, mais rien d’anormal visuellement. Pourtant quand on tourne le bouton, on n’entend plus la flamme s’allumer.

Je sors à l’extérieur bravant le froid et l’attaque de centaines de moucherons pour démonter la grille de protection et voir si quelque chose n’a pas pris l’eau (avec la pluie de la veille et de cette nuit, on n’est pas à l’abri), mais ne vois rien de particulier.

On décide de rouler en se disant que si quelque chose a pris l’eau, peut-être qu’avec le vent ça va sécher et qu’on réessaiera plus tard. Bon, c’était sans compter la pluie qui est tombée une bonne partie de la journée.

Enfin, ces petits désagréments sont très largement compensés par la beauté de la route qui nous conduit vers l’ouest. Nous avons 150 km qui nous séparent de Stavanger. Je n’ose plus faire de pronostics sur les heures d’arrivée, notre vitesse étant fortement liée au dénivelé et à la largeur de la route. Et pour le coup, nous empruntons une route étroite (pas la place de se croiser la plupart du temps – juste quelques renfoncements tous les quelques centaines de mètres) qui nous mène sur une région montagneuse avec neiges éternelles, lacs et points de vue magnifiques. Inutile d’essayer de décrire ces paysages désolés mais splendides, les photos parlent d’elles-mêmes.

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On s’extasie dès le premier lac
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Mais ensuite la route continue à monter
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Quelques moutons sont toujours là pour nous accompagner

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Des lacs, de la neige, et une route qui serpente au milieu de tout ça…
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et ça grimpe encore
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Au plus haut, le lac était encore en partie gelé

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Et la congère devait faire facilement 5-6m de haut !! Je me suis mis à côté pour faire témoin

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Symétrie
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Montagnes enneigées à perte de vue
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Puis la redescente

Nous redescendons dans la vallée vers Suleskard, puis prenons la route « principale » sur une vingtaine de kilomètres avant de bifurquer à nouveau sur une route secondaire qui nous fait grimper sur un 2ème plateau, celui de Hunnedalen. Nous montons d’abord en altitude, puis redescendons le long de la vallée. De part et d’autres de la route, des dizaines de cascades dévalent les pentes abruptes de la vallée, formant au fur et à mesure une véritable rivière.

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Cette vallée semble très authentique et peu fréquentée par les touristes (en tout cas, on y trouve très peu d’infrastructures). Vers 13h, la petite criant famine, on s’arrête dans le premier endroit « civilisé » que nous trouvons (après plus de 60km). Il s’agit du village de Byrkjedal, où les habitants ont un sens du commerce supérieur à la moyenne de la vallée, puisqu’ils ont construit un mini parc d’attraction avec hôtel, restaurant, café, quelques chèvres et moutons pour les enfants, anciens tracteurs à l’extérieur, ainsi qu’un immense magasin de souvenirs creusé à même la roche. Comme c’est le seul point de ravitaillement du coin on s’arrête pour y déguster les spécialités locales : pavé de saumon à la sauce du coin et soupe de chou-fleur (excellente).

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Dans le magasin de souvenirs
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Un gros ours empaillé
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Ainsi que d’autres animaux du coin
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Deux petits trolls
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Et les tracteurs

Nous reprenons la route et arrivons bientôt à Sandnes (oh oh oh, summertime, summertime saaaadnes… – ce blog est truffé de références, sauras-tu les retrouver ?). Nous remarquons un panneau « vidange camping-car » et en profitons pour vider le réservoir d’eaux usées et faire le plein d’eau propre (à défaut d’eau chaude, on aura au moins de l’eau froide). Cela nous rappelle qu’on a un souci avec le chauffe-eau, et on se dit qu’on peut profiter d’être dans une « grande » ville, pour voir si un concessionnaire de camping-car ne pourrait pas nous aider à résoudre notre problème. On trouve une grande zone commerciale avec des concessionnaires de voitures (Opel, Suzuki, Toyota), et on décide de s’arrêter chez l’un d’eux pour demander l’adresse d’un concessionnaire de Camping-cars. C’est Opel qui nous donnera l’info (partout où nous allons, les gens que nous rencontrons sont toujours très serviables). Nous voilà donc partis vers MC Lea, concessionnaire de camping-cars et vendeur de matériel en tout genre. Le responsable du magasin vient vérifier le problème, mais après un rapide diagnostic nous annonce que son seul collaborateur est déjà parti (à 16h ? il a pris son après-midi ou quoi ?) et que demain il sera sur un autre camping-car et ne pourra pas nous aider. Il nous renvoie néanmoins vers l’autre concessionnaire de camping-cars du coin : Sola Bobil. Nous nous y rendons et discutons avec un des vendeurs, qui lui aussi viens faire quelques vérifications. Puis il nous indique que ses deux techniciens Truma ne sont plus là, mais seront là demain matin à 9h. Il nous propose de revenir demain et que nous appellerons ensemble Truma et qu’il mettra ses techniciens sur le coup. Vendu. Il nous propose également de dormir sur place. Ils ont un grand parking avec possibilité de vidanger, de se brancher au 220V, etc. On verra plus tard.

Il est 17h, nous avons encore toute la fin de l’après-midi pour visiter Stavanger. La p’tite en a assez de rester assise. Nous commençons notre visite par le parc pour enfants situé à l’extérieur du musée du pétrole (oui, parce qu’il semblerait que Stavanger soit la ville où est situé le siège de Statoil, la compagnie de pétrole norvégienne – d’où pas mal de choses en lien avec le pétrole ici). Les jeux du parc sont réalisés avec des morceaux de plateformes pétrolières.

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Une tête de forage

 

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Nous décidons ensuite de flâner dans la ville. D’abord dans la partie autour du port. Rues pavées et commerçantes, restaurants, cafés, ambiance jeune et festive.

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Le musée de la sardine… euh, non, de la conserve. On voulait y aller mais il est fermé
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Ils sont fous ces norvégiens. Le menu bigmac à 69 couronnes, soit près de 8€. la belle affaire !
Un « PolseBusse », autrement dit, un Bus Saucisse…

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La cathédrale de Stavanger
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Un immense bateau qui quitte le port au moment où nous arrivons
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Le Rogaland. Apparemment un navire de 1929 qui a eu plusieurs vies (coulé une fois, endommagé par une explosion d’un navire hollandais pendant la 2nde guerre mondiale), mais qui a survécu…

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Puis nous allons à Gamle Stavanger, la vieille ville. Les rues sont ici bordées de maisons en bois du 18ème siècle, recouvertes de chaux blanche. La plupart sont décorées avec soin et fleuries. Un régal.

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Nous regagnons notre maison à roulettes après cette sympathique balade et partons à la recherche d’un supermarché pour faire quelques courses pour le soir. On se gare en warning sur un arrêt de bus en face du supermarché le temps d’acheter deux bricoles. Quand je reviens, je tente de démarrer, et plus rien : plus de jus. Panique générale. Est-ce qu’on a réussi à bouffer la batterie avec notre frigo ? est ce que l’auto-radio a tout bouffé ? le GPS ? vite, on éteint tout, et on retente : rien du tout. Que se passe-t-il ? on tente de couper le circuit et de le rebrancher : idem. On mesure la tension au niveau des batteries : tout va bien. Et là, Poupoussy a un coup de génie : n’y aurait-il pas une vitesse d’enclenchée ? euh… si… (et comme c’est une automatique, elle ne démarre pas si une vitesse est enclenchée…)

Bref, nous repartons donc comme si de rien n’était alors que dans ma tête j’étais déjà en train de réfléchir à comment on demande à quelqu’un de nous aider à démarrer en lui montrant les câbles et pinces crocos, ou à me demander où ai-je mis le numéro de l’assistance et s’il fonctionne en Norvège… Bref, des fois il vaut mieux se poser 2 minutes avant de penser au pire 🙂

Il nous reste à trouver un emplacement pour la nuit. On hésite (mais pas longtemps) à nous garer sur le parking du concessionnaire, mais on décide finalement de longer la côte et de trouver un autre emplacement un peu plus sexy. Notre première tentative se solde par un panneau « interdiction aux campings-cars » en norvégien. Enfin, c’est ce qu’on a compris. La deuxième tentative sera la bonne. Nous dormons ce soir sur le parking d’une marina. A côté de nous quelques bateaux et peu de voitures, mais des emplacements prévus pour recharger les batteries et l’eau potable. On a vu des panneaux à l’entrée, mais impossible à déchiffrer. Cela nous semble être gratuit et toléré pour les campings cars. Au pire on se fera déloger. On a une vue d’enfer sur les collines environnantes et du wifi gratuit. Seul inconvénient : le vent souffle très fort ici.

5 réponses

  1. ahaha le macdal à un million de dollars, notre premier choc des prix à notre arrivée, cela n’a pas changé!

    mdr le coup de la panne, heureusement que dame poupoussy est là! 😉

    les paysage sont superbes, les maisons scandinaves ont ce charme que j’aime tant! j’aurais bien aimé faire le sud du pays comme vous, c’est un régal pour les yeux et vous n’êtes pas encore dans la région des fjords, vous n’avez pas fini de vous extasier!!! 🙂

    pour le truma, des fois c’est un tout petit truc qui merde, sont capricieux ceux là! si tu as un voyant vert logiquement c est qu’il y a assez de jus et assez de gaz, soit c’est ta carte électronique soit c’est une trappe qui est ouverte!

     

  2. Magnifique la route que vous avez pris, ça ressemble à la route 55.

     

    On avait fait l’impasse sur Stavanger (on a juste débarqué du bateau et filé en vitesse), mais je constate que c’est aussi être une jolie ville.

     

    Courage pour vos problèmes techniques !

  3. Ah, je reconnais Stavanger, ça nous avait bien plu aussi! Sauf le restaurant indien à 90€ pour deux 🙁 (alors qu’on n’avait rien pris de spécial – c’est après cet épisode qu’on a décidé de se abattre sur les Kiwis). Si vous êtes à Stavanger, je suppose que vous allez faire le Pulpit rock ? Profitez bien, c’est super là haut (quoiqu’un peu beaucoup fréquenté)

    Le congères sont impressionnantes!

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